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DES ESPÈCES DE DRACÆNA CONNUES AUJOURD'HUI. 9m 50 de tour à 2m 05 de hauteur, et au ! ** Une seule lige simple ou peu rameuse. moins 12 metres de tour à sa base même. C. Bractéoles membraneuses, plus courtes Il est difficile de se faire une idée de l'âge ou rarement un peu plus longues que les de ces deux colosses, l'accroissement dans pédicelles des fleurs. cette espèce étant si lent, que le premier des 18. Dr. nigra, H. Berol. (Dr. Fontanedeux avait, disent les historiens, à peu près siana, Regel, Gartenf., 1859, Dr. elliptica, toute sa grosseur à l'époque où les Espagnols C. Koch). Vraisemblablement venu de Maconquirent les Canaries, c'est-à-dire au | dagascar, ce Dragonnier a la tige au plus de commencement du XIe siècle. - Les feuilles la hauteur d'un homme, à peine de la grosde ce Dragonnier ont 0m 50-Om 80 de lon- seur d’un tuyau de plume, chargée à son gueur sur Om 027-Om 034 de largeur. - On extrémité seulement de feuilles d'un vert en distingue plusieurs variétés, notamment | foncé, un peu ondulées, variant depuis la les suivantes :

forme oblongue-lancéolée jusqu'à être oblona. strictifolia, Hayne (Dr. canariensis, gues-elliptiques, longues de Om 135-0m 175, Hort.), dont les feuilles sont plus ou moins larges de Om 040-Om 055. redressées, un peu plus courtes que dans les Var. maculata. Feuilles vert foncé, pordeux suivantes.

tant un dessin de macules vert clair. B. laxifolia, Ilayne, dont les feuilles su- 1 19. Dr. spicata, Roxb. Cette espèce, oripérieures et moyennes sont plus ou moins ginaire des Indes orientales, se distingue de relevées, lâches, les inférieures retombantes. la précédente par ses feuilles toujours lan

y pendulifolia, Hayne, dont toutes les céolées, terminées en assez longue pointe, feuilles sont plus ou moins pendantes. longues de Om 022-0m 033, larges de Om 050

16. Dr. salicifolia, Goepp. (Dr. linifo Om 065, rétrécies inférieurement en un pétiole lia, Dr. flexilis et Dr. flexuosa des jardi canaliculé long de Om 050. niers). La patrie de cette espèce paraît être 20. Dr. Thwaitesii, Regel. Espèce de Java. Elle ressemble à une forme plus naine, Ceylan, encore non introduite en Europe, plus rameuse et à feuilles plus petites du ayant la tige du Dr. nigra et les feuilles lanDr. reflexa. Sa tige et ses branches sont | céolées, longuement acuminées, longues, grêles, flexueuses, chargées, sur une grande sans leur pétiole, de Om 016-Om 029, larges longueur, de feuilles dont la base demi-em de Om 034-0m 060. brassante ne les cache pas entièrement, ces 21. Dr. ovata, Sims (Dr. spathulata, feuilles sont un peu ondulées, retombantes, Hort). Espèce assez obscure, dont la patrie d'un vert sombre et lustré en-dessus, plus est inconnue, qui est très-voisine du Dr. clair en-dessous, longues seulement de nigra, et dont les feuilles, d'un vert clair, Om 093-0m 150, larges de Om 010. On n'a elliptiques, pointues, fortement ondulées, pas vu la floraison de cette plante.

ont 5-7 nervures longitudinales proémiII. Feuilles rétrécies inférieurement en nentes, qui les rendent comme sillonnées. pétiole.

B. Bractéoles colorées, à peu près de la A. Feuilles rétrécies inférieurement en longueur du tube de la fleur. un pétiole canaliculé en-dessus, et long seu 22. Dr. bicolor, Hook. Découvert par G. lement de Om 015-0m 080.

Mann, à Fernando-Po, ce Dragonnier est a). Fleurs en grappe simple.

un petit sous-arbrisseau à feuilles orales, * Plusieurs tiges partant de la même coriaces, un peu ondulées, à forte côte, sans souche.

autres nervures marquées, rétrécies au bas 17. Dr. surculosa, Lindl. Cette espèce, en un court et large pétiole canaliculé, brusoriginaire de l'Afrique occidentale tropicalee. quement et courtement acuminées, longues se distingue, au premier coup d'ail, de | | de Om 135 sans le pétiole, larges de Om 075. toutes les autres, parce que de sa souchs b. Panicule ramifiée une seule fois. partent plusieurs tiges hautes de quelque, 23. Dr. javanica, Kunth. Espèce javadécimètres, de la grosseur d'un tuyau de naise, à tige grêle, peu rameuse, à feuilles plume, qui ressemblent assez à un chaume oblongues-elliptiques, pourvues d'une côte ligneux de Graminée, portant aux neuds, faiblement proéminente, avec des nervures au-dessus de la feuille, des écailles sèches, déliées, un peu ondulées, d'un beau vert gai lancéolées, poinlues, pourvues de fortes en dessus, plus pâles en dessous, longues nervures longitudinales, qui, finissant par de Om 110-Om 135, pétiole compris, larges tomber, laissent à nu les entre-næuds verts de Om 040-Om 050. — Il en existe une vaet lustrés; les feuilles sont, le plus souvent, riété inaculata, à feuilles marquées de gros rapprochées par places en faux verticilles, points blancs. oblongues-lancéolées, pointues, d'un vert 24. Dr. terniflora, Roxb. Espèce du Benlustré, longues, avec leur court péliole, de gale nord-est, voisine de la précédente, de Om 080-Om 110, larges de Om 020-0m 040. laquelle la distinguent ses feuilles plus al

Var. maculata. Belle variété découverte longées, longuement acuminées, larges de par G. Mann, sur le Vieux-Calabar, à feuilles Om 055-Om 080, longues de Om 022-0m 033, élégamment maculées de blanc jaunâtre. y compris un petiole de Om 027-0m 080.

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PRIMULA JAPONICA.

571 25. Dr. Griffithi, Regel. Plante du Ben- | simple, chargée, sur une grande longueur, gale, qui a le port du Dr. surculosa. Elle de feuilles en deux lignes spiralées, d'un paraît former un arbrisseau rameux, dont beau vert intense, pâles en dessous, lancéoles branches ont la grosseur d'une plume | lées, pointues, longues, sans leur pétiole, de d'oie, et dont les feuilles, rapprochées pres- Om (24-Om 050, larges de 0m 040-Om 060. que en verticilles au bout des branches, sont C. Feuilles munies d'un long pétiole cylancéolées, faiblement ondulées, pointues, | lindrique, creusé d'un sillon en dessus. longues de Om 110-Om 190, y compris leur 27. Dr. phrynioides, Hook. Espèce décourt pétiole, larges de Om 020-0m 045. couverte par G. Mann, 'à Fernando-Po, qui

B. Feuilles munies d'un petiole canali- | forme un sous-arbrisseau bas, à feuilles culé, long de Om 110-Om 240.

ovales, pointues, larges de Om 70-Om 110, 26. Dr. Thalioides, E. Morr. en 1860 | longues de Om 220 sans le pétiole, qui atteint (Dr. Aubryana, Brong. en 1862). Ce Dra- | jusqu'à Om 220 de largeur. gonnier, découvert en Afrique, au Gabon,

REGEL. par M. Aubry-Lecomte, a une tige robuste,

PRIMULA JAPONICA

Cette magnifique espèce, que nous avons ! Cette espèce, croyons-nous, est appelée å reproduite d'après le Florist and pomolo- jouer un important rôle dans l'ornementation gist, 1871, p. 121, est certainement l'une des jardins, d'abord par la beauté de ses des plus belles introductions qui aient été fleurs, et très-probablement aussi par les faites depuis longtemps parmi les plantes vi- | hybridations qu'on pourra faire avec les auvaces d'ornement. Elle est d'autant plus pré. | tres espèces de Primevères que l'on possède. cieuse qu'à une beauté peu commune elle Déjà de ces graines, sans hybridations, sont joint une très-grande rusticité. Ce n'est pas sorties un certain nombre de variétés mérisans raison que les Anglais, à qui nous la tantes semblables au type par l'aspect et la devons, l'ont nommée Reine des Prime- végétation, et qui n'en diffèrent que par la vères. Elle était connue depuis longtemps couleur des fleurs. Cinq ont déjà été remardéjà, et M. Fortune, qui l'avait remarquée quées et dénommées ; ce sont : dans un de ses voyages au Japon, il y a une P. Japonica lilacina, à fleurs un peu plus dixaine d'années, en avait envoyé une assez larges que celles du type; l'oeil est entouré grande qnantité de graines; mais comme, d'une zone bien nette de couleur orangée qui parait-il, ces graines perdent assez prompte- vient se fondre sur ses bords avec une belle ment leurs facultés germinatives, pas une couleur lilacée. ne leva. Ce n'est que plus tard que M. For- P. Japonica alba, fleurs blanches, avec tune en reçut de nouveau des graines : de la une zone jaune autour de l'ail, un peu plus Chine par M. Keswick, et du Japon par pelites que celles du type. M. Walsh-Kall et Cie. Cette fois, on fut plus P. Japonica carminata. Cette variété heureux: les graines semées dans l'établis très-distincte a les fleurs d'un beau rouge sement de M. William-Bull, à Chelsea, le- | carmin, avec un cercle marron autour de vèrent parfaitement, et c'est dans cet établis- | l'ail. sement qu'on put faire la jolie figure repro- ' P. Japonica splendida. Cette variété, plus duite ci-contre.

naine et plus compacte que le type, a des Le Primula japonica, qui a été décrit fleurs un peu plus grandes, d'une belle coupar M. le professeur Asa-Gray dans le leur Magenta, c'est-à-dire d'un rouge trèsJournal de l'Académie américaine des brillant, avec un cil étroit, bien ouvert, enarts et sciences, vol. vi, Nouvelle série, est touré d'un cercle étincelant par la vivacité acaule vivace, rustique; ses feuilles, qui de son coloris brillant. atteignent 20 centimètres et même plus de P. Japonica rosea. Variété très-distincte, longueur sur environ 10 centimètres de lar- / à fleurs lilas rose, avec un cercle crimson geur, sont subdressées; le pétiole est très | (rouge vif à reflet feu) autour de l'ail. épais, lavé rougeâtre, canaliculé; le limbe est Toutes ces variétés sont aussi vigoureuses ovale-obtus, scabre, denté; les hampes flora- l que le type. Elles ont passé l'hiver dernier les, qui sont dressées, raides, sortant bien des dehors en pleine terre sans aucun abri; leur feuilles, sont terminées par une longue pa- | floraison en a été seule retardée; elles ont nicule ou sorte d'épi thyrsoïde qui porte de fleuri vers le 1er mai, tandis que les mêmes nombreuses fleurs verticillées, d'un très- plantes cultivées en pots dans une serre ont beau rouge, avec un cil jaune qui forme une fleuri quinze jours à trois semaines plus tôt. sorte de couronne à la base. Ces fleurs sont ces gains, bien certainement, ne sont que larges et très-régulières ; leur nombre et le prélude, et il est à peu près hors de doute leur disposition sur l'axe floral donnent à qu'il en sera de cette espèce de Primevère l'ensemble un aspect particulier qui rappelle comme de celle avec lesquelles l'on fait des l'inflorescence de certains Phlox.

bordures dans nos jardins, c'est-à-dire 572 LES CHÊNES DE L'EUROPE ET DE L'ORIENT. – EVONYMUS JAPONICA ROBUSTA. qu'elle donnera des variétés en grande quan- | nica repoussera du collet des racines, ainsi tité.

que cela a lieu pour les autres espèces, et que On cultive les Primula Japonica en terre l'on pourra, ainsi qu'on le fait soit pour cel

he plutôt un peu siliceuse que trop les-ci, soit pour le Dodecatheon, couper ou argileuse, à laquelle on peut ajouter du ter- circonscrire le collet sans même le séparer, reau bien consommé si les plantes sont for- et qu'alors ces racines produiront à l'endroit tes, de la terre de bruyère si elles sont i de la section de nombreux bourgeons qu'on faibles. On les multiplie par graines qu'on n'aura plus qu'à enlever et mettre dans des sème aussitôt qu'elles sont mûres en terre pots en terre de bruyère, et qu'on placera de bruyère qu'on entretient légèrement hu- sous cloche pendant quelque temps si cela mide, et cela avec d'autant plus de soin est jugé nécessaire. Toutes ces opérations que les graines qui sont très-fines ne doivent devront se faire au printemps, lorsque les être que très-peu recouvertes. Pour les va- | plantes vont entrer en végélation. riétés qu'on tient à conserver, on devra divi- ! On peut se procurer des Primula Japoser les tousses, ainsi qu'on le fait pour pres- | nica chez MM. Thibaut et Keteleer, hortique toutes les espèces de Primevères. Il culteurs à Sceaux (Seine). nous parait hors de doute que le P. Japo- I

CARRIÈRE.

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LES CHÈNES DE L'EUROPE ET DE L'ORIENT (1)

QUERCUS AUREA D'après Kostchy: Arbre peu élevé, à allongé, atténué vers le sommet, trois fois rameaux un peu villeux, mais d'un jaune plus long que la cupule, luisant, complèted'or vers la base. Feuilles caduques, mem- ment glabre, excepté à l'extrémité qui est branacées, brièvement péliolées, glabres et légèrement concave, pulvérulent, tomenteux. d'un vert foncé en dessus, plus pâles et Cicatrice plane et unie. finement tomenteuses en dessous où se Cette espèce, qui a des rapports avec le trouve une nervure médiane d'un jaune Quercus conferta, Kit., d'une part, avec le d'or; elles sont oblongues-oboviformes, Q. sessiliflora, Smith, d'une autre part, atténuées et presque tronquées vers la base, l est commune dans les forêts montagneuses à bord étroitement et peu profondément de la Transylvanie et de la frontière milisinué, présentant de chaque côté 6-8 lobes taire valaque-illyrique. Il n'est pas douteux oblongs, entiers, ceux du sommet ouverls que sa culture prospèrera dans toutes les obtus et souvent plus grands. Inflorescence parties de l'Europe centrale. Son bois n'est mâle lâche, courtement velue-soyeuse, por- | pas très-solide; son tronc creuse plus vite tant plus de vingt fleurs subpedicellées, que celui du Q. sessiliflora, Smith. très-rapprochées; sépales linéaires-lancéo D'après la description qu'on vient de lire, lées, plus ou moins villeuses ; étamines de la qui est la reproduction de celle qu'a faite même longueur que les sépales; anthères Kotschy du Q. aurea, on a pu voir que tétragones-oblongues, glabres. Inflorescence cette plante est voisine du Q. sessiliflora, femelle sessile, pluriflore. Fruits sessiles, que l'on trouve si communément aux enviagrégés par 3-6, annuels, de grandeur rons de Paris, fait que semble démontrer la moyenne; cupule aplatie-cyathiforme, å figure que cet auteur en a donnée. C'est une écailles tomenteuses, courtes, serrées, im- | forme orientale de notre espèce indigène, briquées, les intérieures ovales-lancéolées plus petite dans toutes ses parties, et qui est plus larges et confluant graduellement sur aussi très-inférieure par les qualités de son les supérieures qui sont lancéolées. Gland | bois.

E.-A. CARRIÈRE.

EVONYMUS JAPONICA ROBUSTA

Cette forme qui, très-probablement, est un grand nombre de variétés de Fusains du issue par un dimorphisme de l'E. Japonica, | Japon ; elles sont aussi beaucoup plus granet qui pourrait bien être la même que celle | des; en un mot, c'est une forme à laquelle qu'on a nommée macrophylla, est à recom- / on devra donner la préférence sur toutes mander au-dessus de toutes les autres for- | celles qui appartiennent à cette même esmes ou variétés du type. Elle est beaucoup | pèce, au point de vue de la confection des plus vigoureuse, plus rustique et aussi plus / massifs. Ajoutons encore que, grâce à sa virobuste ; ses feuilles, d'un vert foncé, sont / gueur, on peut l'élever en arbre; il suffit de plus arrondies et ne changent pas de cou- | mettre un tuteur au bourgeon le plus droit leur au printemps, ainsi que cela a lieu pour et le plus vigoureux, puis de supprimer, au

(1) Voir Revue horticole, 1870. pp. 58 et 79: | fur et à mesure du besoin, toutes les pro1871, pp. 300 et 437.

| ductions latérales.

MAY.

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