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Actualité. - Concours régional de Lyon. - Prime d'honneur. - Boutures de vignes. - Les Vigneronnes du Mâconnais. - UHervillie, plante fourragère. - Prime d'honneur du département de l,Ain en 1869.

Actualité. - Nous ne nous sommes pas trompé dans nos prévisions: l'hiver est venu comme les années précédentes, quoiqu'un peu tard, mais par un temps sec. Il n'aura donc pas causé de graves dommages. Les seules plantes qui étaient en végétation active, telles que les pivoines arborées, les rosiers, les amandiers, les pêchers, auront plus ou moins souffert.

Le froid a été presque général, comme l'avait été la précocité de la végétation. On nous écrivait du Var, à la date du 22 janvier :

« Nous avons eu jusqu'à présent des chaleurs tropicales. Chaque matin on ne voyait qu'une rosée blanche qui disparaissait dès le lever du soleil. La chaleur a tellement activé la sève que tous nos amandiers sont fleuris. Les pêchers et les rosiers ne tarderont pas à l'être, si le même temps continue. Ce sont des récoltes presque perdues si la bise froide qui commence à souffler nous amène de fortes gelées. » y .

C'est dans la nuit du 24 au 25 que le froid ËÏ'ét_élfle pins vif à Lyon. Le thermomètre est descendu jusqu/à-‘ägfdegïrégïîzæeiqtigrades. Mais dès le lendemain il était plus iéleréà à, ôæcf‘ Ê

VILLE DE LvoNf‘ .liwj Yf/ Iiblioth. du Palais des m: ‘\_/

La gelée n'aura causé aucun dommage aux blés, assez vigoureux pourlui résister; elle les aura débarrassés des mauvaises herbes récemment écloses.

Concours régional à Lyon. - Le concours régional qui doit avoir lieu à Lyon, en 1869, a été fixé, par décision ministérielle au 17 avril prochain. Il durera jusqu'au 25 du même mois. L'emplacement choisi est le cours Napoléon où eut lieu celui de 1858.

Il est à regretter que cette exposition importante n'ait pu être fixée en mai, car en avril on ne pourra exhiber que des animaux reproducteurs ayant passé l'hiver dans les étables et ayant été nourris comme les animaux gras, avec des soins exceptionnels. On n'y verra aussi que des légumes et des plantes conservés soigneusement pendant l'hiver.

Nous savons bien que le mois de mai doit être exclusivement consacré aux élections des députés au Corps législatif : mais on aurait pu ajourner le concours jusqu'en juin, comme on l'a fait pour d'autres régions. Alors on aurait eu des animaux reproducteurs ayant déjà profité du grand air des champs et des herbages frais. On aurait eu des primeurs en légumes, des plantes ornementales de pleine terre.

Voici les noms des départements composant la région :

Le Rhône, l'Ain, le Jura, la Loire, Saône-et-Loire, la Savoie

et la Haute-Savoie.

Prime d'h0nneur.-Nous avons souvent demandé qu'il fût apporté des modifications à l'institution de la prime d'honneur. Nos vœux seront enfin réalisés en 1870. On sait que la France est divisée en douze régions comprenant une agglomération de plusieurs départements. Le département, chef-lieu de chacune des régions, jouissait d'une prime d'honneur, consistant en une coupe d'art de 3,500 francs., de 5,000 francs. en espèces, et de 500 fr. à distribuer entre les serviteurs de l'agriculteur primé. Les gra riétaires, pouvant faire de

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grands frais d'amélioration, pouvaient donc seuls concourir et avoir la chance d'être vainqueurs dans cette lutte pacifique. Par décision ministérielle, du premier courant, l'institution de la prime d'honneur aura, à partir de 1870, des bases plus larges. A part la coupe, plusieurs prix seront affectés aux principales cultures de chaque pays. La réforme commencera par la Savoie.

Voici l'arrêté ministériel :

1° Prie: culturauæ. - l" catégorie. - Propriétaires exploitant leurs domaines, directement ou par régisseurs et maîtresvalets : Un objet d'art de 500 fr. et une somme de 2,000 fr.; Une somme de 500 fr. et des médailles aux divers agents de l'exploitation.

2° catégorie-Fermiers à prix d'argent ou à redevances en nature fixe remplaçant le prix de ferme (domaines au-dessus de vingt hectares): Un objet d'art de 500 fr. et une somme de 2,000 fr.; Une somme de 500 fr. et des médailles aux divers agents de l'exploitation.

3‘ catégorie. - Propriétaires exploitant plusieurs domaines par métayers: Un objet d'art de 500 fr. au propriétaire et une somme de 2,000 fr. à répartir entre métayers.

4° catégorie. - Métayers isolés, se présentant avec l'assentiment de leurs propriétaires, ou petits cultivateurs, propriétaires ou fermiers de domaines au-dessus de cinq hectares et n'excédant pas vingt hectares: Un objet d'art de 200 fr. et une somme de 600 fr. ; une somme de 200 fr. et des médailles aux divers agents de l'exploitation.

Art. 2. - Prime d'honneur. - Une coupe d'honneur, de la valeur de 3,500 fr., pourra être décernée à celui des lauréats des catégories ci-dessus reconnu relativement supérieur, et ayant présenté dans sa catégorie le domaine qui aura réalisé les améliorations les plus utiles et les plus propres à être offertes comme exemple. Dans le cas d'attribution de la coupe d'honneur, l'objet d'art spécial à la catégorie ne sera pas décerné.

ART. 3. - Les médailles d'or et d'argent, dites de spécialité, continueront à être attribuées, comme par le passé, pour des améliorations partielles déterminées.

Dans l'arrêté ministériel qui précède, il n'est pas fait mention des cultures spéciales d'horticulture, mais il faut espérer qu'elles seront comprises dans la généralité des cultures.

Boutures de Vigne. - On nomme crossettes les sarments de vigne pourvus d'un fragment de vieux bois et destinés à être plantés. On croit généralement que ces boutures sont meilleures, dest-à-dire qu'elles émettent plus facilement des racines que les sarments sans vieux bois; c'est un préjugé. Les spongioles sortent de dessous l'écorce, non du vieux bois, mais du nouveau, principalement près du nœud. Il en est de même des boutures d'autres essences.

L'important est d'avoir des sarments vigoureux, bien aoûtés et sains. En les mettant en sauge, non en paquet, comme on le fait trop souvent, mais séparés et en ligne, pour qu'il ne reste entre eux aucun vide, aucune prise à la dessication, on les trouvera au printemps, au moment de la plantation, dans d'excellentes conditions de réussite. L'écorce se sera ramollie en terre pendant l'hiver et les radicelles-sortiront du bois beaucoup plus facilement que si ce dernier était resté au grand air. Uhabitude qu'ont les vignerons de mettre tremper dans l'eau pendant une quinzaine de jours leurs boutures, avant de les planter, ne doit pas avoir d'autre but que celui de ramollir 1'écorce. Si on plantait à demeure les boutures en automne ou en hiver, on obtiendrait le même résultat. On ménagerait ainsi les heures si précieuses qu'on donne à ces plantations au printemps, alors que les autres cultures réclament tous les moments du cultivateur. Ce serait économiser le temps.

Les vigneronnes du Mâconnais. - L’Academie de Mâcon a décerné dernièrement le prix de viticulture à un pro

priétaire nommé M. Dubois, qui, entre autres efforts pleins d'intérèt pour améliorer la production viticole, a formé dans sa commune une escouade de jeunes filles qui, sous la direction de la plus experte d'entre elles, pratiquent la taille, l’ébourgeonnement, le pincement, le palissage, l'effeuillage, en un mot toutes les opérations qui n'exigent pas les forces musculaires du vigneron. Ce seront les vigneronnes du Mâconnazls.

« Ce résultat, dit un rapport, n'a pas été obtenu sanspeine; il a fallu une certaine force de caractère pour lutter contre les quolibets des uns, l'ignorance et le mauvais vouloir des autres. Aujourd'hui cependant on ne rit plus, et sept ou huit jeunes filles trouvent dans les vignes de M. Dubois un travail fructueux qu'elles exécutent avec beaucoup d'intelligence. »

L'Ervi11ie, plante fourragère. - Cette plante est, dit-on, appelée par les Arabes K ‘rsefallah, parce que Dieu luimême la leur avait donnée.

Cette plante a été introduite en France par M. Guérin de Menneville en 1860, et depuis cette époque elle a été toujours en progressant, soit en hauteur, soit en rendement de graine.

Davantage de cette plante est de venir sur les plus mauvaises terres sans fumure et malgré les sécheresses les plus prolongées.

Les Arabes regardent cette plante comme envoyée par la Providence, parce que, sans elle, les bestiaux mourraient de faim à l'époque des grandes sécheresses. Ils donnent cette graine aux bœufs et aux chevaux, après l'avoir concassée. D'après les Arabes, cette nourriture vaut deux fois plus que l'orge; aussi ils paient cette graine de 24 à 25 francs les 100 kilos quand le prix de l'orge est de 20 francs.

Prime d'honneur du département de 1'Ain en 1.869. - Le concours spécial créé dans le département de l'Ain pour les exploitations agricoles de médiocre étendue, aura lieu cette année entre les propriétaires agriculteurs et fermiers de l'arrondissement de Gex.

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