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CHRONIQUE

SOMMAIRE : Vendanges. - Fruits d'hiver. - Fourrages verts. - Concours des comices de Beaujeu et de Givors. - Exposition horticole à . Mâcon. - Chasse aux rats fruitiers. - Congrès pomologdque..

- Les vignerons patients, qui ont su attendre la pluie pour vendanger, sont satisfaits; il font beaucoup de vin, et ce vin sera excellent. La récolte de 1869 sera comptée au nombre des des meilleures. On a remarqué que les années marquées du chiffre 9 ont été généralement bonnes, à l'exception toutefois de 1839. .

- Les bons fruits d'hiver- pommes et poires - seront rares. Ils sont généralement endommagés par les vers. Mais les noix et les châtaignes sont en général bien remplies; elles ne sont pas grosses.

- Les racines fourragères seront rares en hiver, car celles dites à la dérobée manqueront; il en est de même des fourrages verts d'automne. Aussi un grand nombre de petits cultivateurs sont-ils obligés de vendre leur bétail dès à présent.

- Le concours du comice agricole de Beaujeu, qui a eu lieu àBelleville, et celui du comice de Givors, qui s'est tenu à Saint-Genis-Laval, ont été très-remarquables par le bon choix du bétail de l'espèce bovine.

- Mâcon, qui se distinguait, il y a un certain nombre d'années, par ses expositions d'horticulture, avait peu à peu délaissé ces fêtes brillantes, ces fêtes des fleurs. Mais les horti

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culteurs et les amateurs d'horticulture de la contrée se sont

bientôt aperçu qu'on ne pouvait vivre avec plaisir sans elles; aussi ont-ils fait, dans le milieu de ce mois, une belle exhibition de produits horticoles. Malheureusement cette exposition coïncidait avec celle de Lyon, et a privé bon nombre d'amateurs et dhorticulteurs du plaisir de la voir. - En général, les horticulteurs de la localité se sont distingués, entre autres MM. Plumet, de Mâcon, Pâtissier, de Crêche, et autres, dont

les noms nous échappent. ,

- Voici un moyen eflicace, nous assure-t-on, pour détruire les rats fruitiers, qui causent des ravages dans les espaliers.

Ces rats, comme tous les maraudeurs, opèrent de préférence pendant la nuit. Lorsqu'on sait l'endroit où ils dévorent les fruits, on s'y place en vedette, immobile et muni d'une lanterne dont la lumière est dissimulée, et d'un pistolet ou d'un bâton. Dès qu'on voit s'agiter les feuilles de l'arbre, le rat est là. Ou dirige rapidement sur lui la lumière de la lanterne, et il reste fasciné, vous regardant avec eflroi. On décharge sur lui, à bout portant, le pistolet. Il tombe mort, si l'on a tiré juste. Un coup de baguette sur le petit maraudeur produit le même effet.

Le rat fruitier, quand il est gras et rôti à point, est, dit-on, un morceau de gourmet comme le roi de caille.

- Une exposition d'horticulture vient d'avoir lieu à Vevey. canton de Vaud (Suisse). Cette nouveauté-pour la localitéavait attiré une foule de visiteurs. Un banquet a terminé la fête horticole. Le prix pour chaque convive était tout à fait démocratique : 1 fr. 50 c., vin compris! Heureuse Suisse, où l'on peut fêter les fleurs à si bon marché ! pourront dire nos jardiniers, qui paient 10 fr. par tête un dîner officiel, médiocre.

- M. Porcher, d'0rléans, a mis huit grands jours pour répondre à quelques lignes que nous avons publiées à la hâte sur le congrès pomologique. Il est vrai qu'il fallait ce temps

pour dire, dans une grande page du Salut Public, qu'il avait été nommé Président de la 14° Session du congrès, quoique amateur de fuchsias; parce qu'il avait l'habitude de présider les grandes assemblées; que le congrès était une illustration lyonnaise et autres choses’ ejzwziem farinæ.

Ce que nous savons, c'est que 1e congrès pomologique est considéré, par les personnes sérieuses qui en font partie, comme ayant terminé sa tâche, et que la plupart de nos jardiniers ne se gênent pas pour dire qu'il est le boulet de leur Société d'horticulture.

Nous concevons, du reste, que ceux qui se plaisent dans les présidences, aiment les flatteries et se bercent d'il1usions, croient rendre de grands services à l'humanité en dégustant, tous les ans, quelques fruits ‘déjà cent fois dégustés, pour ajouter au noin de ceux-ci : rejeté, ajourné ou admis. La mouche du coche aussi avait ses prétentions.

F. CHERPIN.

EXPOSITION D'HORTIGULTURE A LYON
SEPTEMBRE 1869

Cette exposition a été aussi complète et aussi brillante que possible, la longue sécheresse qui a décimé une partie des plantes et défeuillé les autres étant à peine finie.

La cour du Palais-des-Arts, qui a le privilége d'étre bouleversée de fond en comble deux ou trois fois par an pour servir de théâtre aux plantes, avait pris cette fois, comme les précédentes, une élégante tournure, sous la direction de M. Bariot, architecte de jardins. Un rocher, une cascade, une rivière et des canards blancs, des poissons rouges, rien ne manquait à

ce paysage en miniature. Les plantes exotiques à feuillage ornemental étaient nom

breuses et bien représentées par MM. Liabaud (médaille d'or), Crozy fils (médaille de vermeil), Comte, Aunier (médailles d'argent), Chomer, amateur (médaille de vermeil).

M. Liabaud avait divisé avec beaucoup d'art ses nombreuses et jolies plantes en plusieurs lots, contenant bon nombre de nouveautés remarquables; telles étaient : MARANTA virginalzls, fasciata, dzlscolor, Amabilis, Veitcbii, Albo leniata, etc.; CALADIUM : Meyerbeer, Naulihiz., Belleymii, Docteur Lindley, Triomphe de l'E.z.position, Madame Alphand,'CIBo'rIUM regale et spectabile; COLEUS nouveaux en collection, Musx SINENSISZ rosea zebrina, vittata; SPHEROSTEMA marmorea, SANCHEZIA nobilzls, spectaóilis; TERMINA elegans ; ANTHURIUM : magnificumJegale, die/Ïenbachia picta; ALOCASIA : Lowii, machroniza, variegata, etc., etc.

Les autres collections de ce genre de plantes renfermaient de forts sujets de fougères arborées, de palmiers, de cycadées, de pandanées, etc., bien cultivées, et bon nombre de jolis spécimens d'autres espèces nouvelles.

Les magnolias variés de M. Treyve (médaille d'or) étaient de toute beauté et ont fait plus d'un jaloux.

Les plantes molles en pleine floraison, telles que Pelargoniums zonals, Œillets remontants, Fuchsias, Phlox, formaient de jolis groupes. On distinguait surtout les collections de M. Boucharlat aîné (médaille de vermeil), de M. Nardy, de M. Fillion (médailles de vermeil). M. de Saint-Jean (médaille d'argent), amateur distingué, avait dans sa collection de Pelargoniums plusieurs semis méritants

M. Alégatière (médaille d'argent) avait exposé quatre semis de Pelargoniums zonals à fleurs doubles, de coloris différents. très-remarquables, surtout celui à nuance pourpre éclatant, gain de.M. Sisley, amateur zélé.

A côté de ces Pelargoniums était un rosier-thé, en vase,portant plusieurs fleurs très-bien faites et d'un coloris jaune tendre charmant. C'était un semis de M. Levet, obtenu de graine de Gloire de Dijon, et nommé la Belle Lyonnaise. Le Jury n'a pas

récompensé M. Levet, quoiqu'il fasse partie de la Société d'horticulture, et que sa plante soit de premier mérite. Pourquoi? Demandez aux savants !...

Deux autres roses nouvelles avaient été exhibées parM. Guillot : l'une àcoloris rouge foncé, variation de la nombreuse variation des Jacqueminot, l'autre à fleur carnée, variation des Récamiers.

Les dalhîas se perfectionnent de plus en plus; le genre lilliputien semble être préféré, parce que sa fleur petite peut être employée pour bouquets, surtouts de table. La collection de M. Hoste (médaille de vermeil), était la plus-nombreuse et la plus distinguée. .

Les Phloa: Drumondii - fleurs coupées - de M. L. Lille, les zinnias à fleurs doubles et les Reines-Marguerites de M.Blaise Pallot, jardinier à la Favorite, les Verveines de M. Boucharlat aîné, ne laissaient rien à désirer.

Parmi les nombreuses collections de fruits variés, on distinguait celle de la Société d'horticulture de Marseille, représentée par M. Besson, jardinier (médaille d'or). Les spécimens exhibés, surtout les raisins, étaient d'un volume et d'un aspect très-respectables. Parmi les semis de raisins de l'exposant, on dégustait avec délices deux ou trois chasselas roses à parfum très-délicat, issus de l'lsabelle. On sait que c'est le goût dominant des raisins américains, goût très-estimé des indigènes.

M. Pommier, deLimas, en outre de ses collections de pommes de terre nouvelles, de ses poires, pommes, etc., avait exposé une belle variété du raisin Pinot, et tout à côté une bouteille de vin fait avec ce semis. Ce dernier mûrit une quinzaine de jour avant les autres Pinots et les Gamays. Il est sans doute issu de Use/lia, très-précoce; mais sa grappe cylindrique est plus grosse que le type. M. Pommier multiplie cette variété et vendangera prochainement dans le courant d'août.

Il y a une dizaine d'années, nous recommandions à la Société d'agriculture de Lyon de stimuler les semeurs de cépages hâtifs, dans le but d'obtenir des variétés pour vins et de ven

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