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obtiendrait par le pincement de ces deux’ essences, on ne peut hésiter sur les premiers frais que les haies coûteraient.

Ce système peut aussi être adopté pour abris et palissages. Il

réunirait l'agréable et l‘utile, car avec de beaux fruits on aurait de

jolis rideaux de verdures.
Agréez, etc. H. ROBINET.

DE LA POMME DE TERRE mOrs MOIS ET DES
POMMEs DE TERRE STÉRILES

Dans notreprécédent numéro nous avons dit que nous ne nous rappelions pas d'avoir vu la pomme de terre trois mois, qui, du reste ne devait guère se distinguer des autres variétés, si elle n'avait que la qualité de se reproduire dans un espace trimestriel. Notre honorable collaborateur, M. E. Boncenne fils, qui réunit dans ses cultures le savoir et la pratique, nous rappelle que la pomme de terre trois mois porte aussi le nom de Bassin, sous lequel nous la connaissions.

Cette observation vient à l'appui de ce que nous avons dit souvent, à savoir que lorsqu'une plante quelconque a été nommée, on doit lui conserver son nom primitif. C'est en donnant des noms nouveaux à des plantes ou fruits déjà propagés qu'on a mis le désordre dans les diverses nomenclatures.

Notre collaborateur répond très-rationnellement à la question posée par M. Archinard dans notre précédent numéro sur les pommes de terre stériles.

Fontenay-le-Comte, le 9 mars 1869.

MONSIEUR ET CHER. DIRECTEUR,

Dans votre dernière chronique de la Iîevue des Jardins, vous demandez d'où vient la pomme de terre de trois mois et quelle sont les qualités qui la distinguent : Cette variété fut cultivée à. Brest, il

y a plus de 18 ans, par un horticulteur, M. Lothe, qui l'avait reçue de Boulogne-sur-Mer. Elle attira promptement, par sa production abondante et sa grosseur, l'attention de la Société d'horticulture de Brest. Une commission fut nommée, et, sur son rapport, on décerna a M. Lothe une médaille d'argent de 100 fr. M. Bossin présenta la pomme de terre de trois mais a la Société d'acclimatation en mars 1865.

Il l‘expérimenta lui-même, et constata que son rendement en poids dépassait ordinairement celui des meilleures variétés connues. Selon moi, elle égale au moins la jaune ronde Caillaud, dont elle a presque la forme et la couleur. Ses tiges longues de 0,80 à. 0,90 c. portent des fleurs lilas clair; plantée en février ou mars, elle mûrit en juillet ou août. Ce n'est donc pas, comme son nom pourrait le faire croire, une variété de première saison.

En octobre 1867, je présentai au concours de la Société d'horticnlture et d'agriculture de Binche (Belgique) les pommes de terre Duflot, Caillaud, et de trois mois, et j'obtins pour cet envoi une médaille de vermeil, avec mention spéciale pour la pomme de terre de trois mois.

Puisque nous parlons pommes de terre, je puis vous dire que je crois avoir trouvé dans la plantation automnale un excellent moyen de diminuer le nombre des tubercules stériles, vulgairement appelés mules ou femelles. Les variétés tardives, qui ont. rarement atteint leur maturité complète au moment où on les arrache, seraient améliorées, et peut-être régénérées, par cette méthode qu'un des correspondants d'une Revue agricole qualifiait dernièrement d'utopie, en déclarant, toutefois, qu'il ne l'avait jamais assayée.

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Le 22 décembre dernier j'ai commencé à faire des semis de diverses plantes ornementales. Voici comment j'ai opéré: J'ai posé au pied d'un mur, au sud, des châssis de 1 mètre

de largeur et de l mètre 50 centimètres de longueur sur un cadre en planches, autour duquel j'avais tassé de la terre. Je me suis contenté de gratter un peu le sol, sur lequel j'ai placé mes terrines, drainées au fond et remplies de bon terreau tamisé. J'ai ensuite semé avec soin mes graines dans ces pots.

Mes premières graines .semées étaient : Chelone du Mexique, Cinéraire maritime, Ferula, Helenium, Hibiscus, Knnedya, Œillets, Rhubarbe à grandes feuilles, Solanées, Eucalyptus, Amygdalina, Agrostis, etc., etc. Ces graines ont bien levé et jusqu'à présent bien réussi. Les jeunes plants ont maintenant plusieurs feuilles et pourront être repiqués au premier temps propice.

Un deuxième semis a été fait le 20 janvier dernier. Des variétés d'Eucalyptzts et de Grevillea robusta ont levé en dix jours. Deux graines sur huit d'une plante chinoise à huile, ont levé. Celles du Salvia cardinalzls, de la Verveine hybride ont réussi, et les plants peuvent être maintenant repiqués. Ils sont aussi forts que certaines boutures et plus vigoureux. .

Sur cinquante graines de Cookia Lunctata, originaire de la Chine méridionale, arbuste qui se couvre de nombreuses fleurs en grappes comme l'oranger, dix ont levé. Des graines de plusieurs autres plantes des régions tropicales ont réussi, et les sujets donnent déjà les plus belles espérances.

Ces essais me portent à recommander aux horticulteurs de faire avant l'hiver comme moi, pour leurs semis, car dès avril et mai ils auront des plants assez forts pour être disposés en bordures et en massifs. Ces plants auront plus de vigueur que les boutures. On pourra les planter très-rapprochés afin de pouvoir arracher ceux à fleurs défectueuses, sans dégarnir les

massifs. .
F. BRASSAC, lwrtzculteur.

ORGHIDÈES EXOTIQUES ÉPIPHYTES (1)
DE SERRE CHAUDE HUMIDE.

Feu Charles Morren, qui a laissé des écrits remarquables sur la botanique et l'horticulture, a décrit, comme on va le voir, les Orchidées d'une manière toute poétique, dans les Annales de la Société d'agriculture et de botanique de Gand.

« Un homme d'esprit disait, que si Linnée avait nommé les palmiers les princes de la végétation, le génie poétique de ce savant illustre, s'il vivait de notre époque, aurait pu comparer les orchidées au corps de ballet d'un théâtre bien monté. En eflet, ces formes gracieuses, ces végétations aériennes, ces tiges frêles et élancées, ces fleurs qui semblent pourvues d'ailes, ces couleurs aussi variées que vives, ces organisations qui ne tiennent pour ainsi dire rien de terrestre, ont fait que depuis longtemps on a nommé ces orchidées «des filles de l'air. »

« Dans les salons somptueux de notre civilisation moderne, où les fleurs de toute espèce jouent aujourd'hui un des premiers rôles d'ornementation, rien n'est plus gracieux qu'une collection de ces plantes, si pourvues de charme, d'élégance et de légèreté. Les unes élancent leurs hampes fleuries où les plus délicats pédicelles se terminent par des fleurs pleines de grâce; les autres font descendre leurs panicules de corolles qu'on dirait moulées en cire ou en ambre, alors que leurs fortes feuilles, disposées en panache couronnent leur végétation comme des cimes de palmiers. Ici on voit ramper des tiges tortueuses qui imitent le serpent couché sous la pelouse, tandis que de riantes fleurs éloignent l'idée néfaste attachée à ces reptiles. Là, monte dans l'air, comme une fusée dont le

(l) Qui végètent sur les arbres.

trajet est à peine visible, une tige svelte, mince comme un fil, et au sommet apparaît une énorme péricanthe qui simule à s'y méprendre un papillon aux ailes diaprées.

« La grâce est unie à la fraîcheur, l‘élégance des formes aux parfums suaves, l'éclat des coloris variés à la noblesse du port et à la sévérité des contours. L'œil de l'artiste y,découvre incessamment des contrastes et des harmonies dont peu d'autres familles peuvent vous oiïrir des exemples, tandis que le regard de l'homme, instruit des merveilles de la nature, plonge dans des mystères dont il aspire à connaître la solution.

« Les orchidées font naître ainsi tout un monde de pensées, et ce n'est pas sans raison qu'elles sont devenues de nos jours un des obiets les plus riches en intérêt et en jouissances aussi nobles qu'incessantes ..... ..

« Nous ne pouvons, du reste, négliger de faire remarquer que les orchidées sont presque toutes pourvues d'une vitalité si résistante, dans leurs organes floraux, qu'une jardinière qui les contientpersiste dans toute sa beauté pendant plus d'un mois, malgré l'atmosphère de nos appartements, et que c'est précisément au milieu et vers la fin de l'hiver, époque des plus agréables réunions dans les cités, que toutes ces charmantes filles de 1'air rivalisent entre elles de coquetterie, de parure et de parfums. « M. N. »

Les aérides (aériennes) appartiennent à une des plus jolies genres d'orchidées. Leurs feuilles sont planes, obtuses au bout, bilobées, plus courtes que leur grappe, multiflores et penchées. Le type est originaire de Courtallan, région la plus chaude des Indes-Orientales. La fleur est blanche rosée; le labellum est pourpre violet. La station naturelle de ces genres de plantes indique qu'elle demande à être cultivée dans la partie la plus chaude d'une terre spéciale. Elle végète comme le gui de nos forêts sur les arbres auxquels elles s'attachent par de longues racines nues. Pour imiter autant que possible cette

culture spontanée, on les élève dans des paniers, ou dans de i:

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