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- CHRONIQUE HORTICOLE (PREMIÈRE QUINZAINE DE NOVEMBRE).

565 température, et que ne semble pas com- | sident du comice agricole ; Ch. Gérard, trésorier; porter l'époque où elles se montrent. Ainsi, | Marius Barnéond, vice-président de la Société un de nos abonnés nous écrivait de Bologne,

d'horticulture et d'acclimatation ; Dr Turrel, seà la date du 17 octobre dernier, une lettre

| crétaire général.

Au N.-. de la montagne calcaire de la Cadière, de laquelle nous extrayons ce passage : dans les riches alluvions formées par les terrains

... Vous serez probablement étonné d'appren crétacés qui dominent la vallée où serpente la dre que, à Bologne (Italie), d'où je vous écris, il rivière de Bandol, se trouvent les vignobles les souffle depuis trois jours un vent du nord très plus vigoureux de la région. Ceux de M. le comte froid, et que, ce matin même, nous avons eu une Portalis ont été plantés seulement à une profongelée qui a détruit presque toutes nos plantes deur de Om 25 c., tandis que ceux des voisins, ornementales, telles que Vigandia, Solanum, jusqu'ici exempts de maladie, l'ont été selon la Canna, Salvia, etc., elc.

méthode usitée dans le pays, c'est-à-dire plantés

à (m 50 c. M. Pellicot attribue à cette différence A Paris, ce n'est que dans la nuit du dans la profondeur l'invasion plus facile et plus 26 au 27 octobre que la gelée a détruit ces mortelle du phylloxera chez M. le comte Pormêmes plantes, qui jusque-là étaient encore talis. magnifiques; le 26 au soir, nous en admi Au milieu des Vignes les plus robustes d'aspect rions la beauté dans les plates-bandes du

et de végétation, encore couvertes de feuilles Trocadéro, et ce même jour, nous étions

vertes, en revêtant la riche livrée d'automne,

nous avons remarqué, sur une surface d'à peu frappé de la beauté, du nombre et de l'élé

près 1,200 mètres, des feuilles sèches, d'aspect gance des fleurs que présentait l’Agera

ierreux, comme si elles eussent été soumises å tum Lasseauxii, que nous recommandons l'action d'un ardent foyer. Cependant ces Vignes d'une manière toute particulière, comme | malades avaient donné leur récolte de Raisins, plante automnale de premier mérite. aussi bien que les Vignes saines, ce qui prouvait

que l'invasion du mal était toute récente. Cå et - Dans une lettre que vient de nous là, au sein des rangées malades, on voyait des adresser, de Toulon, M. le docteur Turrel,

Vignes desséchées qui, au printemps, avaient nous trouvons de nouveaux détails sur le

produit de faibles pousses, mais avaient succombé

dès le mois de juin. Phylloxera, détails qui n'ont rien de ras

D'après les ordres de M. le comte Portalis, surant; au contraire, ils démontrent que, | M. Sicard avait fait procéder à l'arrachage et å loin de s'arrêter, ainsi que quelques per l'incinération sur place, mais il restait encore des sonnes en avaient l'espoir, ce terrible en rangées entières non encore entamées ; c'est là nemi continue ses ravages. Voici cette que la commission sit en sa présence procéder à lettre :

l'arrachage successif de plusieurs ceps qui, exaToulon, le 25 octobre 1871.

minés, nous montrèrent, même à l'ail nu, la

| véritable cause de la mortalité, dans des groupes Monsieur le rédacteur en chef de la Revue . horticole.

Il n'y avait plus de doute possibile, et la loupe J'ai à vous signaler aujourd'hui une nouvelle nous fit voir plus distinctement encore des masses et menaçante étape du phillorera vastatrix, qui du puceron jaune livide, qui se livraient à leur vient d'envahir nos vignobles du Var. Il convient, | travail de saignée de sève sur les racines. je crois, de tenir le public au courant des progrès Le phyllorera se tient sur les grosses racines, de cet effrayant fléau.

et de préférence dans les gerçures naturelles qui Notre Société avait été avisée d'un rapide dépé se forment par le développement du diamètre de rissement observé dans un vignoble appartenant ces racines. Nous n'en avons rencontré aucun à la famille Portalis et situé dans la commune sur les racines ténues ni sur les radicelles qui de la Cadière (Var). Au milieu d'un jeune plan forment en ce moment de l'année un abondant tier de cinq ans, des rangées entières de Vignes chevelu. séchaient avant la pousse ou se tlétrissaient en Le chef ouvrier qui procédait à l'opération de pleine végétation. Le 21 de ce mois d'octobre, l'arrachement vous dit que si on laissait les le gérant du domaine, M. Sicard du Beausset, souches sur le champ d'où elles ont été extraites, nous apportait quelques Vignes arrachées de la sans les soumettre à l'action du feu, du jour au veille, pour les soumettre à notre examen. M. Si- | lendemain les pucerons disparaîtraient. Cette circard avait, du reste, signalé la maladie observée constance, qui s'explique par les maurs souterpar lui au propriétaire, M. le comte Portalis, qui raines de ces animaux, nous donna la clé du lui avait donné l'ordre de procéder à l'arrache doute que l'examen des racines apportées à Toument et à l'incinération des vignes attaquées, par i lon avait fait naître dans notre esprit. Les suite de l'idée qu'il avait que le phylloxera était pucerons n'avaient pas accepté d'être transportés la cause de la maladie de son vignoble.

à l'air libre et s'étaient détachés des racines. L'examen microscopique le plus scrupuleux ne Après celte inquiétante constatation, la comnous fit rien découvrir de suspect. Aucune trace mission s'est transportée dans les vignobles limisur les racines, en apparence parfaitement saines, | trophes, et avec l'assentiment des propriétaires du redoutable puceron. Nous en conclûmes que a fait arracher çà et là quelques Vignes d'appala maladie ne provenait pas de son fait, mais nous rence suspecte, mais il lui a été impossible d'y décidâmes qu'une commission mixte du comice découvrir des pucerons. agricole et de notre Société irait sur place étudier Il nous a été dit qu'au nord-ouest du vignoble l'épiphytie.

Portalis, on avait observé dans une Vigne plantée Hier, 24 octobre, la commission se rendit å la dans le même sol des altérations analogues å Cadière. Elle se composait de MM. Pellicot, pré- | celle que nous avons constatée.

no

ra.

Il est difficile de se rendre compte, s'il est , mins, des routes et surtout aux places de débaladmis que ce puceron se propage par migration, lage ou de campement, une végétation particulière, comment il s'est transporté sans toucher aux enfin la présence de plantes complètement diffépoints intermédiaires des seules localités où il a rentes de celles de la localité. été signalé jusqu'ici en Provence, savoir : le vil Mais c'est principalement pendant le règne de lage des Milles, près d'Aix, et celui de Saint la Commune, de iriste mémoire, que celle miChamas (Bouches-du-Rhône).

gration des végétaux s'est faite sur la plus grande Nous avons recommandé de procéder, dès qu'ils échelle et de la façon la plus intéressante. sont arrachés, au flambage des ceps, pour préve Au moment où l'on a rassemblé et formé l'arnir le dilachenicol des pucerons ; mais faire la mée dite de Versailles, la provision de fourrages part du feu n'est pas guérir, et nous attendons de la récolte de 1870 était à peu près et même toujours la panacée promise par les guérisseurs. complètement épuisée, de sorte qu'on a dû faire Votre très-humble serviteur,

venir du Midi, des bords de la Mediterranée, de L. TURREL,

la Provence, de la Corse, et plus particulièrement Secrétaire general. d'Algérie (on dit même d'Italie et de Sicile), les

foios fraîchement récollés dans ces contrées, et - Au sujet de la Pomme Quetier," dont

on les a acheminés, en balles fortement compriil a été plusieurs fois question dans ce jour

mées, à la suite des corps de troupes qui accounal, nous venons de recevoir une circulaire raient au secours de la capitale. dont nous extrayons ce qui suit :

Il en est résulté que partout où ces fourrages Celte Pomme, qui a été l'objet d'une récom ont passé, ils ont répandu en abondance des pense à l'Exposition d'horticulture de Meaux en

graines qui, tombant en saison convenable on 1868, qui a été décrite et figurée dans la Rerue

était alors en mars et avril, mai et juin), ont horticole (1868, p. 253), est d'une qualité tout å

germné rapidement, et l'on a pu voir sur un assez fait supérieure qui permet de la placer sur la

grand nombre de points autour de Paris, notammême ligne que le Calville blanc.

ment dans les campagnes de la rive gauche de la Pour les qualités que présenie la Pomme Que

Seine, aux places occupées par la cavalerie, un tier, nous renvoyons au numéro de la Recue

| grand nombre de plantes annuelles (environ cent elle a été figurée.

cinquante à deux cents espèces) appartenant à la La Pomme Quetier sera livrée au commerce à

région méditerranéenne, qui sont arrivées à deupartir du 15 novembre prochain, aux conditions

rir, et beaucoup même à fructifier et à se ressesuivantes :

mer avant l'hiver. La pièce, 6 fr.; les quatre, 20 fr.

Quant aux plantes bisannuelles, quelques-unes Pour le paiement, envoyer un mandat sur la

seulement sont arrivées à fleurir; mais les viva-, poste à l'adresse de M. Quetier, horticulteur à

ces, probablement assez abondantes, seront proMeaux.

bablement détruites par l'hiver.

Il nous parait inutile de citer ici les noms de - Un de nos collaborateurs nous a écrit ces plantes; mais nous nous demandons si, dans une lettre que nous croyons de nature à in le nombre de ces annuelles, quelques espèces ne téresser nos lecteurs, et que par conséquent

vont pas reparaître l'an prochain, pendant plunous croyons devoir reproduire. Elle est re

sieurs années même, et si finalement il n'en reslative à la migration des végétaux, c'est-à

tera pas quelqu'une définitivement acquise à la

flore de notre contrée. dire à leur dissémination à la surface du

Il n'y aurait d'ailleurs rien d'étonnant à cela, globe. Voici cette lettre :

et les exemples de ce genre ne manquent pas. Pour Versailles, ce 25 octobre 1871.

n'en citer que quelques-uns des plus connus,

nous rappellerons qu'une partie des plantes de Mon cher monsieur Carrière,

nos moissons, le Coquelicot, le Bleuet, le Githago, Bien que l'objet de cette note soit du ressort le Chrysanthème des moissons, etc., sont suppode la botanique, nous avons pensé qu'il pourrait sés originaires d'Orient et se retrouvent à peu intéresser les lecteurs de la Revue horticole, près partout où les céréales sont cultivées. et c'est pourquoi, si vous le jugez à propos, je L'Erigeron ou Vergeretle du Canada, qui s'est vous autorise à donner à la présente lelle pu- / répandu sur presque toute la surface du globe; blicité que vous jugerez convenable.

le Phytolacca (dit Raisin d'Amérique), parce Vous vous rappelez sans doute que l'année , qu’on supposait qu'il s'était répandu en Europe 1870 ayant été excessivement sèche, la récolte 1 par les oiseaux voyageurs venant d'Amérique, des fourrages fut très-mauvaise et de beaucoup est originaire du Caucase oriental, d'où il s'est insuffisante aux besoins ordinaires. La guerre étendu sur une partie du globe. Le Panicum vint, et avec elle les réquisitions de pailles, cé digitaria, originaire du sud de l'Amérique et qui réales, foins, etc., leur déplacement et leur trans a envahi de très-grapdes étendues de terrain dans port d'une contrée dans une autre, elc., etc. le sud-ouest de la France, nous donnent des exem

Il en est résulté que partout ou l'on a ré ples de ces migrations qu'on pourrait multiplier pandu sur le sol d'une contrée des fourrages ou | à l'infini. On pourrait citer, en outre, un cerdes pailles provenant d'un pays différent, les tain nombre de nos espèces qui, introduites en graines de ces fourrages, de ces pailles, et sur Australie, s'y sont mul'ipliées par places au point tout celles des mauvaises herbes qui s'y trou d'en chasser les espèces locales et de s'y subsvaient mélangées, ont germé en plus ou moins tituer. grande abondance ; les espèces annuelles surtout Les exemples ne manquent pas de plantes se sont empressées de pousser et de fleurir, en transportées d'un pays dans un autre par les sorte que les personnes qui ont parcouru cette oiseaux, par les laines et les poils des animaux; année les campagnes qui avaient été occupées par le lest des bâtiments, par les emballages, par les armées ont pu constaler le long des che- | le commerce des fourrages, des pailles, des se

RHUS COTINUS PURPUREUS. — DES ESPÈCES DE DRACÆNA CONNUES AUJOURD'HUI. 567 mences; enfin par les déplacements des hommes, 1 - En rendant compte, dans le précédent des animaux, et les transactions de toutes sortes. | numéro de la Revue, p. 544, de quelques

La plupart de ces plantes, après avoir végété | nouveautés récemment mises au commerce, et s'être montrées pendant une ou plusieurs années, finissent par disparaitre; mais quelques

il s'est glissé une erreur très-importante, unes, trouvant dans ce nouveau milieu des con

que nous nous empressons de réparer. Cette ditions favorables, s'y maintiennent, s'y multi

erreur est relative au Pelargonium zonale plient et finissent peu à peu par se répandre dans double Vicomtesse Elisabeth de Chatelus, leur nouvelle patrie adoptive, au point de faire et se rapporte à la fleur. Au lieu de 22 cencroire qu'elles y ont toujours existé. Il en est timètres de diamètre, il faut lire 22 centimême plusieurs dans ce cas, sur la vraie origine | mètres de circonférence. desquelles on discute et l'on doule encore, tellement elles ont l'air d'être chez elles sur plusieurs - M. Eugène Verdier, horticulteur, 3, points du globe en même temps.

rue Dunois, à Paris, nous informe que c'est Je me propose de suivre et de surveiller atten

par suite d'un contre-temps qu'il regrette tivement les faits et gestes à venir des nouvelles débarquées et de vous rendre compte en temps

qu'il a annoncé la mise en vente dans son et lieu du résultat de mes observations.

établissement des Fraisiers Duc de Ma. Agréez, etc.

genta, Auguste Nicaise et Madame NiCHARTON. caise, qui sont la propriété de M. Riffaut,

horticulteur à Châlons (Marne). Désirant - Dans une lettre qu'il vient de nous adres vulgariser ces bonnes variétés, qui primitiser, M. Boisselot nous prie d'informer nos vement devaient être livrées au commerce lecteurs que, contrairement à ce qu'il a an- en 1871, M. Verdier avait cru devoir les noncé (voir Revue horticole, 1871, p. 524), annoncer, se proposant, bien entendu, de il ne pourra livrer cette année le Raisin | les faire venir de chez l'obtenteur, qui, pour Boisselot, mais que ce sera pour l'au- des raisons que nous avons fait connaître tomne 1872. Cet ajournement est dû à l'in- (voir Revue horticole, 1871, p. 505), ne les suffisance des plantes actuellement dispo- mettra au commerce qu'en 1872. nibles.

E.-A. CARRIÈRE.

RHUS COTINUS PURPUREUS

Depuis longtemps déjà, j'avais remarqué ! L'aspect général du R. cotinus purpucette plante qu'on trouve parfois dans les se reus ne présente rien de particulier; les feuilmis, mélangée au type. Tout récemment en- | les, de la même forme et de la même dimencore, j'ai eu l'occasion d'en voir une forte sion que celles du type, sont d'un vert un peu touffe couverte de nombreuses panicules plus foncé ; mais l'ensemble diffère par la légères, d'un pourpre foncé, qui produisaient couleur de l'écorce des rameaux, qui est le plus bel effet qu'il soit possible de voir. d'un rouge pourpre, et surtout aussi par la N'ayant jamais vu cette espèce annoncée sur couleur foncée des parties qui constituent aucun catalogue, j'en ai conclu qu'elle n'était l'inflorescence; les graines elles-mêmes sont pas commune, ou qu'elle n'avait pas été re- | fortement colorées. marquée, ou qu'elle n'avait pas été estimée à Comme il est douteux que cette variété se sa juste valeur. Aussi ai-je cru devoir la si- reproduise par graines, il convient, pour la gnaler aux lecteurs de la Revue horticole, conserver, de la multiplier par couchage, ce en leur assurant que rien n'est plus orne- qui malheureusement est peu expéditif, les ramental que cette plante.

meaux mettant deux ans à s'enraciner. NéanAlterné avec le type (Rhus cotinus), le R. | moins, nous croyons devoir engager d'en secotinus purpureus produirait un très-joli mer les graines, car si l'on n'obtient pas effet par le contraste de ses panicules (per toutes plantes à fleurs pourpres, on aura ruques), comme on les appelle à cause de la toujours chance d'en obtenir un certain légèreté des parties dont la finesse a été com- | nombre. parée à celle des cheveux.

DUPUY-JAMAIN.

DES ESPÈCES DE DRACÆNA CONNUES AUJOURD'HUI (1)

Les Dracana occupent dans les jardins sont en partie assez mal connues, surtout l'un des rangs les plus distingués parmi les pour ce motif que plusieurs d'entre elles végétaux aussi recommandables pour la n'ont pas encore fleuri dans les cultures, de beauté du port que pour l'élégance du | telle sorte qu'on ne peut les caractériser que feuillage; malheureusement les espèces en d'après leurs organes végétatifs. Ces élé, (1) Traduit du Gartenflora (mai 1871) par M. Du- / gantes Monocotyledones ont ete, dans ce chartre.

dernières années, l'objet de quelques études

spéciales, notamment de la part du profes- I I. Espèces à feuilles sessiles. seur Karl Koch; mais ces travaux sont ou à A. Feuilles offrant une côte médiane forpeu près inconnus en France, ou forcément tement proeminente sur les deux faces. incomplets au moment présent; nous croyons a) Feuilles de la même couleur aux bords donc rendre service aux amateurs de belles qu'ailleurs, plantes en résumant ici, sous une forme 1. Dracona umbraculifera, Jacq. L'une aussi concise que possible, le mémoire spé- | des plus remarquables et des plus belles cial que M. Regel vient de consacrer au espèces ; elle est vraisemblablement origigenre Dracena, dans le dernier des cahiers naire de l'Ile-de-France, où elle est égalede son Gartenflora qui soient arrivés à ment cultivée et d'où on l'a transportée Paris.

ailleurs. Quoique introduite depuis longNous devons faire avant tout ici une temps, elle est assez peu répandue dans observation de la plus haute importance : les jardins, parce qu'elle est difficile à multic'est que M. Regel, comme tous les bota- || plier et, par suite, toujours chère. Sa tige nistes, ne comprend sous le nom de Dra courte, droite et épaisse porte des feuilles cena que les plantes auxquelles la délimi- | lustrées, d’un vert foncé, Tongues de 0m 65 tation du genre opérée par Kunth permet | à 1 mètre, larges de Om 025-0m 040, rapde conserver ce nom, et non toutes celles prochées en tousles denses et retombantes qui le reçoivent encore à peu près habituel de tous les côtés. lement de la part des horticulteurs et ama 2. Dr. arborea, Link. (Dr. Knerckiana, teurs. En effet, l'ancien groupe des Dra C. Koch). L'une des plus belles plantes à cana a été subdivisé par Kunth en deux feuillage ornemental pour serres et appargenres distincts et séparés, les Dracena tements, mais qu'on n'a jamais encore vu proprement dits et les Cordyline. Le fleurir. Sa tige droite et épaisse porte vers caractère essentiel sur lequel il a fondé cette son extrémité une toufle de feuilles d'une distinction consiste en ce que, chez les belle verdure foncée et lustrée, un peu onDracena, l'ovaire ne renferme qu'un seul | dulées, faiblement plissées en long, qui ovule dans chacune de ses trois loges, tandis , atteignent, pour une largeur de Om 065 å qu'il en renferme de 8 à 14 dans chacune | Om 080, Om 65 à 1 mètre de longueur. de ses trois loges chez les Cordyline. Une | 3. Dr. angustifolia, Roxb. Cette espèce, particularité distinctive entre ces deux genres qui est des Indes orientales, n'a pas été encore est encore fournie par les organes de la introduite dans les jardins. Sa tige rameuse végétation; c'est que les racines des Dra- | et dressée atteint 3m 3 de hauteur, et se tercona ont une couleur jaune orangé et ne mine par une touffe de feuilles dressées, donnent jamais naissance à des stolons ou linéaires lancéolées, larges de Om 027, lonrejets, tandis que les racines des Cordyline gues de Om 40-0m 50. sont blanches et que leur souche produit 4. Dr. fruticosa, Blume. Cette espèce d'épais stolons. Pour rappeler des exemples javanaise est frutescente et a les feuilles connus, ce sont des Cordyline que les longues de Om 500-Om 550, larges de Om 055, espèces répandues dans les jardins sous leur et les fleurs en grappes lâches qui, réunies, nom ancien de Dracaena australis, nobilis, forment une panicule terminale simple. Elle stricta, terminalis, congesta, indivisa, etc. | n'est pas cultivée.

Tous les Dracaena connus aujourd'hui ! 5. Dr. fragrans, Gawl. (Aletris frasont absolument dépourvus de villosité. I grans, L.) Belle espèce de la Guinée et de Leur tige simple ou rameuse, marquée de Sierra-Leone, qui vient presque mieux dans cicatrices plus ou moins annulaires laissées / une chambre chauffée qu'en serre. Sa tige, par les feuilles qui sont tombées, tantôt reste | haute de cinq mètres, même davantage, est basse et tantôt devient arborescente, au point forte, simple ou rameuse ; ses feuilles d'un même que le Dracana Draco, L., peut | beau vert intense, oblongues, lancéolées, un acquérir des proportions suffisantes pour en peu ondulées, sont longues de Om 40 à 0m 65 faire l'un des colosses du règne végétal. et larges de Om 060 à Om 085. Leurs feuilles se rapprochent le plus sou b) Feuilles étroitement bordées de rouge. vent sur la portion supérieure de la tige ou 6. Dr. Kochiana, Regel. (Dr. arborea, des branches; elles sont toujours indivises, 1 C. Koch). Belle espèce d'origine inconnue, le plus souvent lancéolées étroites, parfois | dont la tige droite, assez haute, simple ou un peu plus larges ou même ovales, ses- | rameuse, porte vers le haut des feuilles siles ou pétiolées, avec ou plus rarement retombantes, coriaces, à forte côte, linéairessans côte médiane. Leurs fleurs forment lancéolées, larges d'environ Om 034, longues une inflorescence terminale, grappe, pani- | de Om 50. cule ou tête, et on a vu plus haut leur prin-| 7. Dr. concinna, Hort. Berol. (Dr. Betscipal caractère tiré de l'existence d'un seul | chleriana, C. Koch). Espèce vraisemblableovule dans chaque loge de leur ovaire: elles | ment venue de l'Afrique tropicale et qui, bien donnent naissance à un fruit globuleux, qui cultivée, est une des plus belles du genre; constitue une baie renfermant 1 à 3 graines. | elle a alors le port du Dr. arborea. Sa tige DES ESPÈCES DE DRACÆNA CONNUES AUJOURD'HUI.

569 droite et forte se termine par une touffe | tige avec leur base embrassante, entourées dense de feuilles colorées en beau vert jau- d'une étroite bordure translucide. nâtre lustré aux deux faces, avec une bor 13. Dr. Rumphii, Hook. (Dr. Hookedure nette brun rouge, arquées et retom riana, C. Koch.) Originaire des Indes bantes, qui atteignent près d'un mètre de orientales, ce Dragonnier a le port du Dr. long sur Om 06-Om 08 de large. La floraison Draco pendulifolia. Sur le haut de sa forte en est inconnue.

tige dressée se trouvent ramassées les 8. Dr. marginata, Lamk. Plante de feuilles qui sont linéaires-lancéolées, creuMadagascar et Bourbon, dont la floraison sées presque en gouttière, d'un vert bleuâest inconnue. Sa tige droite, un peu grele, tre, rétrécies graduellement à leur sommet généralement ramifiée, porte des feuilles en une longue pointe mince, sans côte visipeu fermes, colorées en joli vert clair avec | ble en dessus, mais en montrant une large bordure rouge brun en dessus, souvent et convexe en dessous où elles sont d’un vert brun rouge en dessous, fortement retom clair, longues de Om 40-0m 60, larges de bantes, rétrécies en longue pointe au som- Om 027-0m 034. Sa panicule terminale est met, longues de Om 3-Om 4, larges de Om 01

doublement ramifiée. Om 02.

14. Dr. latifolia, Regel (Dr. Rumphii B. Côte médiane des feuilles à peine visi- | latifolia, Hort.). Le jardin botanique de ble en dessus, proeminente et arrondie en Saint-Pétersbourg a reçu cette espèce de dessous.

celui de Kew sous le nom de Draccena spec. * Feuilles de la même couleur aux bords de l'Afrique australe. La plante n'a pas enqu'ailleurs, couvrant entièrement les entre core fleuri. Elle ressemble absolument au nouds de la tige avec leur base embras Dr. Rumphii pour le port, la teinte des sante.

feuilles, leur bordure et leurs nervures; 9. Dr. ensifolia, Wall. (Dr. fruticosa, | mais elle s'en distingue parce que ces feuilles C. Koch; Dr. quitensis et arborea, Hort.) sont environ trois fois plus larges, quoique Espèce originaire des Indes orientales, l'une ayant la même longueur; en outre, elles ne des meilleures pour la décoration des serres sont pas rétrécies en une pointe aussi longue et des appartements, parce qu'elle se main ni aussi étroite, et elles sont un peu ondutient relativement bien dans des endroits lées. Originaire des contrées à la fois chaudes assez peu éclairés. Sa tige dressée, haute de et sèches de l'Afrique australe, elle doit être 3-5 mètres, souvent rameuse, est couverte | tenue dans une serre chaude, basse et sèche; sur une grande longueur de feuilles étroites- | l'humidité en tache les feuilles par places lancéolées, un peu ondulées, longues del qui sèchent ensuite. Om 25-0m 40, larges de Om 025-0m 035; sa C. Feuilles sans côte médiane. panicule est plus ou moins penchée.

15. Dr. Draco, Linn. C'est le Dragonnier 10. Dr. stenophylla, C. Koch. (Dr. punc- bien connu des îles Canaries, d'où il a été tata, H. Van Houlte). Vraisemblablement | introduit dans l'Inde et dans plusieurs autres originaire de l'Afrique tropicale, cette espèce contrées tropicales. Il devient de plus en a le port du Dr. marginata. Sa tige un peu plus rare dans son pays natal, où on sait grèle est couverte sur une grande longueur que, malgré l'extrême lenteur de son acde feuilles peu fermes, colorées en dessus croissement, il finit, dans la suite des en beau vert foncé avec de courtes lignes siècles, par former un tronc énorme, fortelongitudinales plus claires, pâles en dessous, ment ramifié supérieurement, mais, au tolongues de Om 33-Om 40, larges de Om 012- | tal, de manière à constituer un arbre peu Om 020.

élevé, proportionnellement à sa grosseur. ** Feuilles ne recouvrant pas la tige avec On n'en trouve à peu près plus, aujourd'hui, leur base embrassante.

que dans l'ile de Ténériffe ; il a été presque 11. Dr. reflexa, Lamk. (Dr. cernua, | entièrement détruit à Madère, et il a comHort., non Jacq.) Indigène dans les Indesplètement disparu à Porto-Santo, où il croisorientales et à Madagascar, cette belle espèce sait jadis en abondance. Un violent orage a a la tige grêle, rameuse, chargée vers son | achevé de détruire le célèbre pied de cette extrémité de feuilles retombantes, vert foncé espèce, qu’on admirait dans l'île de Ténéen dessus, vert plus clair en dessous, lon- riffe, à la villa de Orotava, sur la propriété gues de Om 125-0m 220, larges de Om 020 du marquis de Sauzal, et qui avait déjà conOm 033.

sidérablement souffert d'orages antérieurs. 12. Dr. cernua, Jacq. Cette espèce, origi Son tronc colossal n'avait pas moins de naire de l'Ile-de-France, est absolument 14 mètres de diamètre à sa base, d'après semblable à la précédente pour le port, la une mesure prise en 1843; la hauteur toforme des feuilles, etc.; mais elle s'en dis tale de l'arbre ne dépassait cependant pas tingue par ses feuilles munies d'une bordure | 20 mètres. On en cite encore un autre indirouge et par sa panicule penchée. Elle paraît vidu parfaitement sain, qui se trouve à Icod avoir disparu des jardins.

de los Vinos, dans la même île, et qui, bien *** Feuilles recouvrant entièrement la que moins colossal, n'en a pas moins de

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