Mélanges de poësies, &c

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Cramer et Bardin, 1775
 

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Seite 363 - J'ai souvenance Qu'en un pré de moines passant, La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense, Quelque diable aussi me poussant, Je tondis de ce pré la largeur de ma langue ; Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
Seite 221 - J'ai vécu plus que toi; mes vers dureront moins. Mais au bord du tombeau je mettrai tous mes soins A suivre les leçons de ta philosophie, A mépriser la mort en savourant la vie, A lire tes écrits pleins de grâce et de sens, Comme on boit d'un vin vieux qui rajeunit les sens.
Seite 142 - Madame , L'amour n'eft pas un feu qu'on renferme en une ame, Tout nous trahit, la voix, le filence, les yeux. Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
Seite 197 - Mais sur le point d'être jeté Au fond de la nuit éternelle, Comme tant d'autres l'ont été, Tout ce que je vois me rappelle A ce monde que j'ai quitté. Si vers le soir un triste orage Vient ternir l'éclat d'un beau jour, Je me souviens qu'à votre cour Le temps change encor davantage.
Seite 149 - Ils sont ensevelis sous la masse pesante Des monts qu'ils entassaient pour attaquer les cieux. Nous avons vu tomber leur chef audacieux Sous une montagne brûlante : Jupiter l'a contraint de vomir à nos yeux Les restes enflammés de sa rage mourante ; Jupiter est victorieux, Et tout cède à l'effort de sa main foudroyante.
Seite 40 - Et, dès qu'elle parla, les cœurs furent pour elle. Apamis raconta ses malheureux amours En mètres qui n'étaient ni trop longs, ni trop courts ; Dix syllabes par vers, mollement arrangées, Se suivaient avec art, et semblaient négligées. Le rhythme en est facile, il est mélodieux.
Seite 140 - C'est à vous d'y penser; tout le choix qu'on vous donne , C'est d'accepter pour lui la mort ou la couronne. Son sort est en vos mains ; aimer, ou dédaigner, Le va faire périr, ou le faire régner. Ces vers forment absolument la même situation que celle d
Seite 217 - Je crois Ferney plus beau. Les regards étonnés, Sur cent vallons fleuris doucement promenés, De la mer de Genève admirent l'étendue ; Et les Alpes de loin, s'élevant dans la nue, D'un long amphithéâtre enferment ces coteaux Où le pampre en festons rit parmi les ormeaux.
Seite 398 - Je ne recueillais de ma vigne Qu'un peu de vin grossier et plat ; Mais un gourmet l'a rendu digne Du palais le plus délicat. Ma bague était fort peu de chose ; On la taille en beau diamant : Honneur à l'enchanteur charmant Qui fit cette métamorphose ! Vous sentez bien , monsieur Vévêque de Montrouge , à qui sont adressés ces mauvais vers.
Seite 359 - Qui ne connaisse encor ni le mal ni le bien. — Prenons, dit le Romain, la fille de notre hôte; Je la tiens pucelle sans faute, Et si pucelle qu'il n'est rien De plus puceau que cette belle: Sa poupée en sait autant qu'elle.

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