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NOTES POMOLOGIQL'ES.

431 que présentent souvent les mêmes organes, / au Muséum et que nous avons fait reproainsi que les nombreux faits de dimorphisme duire. Cet échantillon nous montre deux vaqu'on constate sur un mème végétal, parfois riétés côte à côte, très-différentes l'une de sur une même branche, ainsi qu'on peut le l'autre, bien que, ainsi que nous l'avons dit, voir sur la figure coloriée ci-contre, faite / elles soient formées des mêmes éléments. d'après un échantillon qui a été coupé par De ceci il résulte qu'une portion quelnous sur un pied de Persica versicolor fiore conque d'un végétal peut revêtir des caracpleno. Normalement, ce Pêcher produit des tères particuliers, différents de ceux qui sont fleurs semi-doubles (dans le sens horticole), propres à l'individu, et comme, d'une autre blanches plus ou moins striées rose. Quel- l part, les caractères une fois formés tendent quefois on voit cà et là, mélangées avec des å se reproduire, on peut aussi s'expliquer fleurs blanches, quelques fleurs à peu près comment beaucoup de variétés se forment roses; mais jamais nous n'avions vu aussi en dehors des semis. Il suffit pour cela nettement tranchées et attenant l'une à l'au- | qu'une branche prenne un caractère partitre des fleurs de couleur complètement dif- culier, qu'on la multiplie et qu'on la plante férentes, fait qui s'est présenté cette année à part.

E.-A. CARRIÈRE.

NOTES POMOLOGIQUES (1)

24. NECTARINE DE FÉLIGNY. - En août | Est-ce parce qu'elle a toujours été propa1861, M. de la Croix d'Ogimont, amateur gée par semis, et que l'arbre a presque toudistingué de pomologie au château d'Ogi- jours été cultivé en plein vent dans son pays mont, près Tournay(Belgique), auquel l'Eta natal, que, chez nous, ce dernier nous a blissement est redevable de plusieurs fruits paru très-peu vigoureux étant gressé, et soufde grand mérite, lui envoyait, sous le nom frant de l'exposition du sud-est à l'espalier? de Brugnon du Hainaut, des greffons qui Quoi qu'il en soit, et sans révoquer en étaient accompagnés de la note suivante : doute la valeur de cette Nectarine, surtout

« Celte variété de Brugnon, de premier pour la culture en plein vent, nous ne la mérite, a celui de se reproduire par noyaux. / considérons pas, jusqu'à présent, comme Les fruits sont cependant plus beaux quand | très-méritante pour l'espalier, comme on va on l'écussonne sur prunier (2). Ils sont en juger par l'extrait suivant de nos notes très-gros, de couleur rouge violet marbré | sur sa fructification ici. de vert. La chair est blanche, juleuse, sii | Fruit petit ou moyen, de forme subsphécrée et excellente. C'est un fruit que je vous rique; à peau verdàtre, presque entièrerecommande tout particulièrement. )

ment recouverte de pourpre noir ; à chair Nous crùmes cette variété inédite, jusqu'à également verdâtre, très-juteuse. Maturité ce que nos recherches nous eussent fait dé- | dans la seconde quinzaine d'août. couvrir qu'elle n'était autre que celle décrite Arbre remarquable par la beauté et l'apar M. Alexandre Bivort, sous le nom de bondance de sa floraison, sa rusticité et sa Brugnon de Féligny, dans les Annales de fertilité. pomologie belge et étrangère (t. VII, p. 73), L 25. NECTARINE INCOMPARABLE. -- L'Etaet que ce pomologiste a décrite ensuite dans blissementarecu cette variété en même temps Les fruits du jardin Van Mons(n°11, p.14). | que la suivante, qui a avec elle beaucoup

M. Carrière, auquel l'Etablissement l'avait d'analogie, de MM. Léonard-Joseph Galopin communiquée, l'a aussi décrite dans son et fils, pépiniéristes à Liége, en 1863. Elles Arbre généalogique du groupe Pécher font partie des variétés les plus méritantes, (p. 96).

sous tous les rapports, que nous connaisIl paraitrait que cette Nectarine est cul sions. Ni l'une ni l'autre n'a encore été détivée depuis assez longtemps dans le Hai crite, à notre connaissance, par aucun ponaut, où elle est très-estimée, et où on la mologiste, et nous avons par conséquent la multiplierait par semis; elle se reproduit, satisfaction d'en donner la primeur aux lecdit-on, identiquement. Nous avons même teurs de la Revue horticole. entendu dire qu'elle y était plantée le plus Le plus ancien catalogue de MM. Galopin souvent en plein vent (3), et qu'elle donnait que nous possédions porte la date de 1859. de très-beaux et bons produits.

et elles y figurent déjà toutes deux, mais

sans aucune indication sur leur origine. Nous (1) V. Revue horticole, 1870, pp. 70, 113, 127, avons tout lieu de supposer que, si elles 156, 210, 232, 230, 267, 292, 324, 351. (2) Lé contraire a eu lieu ici, comme on va le

| n'ont pas été obtenues par ces estimables voir tout à l'heure.

arboriculteurs, elles ont été du moins re(3) Voir Revue horticole, 1870, p. 118. L'auteur cueillies par leurs soins, et probablement de cet article, dans la légende du plan, p. 119,

découvertes aux environs de Liége. C'est là lettre F, signale le Brugnon de Foligny comme composant, à lui seul, un massif dans un jardin

tout ce que nous pouvons dire quant à leur d'agrément.

| historique.

Le nom qui a été donné à la première, ment hypothétique, car la seule fructificabien qu'un peu prétentieux, n'avait rien tion que nous ayons obtenue jusqu'ici de d'exagéré à l'époque où elle a été propagée cette Nectarine a été trop insignifiante pour pour la première fois. Aujourd'hui encore, nous permettre de juger si sa rusticité sera nous ne connaissons qu'une seule variété le seul avantage qu'elle offrira. Et, du reste, qui la surpasse, due aussi à ces Messieurs, | il pourrait se faire qu'elle soit, chez nous, la N. Galopin, dont nous parlerons plus particulièrement avantageuse pour la culloin, et peu qui l'égalent.

| ture en plein vent. Le fruit de la N. Incomparable est assez Les deux fruits que nous en avons régros, de forme ovoïde ; à peau de couleur coltés en 1869 étaient moyens, à peau presjaunâtre lavée et pointillée de rouge carmin que entièrement recouverte et pointillée de . foncé; à chair rouge près du noyau, sucrée rouge brun; leur chair était bien sucrée. Ils et bien parfumée ; de toute première qua- | ont mûri à la fin d'août. lité. La maturité a lieu à la fin d'août et au 28. NECTARINE ALBERT. — Variété noucommencement de septembre.

velle, obtenue par le pépiniériste anglais L'arbre est de bonne vigueur et bien fer Rivers, qui l'a livrée au commerce à l'aufile ; il se distingue par son abondante flo- tomne de 1866. L'Etablissement la reçue le raison.

printemps suivant, mais elle n'y a pas en26. NECTARINE Rouge Mont-SAINT-JEAN. core fructifié. - Le nom assez bizarre et un peu trop Son obtenteur la donne comme l'une des long qui a été imposé à celle-ci indique plus grosses Nectarines connues, et l'une probablement le lieu de sa naissance. Le des plus recommandables; mais elle exige, mot rouge nous paraît inutile, et nous l'eus dit-il, pour venir à bien, une exposition sions supprimé, si nous n'avions craint qu'il chaude. Espérons que notre climat lui sera existât une autre variété, également origi- | plus favorable que celui de l'Angleterre, et naire de cet endroit, et de laquelle on ait que, semblable à ses compatriotes de l'esvoulu, par là, la différencier, ce qui n'est pèce humaine, qui, atteints du spleen, vienpas probable, mais que, dans le fait, nous nent retrouver sous notre ciel leur santé et ignorons. « Prudence est mère de sûreté ! » partant leur gaité, elle sera plus accommo

Fruit gros, de forme ovale-arrondie, le | dante chez nous que dans son pays natal. plus souvent surmonté d'une pointe ou ma Voici, du reste, ce qu'en dit son obtenmelon; à peau de couleur jaunâtre presque teur: entièrement recouverte de pourpre brun; « Fruit très-gros, de forme sphérique, à chair rouge près du noyau, bien sucrée; remarquable par la saveur vive et vineuse de toute première qualité. La maturité s'o de sa chair, qui est relevée du goût de la père quelques jours plus tôt que celle de la N. Stanwick; l'une des meilleures Nectaprécédente.

rines lorsqu'elle est placée dans une situa Arbre assez vigoureux, rustique et fertile. | tion chaude. » Variété de tout premier mérite.

29. NECTARINE LORD NAPIER. — Autre 27. NECTARINE HÉLÈNE SCHMIDT. - Le obtention de M. Rivers, toute récente, livrée lecteur assidu, que l'historique en pomolo- | au commerce à l'automne de 1868, et pour gie intéresse, voudra bien se reporter au laquelle nous devons, par conséquent, nous volume de 1865 de la Revue horticole. Il y borner à traduire ce qu'en dit l'obtenteur trouvera, à la page 387, un extrait du Gar dans son catalogue descriptif : tenflora qui lui indiquera, en même temps « Cette nouvelle variété, obtenue ici d'un que l'origine de cette variété nouvelle, les noyau de la Pêche Early Albert (1), est la qualités que les Allemands, ses obtenteurs, plus précoce des bonnes Nectarines conlui attribuent, et dont la principale consiste nues; elle mûrit dans la première semaine dans la rusticité exceptionnelle de son arbre. d'août. Fruit moyen, d'une couleur crème Cette qualité constituerait même, parait-il, påle lavée de rouge du côté du soleil; à à peu près son seul mérite, lequel, du reste, chair fondante et se séparant bien du noyau.) est assez considérable, surtout pour la plus grande partie de ce pays, où la culture du SÉRIE B : Chair jaune. - PREMIÈRE SOUSPécher en général est rendue impossible par SECTION : Fleurs campanulacées. les froids rigoureux de l'hiver.

30. NECTARINE JAUNE. — Nous avons cru Nos observations sur cette variété ne da

devoir, malgré l'insuffisance relative de cette tent pas d'assez longtemps pour qu'il nous

désignation, simplifier à ce point la dénomiait été possible de constater si elle est beau

nation de cette très-ancienne variété, concoup plus rustique que ses congénères. Mais

temporaine des premières Pèches lisses, que en tout cas, dans notre pays, heureusement

nos aïeux désignaient sous le qualificatif plus favorisé que celui où elle a pris nais

subgénérique de Violettes, qualificatif que sance, elle perdra probablement beaucoup de sa valeur.

(1) Obtention très-méritante de M. Rivers, sur Ce que nous disons là est toutefois pure- | laquelle nous reviendrons.

NOTES POMOLOGIQUES.

133 les pomologistes du commencement de ce conclurez que, pour celle-ci comme pour siècle crurent devoir conserver et étendre toutes les Nectarines anciennes, la confusion même à toutes les Pêches lisses, quelle est grande. qu'en fût la couleur; aussi nommerent-ils Nous renvoyons, pour les détails et la celle-ci Pêche Violette jaune (sic).

figure de la forme cultivée ici, aux ouvrages C'est en présence de la multitude de noms | de MM. Carrière, Mas et de Mortillet, qui, sous lesquels se trouve mentionnée aujour tous trois, sont bien d'accord et l'ont parfaid'hui celte variété, et dont nous allons don- tement décrite. Nous ne sommes pas, touner le détail, dénominations toutes plus ou tefois, complètement de leur avis sur la vamoins inutilement allongées par rapport à leur de ses produits, car, tout en la consice qui existe aujourd'hui, que, vu la règle dérant comme digne de figurer dans toute que nous nous sommes imposée de ne pas 1 collection un peu étendue, nous la croyons créer de noms nouveaux, nous avons choisi trop surpassée aujourd'hui, même parmi les celui de N. Jaune. Ce nom nous a paru of- Nectarines jaunes, pour mériter une place frir l'avantage d'indiquer, par sa brièvelé dans toutes les pécheries. Au reste, en voici même, l'ancienneté de la variété qu'il dé- | les principaux caractères. signe, et de laisser supposer, ce qui est pro | Fruit petit, de forme sphérico-ovoïde ; à bable, qu'elle est la première de sa couleur peau d'un beau jaune vif lavé de carmin; à qui ait été connue. De plus, il n'est pas une chair jaune, fine, parfumée. Maturité vers innovation, puisqu'il ne fait que négliger ce la mi - septembre, se prolongeant parfois qu'il y a de trop.

jusqu'à la fin de ce mois. Voici l'énumération des noms qui ont été Arbre assez peu vigoureux, bien rustique successivement imposés à cette variété : et fertile.

he Monfrin, Pêche lisse, Catalogue 31. NECTARINE MUFFRUM. – Nous ignodes Chartreus, 1752;

rons d'où et à quelle époque cette remarPêche Jaune lisse, Lissée jaune, Traitė quable variété -- sur l'origine de laquelle les des Arbres fruitiers, par Duhamel, 1868, trois auteurs qui l'ont mentionnée déclarent t. II, no 27, p. 30;

ne posséder aucun renseignement -- a été Pêche Violette jaune, Nouveau traité des introduite dans la collection de l'EtablisseArbres fruitiers, 1816, t. I, p. 229;

ment. Nectarine Jaune lisse (synonymes : Lisse | Ces trois auteurs sont : MM. Bivort (1), jaune, Jaune lisse tardive, Roussanne, Rous | Carrière (2) et Mas (3). Nous extrayons du sanne tardive, Mofrin, Manfreine), Catalogue Verger les passages suivants, qui résument of fruits of the horticultural Society of parfaitement ce que nous en pensons : London, n° 9, p. 106;

(M. Bivort dit avoir reçu cette variété Brugnon à fruits jaunes, Jardin fruitier de France et sans indication d'origine. On du Muséum, 740 livraison, et Arbre généa- | | trouve dans le catalogue des Chartreux une logique du groupe Pêcher, p. 97 ;

Pêche Monfrin, lisse et jaune en dedans ; Pèche lisse à fruits jannes, Les meilleurs le nom de Muffrum serait-il une corruption fruits, t. I, no 57, p. 229.

de Monfrin? M. Decaisne, dans le Jardin Brugnon jaune, Le Verger, t. VII, no 26, fruitier du Muséum, à l'article Brugnon à

fruits jaunes, cite la Pêche Monfrin, d'aM. de Mortillet, qui, à tort suivant nous, | près une édition du catalogue des Chara admis cetle Nectarine dans sa série de treux de 1752, et lui attribue de petites choix, fait observer que ces différents syno- | fleurs. J'ai une édition de 1775 de ce même nymes représentent vraisemblablement plu- catalogue, et la Pêche Monfrin y est décrite sieurs formes ou sous-variétés. Et il cite, à à grandes fleurs ; il m'est difficile, dans le l'appui de son dire, le passage de la des- doute de l'exactitude de l'une ou l'autre de cription de Duhamel, qui attribue à la forme ces descriptions, de supposer une identité que cet auteur décrit des fleurs petites, ou entre la Nectarine Muffrum et la Pêche de grandeur moyenne, tandis que la sienne, Monfrin. - La Nectarine Muffrum a bien qui est aussi la nôtre, est toujours à fleurs aussi des rapports de ressemblance avec petites. Nous ajouterons que l'auteur du Ca- | l'ancien Brugnon jaune des auteurs, mais talogue of fruits of the horticultural So elle en diffère entièrement par l'époque ciety of London, lui attribue des fleurs beaucoup plus hâtive de sa maturité, et augrandes, tout en paraissant avoir eu con cun soupçon d'identité ne peut plus subsisnaissance de la descriplion de Duhamel, / ter si l'on compare les arbres de ces deux puisqu'il adopte la désignation de ce dernier. variétés.

Joignez à cela le désaccord qui existe entre « Variété bien à multiplier dans le jardin ces deux auteurs d'une part et nos pomo- | fruitier; elle est saine, même sous les clilogistes récents de l'autre, sur l'époque de mals peu favorables, très-féconde, et son maturité du fruit : les premiers le faisant mûrir à la mi-octobre, et les derniers dans

(1) Album de pomologie, t. IV, p. 13.

(2) Arbre généalogique du groupe Pêcher, p. 97. la premiére quinzaine de septembre, et vous ! (3) Le Verger, t. VII, n° 27, p. 57.

p. 55

fruit succède immédiatement à l'excellent devra être essayée dans la culture en plein Pitmaston's Orange qu'il égale, s'il ne le vent, où nous sommes convaincu qu'elle fera surpasse en qualité. »

merveille. Nous en avons obtenu ainsi, en Fruit moyen ou assez gros, de forme effet, de superbes récoltes, en même temps sphérique régulière; à peau d'un beau jaune que celles de presque toutes les autres vadoré recouvert de pourpre intense; à chair riétés, cultivées exactement dans les mêmes d'un jaune orange, fine, fondante, sucrée et conditions, ont été complètement nulles. Si, parfumée; de première qualité. Maturité comme nous avons tout lieu de le supposer, commencement de septembre.

elle réussit ailleurs comme chez nous, sa Arbre très-rustique et fertile.

culture sous cette forme sera d'un très-bon Cette Nectarine, très-recommandable par rapport, surtout si, comme il faut l'espérer, la beauté et la qualité de son fruit, et sur les Nectarines viennent à prendre faveur sur tout par la rusticité et la fertilité de son nos marchés. arbre, sera l'une des plus estimées lors

0. THOMAS, qu'elle sera connue. Tout en méritant de

Altaché aux pépinières de MM. Simon-Louis frères, figurer en première ligne à l'espalier, elle |

à Plantières-lès-Melz (Moselle).

MORPHOLOGIE (1) VEGETALE

Rien n'est plus propre à éclairer la science de vue physiologique. Nous y reviendrons que les faits; mieux que cela, ce sont les prochainement, en en donnant un dessin. Il faits qui constituent la science. Toutefois, il s'est produit sur un Amandier obtenu par faut savoir les interpréter et, surtout, se graine. Cet arbre, qui ne fleurit pas, se coubien pénétrer de cette vérité : que toute vre annuellement de fruits, tous, ou la pluscience ne repose que sur les formes ; aussi, part, monstrueux et groupés; c'est à ce et quoi qu'on en dise, sont-ce celles-ci qui point que chaque année les branches romdoivent fixer toute l'attention des savants. pent sous le poids, parfois même la sève est

Parmi les faits les plus intéressants de tellement absorbée par la production de ces morphologie végétale, nous pouvons compter fruits, que les feuilles ne se développent pas. les deux suivants :

A quoi ce fait est-il dû ? Si nous le demanL’un, qui s'est produit sur une branche dions aux physiologistes, il est probable d'un Cerisier à fleurs pleines, consiste dans qu'ils nous répondraient qu'il résulte de la la hâtiveté que présentent ses fleurs. Ainsi, transformation des organes, ce qui ne nous tandis que l'ancien type fleurit dès la fin d'a- apprendrait rien. Ce que nous désirerions vril et se prolonge très-avant en mai, la va- | connaître, c'est la cause de cette transforriété dont nous parlons, qui est le produit mation, d'un dimorphisme, commence à fleurir dès ! En tirant la conséquence de ce fait et de le commencement d'avril, parfois même en beaucoup d'autres analogues, ne pourrait-on mars. De plus, ce dernier qui fleurit abon- | pas se faire une idée plus exacte que celle damment et régulièrement, a les fleurs à qu'on se fait sur la production des caracpeu près ordinaires, tandis que le type, tères, et en apprenant que tous ceux-ci c'est-à-dire le pied sur lequel il s'est déve (feuilles, fleurs, pistils, étamines, fruits, etc.) loppé, fleurit irrégulièrement et relative n'étant qu'une suite de transformations, ce ment peu, que ses fleurs sont toujours mons sont les circonstances et les milieux qui les trueuses, déformées et toujours stériles. délerminent, de sorte qu'en remontant le

La forme hâtive présente cette autre par- | cours des âges, on pourrait reconnaitre comticularité, que dans certaines années la du ment tout s'est formé et se faire une idée plicature est moins complète et qu'elle donne beaucoup plus exacte que celle qu'on a sur des fruits. Ainsi, un individu assez fort qui, la création, et alors ne pas regarder comme en 1870, avait donné beaucoup de fruits, des mystères des faits très-simples et des n'en produisit pas du tout en 1871. Ce fait plus naturels ? C'est notre opinion. se montre parfois aussi la même année sur Quoi qu'il en soit, les personnes qui désides arbres différents. Quant à l'aspect de | reraient recevoir des greffons de cette forme, l'arbre et à la végétation, les deux formes | à laquelle nous donnons le nom d'Amygdasont à peu près les mêmes.

lus inonstrosa, pourront en faire la demande Le second fait sur lequel nous voulons à M. Decaisne, professeur de culture au parler est beaucoup plus remarquable et | Muséum. surtout beaucoup plus intéressant au point

E.-A. CARRIÈRE.

(1) Morphologie. Science qui a pour but l'étude | | prenant l'étude des formes, cherche à les rattacher des diverses formes que peuvent revêtir les êtres. aux lois de la vie. C'est, on peut le dire, une spéConsidérée au point de vue du règne végétal, la cialité de la physiologie. CARR. Encyclopédie hori., morphologie est la partie de la botanique qui, com- | p. 335.

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