Poésies de l'époque des Thang, tr. du chin. [avec] une étude et des notes par le marquis d'Hervey-Saint-Denys

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Seite 32 - Si la vie est comme un grand songe, A quoi bon tourmenter son existence ! Pour moi , je m'enivre tout le jour, Et quand je viens à chanceler, je m'endors au pied des premières colonnes. A mon réveil, je jette les yeux devant moi ; Un oiseau chante au milieu des fleurs ; Je lui demande à quelle époque de l'année nous sommes, 11 me répond : A l'époque où le souffle du printemps fait chanter l'oiseau.
Seite 90 - Oùles os des morts blanchissent, sans être jamais recueillis, Où les esprits des hommes récemment tués importunent de leurs plaintes ceux dont les corps ont depuis longtemps péri.
Seite 68 - L'APPROCHE DE LA NUIT Près de la ville , qu'enveloppent des nuages de poussière jaune W , les corbeaux se rassemblent pour passer la nuit. Ils volent en croassant, au-dessus des arbres ; ils perchent dans les branches, en s'appelant entre eux. La femme du guerrier, assise à son métier, tissait de la soie brochée; Les cris des corbeaux lui arrivent , à travers les stores empourprés par les derniers rayons du soleil. Elle arrête sa navette. Elle songe avec découragement à celui qu'elle attend...
Seite 51 - Quel air superbe et dédaigneux! Son fouet sonore frappe la neige ou résonne dans l'étui doré. Animé par un vin généreux, il appelle son faucon et sort au loin dans la campagne. Son arc, arrondi par un effort puissant, ne se détend jamais dans le vide.
Seite 233 - Seigneur, vous savez que j'appartiens à un époux ; Cependant vous m'avez offert deux perles brillantes. Mon cœur s'est ému, mon esprit s'est troublé ; Et ces perles, un moment je les ai fixées sur ma robe de soie rouge. Ma famille est de celles dont les hauts pavillons se dressent à côté du parc impérial ; Et mon époux tient la lance dorée dans le palais de Ming-kouang. Je ne doute point que les sentiments de Votre Seigneurie ne soient purs et élevés comme le soleil et la lune ; Moi,...
Seite 85 - C'est un bateau qui produit l'illusion du dragon noir; les gouttes d'eau lancées par les rames scintillent au feu des lanternes, et semblent des perles brillantes. On voit courir d'autres bateaux, pressés de gagner le port, et l'on entend, dans le lointain, la musique qui se fait sur la rive, ce qui produit d'autres illusions. Les divinités du lac étaient deux princesses qui s'étaient noyées dans une rivière lui servant d'affluent. Certains instruments de musique, employés par les musiciens...
Seite 74 - ... dans ces concours littéraires qui ouvrent à la Chine la route des emplois et de la fortune. Son esprit récalcitrant, et tant soit peu inconstant, ne put se plier à cette règle inflexible que les institutions imposent à tous les lettrés, sans exception. Il renonça donc aux grades et à tous les avantages qu'il eût pu en espérer pour son avancement , et son goût l'entraînant vers la poésie , il devint poète.
Seite cviii - Majesté , à cause d'un j> défaut dont il paraît difficile qu'il se corrige : il aime le vin, et » en boit quelquefois avec excès. Mais que ses poésies sont belles! » Jugez-en vous-même, seigneur, continua-t-il en lui mettant » entre les mains quelques vers de Li-taï-pé.
Seite 233 - Mon cœur s'est ému, mon esprit s'est troublé; Et ces perles, un moment je les ai fixées sur ma robe de soie rouge. Ma famille est de celles dont les hauts pavillons se dressent à côté du parc impérial; Et mon époux tient la lance dorée dans le palais de Mingkouang. Je ne doute point que les sentiments de Votre Seigneurie ne soient purs et élevés comme le soleil et la lune; Moi, je reste fidèle à celui avec qui j'ai juré de vivre et de mourir. Je rends à Votre Seigneurie ses perles...
Seite lxxxiv - Hqng vô, mort en 201 de l'ère ancienne, quand il se vit atteint par les soldats ennemis et se coupa la gorge. — « Le quatrain se compose de quatre vers d'égale longueur, de cinq ou de sept syllabes, la rime obligatoire au second et au quatrième vers. Les deux vers qui ne riment pas obligés temps (162).

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