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.::; CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE DÉCEMBRE). :: manche:5; ați malin, le thermomètre, au | cieux d'engrais qu'elle réclame. S'il est fourni au

Museum; erit descendu à 8 degrés au-des- | prix ordinaire pour lequel il entre dans les ensous de zéro ; dans diverses parties de la grais chimiques, il en résullera que son emploi France, à Versailles, par exemple, il était

n'aura entrainé aucune perte sèche. Tout au plus

le cultivaleur sera-t-il exposé à une avance de à 10 degrés. Le lundi matin, il y avait å

fonds, si la quolité d'acide phosphorique à empeine 6 degrés, et deux jours plus tard la

ployer dépasse celle qu'il aurait voulu donner å température était revenue à l'état normal, sa récolle de l'année. c'esi-à-dire à 1 ou 2 degrés, le malin au A ces titres, j'ai l'honneur d'offrir aux sociétés dessous de zéro, et la neige disparaissait d'agriculture et aux comices agricoles les élésuccessivement. A cet état de choses suc ments nécessaires à des applications d'essai, sans cédèrent des journées claires, d'autres bru

vouloir en réclamer le prix. Je vous serai reconmeuses ou pluvieuses; la plupart mème

naissant, Monsieur le directeur, de vouloir bien

le leur faire connaitre par la voie de votre estiétaienl très-belles.

mable journal. Malgré cet abaissement considérable et

Le même moyen est déjà présenté par nous subit de la température, les végétaux li pour la destruction, par la voie de l'arrosage, gneux, même ceux qui sont sensibles au du phylloxera vastatrix qui exerce en ce mofroid, ont à peine soussert; quant aux ment de si terribles savages sur la Vigne. Le plantes herbacées, elles n'ont même pas fa savant professeur de la Faculté de Montpellier, tigué, ce qui se comprend : la terre était re

M. Planchon, veut bien faire l'expérience de couverte d'une bonne épaisseur de neige

notre produit pour alleindre le but désiré. Ce qui les garantissait. Jusque-là, le temps

que M. Planchon fait ici au point de vue de

l'intérêt général de la Vigne, je propose que les continuait à être beau. Mais tout est bien

sociétés d'agriculture et les comices agricoles le changé, et aujourd'hui 29 décembre la terre

fassent au point de vue de l'intérêt général de est couverte de neige et le thermomètre l'agriculture. marquait 6 degrés au-dessous de zéro.

Au résumé la question de destruction des vers

blancs par nos moyens ne fait pas doute pour - Il ne faut jamais, dit-on, désespérer de l nous, mais il reste à fixer la question économique. rien. En effet, c'est souvent au moment où - Lorsque des expériences sérieuses auront été l'on croit que tout est perdu qu'il surgit un saites, la discussion sur ce point deviendra opmoyen de sortir de ce mauvais pas que

portune. Nous espérons démontrer alors que s'ouvre une « porte de salut. » S'il faut en

l'emploi de notre acide phosphorique liquide croire une lettre que nous trouvons dans le

peut fonctionner simultanément et avantageuse

ment avec l'emploi des fumiers de ferme. Journal d'agriculture pratique, il en serait ainsi relativement aux vers blancs et au

Veuillez agréer, elc. L.-H. BLANCHARD. phylloxera vastatrix, deux ennemis des Il va sans dire que nous faisons des veux plus redoutables (les vers blancs surtout), et pour que l'expérience confirme les prévicontre lesquels, jusqu'à ce jour, on était sions de M. Blanchard. S'il en était ainsi, complètement impuissant. Voici cette lettre: et lors même que, à cause du prix de reParis, 11 décembre 1869.

vient, le procédé ne serait pas applicable en Monsieur le directeur,

grand, M. Blanchard n'en aurait pas moins Parmi les questions dont la solution préoc

rendu un très-grand service, car le procédé cupe vivement l'agriculture, celle de la destruc

pourrait être appliqué sur des surfaces restion des vers blancs allire à juste titre son allen- treintes, par exemple pour préserver des tion. Déjà nombre de moyens ont été préconisés cultures intensives ou industrielles, qui et essayés, sans qu'aucun d'eux ait donné des n'en représentent pas moins une très-grande résultats complètement satisfaisants.

valeur. En effet, quelle est la substance qui détruira ces vers blancs sans nuire à la plante et à la

- Un de nos abonnés, M. le Dr Dayres, fertilité du sol? Quels sont les procédés dont l'usage n'engendrera pas pour l'agriculteur des

nous adresse d'Agen, à la date du 10 défrais qu'il ne pourrait compenser par des avan

cembre 1869, une lettre qui nous parait de tages résultant de la destruction de l'ennemi de

nature à intéresser nos lecteurs, et que, sa récolte?

pour cette raison, nous croyons devoir reproComme on le voit, la question est complexe. duire. La voici : On pourrait bien, par exemple, pratiquer des arrosages d'acide sulfurique, qui certes détrui

Monsieur le rédacteur, raient cet ennemi. Mais, outre la perte sèche Dans votre numéro du 16 novembre dernier, å qu'entraînerait l'achat de l'acide sulfurique, per- propos de la floraison du Cierge monstrueux du sonne ne neltrait en doute que le remède pût Pérou, M. B. Weber en parle comme d'une chose être pire que le mal.

si rare, que je crois bien faire de vous signaler Eh bien, ce que l'acide nommé ou tous autres qu'il y a quatre ans, il me fut donné, par un ami analogues ne peuvent sainement accomplir, l'a | d'ici, un individu de celte espèce qu'il possédait cide phosphorique, sous forme de phosphate acide | depuis une douzaine d'années environ, sans l'ade chaux liquide, peut le faire.

voir, en effet, jamais vu lleurir. Je dépotai cette L'action de l'acide phosphorique peut être plante, assez incommode à manier, et la mis complète pour la destruction des vers blancs, dans un vase de 40 centimètres, et dans lequel tout en restant pour la plante un élément pré- , elle poussa rapidement. Dès la deuxième anné

CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE DÉCEMBRE). de séjour chez moi, elle émit deux rejetons; ils | En plus de ceux-ci, la Société ouvre ont aujourd'hui im 12 et im 17 de hauteur au- 108 concours, dont les désignations sont de dessus de la terre du vase. Un troisième rejeton, terminées par le programme. Toutefois, de 13 centimètres de haut, a atteint cette année

dans ce nombre déjà très-respectable pour(1869) 88 centimètres de hauteur. L'un des deux

tant, ne sont pas compris les prix exceptionpremiers rejetons a eu une fleur cette année, et, de plus, j'en ai compté seize autres partant du

nels qui, disons-le, à Versailles, sont touvieux tronc, mais je n'en ai jamais vu que deux jours relativement très-nombreux et d'une ouvertes à la fois. Enfin la plante, qui n'avait que grande valeur. Nous y reviendrons lorsque 2m 50 de hauteur quand je la reçus, a aujour la liste en sera publiée. Terminons en disant d'hui 3m 85 hors du vase, et 4m 30 vase compris, que des prix spéciaux seront accordés, soit de sorte que, pour la loger dans ma serre, j'ai

pour des services rendus à l'horticulture par été obligé de l'incliner un peu. La couleur des fleurs est blanche à l'intérieur,

des jardiniers en condition, soit pour des et les bords sont légèrement rosés. Les boutons

procédés particuliers de culture, soit pour sont d'un vert luisant et représentent assez bien,

des améliorations importantes dans les prolors de leur naissance, une toute petite figue.

cédés connus ou par suite de cultures re Si la plante refleurit l'année prochaine, j'aurai marquables, toutes choses qui devront avoir l'honneur de vous en faire part.

été dûment constatées à la suite de demandes Agréez, etc.

Dr DAYRES aîné. faites à la Société avant le 1er avril Il va sans dire que nous acceptons à

Toute demande concernant l'Exposition l'avance l'offre que veut bien nous faire

devra être adressée à M. le secrétaire généM. Davres; si la chose se produit, nous fe

ral de la Société d'horticulture, à Versailles.

MM. les membres du jury devront se rons faire un dessin de cette fleur, de manière à en faire profiter nos lecteurs, tout

réunir le samedi 21 mai, à dix heures trèsen servant la science.

précises du matin, au local de l'Exposition.

- Dans le numéro du 1er juillet 1868 de -Un horticulteur des plus distingués, la Revue horticole, à la page 253, après M. Ortgies, directeur de l'institution des

avoir décrit la Pomme Quetier dont nous

voir décrit sourds-muets, secrétaire général de la So

avons donné la figure, et après avoir indiqué ciété d'horticulture de Brême (ville libre

que ses caractères et sa qualité ont beaucoup de l'Allemagne du nord), prie MM. les direc

d'analogie avec la Pomme de Calville blanc, teurs des Sociétés d'horticulture, ainsi que

nous terminions l'article par cette phrase : les horticulteurs, de vouloir bien lui faire parvenir leurs bulletins, circulaires, cata

Il est donc permis d'espérer que, sans détro

ner le Calville blanc, la Pomme Quetier viendra logues, etc., qu'ils publient.

se placer à côté d'elle et augmentera le nombre Nous nous permettons de joindre nos des bons fruits; de plus, l'arbre n'ayant qu'une prières à celles de M. Ortgies, bien persuadé vigueur moyenne et sa végétation rappelant que nous sommes que c'est dans l'intérêt celle des Pommiers dits Paradis, on est donc en général, et que le seul moyen d'affranchir droit d'espérer que cette variété sera très-propre l'humanité et de la faire progresser est

å former des cordons: peut-être même pourrad'éclairer et d'instruire tous les hommes,

t-elle remplacer le Pommier Calville blanc, lå

où celui-ci ne veut pas vivre. Ajoutons que les parce qu'étant frères, leur sort est commun,

fruits du Pommier Quetier, tout en se conseret que l'erreur des uns ne peut être que

vant jusqu'en avril, ont encore l'avantage d'être préjudiciable aux autres.

bons à manger dès le jour où l'on en fait la

cueillette. - Les 22, 23 et 24 mai 1870, la Société d'horticulture de Seine-et-Oise fera, à Ver

Tout en confirmant les qualités que nous sailles, dans le parc du château, une Expo

avons précédemment reconnues à la Pomme sition des produits de l'horticulture et des

Quetier, nous pouvons ajouter que les diobjets d'art et d'industrie horticoles, à la

mensions qu'elle atteint sont parfois plus quelle sont conviés tous les horticulteurs et

considérables que celles que nous avons inamateurs français et étrangers.

diquées. Ainsi, cette année, nous en avons

mesuré qui dépassent 32 centimètres de cirEn tête du programme traditionnel qui, nous ne cesserons de le répéter, ne sert

conférence. Comme nous l'avons dit, M. Queguère qu'à créer des difficultés, se trouvent

tier, l'obtenteur de cette précieuse variété, indiqués deux concours spéciaux : le pre

consentirait volontiers à en céder la pro. mier, qui est particulier aux Héliotropes

priété. en arbre (belle culture), sera récompensé

- Dans une précédente chronique (1), en d'une médaille en or donnée par Mme Fur

parlant de la quantité de neige qu'il a tombé tado, présidente du comité des dames pa

au mois d'octobre à Bologne (Italie), on a tronesses ; le deuxième, qui est particulier

par erreur écrit 15 pouces; c'est 15 centià un lot de Résédas en pot (belle culture), 1 mètres qu'il faut lire. sera récompensé d'une grande médaille d'argent donnée par Mme Lusson, dame - M. Barriot, architecte-paysagiste de patronesse.

(1) V. Revue hort., 1869, p. 425.

Ices

CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE DÉCEMBRE). jardins et parcs, à Lyon, nous écrit pour nous | ticulture seront heureux d'apprendre que prier de rectifier une erreur qui a été com- c'est M. le comte de Lambertye qui a été mise dans le compte-rendu qui a été fait choisi pour professer l'horticulture et la bodans ce journal (1), sur la dernière Expo- tanique. Le choix ne pouvait être meilleur; sition d'horticulture à Lyon. Dans ce compte- il est même exceptionnellement bon, car il rendu, il est dit que le premier prix d'archi | est en effet bien rare de réunir la pratique à tecture de jardins a été accordé à M. Briot. la théorie ; chez M. de Lambertye ces deux Voici,- d'après M. Barriot, comment les ré- | choses se rencontrent à un très-haut degré. compenses ont été décernées : 1er prix, Les lecons ont lieu deux fois par semaine, M. Barriot; 2e prix ex æquo, MM. Luizet le dimanche et le jeudi ; chaque leçon est de fils et Briot.

deux heures. Nous apprenons, sans en être

surpris toutefois, que ces leçons sont très- Un horticulteur du département du

suivies et que tous les instituteurs des Var. M. J. Audibert, dont l'établissement

environs y assistent. est situé à la Crau d'Hyères, vient de publier Il y a lieu de se réjouir de cet ordre de son catalogue de graines pour 1869-70. Les | choses, car, quoi qu'on en puisse dire, de graines qui y sont annoncées, et qui sont ces centres d'instruction s'échappent et irrasurtout propres aux végétaux d'ornement, 1 dient de toutes parts des connaiss sont comprises dans les huit sections sui- théoriques et pratiques, qui se répandent vantes : 1° graines de plantes annuelles ; partout. Toutefois, nous ne nous faisons pas 20 graines de plantes annuelles grimpan- , d'illusion sur ces institutions, et nous n'ignotes ; 3° graines de Graminées ornemen rons pas que la lumière qui s'en échappe tales ; 4° graines de plantes vivaces ; est souvent accompagnée d'une certaine 5° graines de plantes vivaces grimpantes, quantité d'ombre; mais ce qu'on ne peut herbacées ou ligneuses ; 6° graines d'arbres nier, c'est que cette dernière n'est que et d'arbustes ; 70 graines de Cucurbitacées; | l'exception. Serait-elle la règle qu'il y aurait la 8e section est spéciale aux Oignons à encore lieu de s'en réjouir, car mieux vaut fleurs. Enfin quelques espèces de Grami un demi-jour qu'une obscurité complète. nées ornementales, propres à la confection 1. Malheureusement, à ce qui précède nous des bouquets, telles que Agrostis nebulosa, avons à ajouter qu'une école régionale d'aFestuca rigida, Lagurus ovatus compac- griculture qui pendant longtemps a attiré tus, Stipa elegantissima, terminent ce particulièrement l'attention du monde horcatalogue.

ticole, l'école de la Saulsaye, près Lyon, va Comme plante remarquable nouvelle et être supprimée, ou, pour parler plus exacintéressante, nous devons citer le Perilla ment, va être transportée dans le Midi. Nankinensis foliis variegatis, obtenue C'était là qu'était feu Verrier, de regrettable par M. J. Audibert en 1869. Semblable en mémoire, et qu'il avait créé une école d'artout (port, faciés, végétation) au P. Nanki

bres fruitiers, unique, on peut dire, et comme nensis type, cette variété s'en distingue par de longtemps peut-être jamais l'on n'en ses feuilles tachées de blanc et striées liseré

verra. rouge, ce qui par transparence laisse apercevoir des taches noires de formes les plus - M. Schmith, horticulteur, rue Saintbizarres, et donne à toute la plante un cachet Pierre-de-Vaise, à Lyon, vient de publier de beauté très-original. On trouve égale

son catalogue pour 1870. Ce catalogue, qui ment chez M. Audibert les variétés d'Oli

comprend à peu près tout ce qu'on peut viers reconnues les meilleures pour la fabri

rencontrer dans un établissement bien ascation de l'huile. Ces variétés sont greffées sorti, se recommande encore par les obsersur l’Olivier commun (Olea sylvestris). vations qui s'y trouvent, et qui peuvent servir

de guide aux amateurs; ainsi, par exemple, - Un des signes du temps — un bon les plantes de serre chaude et de serre signe, disons-le est la création d'écoles

froide sont divisées en deux : les plantes à d'horticulture et d'agriculture dans beau

feuillage ornemental, et les plantes à coup de parties de la France, nous pour

fleurs remarquables. Mais comme parmi rions même dire de l'Europe. Sans rap-|

ces plantes il en est beaucoup qui peuvent peler celles qui existent, signalons la créa

vivre en pleine terre et orner les jardins tion d'une ferme-école nouvelle à Etoges

pendant l'été, tandis que d'autres n'y sau. (Marne), et dont M. Gustave Kirgesser

raient prospérer, M. Schmith a eu l'heureuse est le directeur. Mais une école d'agri

idée de faire précèder les premières de la culture n'est jamais seule; à peu près tou

lettre p, ce qui renseigne l'amateur et lui jours on y adjoint, comme complément, une

évite de faire école à ses dépens, ainsi que école d'horticulture ; c'est ce qui vient

cela arrive si souvent. En outre, dans ces d'avoir lieu à Etoges, et nous ne doutons

deux séries, de même que dans toutes les pas que tous ceux qui s'intéressent à l'hor

autres, des renseignements sur la valeur des (1) V. Revue hort., 1869, p. 389.

1 plantes et l'usage qu'on peut en faire sont CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE DÉCEMBRE).

9. des guides pour les amateurs qui, avant ainsi le paysage qui, à cette saison de l'anmême de connaitre les plantes, peuvent se née, n'est généralement pas très-gai. faire une idée de leur mérite.

- Le 14 mars 1870 il sera ouvert à Paris, - Un des botanistes des plus distingués, | au ministère de l'agriculture et du comM. Thuret, propriétaire à Antibes (Var), merce, un concours pour une chaire de sylvient de publier la liste des graines qu'il a viculture et de botanique, vacante à l'école récoltées, en pleine terre, dans son jardin. impériale d'agriculture de Grand - Jouan

M. Thuret n'est pas seulement un bota- (Loire-Inférieure). L'examen des candidats niste, c'est un amateur dans toute l'acception comprendra quatre épreuves : la première du mot. Aussi, grâce au climat favorable | sur une composition écrite, relative à la bosous lequel il se trouve place, possède-t-il, tanique; la deuxième épreuve comprendra dans ses nombreuses collections, des végé- une composition écrite sur la sylviculture, taux qui exigent la serre chaude chez nous. | ou culture des arbres forestiers en forêts, Pour en donner une idée, il nous suffirait en avenues; la troisième épreuve comprens de dire que la dernière fois que nous som- dra une leçon orale, d'une heure au moins, mes allé lui faire une visite, son habitation sur un sujet de sylviculture générale, emdisparaissait sous une masse de fleurs de Bou- brassant quatre questions posées par le jury; gainvillea. Des Protéacées (Banksia, etc.) la quatrième épreuve comprendra un exavivent et fructifient là en pleine terre ; tous men pratique de sylviculture en forêt et de les Acacias y atteignent des dimensions botanique agricole dans les champs. considérables, et nous n'exagérons pas en Cette épreuve consistera en interrogations disant que certaines espèces pourraient y que les membres du jury adresseront aux ètre cultivées au point de vue de l'exploita- candidats, qui devront répondre et exécuter tion du bois.

toutes les démonstrations orales et pratiques Par ces quelques exemples, on doit com qui viendraient à leur ètre demandées. prendre la richesse des collections que pos Les candidats sont tenus : 10 de se faire sède M. Thuret, et tout l'intérêt que pré- | inscrire, au moins vingt jours avant la date sente le catalogue qu'il vient de publier, de l'ouverture du concours, au ministère de surtout si l'on se rappelle que les plantes l'agriculture et du commerce, division du sont strictement étudiées, et toutes bien secrétariat général et du personnel; 20 de nommées. – Toutes ces graines sont of produire leur acte de naissance, ainsi qu'un fertes à titre d'échanges.

certificat constatant qu'ils sont Français ou

naturalisés Français, et qu'ils jouissent de - Aux amis et protecteurs d'oiseaux, tous leurs droits civils ; 3o de produire les surtout des oiseaux d'hiver, à ceux qui veu- | titres de capacité qu'ils peuvent avoir obtelent attirer chez eux la gent ailée, nous con | nus, et de faire connaître sommairement les seillons de planter des Diospyros, et tout travaux scientifiques qu'ils auraient publiés. particulièrement les espèces qui fructifient | Ces travaux compteront, comme élément facilement chaque année dans nos cultures, d'appréciation, pour une valeur que le jury telles que Diospyros lotus, et surtout le D. | aura à déterminer. calycina ou virginiana dont les fruits sont infiniment plus gros (plus de six fois). On -- Dans sa séance du 23 décembre derrisque d'autant moins d'agir ainsi, que par nier, la Société impériale et centrale d'horleur port et surtout par leur feuillage, les ticulture de France a décerné les médailles Diospyros sont de très-beaux arbres d'or- qui avaient été accordées aux exposants nement. Quant à leurs fruits, qui persistent français à la suite de l'Exposition internatiosur les arbres jusqu'en décembre et même ennale d'horticulture de Hambourg. En voici janvier, ils font les délices des pigeons ra- | la liste : miers, des grives, des merles, etc., qui s'en André (E.) (Paris), médaille d'argent. nourrissent à cette époque de l'année où la 1 Barton et Questiers (Bordeaux), médaille nourriture est généralement assez rare. On de bronze.

planter, pour les mêmes usages, des Courtois-Gérard et Pavard, médaille de Rhamnus intermedius, plantes magnifi- | bronze. ques très-ornementales par le feuillage, ainsi Cornu, à Troyes (Aube), médaille d'arque par les fruits qu'elles produisent abon- | gent. damment, et dont les merles sont excessive Croux et fils (Sceaux), une médaille d'or, ment friands.

trois d'argent, deux de bronze. En agissant ainsi que nous venons de le Desbordes (Melun), deux médailles d'ardire, on fait du bien aux oiseaux, et cela gent, une de bronze. sans se nuire à soi-même, au contraire, | Desmouilles (Toulouse), un objet d'art de puisque à la jouissance d'avoir de beaux ar- S. A. le duc d'Oldenbourg (une coupe arbres, on ajoute celle de voir les oiseaux qui gent). en viennent picorer les fruits, et égayer ! Fenoglio (Paris), médaille de bronze.

LES ARBRES FANTOMES. Geisnweiler et fils, à Nuits (Côte-d'Or), ! Muller (Martin) (Strasbourg), deux mémédaille de bronze.

dailles d'argent. Jamin et Durand (Bourg-la-Reine), une Pfersdorff (Paris), deux médailles d'armédaille d'or, deux en argent.

gent. Lepère (Montreuil), médaille d'argent. Pinceteau (Paul), Laperche et Cie, à Li

Leroy (Louis) (Maine-et-Loire), médaille bourne (Gironde), médaille de bronze. d'argent.

Ræmpler (Louis), à Nancy (Meurthe), Louet frères, à Issoudun (Indre), médaille trois médailles d'argent et quatre de bronze. d'argent. Mouquet (Lille), prime de 100 thalers.

E.-A. CARRIÈRE.

LES ARBRES FANTOMES

· Me trouvant l'an dernier en province, chez Les choses en étaient là, lorsque ce même un propriétaire amateur qui faisait dessiner | voyageur, se trouvant à Paris l'été dernier, et planter un parc paysager, il me demanda fut engagé par quelques amis à aller, à l'issi je ne connaissais pas les Arbres Fan- | sue d'un dîner qui s'était prolongé assez tômes. Il ajouta que rien n'était plus joli, 1 avant dans la soirée, faire une promenade qu'il en avait demandé et cherché en vain , en voiture au bois de Boulogne. mais que ne sachant ni en dire le nom véri Arrivés sur le bord du lac, nos amis destable, ni en donner une description suffi cendent de voiture, se font passer en bateau sante, personne, ni pépiniéristes, ni ama dans l'île, et, après s'être rafraîchis à la teurs, n'avait su le tirer d'embarras.

Brasserie-Châlet, ils remontent en bateau · Pressé de questions, il me raconta alors et se font promener sur le lac. Il y avait å que se promenant par une belle soirée d'été peine quelques minutes qu'ils voguaient, sur les bords du lac de Genève, il avait vu devisant joyeusement de choses et d'autres, apparaître tout à coup, se détachant sur le lorsque notre voyageur pålit tout à coup, se fond d'une immense pelouse, des formes lève, et étendant la main vers un des points vagues et blanches, qui semblaient comme du bois, s'écrie : Voyez... là!... là !... Il des fantômes. L'illusion et probablement n'en put dire davantage. aussi le mouvement de la nacelle, la lumière Un groupe de fantômes, semblables å blafarde de la lune et une légère brise ai- ceux du bord du lac de Genève, venait de dant, il crut observer que ces fantômes re- | lui apparaître tout à coup, à quelques muaient, changeaient de place et se livraient brasses du point où se trouvait le bateau; et à une sorte de danse macabre. Pour se con comme là-bas ces spectres semblaient se vaincre qu'il n'était le jouet ni d'un rêve, ni | livrer, sur une pelouse abrupte bordant le d'une hallucination, il se leva, passa la main | lac, à une sarabande qui le remplissait de sur ses yeux, regarda de nouveau : la danse | frayeur. continuait de plus belle. Alors il dit au bate ! Enfin, il put parler, montrer et expliquer lier qui conduisait la barque de regarder à ses amis l'objet de son effroi; et le batelier de ce même côté, et il lui demanda s'il ne d'éclater de rire, en disant, comme celui du voyait rien d'étrange. Le batelier s'étant re lac de Genève, que les fantômes n'étaient tourné, aperçut en effet les fantômes ; mais autres que des arbres à feuillage blanc. comme il savait ce que c'était, et voyant la Cette fois la vérification du fait était facile : frayeur de son passager, il se mit à rire et la barque fut dirigée sur les revenants, qui lui raconta que ce qu'il prenait pour des re devinrent de plus en plus immobiles à mevenants n'était autre chose que des arbres sure qu'on se rapprochait d'eux; enfin, on très-élégants, à feuillage blanc, et il ajouta n'en était plus qu'à quelques pas. Il n'y eut qu'ayant eu plusieurs fois occasion de pas | bientôt plus à en douter : les fantômes ser par là en plein jour, il s'était assuré de s'étaient immobilisés et métamorphosés en ce qu'il avançait.

arbres charmants, paraissant entièrement Le lendemain notre voyageur partait pour blancs. Mettre pied à terre, cueillir un ral'Italie, sans avoir eu le temps de retourner i meau feuillé de ces arbres fut l'affaire d'un de jour pour voir les arbres en question, et instant. Le lendemain notre voyageur arrin'ayant d'autre moyen ou d'autres caractères vait chez moi tout joyeux, et, d'un air pour les désigner que de rappeler l'impres- | triomphant, il me dit : Je les ai enfin attrasion que leur apparition nocturne avait pro- | pés, touchés, ces fantômes, et je vous apduite sur lui.

porte un lambeau de leur vêtement. Il ouTout naturellement, aucune des personnes vrit son portefeuille I... auxquelles il demanda de ces arbres, en Savez-vous lecteurs, ce qu'est l'arbre leur racontant son histoire, ne put lui en fantôme ? dire le nom; quelques-unes même en rirent C'est l'Erable negundo (Negundo fraxiet crurent à une mystification.

| nifolium), à feuilles panachées! Le lendemain

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