J. M. G. Le Clézio: Actes du Colloque International

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Elena Real, Dolores Jiménez, Universidad de Valencia. Departament de Filologia Francesa i Italiana
Universitat de València, 1992 - Literary Criticism - 304 pages
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Le Clézio est un des romanciers français le plus intéressants de cette fin de siècle, mais dont l’oeuvre littéraire, abondante et bien connue du public, semble être restée un peu à l’écart des intérêts universitaires. Le Département de Français de l’Université de Valencia a voulu s’interroger sur la valeur et la portée de cette production en organisant ce premier Colloque Internacional auquel ont participé des spécialistes de nationalités différents.
 

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Le titre: "Le livre des fuites", le sous-titre: "roman d'aventures". Etrange roman qui semble perpétuellement fuir son lecteur. A moins qu'il ne tente de fuir son sujet? Toutes ces aventures humaines qui se déroulent sur cette terre où nous vivons et dont pourtant nous ne savons rien. Publié en 1969, oeuvre de jeunesse, ce "livre des fuites" est décidément un livre très étrange, roman sans histoire et dont le seul personnage, Jeune Homme Hogan, se voit réduit au rôle ténu de fil conducteur, d'un lieu à un autre, de méditation en rêverie, dans un projet romanesque que l'auteur lui-même dépeint en ces termes:
"Mélange de chapitres romancés
de poèmes. Méditation libre
(Réflexions, notes, mots clés,
signaux, journal de bord)
Attention au carcan, système!" (p. 171)
Un roman expérimental, en somme. L'exploration de nouvelles formes d'écriture. La quête d'une liberté élusive. C'était peut-être une étape nécessaire dans l'élaboration de l'oeuvre que l'on sait. Mais la longue juxtaposition de fragments de bric et de broc a tôt fait de se vider de toute émotion, de toute chaleur et de toute vie, comme si l'auteur refusait de nous donner à ressentir ce qui fait la vie d'un être humain, unique et irremplaçable avec ses joies et ses souffrances, comme s'il voulait fuir et nous faire fuir avec lui ce tissu d'émotions... J'étais bien trop intriguée par ce livre étrange pour m'ennuyer une seule minute, et l'écriture de J.M.G. Le Clézio est, comme toujours, très belle. Mais j'échangerais "Le livre des fuites" sans un instant d'hésitation contre un autre de ses romans, "Désert", "La quarantaine" ou "Poisson d'or", où les ombres ici laissées sans nom retrouvent leurs visages.
Extrait:
"Est-ce que vous pouvez penser à tout ce qui arrive sur la terre, à tous ces secrets rapides, à ces aventures, à ces déroutes, ces signes, ces dessins peints sur le trottoir? Est-ce que vous avez couru à travers ces champs d'herbe, ou bien ces plages? Est-ce que vous avez acheté des oranges avec de l'argent, est-ce que vous avez regardé les taches d'huile en train de se déplacer sur l'eau des bassins des ports? Est-ce que vous avez lu l'heure aux cadrans solaires? Est-ce que vous êtes allé au cinéma, un soir, pour regarder pendant de longues minutes les images d'un film qui s'appelle Nazarin, ou bien La rivière rouge? Est-ce que vous avez mangé de l'iguane en Guyane ou du tigre en Sibérie?" (p. 11)
 

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Section 8
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Section 17
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Section 13
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Section 14
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Section 15
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Section 26
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Section 27
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Section 28
261
Section 29
271
Section 30
279
Section 31
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