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DIPLOMATIQUES

1866

RECUEIL

DE DIPLOMATIE ET D'HISTOIRE

TOME DEUXIÈME

Ge ANNÉE

AVRIL, MAI, JUIN

1866

PARIS

LIBRAIRIE DIPLOMATIQUE D’AMYOT, ÉDITEUR

8, RUE DE LA PAIX

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ARCHIVES DIPLOMATIQUES

1 866

I

PREMIÈRE PARTIE.

DOCUMENTS RELATIFS AUX PRINCIPAUTÉS-UNIES

1854-1866.

Avis. Les événements qui viennent de se passer dans les Principautés-Unies, et qui ont abouti à l'abdication du prince Alexandre-Jean, remettent en question le sort de ces provinces dont l'union n'avait été consentie par le firman de la Porte-Ottomane du 4 décembre 1861, que durant la vie du prince Couza.

Les grandes Puissances européennes sont tombées d'accord sur la réunion d'une conférence à Paris, à l'effet de régler la question des Principautés. Cette conférence est déjà constituée et a commencé ses travaux. Il nous a paru intéressant, au moment où l'attention de tous les hommes politiques est portée de ce côté, de rassembler ici tous les documents relatifs aux Principautés qui se rattachent aux rapports internationaux. Depuis la fondation des Archives diplomatiques, nous avons donné au coniplet les documents contemporains; mais nos lecteurs ont dû remarquer que nous n'avons jamais négligé d'y joindre les documents rétrospectifs qui pouvaient élucider les questions pendantes. Une telle méthode, en renouant le fil des traditions

, ouvre ainsi la voie à des observations contemporaines du plus baut intérêt, 'et aide en outre à mieux juger les évolutions successives de la

ARCH. DIPL. 1866 – II

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diplomatie, de même qu'à pressentir et à caractériser les résultats qu'elle travaille à obtenir.

Les soins que nous ne cessons d'apporter à notre Recueil nous ont valu les suffrages les plus flatteurs. Déjà l'année dernière, un membre du parlement anglais, appelait en pleine Chambre des Communes les Archives diplomatiques cette admirable publication française. Dernièrement encore un député, en citant un document au Corps Législatif, exprimait le veu que les Archives diplomatiques fussent jointes aux nombreuses communications qui sont faites aux Chambres par le Gouvernement français, afin, disait-il, de les mettre à même d'être mieux initiées aux affaires étrangères.

Nous publions les documents relatifs aux Principautés-Unies sans les accompagner d'aucun commentaire. Cette absence de discussion est une conséquence du principe d'impartialité que nous avons adopté. Les Archives diplomatiques s'adressent à un public d'élite qui a besoin, non d’être enseigné, mais d’être ren. seigné ; elles n'ont pas à peser sur ses jugements, il leur suffit de lui fournir les éléments nécessaires pour les établir, et c'est ce qu'elles font. Les Archives ne raisonnent pas, n'apprécient pas, elles constatent.

Voir pour les traités faits par les Principautés-Unies et les documents relatifs aux questions spéciales, telles que : Affaires des couvents dédiés, etc., les années précédentes des Archives diplomatiques 1861 à 1865, et consulter la table quinquennale annexée au quatrième volume de l'année 1865.

Pour l'historique, consulter le très-remarquable ouvrage de M. Ubicini, inti tulé: la Question des Principautés devant l'Europe ; ce volume est le vade mecum indispensable des publicistes et des diplomates qui s'intéressent à cet épisode de l'histoire contemporaine. Nous y avons puisé largement.

Mémorandum communiqué le 28 décembre 1854 au prince Gort

chakoff par les plénipotentiaires de l'Autriche, de la France et de la Grande-Bretag ne.

(Extrait.) Pour déterminer le sens que leurs Gouvernements attachent à chacun des principes contenus dans les quatre articles, et se réservant de plus, ainsi qu'ils l'ont toujours fait, la faculté de présenter les conditions spéciales que leur paraîtront, en outre des quatre points de garantie, exiger les intérêts généraux de l'Europe, afin de prévenir le retour des dernières complications, les représentants de l'Autriche, de la France et de la Grande-Bretagne déclarent :

1° Que leurs Gouvernements étant également d'avis qu'il était nécessaire de supprimer le protectorat exclusif exercé par la Russie sur la Moldavie, la Valachie et la Serbie, et de placer à l'avenir, sous la garantie collective des cinq Puissances, les priviléges accordés par les Sultans aux Principautés qui dépendent de lcur empire, ont été et sont d'opinion qu'aucune des stipulations des anciens traités de la Russie avec la Porte, relatives auxdites provinces, ne serait mise en

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