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CHRONIQUE HORTICOLE (PREMIÈRE QUINZAINE DE DÉCEMBRE).

603 Nos sympathies sont acquises d'avance à nos , individus, soit en hauteur, soit en diamètre. collègues belges. Nous nous permettrons Ce qui augmente le prix de ce travail, qui toutefois de leur faire observer que le for- | ajoute à sa valeur, ce sont les observations mat qu'ils ont adopté, qui est celui des jour qui accompagnent les noms et qui indiquent naux politiques, ne nous paraît pas conve- | l'origine des plantes ainsi que les particulanable ; il est trop grand, trop encombrant, rités qui s'y rattachent. Ainsi, par exemple, difficile à placer dans une bibliothèque, et nous trouvons là sur les Agaves de M. Goupartant peu propre à ètre conservé. Et pil, au Pecq, près Saint-Germain-en-Laye, puis, il nous a semblé aussi que la 4e page, et dont nous avons parlé en tête de cette qui est consacrée aux annonces, rappelle chronique, des détails que nous ignorions, un peu trop la spéculation et n'a pas le ca par exemple que ces plantes appartiennent ractère sérieux que semble comporter un à l'Agave expansa, Jacq. Voici ce qu'en dit recueil scientifique, surtout lorsqu'il a pour | M. de Jonge Van Ellemeet : « Espèce de titre : Journal d'horticulture pratique, qui Salmiana ou d’A. Americanil, que j'ai semble annoncer un recueil destiné à l'ins trouvée avec le général Von Jacobi en 1868, truction.

à Saint-Germain-lès-Paris, et qu'il vient de Si nous nous permettons de faire cette déterminer. La plante appartient à un Mexiobservation à nos collègues, c'est unique cain (1), qui la cultive en pleine terre, à ment dans l'intérêt de l'ouvre qu'ils ont dimensions gigantesques. » entreprise, bien que nous sachions que ce Indépendamment des espèces bien détern'est pas d'après la forme d'un vase qu'on | minées qui s'élèvent à 114, M. de Jonge peut apprécier la valeur du liquide qu'il Van Ellemeet en possède un bon nombre contient; mais il faut pourtant reconnaitre d'autres sur lesquelles il lui a été impossique cette forme n'est pas indifférente, que, ble de se prononcer d'une manière certaine, la vue entre pour une grande part dans le soit à cause de l'insuffisance de documents, jugement qu'on porte sur les objets, et par soit parce que les plantes n'ont pas encore conséquent que, autant qu'on le peut, l'on acquis tous leurs caractères. doit chercher à harmoniser les choses. C'est On a pu le voir par l'exposé que nous croyons-nous, une des premières conditions | venons de faire, la collection d’Agaves de pour réussir, pour devenir « pratique. » M. de Jonge Van Ellemeet est des plus

importantes, et que nous n'exagérions pas - On ne se doute guère, en France, de en disant que c'est la plus remarquable l'importance et du nombre des collections qu'il y ait jamais eue, soit pour le nombre d'Agaves qu'on trouve cultivées chez nos des espèces, soit pour leur bonne détermivoisins, soit en Belgique, en Angleterre, el nation. Prochainement nous serons connaître surtout en Hollande et en Allemagne. Une quelques autres espèces de plantes grasses des plus belles - probablement la plus nouvelles et peu connues appartenant à M. de riche - qu'il y ait au monde est celle de Jonge Van Ellemeet, et qui ont été décrites M. de Jonge. Van Ellemeet, à Oos(kappelle | par M. le professeur de botanique Miquel. (Pays-Bas). On n'en sera pas étonné lorsqu'on saura que M. de Jonge Van Ellemeet - M. Boisbunel, horticulteur, rue Biest un amateur aussi passionné que connais

horel, 6, à Rouen, vient de publier une cirseur en ce beau genre; qu'il a parcouru

culaire prix-courant des variétés de fruits presque toute l'Europe et visité tous les

obtenues dans son établissement. L'intérêt établissements d'horticulture les plus im

général que présentent les fruits nous portants, afin de voir les Agaves et se pro

engage à la reproduire in extenso, moins curer toutes celles qu'il n'avait pas. Ajou

toutefois les prix, ne voulant pas paraitre tons que toutes les plantes que possède

faire de la réclame, ce qui, du resie, n'est M. de Jonge Van Ellemeet sont bien nom

pas dans les habitudes de la Revue, à moins mées, et qu'elles ont été déterminées par le | qu'il s'agisse de quelques objets seulement, général Von Jacobi, qui est l’honime le commandée par l'intérêt des lecteurs. plus compétent qu'il y ait aujourd'hui pour 10 Fruits nouveaux inédits qui sont mis actuelles Agaves dont, au reste, il vient de faire

lement au commerce. une monographie.

Poire D. Dauresse, fruit moyen ou gros, piriUne énumération des plantes que possède | forme allongé, à chair fine et fondante, eau M. de Jonge Van Ellemeet a été publiée tout

abondante, agréablement parfumée, fin septem

bre, arbre vigoureux très-fertile, belles greffes récemment dans la Belġique horticole

d'un an ou deux sur franc ou Cognassier. Dédié (livraison mars, avril, mai, juin 1871).

à M. Dauvesse, horticulteur, décédé à Orléans Nous ne saurions trop recommander la lec

en 1869. ture de ce document, qui est aussi complet Poire Mignonne d'Été, fruit moyen ou gros, que possible. Dans ce travail, dont la no calebassiforme, à peau lisse et jaunâtre, finemenclature ne laisse rien à désirer, se

(1) Ceci est une erreur, M. Goupil, le propriétaire trouve indiqué le nom des espèces et des de ces Agaves, est Français ; il a habité longtemps variétés, leur synonymie, les dimensions des | Mexico, d'où il a rapporté ces Agaves.

ment ponctuée et rayée de gris roux, légère- / greffes de deux ans et plus sur paradis ou sur ment carminée du côté du soleil, chair line et

franc. fondante, d'un goût délicat, malurité commence Poire Bon-Chrétien-Prévost (Colelle), fruit mencement d'août; se conserve longleinps au assez gros ou gros, d'une belle forme, mûrissant fruilier (entrecueillir), arbre vigoureux et fertile, en hiver, première qualité; arbre très-vigoureux, grelles d'un an ou deux.

fertile, greffes de un an ou deux, la plupart sur Poire des Peintres, fruit moyen, turbiné piri Cognassier. forme, à peau d'un magnilique coloris, fond Sujet de deux ou trois ans, très-forts. jaune intense, sur lequel s'étend du côté du Poire Alerandrine Mas, fruit moyen, de lonsoleil une large couche de carmin vif, chair gue conservation, première qualité de mars en blanche et fine, fondante, sucrée, hautement | mai, grelles d'un an ou deux. parfumée, maturité fin d'août (entrecueillir), helles grelles d'un an ou deux sur franc ou

30 Variété de semis plus anciennes. Cognassier.

Poire Louis- Voiselle (octobre), CalebassePoire Courte-queue d'hirer, fruit gros ou | Boisbunel (hiver), Melanie Michelin (élé), Jactrès-gros, en forine de bergamoie, ovale ar- ques Mollel (hiver), Claude Mollet (été), Princeroudi; chair fine, très-fondante, blanc jaunålre, Napoléon (hiver), Maréchal-Vaillant (hiver), eau très-abondante, bien sucrée et bien parfu

Duc dc Morny (hiver), Olivier de Serres, Général mée, un peu musquée, maturité en mars, avril | Duvivier (hiver), Louise-Bonne de printemps et mai; l'arbre est vigoureux, d'une belle forme | (hiver), etc. et d'un rapport annuel et constant, variété re- Pommes Calville-Boisbunel (avril), Reinelte de marquable qui prendra place entre les meilleures Bihorel (mars), Rounaise hâtive (août-sepiemPoires d'hiver et de printemps, telle que Passe bre). Tous ces fruits sont de première qualité. crassane, Olivier de Serres, etc., obtenues par nous ; elle l'emporte sur la première par sa vi | Les personnes qui désireront connaître gueur, et sur la dernière par une fertilité plus le prix de ces arbres fruitiers pourront constante; belles grelles d'un an ou deux, la

| s'adresser à M. Boisbunel, à Rouen, qui leur plupart sur franc.

donnera tous les renseignements dont ils Poire Bicolore d'hiver, fruit moven ou gros, en forme de Bon-Chrétien ; peau jaune pur,

pourront avoir besoin. nellement frappée de rouge sanguin au soleil, très-beau fruit, à chair assez fine, demi-fondante,

– Un de nos abonnés, M. E. Bouvet, eau très-sucrée et relevée, se conserve jusqu'à

nous écrit de Saint-Servan (Ille-et-Vilaine), la fin d'avril, arbre très-vigoureux, feruile,

le 3 décembre, une lettre qui nous parait greffes de l'année sur Cognassier.

présenter de l'intérêt pour nos lecteurs. La

voici : 20 Fruits nouveaux déjà répandus.

Monsieur, Poire Sénateur-Préfet, fruit moyen ou gros, å Il est arrivé vers la fin du mois dernier un chair line et fondante; eau sucrée et vineuse, phénomène assez remarquable, et que j'ai cru maturité en mars et avril, grelles de deux ans et | devoir vous communiquer comme un fait intéplus, sur franc ou Cognassier.

ressant pour l'horticulture : des grosses Fraises Poire Baronne-Leroy, fruit moyen ou gros, parfuiteinent mûres le 25 novembre, de la vacoloré rouge brun; chair excessivement line et riété Myatt's prolific, dont il a été parlé bien fondante, laissant dans la bouche un délicieux | des fois déjà dans la Revue horticole. Je les ai parfum de sucre de pomme, d'une saveur jus- | | cueillies dans une forte louffe exposée dans une qu'ici incomparable parmi les Poires; maturité pente nord ; elles auront été abritées des petites de novembre à janvier et plus (entrecueillir); gelées par l'épais feuillage de la plante, qui, arbre très-vigoureux et fertile; belles greffes comme on le sait, est très-louffue. Toutefois, je d'un an ou deux sur franc et sur Cognassier. dois dire que ces fruits n'avaient pas la saveur

Poire Louis-Cappe, fruit d'une belle grosseur, sucrée de ceux du printemps, mais ils avaient forme de bergamote, de première qualité; ma encore du parfum et étaient très-mangeables. Je turité de lin novembre à janvier

considère cette variété comme étant une des Poire du Pauvre, fruit moyen ou gros, pre plus précieuses sous tous les rapports ; non seumière qualité, de novembre.

lement elle est d'une fertilité prodigieuse et Poire Président - Mas, fruit gros ou très-gros, d'une qualité excellente, mais de plus elle me de qualité supérieure, maturité de décembre et donne presque toujours une seconde récolte à janvier, suivant la force.

l'automne. Poire Fondante de Bihorel, joli pelit fruit, Je profite de cette circonstance pour vous parler excellent, maturité en juillet, greffes d'un an ou | de la manière dont les végétaux délicats se sont deux.

comportés pendant le dernier hiver (1870-1871). Pomme exquise (de France), fruit de gros- Ainsi, à Saint-Servan nous avons joui à peu près seur moyenne, d'un coloris agréable jaune clair, du même privilége que les horticulteurs de chair line, eau sucrée et acidulée, relevée d'un Cherbourg. Le froid, il est vrai, a été très-long excellent arôme, fruit hors ligne comme qualité, et très-rigoureux pour le pays; pourtant le thermùrissant de novembre en mars; arbre vigou momètre n'a pas dépassé – 70 5 dans les coteaux, reux et très-feruile; greffes d'un an et plus, et — 80 dans les marais; aussi n'avons-nous perdu basse lige sur paradis et sur franc.

par la gelée aucun des arbres verts cultivés dans Haute lige sur franc, belles.

la région, tels que Lauriers d'Apollon, Lauriers Pomme Rossignol, fruit gros ou très gros, Tin, Lauriers cerise et de Portugal, etc. Ceux vert jaunâtre, fouelté de rouge, mûrissant de l qui ont souffert n'étaient que des arbres déjà mars en mai; première qualité, basse tige; épuisés de vieillesse ; mais ceux qui étaient en CHRONIQUE HORTICOLE (PREMIÈRE QUINZAINE DE DÉCEMBRE).

605 pleine vigueur de végétation ne se sont même | Rhône. On doit s'en réjouir, car c'est un pas ressentis de la gelée. Il en a été de même athlète de plus dans la lutte contre l'ignodes Figuiers, des Myrtes, des Fuchsias. (Ces

rance, cette lèpre sociale plus terrible et plus derniers ont eu le haut de leurs liges un peu

redoutable que toutes les maladies qui alligrillé.) Les Fusains du Japon, les Magnolias, les Troènes ont aussi parfaitement résisié; mais il

gent le corps. Aussi, à notre collègue, nous est un fait qui m'a surtout étonné : il a rapport à

souhaitons bonne chance. L'Horticultcui' deux Pelargoniums l'osa qui, oubliés sous une lyonnais ne contiendra pas de gravures température de - 6 degrés, onl repoussé du coloriées; il paraîtra le 1er et le 16 de chapied, ce qui laisse supposer que, en les couvrant que mois, à partir du 1er janvier 1872. Le comme on le fait des Artichauts, on pourrait prix est de 10 francs par an. faire hiverner ces plantes en pleine terre ; j'en fais l'essai cette année.

- M. Paul Hauguel, jardinier à MontiAgréez, etc.

E. BOUVET. villiers (Seine-Inférieure), nous informe

qu'il a récolté beaucoup de pollen de Dion - Aux approches de l'hiver, où plus edule, et qu'il se fera un véritable plaisir qu'en toute autre saison Ton va consulter le d’en envoyer à ceux qui lui en feront la dethermomètre, et sachant qu'il est encoremande. Au nom de nos lecteurs et au nôtre, beaucoup de pesonnes qui n'ont que le ther

nous remercions notre collègue de sa génémomètre Réaumur, nous avons cru utile

reuse oflre. de leur indiquer le moyen d'opérer la réduction en degrés du thermomètre centigrade --- Ces jours derniers, en parcourant l'étaqui est le seul en usage aujourd'hui. Ces blissement d'horticulture de M. Rougierdeux thermomètres, on le sait, ne different Chauvière, qui est aujourd'hui le seul de l'aris que dans l'échelle divisionnaire; quant au où l'on trouve des collection's variées de végéprincipe, il est le même: la glace fondante taux, nous avons été particulièrement frappé indique le zéro; l'eau bouillante marque le de la beauté de Phormium à feuilles panadegré extrême contraire. Dans le thermo chées. Ce sont les P. variegatum, Veitchii mètre Réaumur, l'intervalle compris entre et Colensoi. Si nous parlons de ces plantes, ces deux points est divisé en 80 parties; il c'est pour appeler de nouveau l’aliention sur l'est en 100 dans le thermomètre centigrade. elles, ensuite pour làcher de bien préciser Ceci posé, rien n'est plus simple que d'en | les variétés ou formes de cette espèce réopérer la conversion réciproque. Pour cela, pandues aujourd'hui dans le commerce. il suffit de multiplier les degrés à convertir En parlant récemment (1) de la variélé par la valeur d'un degré de l'échelle con- qui a fleuri et fructifié au Fleuriste de Traire. Ainsi, supposons qu'on veuille con Paris, et à laquelle nous donnions le nom de vertir 10 degrés Réaumur en degrés centi- | P. tenax variegata, qui est celui sous legrades, il faudrait les multiplier par 1-25, va- quel elle était désignée, nous signalions en leur du degré centigrade comparé au degré même temps une autre variété, également Réaumur. On aurait donc 10 x 1-25 = 12,50, | cultivée dans cet établissement; c'est, nous ce qui se lit : 10 multiplié par 1-25 égale a-t-on assuré, le P. Cooki variegata, 12,50, c'est-à-dire 12 degrés 5 dixièmes ou plante bien différente par ses feuilles plus 50 centièmes. Si au contraire on désirait courtes, beaucoup moins constante dans sa convertir des degrés centigrades en degrés panachure, et surtout par sa disposition à Réaumur, on multiplierait le nombre de de- émettre des bourgeons, avantage que, malgrés par 0,80 valeur du degré Réaumur com heureusement, n'a pas le P. tenax varieparé au degré centigrade. Soit 15 degrés cen gata, qui n'en produit que très-rarement. tigrades à convertir on aurait 15x0,80=12, Ce dernier est le même que celui que nous c'est-à-dire 12 degrés. Si avec les degrés il avons remarqué chez M. Rougier-Chauvière, y avait des fractions, l'opération serait exac sous le nom de P. variegatum. Là, dans ce tement la même. Seulement on les ajoute même établissement, nous n'avons pas renrait aux degrés à convertir. Supposons 17 contré le P. Cooki variegata que nous avions degrés 6 dixièmes Réaumur à réduire ende vu au Fleuriste deParis; mais, en revanche, grés centigrades. On aurait17,6 x 1,25=22, nous en avons remarqué deux autres qui c'est-à-dire 22 degrés. Nous n'ignorons pas nous ont paru leur être bien supérieurs : ce qu'il n'y a dans toutes ces choses rien que de

sont les P. Veitchii et P. Colensoi, deux très-simple et très-élémentaire ; si nous les plantes très-vigoureuses, d'une très-grande avons rapportées, c'est précisément parce

bauté par les dimensions de leurs feuilles et que l'expérience nous a souvent démontré surtout par la constance de la panachure. que c'est ce qui est simple qu'on ignore.

Elles sont assez tranchées pour qu'on puisse

les différencier par une description. Voici - Nous avons appris avec plaisir qu'un pour le P. Veitchii : Plante vigoureuse à nouvel organe horticole vient de se fonder à feuilles raides, rapprochées, dressées, réguLyon sous cetitre : L'Horticulteur lyonnais. | lièrement disposées en éventail, assez courSon rédacteur en chef est M. Cusin, secrétaire général de la Société d'horticulture du ! (1) V. Revue horticole, 1871, p. 403.

tel. reliécies en pointe au sommet, bien | César, tel est et sera toujours notre ligne miquées de bandes régulièrement étroites, de conduite. Aussi, toutes les fois que neus alto natirement jaunes et vertes. Le P. Co. | aurons commis une erreur et que nous le lepni, au contraire, a les feuilles vertes au reconnaitrons, nous empresserons-nous de centre, résulièrement bordées d'une bande la rectifier, dans notre intérêt d'abord, car j. une rougeâtre qui produit un très-joli effet c'est un des premiers devoirs que recompur sin contraste avec le centre des feuilles mande l'équité, puis par respect pour nos qui est d'un beau vert. Quant au port et à lecteurs à qui nous devons la vérité. la venetation, ils sont à peu près les mêmes Relativement à ce que nous avons écrit que ceux du P. tenax variegatum. Ce sont dans notre dernière chronique au sujet de troja plantes estrà belles.

l'encre pour écrire sur le zinc, notre collaIl résulte de ce qui précéde que le com borateur, M. Sislev, nous a fait observer merce posside actuellement quatre variétés qu'il a fait connaitre ce procédé dans la Rede Phormiuin à feuilles panachées. Ou et | tue, en décembre 1869, ce qui est vrai. comment ont-elles été obtenues? C'est ce Aussi, sommes-nous heureux de lui rendre que nous ignorons et serions heureux de justice, et n'hésitons-nous pas à déclarer que savoir. Les renseignements qu'on pourrait c'est nous qui sommes les auteurs du mal nous donner sur ce sujet seraient favorable- -si mal il v a--et que M. le baron Davène ment accueillis.

ne nous avait pas autorisé à nous servir de - Parmi les divers instruments usités en

son nom, mais que ce que nous avons écrit

résulte d'une conversation en l'air, comme horticulture, il en est un qui, pour n'ètre

l'on dit, que nous avons eue avec l'honorable pas indispensable, n'en est pas moins très

président de la Société d'horticulture de nécessaire et d'un usage général : c'est le thermomètre, dont la forme varie suivant les

Meaux, et méme que nous avions mal intercirconstances et l'usage qu'on veut en faire.

prété ses dires. Aussi, saisissons-nous avec Mais, par suite de l'extension des relations,

empressement l'occasion qui se présente de

rectifier les faits, tout en les complétant; il devient nécessaire de s'entendre avec les

pour cela, nous ne voyons rien de mieux nations avec lesquelles on se trouve cons

que de rappeler le procédé indiqué par tamment en rapport. Mais comme quelquesuns de ces peuples — les Américains, les

M. Sisley, Rev. hort.,l.c. Le voici : Allernands et les Anglais surtout, avec les Encre pour écrire sur le zinc. — Achetez une quels nos relations sont les plus étendues —

petite bouteille d'encre ordinaire, chez le preont des thermomètres dont les bases diffè

mier épicier venu; cela vous coûtera 20 centirent des nôtres, il en résulte qu’un mème

mes; puis allez chez un droguiste acheter quel

ques grammes de sulfale de cuivre, qui coûte nombre de degrés ne correspond pas chez

30 centimes le kilogramme, el meltez-en dans eux et chez nous à une même température; votre bouteille d'encre deux morceaux de la de lå l'impossibilité de s'entendre, à moins grosseur d'une noisette ; laissez dissoudre et rede faire des réductions, des calculs dont muez bien. Vous aurez une encre indélébile qui beaucoup de praticiens ne sont pas capables. ne coûtera pas 25 centimes le flacon. Lavez bien Au nombre de ces thermomètres dissidents

vos étiquettes de zinc avant d'écrire dessus, c'est (nous employons ce mot faute d'autre), il

essentiel. en est un surtout dont la connaissance en

A cette recette, nous ajoutons le compléhorticulture, même en science, est d'un très

ment suivant que vient de nous adresser grand intérêt : c'est le thermomètre Fahrenheit. Il est facile de se rendre compte de

M. Sisley : son importance, lorsqu'on songe que c'est le

Lorsque l'on veut changer ce qui est écrit sur seul employé en Angleterre et même en

les étiquettes, il faut emplover l'acide chlorhy

drique, dont on enduit et frotte l'étiquette au Amérique, pays avec lesquels, au point de

moyen d'un bouchon de liége. Cela coùle peu, vue scientifique surtout, nous avons de si Cette encre est tellement tenace qu'il faut fréquents rapports. Aussi était-il très-dési quelquefois y revenir à plusieurs fois avant de rable qu’un thermometre comparatif, c'est pouvoir l'effacer. à-dire sur lequel soient placées trois échelles: Il est aussi utile de recommander de frotter le centigrade, Réaumur, Fahrenheit, de zinc avec du vinaigre, avant d'employer l'encre manière que d'un seul coup d'oeil on puisse

indélébile. voir les équivalents thermométriques de la

J'ai employé aussi celle encre avec succès pour

écrire sur des étiquettes en bois enduites de peintempérature. Eh bien, cet instrument qui,

ture blanche à l'huile. jusqu'à ce jour, nous manquait, se fabrique llest aussi essentiel de faire savoir qu'il ne faut pas maintenant chez M. Eon fils, mécanicien, se servir de plumes métalliques pour l'emploi de constructeur de baromètres et de thermo celte encre, car elles se détériorent très-prompmètres, rue des Boulangers, 13. Nous en tement. Il faut donc employer des plumes d'oie. donnerons prochainement une description et Je me sers pour cet usage de plumes que je une gravure.

fais moi-inême avec les tiges florales séchées du

Gynérium; elles résistent fort longtemps, et c'est - Rendre à César ce qui appartient à l économique.

BETTERAVE ROUGE D'ÉGYPTE.

607 -- Nos lecteurs apprendront sans doute chosè, un rapport succinct des quantités conavec un grand plaisir qu'il existe en France sidérables de nouveautés qu'on trouve parune nouvelle espèce de Kaki. Nous man- tout, et s'émerveillait surtout de voir que lå quons de renseignements sur son origine ; | < ce n'est pas seulement de l'ostentation, le mais ce que nous ne craignons pas d'affirmer, désir de paraitre aimer les plantes, qui fait c'est que cette espèce fera sensation. Nous agir, » mais a qu'on les aime réellement. » en avons vu le fruit, qui est absolument | Il nous assurait même qu'avec une seule sphérique. Ce fruit, récolté en France, qui espèce, le Primula Japonica , dont nous a au moins 20 centimètres de circonférence, avons donné récemment une description et est très-lisse, sans aucune tache, d'un jaune une figure, il est tel horticulteur qui ne gaorangé brillant; au lieu d'une saillie, il gnera pas moins de soixante mille francs ... porte au sommet un petit enfoncement cir- Ce qui nous frappe surtout dans ce que culaire. Il était mûr, même archimûr, le nous venons de rapporter, ce sont moins les 25 novembre 1871, lorsque nous l'avons vu. | faits, qui nous humilient et nous contristent, Comparé à tous les Kakis que nous connais que les conséquences qu'on peut en tirer, ce sons, ce nouveau venu est un véritable que, pour cette raison, nous n'essaierons pas monstre - de grosseur, s'entend. — Cette de faire. Lorsqu'un tableau est sombre, nouvelle espèce de Kaki va-t-elle de nou- désagréable à voir, il ne faut pas le montrer, veau troubler la quiétude de certains savants? | à moins d'y être obligé, ce qui ne nous paVous l'ignorons. Ce que nous pouvons assu- raît pas être le cas ici. rer, c'est que, complètement dépourvue de

E.-A. CARRIÈRE. côtes, il serait plus facile de la faire entrer dans certaines combinaisons. Dans tous les P. S. – L'administration de la Revue cas, on n'aurait pas beaucoup d'efforts à faire | horticole nous prie d'informer nos lecteurs pour en faire un Schi-tse, puisque ce nom qu'en raison du nombre croissant de ses est COMMUN Å Tous les Diospyros en Chine. | abonnés, elle a dû, pour les premiers nuNous reviendrons prochainement sur ce sujet. méros de l'année 1870, tirés à un moins

grand nombre d'exemplaires, servir une -- Un amateur de plantes, qui est en grande partie de ses numéros de réserve, même temps un véritable connaisseur, qui et qu'en particulier le numéro 1 est comarrive de Londres, où il a passé plusieurs plètement épuisé dans ses collections. mois, nous faisait, au sujet de l'horticulture, Elle offre à ceux de nos abonnés, qui ne des aveux qui, disait-il, sont « humiliants feraient pas collection, de reprendre le nupour la France. » Il nous faisait, entre autre méro 1 de l'année 1870 au prix de 1 fr.50.

BETTERAVE ROUGE D'ÉGYPTE

Nous ne saurions trop recommander aux rouge pourpre, rayée de blanc à l'intérieur jardiniers combien il est intéressant et im et rouge violet à l'extérieur, tendre à la portant d'acheter chaque année et de culti cuisson, délicieuse dans la salade. Voilà, ver les nouveautés mises au commerce par certes, des qualités qui ne sont pas à dédailes marchands grainiers.

gner. Quant aux défauts, jusqu'à ce jour, Nous n'avons certainement pas la préten nous ne lui en connaissons aucun. Ceci dit, tion de leur faire supposer que ces nouveau- / il ne reste plus maintenant qu'à indiquer la tés sont toutes méritantes; non, car nous en culture de celle Chénopodée, qui n'exige, connaissons quelques-unes qu'on n'aurait pour venir à bien, que d'être placée dans jamais dù mettre sur des catalogues; mais, les conditions suivantes. Vers la fin d'avril à côté de celles-ci, combien en trouve-t-on ou les premiers jours de mai, on se munit qui sont aussi utiles dans le jardin potager de graines de cette Betterave et, dans une que dans le parterre!

planche de terrain abondamment fumée et Nous citions, il y a quelque temps, dans la profondément labourée depuis l'automne, Revue horticole, le Souci Le Proust comme on trace des petits rayons à Om 30 les uns plante nouvelle et avant quelque mérite; eh des autres, au fond desquels on place les bien! aujourd'hui, nous citerons la Betterave graines à 8 ou 10 centimètres de distance rougė hûtive d'Egypte, que nous avons i les unes des autres; on remplit ensuite le reçue avec le Souci Le Proust, et qui nous rayon, et l'on tient la terre légèrement huparait appelée à rendre de bons services au mide jusqu'à la levée des plants. Lorsque point de vue alimentaire. La forme de cette ceux-ci ont de cinq à six fenilles, on les Betterave ressemble à un Navet plat; elle éclaircit de manière qu'ils soient espacés n'a rien de commun avec ses congénères ; elle entre eux de Om 30 environ. Dans le courant est rustique et pousse bien comparativement de l'été, quelques arrosements pendant les aux autres variétés, cultivées en vue de leur chaleurs et trois binages leur suffisent. association dans les salades. Sa chair est A l'approche des gelées, il faut procéder

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