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CE Pêcher est médiocrement vigoureux.Il noue fort bien son fruit. Les bourgeons sont d'un rouge-foncé du côté du soleil , & tirent sur le jaune du côté du mur. Les feuilles sont d'un vert approchant de la feuille-morte, elles rougissent en automne. Les fleurs sont petites, de couleur rouge-foncé. Quelquefois on trouve ce Pêcher à grandes fleurs. Les fruits, un peu plus gros que la Petite Mignonne, sont quelquefois de longueur & de diametre égaux; quelquefois ils ont environ vingt lignes de longueur, sur environ vingt-trois lignes de diametre. Le plus souvent ils sont alongés, un peu applatis sur un des côtés, & sur-tout du côté de la queue qui est implantée au fond d'une grande cavité. Ils sont divisés suivant leur longueur par une gouttiere fort sensible, bordée par deux levres assez saillantes. La peau est fine ; se détachant avec peine du fruit, s'il n'est pas parfaitement mûr ; d'un rouge-foncé aux endroits frappés du soleil; jaune sous les feuilles & du côté de l'espalier; très-chargée d'un duvet fauve. La chair est de couleur jaune-vif; de rouge très-foncé près le noyau, teinte d'un rouge plus clair sous la peau ; fine & trèsfondante lorsque le fruit est bien mûr; pâteuse dans les terres seches, sur les arbres languissants, & quand le fruit cueilli vert n'a mûri que dans la fruiterie. L'eau est sucrée & vineuse, lorsque le terrein n'est pas trop humide, & que le fruit a acquis toute sa maturité sur l'arbre. Le noyau est petit , brun ou rouge-foncé, terminé par une

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très-petite pointe, long de onze lignes, large de dix lignes & épais de neuf lignes.

Elle mûrit vers la fin d'Août, après la Double de Troyes , & l'Avant-Pêche jaune.

VI. PERS ICA fore parvo,fructu magno, carne flavescente.
R o s s A N N E. -

LE Pêcher de Rossanne ou Rosanne est évidemment une variété de l'Alberge jaune. Ses feuilles sont un peu plus larges & souvent froncées auprès de la grande nervure. Ses fruits sont un peu plus gros, ordinairement plus arrondis & moins hâtifs. Ils sont de même divisés par une gouttiere très-marquée sur un côté, & même assez sensible sur une partie de l'autre côté au-delà du mamelon.A la tête, on remarque un petit enfoncement ou applatissement du milieu duquel s'éleve un mamelon dont la base a près d'une ligne de diametre, & la hauteur autant; il se termine en pointe très-aiguë.

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J'AI rapporté ce Pavie de l'Angoumois. Sa chair est un peu

jaune , très-fondante, rouge auprés du noyau. Sa peau est d'un

V / A . / - - 2e /

rouge très-froncé du côté du soleil.Le rouge a moins d'intensité

du côté de l'ombre. Ce fruit qui mûrit vers la fin de Septembre, est excellent en Angoumois.

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A

bien ; cependant il est très-sensible aux gelées du printemps qui souvent endommagent ses fleurs, & empêchent son fruit de nouer , ou le font tomber après qu'il est noué. Ses bourgeons sont d'un vert-pâle ; quelquefois un peu roueâtres du côté du soleil; leur moëlle est presque noire. Ses feuilles sont grandes, luisantes, d'un vert-pâle, dentelées profondément sur les bords. Il y en a qui ont six pouces de longueur, & vingt & une lignes de largeur. Ses fleurs grandes, de couleur rouge-pâle, paroissent de bonne heure. Son fruit est d'une belle grosseur, bien au-dessus de l'Alberge jaune, ayant deux pouces de longueur , & deux pouces deux lignes de diametre. Il est rond, un peu applati vers la queue, & arrondi du côté de la tête, divisé suivant sa longueur par une gouttiere peu sensible sur la partie renflée; mais assez profonde vers la queue qui est placée au fond d'une cavité large & évasée, & vers la tête qui est terminée par un très-petit mamelon qu'à peine on apperçoit. La peau est fine, quitte aisément la chair. Elle est presque par-tout d'un blanc tirant sur le jaune; du côté du soleil, fouettée d'un peu de rouge tendre & vif; & par-tout couverte d'un duvet très-fin. Sa chair est délicate, fine, fondante, succulente, blanche mêlée de quelques traits jaunâtres. Quelquefois auprès du noyau il y en a de couleur de rose. Son eau est abondante, sucrée, musquée, d'un goût fin, quelquefois très-relevé, quelquefois peu, suivant l'exposition & le terrein, qui décident beaucoup de labonté de cette Pêche délicate, & qui, lorsqu'ils ne lui conviennent pas, la rendent pâteuse. Son noyau est petit , rond, gris clair , long d'un pouce, large de neuf lignes, épais de six lignes. Le commencement de sa maturité est vers la mi Août ayec

celle des dernieres Alberges, & la fin avec celle des Mignonnes & des Chevreuses hâtives. La Madeleine blanche étant musquée, les fourmis en sont très-friandes. Il y a une variété de ce Pêcher qui n'en differe que par son fruit qui est moins gros, souvent moins musqué, mais beaucoup plus abondant. On pourroit la nommer petite Madeleine blanche.

IX. PER SI CA flcre magno, fructu albo, carne durâ, nucleo adhaerente.

PA v 1 E blanc. PAvIE MADELEINE.

CE Pavie a tant de ressemblance avec la Madeleine blanche, que je ne doute point qu'il n'en soit une variété. Ses bourgeons sont verdâtres, un peu rouges du côté du soleil. Leur moëlle est blanche; au lieu que celle des bourgeons de la Madeleine blanche est roufse, tirant sur le noir. Ses feuilles sont d'un vert-pâle, dentelées profondément, presque toutes un peu froncées sur l'arrête, sans cependant être dé figurées. Il y en a qui sont longues de six pouces, & larges de dix-neuf lignes. Ses fleurs sont grandes, de couleur de chair très-légere, presque blanche. Son fruit est à peu-près de même grosseur & figure que la Madeleine blanche ; il a vingt-six lignes de longueur & vingt-huit lignes de largeur. La gouttiere est peu sensible sur la partie renflée; mais profonde vers la queue qui est plantée dans une cavité moins ouverte que dans la Madeleine blanche; & vers la tête, où il y a quelquefois un très-petit mamelon. - | Sa peau est toute blanche, excepté du côté du soleil où elle est marbrée de très-peu de rouge-vif. Sa chair est ferme, comme celle de tous les Pavies, blanche, sicculente, adhérente au noyau, auprès duquel elle a quelques traits rouges.

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LA Pêche que Riviere & Dumoulin appellent Madeleine rouge, est très-différente de celle-ci. Il ne paroît pas que la Quin- tinye l'ait connue. Merlet la confond avec la Paysanne, qui est petite, souvent jumelle, & peu estimable. Ce Pêcher est fort semblable à celui de Madeleine blanche. Les bourgeons sont un peu plus colorés & plus vigoureux. Les feuilles sont d'un vert plus foncé, dentelées plus profondément , & surdentelées. Les grandes ont cinq pouces de longueur & vingt lignes de largeur. Les moyennes sont longues de quatre pouces, & larges de dix-huit lignes. Les fleurs sont grandes, & un peu plus rouges. Le fruit est rond, souvent un peu applati du côté de la queue, au contraire de la Madeleine blanche; plus gros, lorsque l'arbre est médiocrement chargé; & moindre, lorsque l'arbre en porte beaucoup. La peau est d'un beau rouge du côté du soleil. La chair est blanche, excepté auprès du noyau où elle a des veines rouges. L'eau est sucrée, & d'un goût relevé qui fait mettre cette Pêche au nombre des meilleures.

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