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Les membres du Conseil d'administration ne pourront entrer pour plus de moitié dans la composition du jury d'examen. Le concours restera ouvert jusqu'au l" février 1870.

- Le Numéro 6 (juin) de 1869, du Verger, de M. Mas, vient de paraître chez MM. Victor Masson et fils, à Paris. Il renferme plusieurs planches coloriées où sont figurées des pêches, dites Ananas.

Le texte est précédé d'une chronique horticole, signée Buchetet, dont nous détachons les lignes suivantes sur les mastics à greffer :

M. Derouet a fait, paraît-il, une fort importante découverte, et je trouve éminemment regrettable que le monde horticole paraisse si peu la connaître. Il s'agit d'un mastic à greffer, mais entièrement nouveau et possédant des propriétés toutes particulières qu'on a de la peine à rencontrer dans les onguents, chauds ou froids, employés de nos jours, depuis celui dont nos vaches laitières, sous le patronage du bienheureux saint Fiacre, nous fournissent la base d'une façon si généreusement gratuite. jusqu'au mastic Lhomme-Lefort, qui passait à peu près jusqu'ici pour mériter la palme. M. Derouet, sans doute encore sous l'inspiration à jet continu du célèbre professeur qui sait si bien battre la grosse caisse à la porte de sa boutique, s'aperçut un jour qu'il manquait un produit sérieux dans ses magasins; c'est alors qu'il inventa un mastic à greffer auquelnaturellement-il fit hommage de son nom, si souvent cité par l'incomparable professeur. L'expérience, m'écrit-on, en a été faite à plusieurs endroits (à un endroit notamment que je préciserai s'il s'élève quelque doute). Là, 500 greffes ont été exécutées avec le secours du zllastic Derouet; une seule par hasard - triste hasard! - fut oubliée dans la répartition et dut subir un autre mastic que je ne nommerai pas, de peur de l'humilier. Un mois après, les 499 greffons étaient tout verts. tout frais et tout gaillards; le "pauvre oublié seul étendait son

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corps inerte. - C'est en dire assez, je crois, et j hésiterai d'autant moins, dès lors, à proclamer la réussite de M. Derouet, que je ne puis oublier combien il a contribué, pour sa part, à répandre dans le monde le Sécateur Gressent, et les Palissagcs Gressent, et les Abris Gressent, et les Charpentes Gressent. et la Serpette Gresselzt, et aussi la Lancette Gressenl-pourle fameux coup de la lancettc sur le pêcher, vous savez! Chez M. Derouet encore, - et c'est un nouveau titre à la publique reconnaissance, - le trop. heureux amateur se promène au milieu de Yfllmanach Gressent, de lïlrboriculture moderne Gressent, du Potager Gressent, et du Verger Gressent, dans lesquels il a pu lire ces descriptions, modestes comme la violette, de la Taille Gressent, des Cordons Gressent et des Palmettes internes Gressent, auxquels est venu si heureusement s'adjoindre le llelun Gressent, qui est en train, tout bonnement, de faire le tour du monde. Donc, je me plais à le répéter, M. Derouet a fait une importante découverte.

- Les faits suivants de jurisprudence rurale nous paraissent bons à noter.

Le Code rural de 1791 donne au propriétaire du fermier le droit de détruire les volailles qui causent du dommage à ses récoltes, mais seulement sur le lieu et au moment du dégât. En d'autres cas il y a contravention.

Les pigeons de colombier tués en dehors du temps où ils doivent être renfermés sur un champ appartenant à des voisins de leur propriétaire, ne peuvent être enlevés, n'étant pas considérés comme gibier.

Ainsi décidé par la Cour de cassation.

- M. Arnould, avocat à la Cour impériale de Paris, secrétaire général de la Société protectrice des animaux, vient de publier un joli volume (l), sous ce titre attrayant : RÉcrrs DE

(1) ln-l2, au Bureau de de Société, rue de Lille. 19. Prix: 351-. - Envoi sur timbre-poste.

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MON VILLAGE ; la Poste auæ chevaux, FÉcole, la Justice de paiæ.

M. Arnould, dont la plume est élégante, exercée , a su rendre ses récits très -intéressants par eux-mêmes, encore plus attrayants par un style charmant.

. - Quelques-uns de nos souscripteurs, qui ont changé de domicile sans nous en prévenir, ou dont l’adresse est inexacte, ne reçoivent pas les N°' de la Revue qui leur sont adressés, devraient bien comprendre que la poste ne peut aller à leur recherche. Nous les prions donc de nous faire connaître, par lettre affranchie, leur nouveau domicile dès qu'il est effectué, en désignant le département et le bureau de poste par lequel ils sont desservis.

LE FRUITIER DU VIGNERON OU FRUITIER MOBILE

Dans notre précédent numéro, nous avons publié une description sommaire du fruitier mobile de M. V. Pulliat. Nous complétons aujourd'hui cette description par les indications suivantes que l'inventeur lui-même a bien voulu nous adresser.

Nous avons donné à l'invention de M. V. Pulliat le nom de fruitier du vigneron, parce que les vignerons ont, après les vendanges, bon nombre de bennes en disponibilité qu'ils peuvent transformer, presque sans frais et sans peine, en conservateurs de fruits. Mais il est à la portée de toutes les familles soigneuses qui désirent avoir constamment sous la main, pendant la mauvaise saison, quelques beaux et bons fruits, sans se donner la peine d'al1er au marché. On trouve à bas prix, chez tous les marchands d'ustensiles, même chezles tonneliers, des bennes auxquelles il est facile d'adapter le système de M. Pulliat. Une fois ce petit achat fait, si l'on n'est ni agriculteur ni horticulteur, on fait emplette en temps opportun d'une certaine quantité de fruits tardifs, cueillis avec beaucoup de soin, et on en garnit son fruitier mobile. Ce procédé est bien plus simple

et expéditif que celui des fourmis et des abeilles, qui consiste à ramasser pendant toute la belle saison les provisions d'hiver. J. C.

Le fruitier du vigneron, renfermé dans une benne ou sapine, est une imitation du fruitier Dombasle ; mais il en difière en ce que ce dernier se compose de caisses faites en légers lambris de_ sapin ou autre bois blanc, longues de 1"‘,2O ou P236), larges de O",50 environ, hautes de 0'210 soma, suivant la grosseur des fruits qu'elles doivent contenir.

Au contraire, dans le fruitier du vigneron, les trois étagères qui supportent les fruits sont de simples grillages à jour faits de petits liteaux de sapin. Ces étagères, distantes les unes des autres de 0"‘,lO à 0212, reposent sur quatre petits supports ou rondins de bois cloués debout sur la partie supérieure de chaque étagère. Sur le pourtour du grillage, un petit rebord fait avec une branche de noisetier ou d'osier, soutient les fruits afin qu'ils ne tombent pas lorsqu'on manœuvre les étagères en visitant les fruits.

Pour garnir le fruitier, on commence par mettre dans le

fond de la benne un premier rang de fruits; sur ce lit, on pose la première étagère pleine de fruits. Sur les quatre petits pieds ou rondins de bois, qu'elle porte dressés sur sa partie supérieure, vient reposer la seconde étagère qui, elle-même munie de pieds comme la précédente, supporte la troisième. Les fruits couchés sur celle-ci cifleurent ou a peu près le bord de la benne. Un ferme enfin celle-ci avec un couvercle muni du petit rebord qui emboîte exactement la circonférence de l'ustensile. ’ Lorsqu'on veut visiter les étagères garnies de fruits, ce qui doit se faire tous les dix ou quinze jours, on enlève le couvercle et la première étagère, que l'on pose sur le sol. On supprime les fruits mal’ sains. On pose ensuite la seconde’ étagère sur la première, puis la troisième sur celle-ci.

Après avoir ainsi passé en revue tous les fruits, y compris ceux du fond de la benne, on remet chaque étagère à sa place, etl'on ferme avec le couvercle.

Comme on le voit, ce fruitier n'est ni difficile, ni coûteux à établir. Le plus simple vigneron, pour 1 fr. 50 c., peut installer dans chacune de ses bennes le petit appareil que je viens de décrire. Les fruits s'y conservent aussi bien que dans les fruitiers les plus compliqués et les plus hermétiquement fermés.

Outre l'avantage d'être simple et peu coûteux, cet appareil a encore celui de pouvoir être transporté partout où l'on veut, sans que les fruits qu'il contient puissent être endommagés. Le propriétaire de la ville pourra transporter, après la saison de villégiature, dans sa benne fruitière, les pommes et les poires de sa campagne, sans crainte d'avarie. Le vigneron, en cas de fortes gelées, pourra la descendre de sa maison à la cave, et la remonter ensuite au grenier, s'il le juge à propos, une fois le temps des gelées passé.

Les vendanges revenues, le petit fruitier est de nouveau disponible. Les treillages numérotés sont mis de côté pour recevoir la nouvelle récolte fruitière, dès que les pressurages sont terminés.

V. PULLIAT.

FAUT-IL TAILLER LA VIGNE APRÈS LA GRÈLE?

Cette question a été discutée. Les uns disent oui, les autres non. Ces derniers prétendent qu'une vigne grêlée peut encore donner une petite récolte, ou tout au moins des bourgeons assez forts pour être taillés en hiver et être producteurs l'année suivante. Mais il ne faut conserver que quelques bourgeons, les plus vigoureux, et supprimer les autres. Aussitôt après la grêle, il importe de donner une façon de labour à la terre et de la couvrir de fumier de ferme, afin de rétablir promptement la force végétative du cep, arrêtée par le sinistre.

Les partisans de la taille immédiate après la grêle disent que les sarments meurtris ou écorcés parles grêlons sont con

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