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danger en août, pour éviter les sinistres de la grêle et de la sécheresse. La docte assemblée trouva que nous pêchions en eau trouble, et que notre vin hâtif n'était que des bulles de savon imaginaires. Nous aimons à croire qu'elle ne se montrera pas plus incrédule que saint Thomas, et que le vin précoce de M. Pommier sera son chemin de Damas.

M. Alégatière avait exposé une énorme et bonne pêche de semis; M. Morel'(médaille d'argent), quelques poires nouvelles, de belle apparence. ])ans le lot de 200 poires, de M. Aunier des Charpennes (médaille d'argent), on remarquait la variété encore nouvelle de Madame Bonnefond, affectant la forme de la poire curé, mais excellente et mûre en décembreianvier. .

M. Plantier (médaille d'argent), jardinier chez les frères de l'école chrétienne à Caluire, avait exposé, entre autre fruits, quelques bonnes variétés de raisins, ainsi que M. André, amateur.

Il est fâcheux qu'à chaque exposition automnale on encombre les gradins de fruits connus depuis nos premiers parents. Ces exhibitions n'ont plus raison d'être, depuis que le Congrès pomologique a établi la nomenclature et la synonymie des anciens fruits. C'est douter de la valeur de son travail.

Les légumes étaient très-nombreux et très-beaux, en dépit de la sécheressepmais nous n'y avons remarqué aucune nouveauté. Nous pouvons dire d'eux comme des fruits anciens; on peut aller sur les marchés pour se convaincre de leur existence, si l'on en doute. Le lot de pommes de terre exhibé par M. Pommier faisait exception : il renfermait plusieurs nouveautés excellentes, entre autres Reine Blanche, hâtive, fertile, qui mérite d'être propagée en grand. Les lots de M. Roche, de M. Genin, de M. Rivoire, se faisaient remarquer.

Parmi les plans de parcs et de jardins, on remarquait ceux de M. Bariot, de M. Rouillard, d'Écully et les dessins de M. Aunier.

La coutellerie était représentée brillamment, comme de cou

tume, par M. Baland; les appareils de chauffage de serres par M. Mathian et M. Eugène Leau. Tous deux sont habiles dans leur art, et chacun d'eux a exhibé un système qui lui appartient.

M. Leau perfectionne les thermostats pour les appliquer au chauffage des serres et réussit. M. Mathian perfectionne les chaudières en fer de fonte et de cuivre, et obtient d'excellents résultats. Ils mettent les amateurs danslembarras du choix.

M. Thibaudier et M. Monin avaient exposé des ruches à miel d'un confort remarquable; M"° Cointet, de Bourg, des bouquets et un surtout de fleurs des champs d'une rare élégance.

MM. Pauvert, Bélisse, Joly, Gonichon, et quelques autres dont les noms nous échappent, ont été médaillés pour les bons soins qu'ils apportent dans la conservation et la vente de leurs fleurs coupées pour bouquets, jardinières, etc.

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En 1868, le département de la Savoie a inauguré la série des congrès ampélographiques de France, en ouvrant, sous les auspices du comice agricole de Chambéry , présidé par M. Charles Silvoz, une exposition de raisins de cuve.

Grâce au concours empressé des propriétaires de vignes de la Savoie et des départements limitrophes, grâce au sympathique appui que M. Pulliat, de Chiroubles, l'éminent ampélographe du Rhône, prêta.à cette œuvre patriotique, la Savoie connaît aujourd'hui les noms vrais des cépages qu'elle cultivait sous vingt dénominations différentes.

Les conclusions du travail du congrès, consignées dans un rapport du secrétaire du comice de Chambéry, réduisirent à deux plants rouges et deux blancs les cépages qui forment la base de la production vinicole de la Savoie.

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Ces quatre plants sont la mondeuse rouge, cultivée dans toutes les vignes basses; la mondeuse blanche, répandue partout, mais ne formant nulle part seule un vignoble; le persan rouge, planté en vignes basse, en Maurienne et en treillages dans les autres arrondissements; la vaeguère, cépage très-productif, qui recouvre le périmètre des abîmes de Myans.

De ces quatre plants, la mondeuse seule se retrouve sur divers points de la France, le persan n'a pas dépassé la limite de l'Isère; la mondeuse blanche et la vacquère ne se rencontrent nulle part, ‘

Le congrès de Chambéry constata ençore qu'on cultive en Savoie, en vignes basses, la roussanne et la marsanne de la Drôme et de l'Ardèc.he; le vionier de Condrieu, sous le nom de bergeron, barbin, roussette haute et basse. allesse, etc., et ces cépages donnent d'excellents vins blancs; que les treillages sont en partie garnis de corbeauæ, sous le nom de douce-noire; de l'aramon de l'Hérault, sous celui de kibout, hyvernais, polofray ; du gamay blanc, sous le nom de Sainte-Marie; que l'introduction du pinot et de quelques variétés de gamays dans les sols calcaires, avaient généralement donné de médiocres résultats.

Les heureux résultats de ce premier congrès viticole engagèrent M. Terrel-des-Chênes à rédiger un travail sur la nécessité des études ampélographiques, pour arriver rapidement à connaître la qualité des divers cépages cultivés en France, et réduire à une dénomination unique les nombreux synonymes sous lesquels certains plants sont connus.

Les conclusions de ce remarquable rapport, présenté à la Société des agriculteurs de France,.en décembre dernier, furent adoptées par la section de viticulture, mais il ne fut pas possible de les discuter en assemblée générale.

C'est pour hâter la réalisation des vœux adressés à la Société des agriculteurs de France que MM. Abel Sauzey, Victor Pulliat, Chaurand, Terrel-des-Chênes, J. Cherpin et quelques autres viticulteurs et amateurs de viticulture du Rhône, ont

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décidé d'ouvrir cette année même un concours de raisinsjet de le faire coïncider avec la réunion du congrès pomologique de Lyon.

La Société d'horticulture, prévenue de cette décision, s'empressa de mettre à la disposition du comité provisoire une section des galeries du rez-terre du Palais-Saint-Pierre, et de se charger de l'installation et d'une partie des frais de transport.

Tous les départements de la région ont répondu à l'invitation qui leur fut adressée à la suite de l'adoption de ces dispositions préliminaires; et, dès le 15 septembre, on installa, dans un espace malheureusement trop restreint, les richesses viticoles du Rhône, de la Loire, de l'Isère, de la Drôme, de l'Ardèche, de la Savoie, de l’Ain, du Jura et de Saône-etLoire.

Le 16, l'installation étant terminée, les membres du jury, venus de tous les départements représentés à l'exposition, se réunirent pour former le bureau définitif et procéder à l'étude et à la classification des cépages du Rhône, et successivement de ceux de l’lsère, de la Drôme et de l’Ain, qui ont le plus de similitude avec les premiers.

Malgré la permanence des séances du congrès, jusqu'au 20 septembre, jour de la clôture de l'exposition, tout le travail n'a pu être achevé: les seuls cépages du Rhône ont été l'objet d'un classement définitif.

Nous n'essayerons pas de relater les résolutions du jury, qui seront, on ne peut en douter, féconds en résultats; nous laissons ce soin à M. Pulliat, l'habile secrétaire du congrès; mieux que tout autre il saura mettre en lumière les faits nombreux qui ressortent de l'exposition viticole de Lyon.

Avant de clore ce récit distinct des travaux du congrès de Lyon, il me reste une tâche bien agréable à remplir.

Appelé au fauteuil de la présidence du jury par la bienveillance de mes collègues, je dois, au nom de la France viticole, des remercîments à la Société d'horticulture de Lyon pour son accueil, à la Société des agriculteurs de France pour

le patronage qu'elle nous a donné et les récompenses qu'êlle a mises à la disposition du jury, à chacun des membres du congrès pour leur zèle et leur dévoûment aux intérêts viticoles; c'est grâce à leurs travaux que le congrès de Lyon fournira de précieux éléments pour opérer la monographie raison

née des cépages de la France. P. TOCHON. Ancien élève de Grignon.

COMITÉ Dr: VITICULTURE.
ABRÉGÉ DE SON TRAVAIL.

Depuis la clôture de l'Exposition du comité de viticulture. nous avons réuni quelques documents sur les opérations du jury chargé de l'examen et de l'appréciation de l'Exposition des variétés de vigne du département du Rhône. Mais avant de les faire connaître nous croyons être l’interprête du comité en adressant ses remercîments aux présidents des Sociétés on comices agricoles, aux viticulteurs distingués, qu'il avait appelés à se joindre à lui comme auxiliaires, dès sa formation, et qui, se trouvant en voyage, n'ont pu assister à ses séances, mais lui ont envoyé leur adhésion, quelques-uns même de beaux

spécimens de leurs produits.

ADHÉRENTS DU RHÔNE. MM. Laurent Descours, député, président du comice de , Givors.

Terme, député.

Rejaunier, lauréat, de la prime d'honneur; vicomte de St-Trivier, président de la section de viticulture du comice de Beaujeu; de la Bastie; Soulary, maire de Condrieu ; Jacquier de Vacheron.

ADHÉRENTS DE LAIN. MM. Mas, président de la Société cïhorticulture, à Bourg, directeur de la publication le Verger. Aubert, viticulteur.

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