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JURA.
M. Hippolyte Pernot, de Gevingey. -

ISERE.

MM. Michel Perret, président du comice de St-Marcelin. Coche, directeur de la ferme-modèle de l'Isère, de Mortillet, Buisson, Labbe , Hours", Duboys, Peyrieux; Jourdan , membre du Conseil général de l'Isère;

Breysse-Perouse, président du comice de Vienne.

- SAÔNE-ET-LOIRE.

MM. Le vicomte de La Loyère, lauréat de la’ prime d'honneur; Desvignes, membre du Conseilgénéral; de Parseval, Coutin, de Blaizy, Blancq de Lalésie, Jules Bessy.

. LOIRE.

MM. Francisque Chaveaudier, président du Tribunal de com

merce, à Roanne; Ennemond Richard, Thora], Bou

chard.
YONNE.

M. Dupont Delporte, ancien député.
DRÔME.
MM. Servan, viticulteur distingué; Bergier, de l'Hermitage.

Voici maintenant, en abrégé, la nomenclature et la synonymie des raisins cultivés en grand dans le département du Rhône.

CANTON DE CONDRIEU.

SERINE. -Identique avec la Sirah de l'Hermitage, la Canzlive de l'Isère. Cépage de moyenne production, mais de première qualité. Taille longue de préférence.

VIoNIER.-C'est l'Altesse et le Prinblanc de la Savoie, la Queue-de-Chzzte et le Zllaclozz de l.Isère. On distingue deux variétés de vionier: celle à grain jaune, la plus estimée, et celle à grain vert plus fructifère, mais moins bonne. Aux Côtes-rôties (côte blonde), on mêle une partie de vionier avec la serine dans la cuve.

CANTONS DE GIVORS, DE MORNANT, DE SAlNT-GENIS-LAVAL.

PERSAGNE. - Moncleuse de la Savoie, grosse Sirah de la Drôme, Savoyance de l'Isère (St-Jmier), Marsanne de Tullins (St-Marcelin), Grand ehétuan de l’Ain, Margilien du Jura, Salanaise de Givors, et par erreur Mornen noir du Beaujolais.

Le cépage prospère surtout dans les terrains riches, argilosiliceux; il est vigoureux, très-productif; son vin est solide, alcoolique, riche en couleur, s'améliorant par le transport. Taille courte ou longue; la longue donne de plus grands produits. Maturité de 2"" époque

MORNEN NOIRÄ - Ce cépage (2) n'a encore été décrit dans aucun ouvrage ampélographique, quoique anciennement cultivé dans le Lyonnais. Il forme presque la totalité des vignobles des cantons de Mornant et de Rive-de-Gier (Loire). On le trouve aussi en grande quantité dans la partie ouest de Givors.

Le Mornen noir est le Larda noir de la Drôme, le gros plant des environs de Lons-le-Saunier (Jura). Il est vigoureux, productif, s'accommodant des sols les plus maigres. Son vin peu alcoolique, de médiocre qualité, se conserve diflicilement. Pour le rendre meilleur, on mêle par tiers le Mornen avec la Rousse ou le plant d’Anjou, dont nous parlerons ci-après. Maturité de l" époque.

PLANT n'ANJoU NOIR. - Gueuche et Foirard dans le Jura, plant de Treffort dans l’Ain. Il est vigoureux et fertile, propre à tous les terrains. Vin commun, peu coloré, d'une conservation diflicile, s'il ne contient pas un bon mélange de raisins blancs. Maturité de 2"’ époque.

(l) On prend pour règle la maturité du chasselas.

(2) Il nous semble qu'on devrait écrire Mornant au lieu de Mornen, car ce dernier cépage étant cultivé en grand, depuis un temps immémorial, dans le canton de Mornant, il doit en être considéré comme originaire. ll en est ainsi du Gamay, nom d'un bourg des environs de Mâcon, du Chasselas, nom d'une commune des environs de Beaune (Côte-d‘0r).

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PERSAGNE GAMAY NOIR. - On cultive dans une partie du canton de Givors, notamment à Charly, sous le nom qui précède. un cépage vigoureux et fertile qui a été reconnu pour le Corbel de la Drôme, le Gros- Vert chenu de l'Isère, le Cbatus de l'Ardèche. Vin commun.

CORBEAU. - Synonymes : Plant de illontmélian dans l'Ain; gros noir picot rouge dans l‘Isère; douce amère, dans la Savoie. Cépage très-vigoureux, très-fructifère, propre à tous les terrains. Taille courte ou longue. Vin d'une riche couleur, mais de qualité médiocre, s'il n'est mélangé avec un cépage blanc de première qualité. Deuxième époque.

PETIT GAMAY. -Il est généralement cultivé en grand dans le Beaujolais. Il y a un certain nombre de variétés provenant toutes du type. Ce ne sont que des petites améliorations sous le rapport de la production; elles sont le résultat, non du semis, mais du choix des sarments ou boutures au moment de la vendange.

PLANT D'ANJoU BLANC. - Il est cultivé dans la partie sudouest de St-Genis-Laval. C'est le pinot blanc de la Loire; fertile, de bonne qualité.

LA Rousse. - On cultive ce cépage , assez vigoureux, fertile, de bonne qualité, soit seul pour vin blanc, soit pour mélange avec les noirs. Deuxième époque.

L'Ardèche , à part les Côtes du Rhône, ne cultive que des cépages variés, peu recommandables , sous des noms inconnus des ampélographes.

Dans notre prochain numéro nous complèterons cette note sommaire.

Parmi les beaux lots exposés de raisins adhérents à leur sarment feuillu, on distinguait surtout ceux de MM. Pulliat, Gaillard, Michel, Denis, Pommier, de St-Trivier, Servant, 'I,arge, Charmet, Chevalier, de la Bastie. Michel Perret, Hyp. Pernot, Peyrieux, Soulary, Hours, Armand, Cheveaudier, Chaurand, etc., Les raisins étaient d'un volume et d'une fraicheur admirables. °

La Société des agriculteurs de France a décidé qu'elle perpétuerait le souvenir de cette première exhibition de raisins pour cuve, par l'accord d'une médaille à chaque exposant.

J. CHERPIN.

CONCOURS DE SEMENCES D'AUTOMNE.

EXPOSITIONS DE MACHINES AGRICOLES A GENËVE.

a 15 septembre 1869.

u MONSIEUR LE RÉDACTEUR,

Le concours pour les semences d'automne, ouvert par le Cercle des agriculteurs de Genève, a eu lieu au iour fixe, ll septembre, dans la grande salle de notre palais électoral.

La pluie, qui avait donné pendant la nuit 27 millimètres d'eau au moins, durait encore le matin et tombait mal à propos à flots pendant l'ouverture de l'exposition au public. Un temps si défavorable devait nuire au concours. Le nombre des exposants s'en est ressenti, et le local s'est trouvé trop vaste pour les sacs exposés et même pour le public visiteur. Mais, il est juste de le dire, si la quantité faisait défaut, il n'en a pas été de même de la qualité; les lots étaient même si beaux que le jury a cru devoir demander au comité d'augmenter le nombre des récompenses pour le froment, auquel il a été ainsi attribué neuf prix.

Les mêmes grains d'automne, regardés comme secondaires dans notre contrée, faisaient presque défaut et n'ont obtenu qu'un petit nombre d'inscriptions. Le blé hybride Galland, envoyé à notre concours par M. Goussard, de Chayolles (lndreet Loire), n'ayant pu arriver à temps et n'étant représenté que par un échantillon de quelques grammes, envoyé d'avance par la poste, a reçu néanmoins une mention honorable.

Après la distribution des prix, qui a eu lieu dans la salle du Cercle, un modeste repas a réuni une soixantaine de convives. parmi lesquels nous avons eu le plaisir de compter quelques visiteurs étrangers. La plus franche cordialité n'a pas cessé un seul instant d'y régner, et des toasts aux exposants, aux jurés, aux autorités cantonales, au cercle des agriculteurs, à la fondation prochaine d'une halle aux grains,ont terminé cette petite fête qui aura contribué à répandre dans notre pays la connaissance des qualités exigées de belles semences, fourni aux agriculteurs l'occasion de s'en procurer d'irréprochables, et qui n'aura rien coûté à l'Etat que le prêt gracieux du palais électoral.

Il a été exposé hors concours de l'engrais nommé le Fertilisaleur suisse par les fabricants MM. de Beaumont et Merminot. - Cet engrais, dosant 3,85 azote, 8,50 phosphate et 4 alcalis, coûte 14 fr. les lOO kilog, emballage compris. Les visiteurs ont pu voir aussi le semoir Bocquin, de Lyon; un monte-charge pour les sacs ou les hottes de vendange, exposé par M. Morand, serrurier à Genève.

Je profite de l'occasion de cette lettre pour vous envoyer une notice sur une machine à battre à bras, qui depuis trois ans, fait fureur dans la Suisse allemande, et que nous venons d'introduire chez nous, où elle atrouvé un accueil des plus favorables, car en quelques jours .vingt-deux machines ont été placées chez les cultivateurs de notre petit pays, et de nombreuses demandes sont restées non satisfaites parce que la fabrication n'a pu se maintenir au niveau de l'écoulement.

J'ai été le premier ici à en posséder une, et je puis vous donner à ce sujet des renseignements sûrs et détaillés.

Depuis quelques années déjà je fais des études sur les machines à bras, dont j'ai pu comparer différents systèmes, et dont je regarde l'introduction comme désirable dans notre pays de petite et de moyenne culture. En face dfiineoaugmentation progressive et constante du prix de la main-d'œuvre, il y a nécessité de réduire, autant que possible, les chômages causés

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