Esprit des meilleurs écrivains françois; ou, extraits des ouvrages les plus approuvés, particulièrement sur la morale et la critique: pour l'instruction de la jeunesse, et à l'usage de ceux qui étudient la langue françoise : savoir, Rochefoucault, Saint Évremond, La Bruyère, Rapin, Saint Réal, Pascal, Bouhours, Montesquieu, Boileau, & Corneille

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C. Dilly et P. Elmsley, 1785
 

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Seite 262 - Ne pourrai-je à la fin obtenir cette grace ? Au nom d'un pere mort, ou de notre amitié, Punis-moi par vengeance, ou du moins par pitié ; Ton malheureux amant aura bien moins de peine A mourir par ta main, qu'à vivre avec ta haine. CHIMENE. Va, je ne te hais point. D. RODRIGUE. Tu le
Seite 261 - pour ta punition : De quoi qu'en ta faveur notre amour m'entretienne, Ma générofité doit répondre à la tienne ; Tu t'es, en m'offenfant, montré digne de moi, Je me dois par ta mort montrer digne de toi. D. RODRIGUE. Ne differe donc plus ce que l'honneur t'ordonne, II demande ma
Seite 251 - eft mort, j'en demande vengeance^ Plus pour votre intérêt, que pour mon allégeance. Vous perdez en la mort d'un homme de fon rang, Vengez-la par une autre, & le fang par le fang. Immolez, non à moi, mais à votre couronne, Mais à votre grandeur, mais à votre perfonne,, Immolez,
Seite 267 - Je t'ai donné la vie, & tu me rens ma gloire ; Et d'autant que l'honneur m'eft plus cher que le jour, D'autant plus maintenant je te dois de retour. Mais d'un cœur magnanime éloigne ces foiblefles, Nous n'avons qu'un honneur, il eft tant de maîtrefles, L'amour n'eft qu'un plaifir, l'honneur
Seite 252 - m'a prêté fa main, il a tué le Comte, II m'a rendu l'honneur, il a lavé ma honte. Si montrer du courage & du reflentiment, Si venger un fo'uflet mérite un châtiment, Sur moi feul doit tomber l'éclat de la tempête : Quand le bras a failli l'on en punit, la tête.
Seite 171 - morts. Le tombeau contre vous ne peut-il les défendre ? Et qu'ont fait tant d'auteurs, pour remuer leur cendre ? Que vous ont fait Perrin, Bardin, Pradon, Hainaut, Colletet, Pelletier, Titreville, Quinaut, Dont les noms en cent lieux, placés •comme en leur» niches, Vont de vos vers malins remplir les
Seite 168 - vous pouflez ma patience à bout, Une fois en ma vie il faut vous dire tout. On croiroit à vous voir, dans vos libres caprices, Difcourir en Caton des vertus & des vices, Décider du mérite et du prix des auteurs, Et faire impunément la leçon aux
Seite 95 - fera d'en être convaincu. Les loix civiles y corrigeront donc plus aifément, & n'auront pas befoin de tant de force. Dans ces états, un bon légiflateur s'attachera moins à punir les crimes, qu'à les prévenir ; il s'appliquera plus à donner des mœurs, qu'à infliger des fupplices. C'eft une remarque perpétuelle des auteurs Chinois,
Seite 206 - Contre .vos derniers vers on eft fort en courroux ', Pradon a mis au jour un livre contre vous, Et chez le chapelier du coin de notre place, Autour d'un Caudebec j'en ai lu la préface. L'autre jour fur un mot la Cour vous condamna^; Le bruit court qu'avant-hier
Seite 175 - feul qui ne pourrai rien dire ? On fera ridicule, & je n'oferai rire ? Et qu'ont produit mes vers de fi pernicieux, Pour armer contre moi tant d'auteurs furieux ? Loin de les décrier, je les ai fait paraître ; Et fouvent fans ces vers qui les ont fait connoître,

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