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- Dans la chronique du numéro du | tres circonstances. Tel esll'Ageratum Las16 juin 1870 de la Revue horticole, au seauxii, dont nous avons donné une gravure Sujet du procédé de destruction des vers et une description (voir Revue horticole, blancs soi-disant découvert par M. Jacque. 1870, p. 89). Mais grâce à notre collègue, min (procédé qui a été décrit dans le Jour- | M. Rafarin, jardinier en chef du Fleuriste de nal d'Agriculture pratique, 1870, I, la ville de Paris, chargé de fournir les planp. 596), nous disions : (..... Ayant lu tes pour orner les squares et jardins publics, l'article de M. Jacquemin, nous avouons l'attention va de nouveau être appelée sur qu'il n'y a rien de neuf dans les moyens cette très jolie espèce. En effet, M. Rafarin qu'il indique, et que, n'était la bonne foi de vient d'en comniander une grande quantité l'auteur, on pourrait le prendre pour une de pieds à MM. Courtois-Gérard et Pavard, mystification. » En effet, que recommande marchands grainiers, 24, rue du Pont-Neuf, 11. Jacquemin pour extirper les vers blancs , qui ont mis cette plante dans le commerce du sol? Donner des facons, des binages el qui sont en mesure d'en fournir à tous pendant trois années, et si l'on n'a pas | ceux qui en feront la demande. réussi complètement, recommencer pendant trois autres années. Ce qui équivaui à ceci : ' - M. Ferdinand Gloede, horticulteur à Cherchez les vers blancs pendant trois an- Beauvais (Oise), vient de céder son fonds nées, et si au bout de ce temps il en reste d'horticulture à son fils, M. William Gloede, encore, vous recommencerez (1). »

¡ 3, rue de l'Hôtel-Dieu, à Beauvais. L'étaAu sujet de cette fameuse découverte, i blissement d'horticulture de M. Gloede est nous lisons dans le Bulletin de la Société particulièrement connu par ses cultures de d'horticulture de l'arrondissement de Sen. Fraisiers, dont il possède de nombreuses collis, numéro du 8 août 1870, p. 144 :

lections. QM. Thirion communique à l'assemblée les décisions suivantes, prises par le conseil

– Sous le titre: Calendrier agricole du d'administration, dans sa séance du 26 juillet.

Caire, nous trouvons dans lEgypte agri« La délibération prise le 31 mai se ter

cole (2) un article signé E. Tissot, relatif minait ainsi :

au calendrier agricole du Caire. Nous re« Le conseil d'administration décide que

| produisons ce document, qui a bien son enM. Jacquemin n'a pas rempli les conditions | seignement, en ce qu'il nous fournit une du programme posé par lui seul, et que les

| image assez fidèle de la marche du progrès. 100 fr. votés demeurent disponibles pour

En effet, celui-ci se fait bien lentement, et tout autre emploi.

pendant longtemps même par la tradition. « Cette somme pourrait, dans les cir

Toutefois, il ne faudrait pas croire que ces constances actuelles, ètre offerte, au nom de

sortes de prédictions sont dues au hasard; la Société d'horticulture de l'arrondisse

elles résultent, au contraire, d'observations ment de Senlis, à la caisse des soldats bles

successives qui se sont transmises à travers sés ou malades. Cette proposition, adoptée

les ages, de manière que, très-souvent, sous par le conseil, est ratifiée par l'assemblée. »

une apparence grossière, ou sous une sorte

d'allégorie, se cachent de très-grandes vé. - L'établissement d'horticulture de rités en partie voilées. Aussi, quelque ridiMM. Lévêque et fils, situé 132 et 134, bou

cules qu'elles puissent parfois paraitre, il levard de l'Hôpital, à Paris, sera transféré,

faut toujours en tenir un très-grand compte. à partir du 1er août prochain, rue du Lié.

Du reste, la singularité des traditions dont gat, à Ivry-sur-Seine. Nos lecteurs savent

nous allons parler n'a rien qui doive étonque cet établissement contient un très

ner, lorsqu'on résléchit qu'elles viennent du grand assortiment de Rosiers, Pivoines,

pays des hiéroglyphes, où tout semble mysGlaïeuls, etc., etc.

térieux et énigmatique, où tout parait liguré,

et où, de tout temps, pour ainsi dire, la forme --- Toute chose a son à-propos, et telle symbolique est à peu près la seule sou qui aurait pu faire merveille ou sensation à quelle les faits, c'est-à-dire l'histoire, ont un certain moment pourra passer inaperçue

rra nasser inanercue | été enregistrés. Voici ce document: clans une autre circonstance. Rien n'échappe 1 AOUT. - Les plus grandes chaleurs sont pasi cette loi qui se trouve indiquée par ce pro sées, et l'inondation qui commence à se répandre verbe : « Il ne suffit pas de se lever matin; sur les campagnes amène avec elle une fraîcheur il faut arriver à l'heure. » Les plantes

relative. Le 1er août, semailles de légumes. — mnémes ne font pas exception, et telle espèce,

Le 2, coups de vent chauds. – Depuis le 3, quoique belle, arrivant dans un moment dé

grande abondance de Pastèques. — Le 4, époque

probable de l'ouverture du khalig. - Le 5, les favorable, passe presque inaperçue, tandis

Pistaches arrivent à maturité en Syrie. — Le 6, qu'elle aurait pu jouir d'une réputation jus- | lever à l'aube de Sirius. – Le 7, fin des jours tement méritée, si elle fût venue dans d'au- caniculaires. — Depuis le 8, l’eau du Nil est bien

(1) Voir à ce sujet une lettre de M. Robine (Rev. 1 (2) No 3, 1870, p. 36. (Voir Rer. horl., 1870, hort., 1870, p. 26).

. p. 282.)

CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE JUILLET). faisante; buvez-en à votre lever. - Le 10, cul- | mettre dans les salles envahies une petite plante ture des Radis et des Carottes. - Le 12, coin- | dont je joins une branche à celle lettre. On apmencement de la récolte du coton. — Le 13, on pelle vulgairement ici celte plante du nom de prépare les petits fromages de lait. — Le 14, musc, à cause probablement de sa forte odeur primeurs de Grenades. - Le 16, limite de l'in musquée ; j'ignore son nom scientifique: c'est une ierdiction d'Ilypocrate, relativement à la médi- | planle qu'on ne cultive point, mais qui pousse cation des habitants de l’Egypte. A partir de ce abondamment près des ruisseaux, entre les pajour, ils peuvent se purger et se faire saigner vés, dans les endroits humides. Vingt-quatre comme à l'ordinaire. - Le 17, continuation des heures après en avoir mis un pot au rez-devents du nord. – Le 18, les feuilles jaunissent. | chaussée, nous n'avions plus de fourmis; elles - Le 20, accouplement des brebis. --- Le 21, grimpèrent jusqu'au premier étage; un simple cueillette des Olives. - Le 26, invasion des pot au premier étage suffit pour les en chasser; moustiques. - Le 27, les autruches en rut. - elles partirent comme elles étaient venues, sans Le 29, cueillelle des fruits de Sumac. (Ses nous dire par quel chemin. feuilles s'emploient ici pour la tannerie.) - Le Veuillez avoir l'obligeance, Monsieur, de com30, diminution des chaleurs. - Le 31, fin des | muniquer ce procédé à M. Bossin; s'il pouvait coups de vent du désert.

intéresser les lecteurs de la Rerue horticole, je

vous envoie une branche de la plante, afin que Pour comprendre l'intérêt qui se rattache

vous puissiez en donner les propriétés et les quaà ces sortes de prédictions, il faut se reporter | Jités dans l'un de vos articles, que nous lisons au climat de la partie de l'Egypte pour la toujours avec tant de profil et d'iniérêt. quelle elles étaient particulièrement faites. Vaignez, etc. Ces remarques sont pour l'Egypte l'analogue

Louis FLIPO. de celles qu'on trouve exprimées chez nous sous certains dictons populaires, tels que :

Nous remercions M. Flipo de son intéres« A la Saint-George sème ton orge; à la

sante communication, et nous espérons que Saint-Marc il est trop tard; Quand il pleut à

ceux de nos lecteurs qui auraient le malheur

| d’être visités par les hôtes incommodes dont la Saint-Médard, la récolte diminue d'un quart; Attends pour cueillir les fruits d'hi

il est question voudront bien, pour s'en déver qu'ils aient recus du vent d’octobre;

barrasser, essayer le procédé indiqué par Sème tes Pois à la Sainte-Catherine, etc. »

M. Flipo, et nous rendre compte des résul Mais ces sortes de pronostics populaires ont

tats, que nous nous empresserons de faire conparfois cet autre avantage de montrer cer

naitre. C'est en agissant ainsi qu'on pratique

la fraternité. C'est aussi de cette manière et tains changements qui se sont produits dans les habitudes ou dans les cultures suivant

avec l'aide de tous que la lumière se fait,

que la science, qui n'est autre chose que le les époques. Nous citerons comme exemple

| fruit de l'observation et la constatation des le dicton égyptien au sujet des autruches. C'est

faits isolés, arrive à se formuler, à constituer qu'en effet les autruches, qui aujourd'huisont à peine connues en Egypte où elles sont deve

une doctrine, par les efforts de chacun, et à

devenir ainsi le bien de tous. nues de rares curiosités, y étaient, assure-t. on, très-communes il y a plusieurs milliers

Ajoutons que la plante dont il vient d'être d'années. Est-ce par suite d'une modifica

question est le Mimulus moschatus, L.,

originaire, dit-on, de l'Amérique boréale, ce tion de climat, d'un changement d'habitude, ou bien parce que ces oiseaux sont sujets à

que nous ne garantissons pas, bien entendu. certaines maladies qui les ont décimés, ainsi

Le plus communément on l'appelle tout que cela s'est vu parfois sur certaines es

simplement Muse, ainsi que le dit M. Flipo.

Nous savons beaucoup de dames qui ne pèces de nos animaux domestiques, qu'ils

seront pas fåchées de connaitre la susdite sont devenus si rares de nos jours?

recelte, et dût leur mari en soulfrir, persis- Au sujet du désir exprimé par M. Bos ter dans son application, mettre la plante sin, relativement à la destruction des four favorite dans leurs appartements, lors même mis ailées, un de nos bienveillants collabo qu'il n'y aurait pas de fourmis, car ne peutrateurs, M. Louis Flipo, nous a adressé une il pas en venir ? Ce serait donc un moyen lettre que nous nous empressons de pu préventif, l'analogue de ce qu'on fait avec blier :

du camphre pour purifier l'air. Que pourTourcoing, le 20 juin. rait alors faire un mari digne de ce nom ? Je lis dans le numéro du 16 septembre 1870, Se taire! Remède précieux dans un ménage, p. 350, de la Revue horticole, que je viens de et, à un autre point de vue, au moins aussi recevoir, un article de M. Bossin, intitulé : Pro- sûr que celui indiqué par M. Flipo. cédé pour détruire les fourmis dans les melonnières. L'auteur commence par se plaindre du - Il n'est pas nécessaire d'aller, soit en grand pombre de fourmis ailées qui l'ont assiégé Amérique, soit en Australie, pour voir des pendant les chaleurs; c'est à ce sujet, Monsieur, que je vous écris.

végétaux remarquables, et si la Californie Nous avons plusieurs fois déjà éprouvé les

nous montre ses gigantesques Wellingtomêmes désagréments que M. Bossin, et ne sa

nia, l’Afrique ses Baobab, l'Australie ses vions comment faire pour chasser ces détestables | colosses Eucalyptus, l'Asie 'ses Cèdres du insectes, lorsqu'on nous donna pour recette de Liban séculaires, l'Europe aussi nous montre, soit dans quelques-uns des Chènes, des, des conditions acceptables; la disposition de Chålaigners, etc., etc., des dimensions éga- | la charpente, qui peut se plier comme les lement considérables. Ce ne sont pas seule- | branches d'un grand parapluie, en rend le ment ces quelques espèces qui fuurnissent transport facile, puisqu'on peut le plier et des individus remarquables; il en est d'au le renfermer dans une caisse relativement tres qui, bien que moins importantes, en pelite. présentent de curieux exemples. Un des plus remarquables, que nous allons citer, est

- M. Gagnaire fils aîné, horticulteur à fourni par le Lierre. Tout le monde connait

Bergerac, nous adressse une lettre que aujourd'hui les diverses et nombreuses ap

nous croyons devoir publier. Elle est relapropriations que l'on fait de cette plante au

tive aux froids de l'hiver dernier. La voici : point de vue ornemental, soit pour former

Bergerac, le 19 juin 1871. des haies, des bordures, ou pour couvrir des Monsieur et cher rédacleur, terrains, là où d'autres végétaux ne pour Les événements douloureux qui, pendant plus raient croitre, soit tout particulièrement pour de dix mois, ont passé si lourdement sur notre couvrir et cacher sous une belle verdure pauvre patrie, et dont, grâce au ciel, nous permanente des murs dont l'aspect, toujours

voyons enfin la fin, avaient intercepté entre triste, est mème parfois très-laid. Nous

Paris et la province toute sorte de chimnunicaavons vu un seul pied de Lierre garnir un

tion. Mais cette interception, occasionnée par la

guerre, avait en outre pour conséquence worale pignon de 27 mètres de hauteur sur 18 mè

celle d'empêcher l'échange des idées que nous, tres de largeur, soit 486 mètres carrés !

provinciaux, nous aimons lant à avoir avec Ces moyens d'utiliser le Lierre comme Paris. Vous dire ce que nous sommes sans relaplante d'ornement ne sont pas les seuls; un tion avec notre capitale n'est guère possible. On de nos amis et collègues a eu l'heureuse idée cherche, on lourne, retourne sans cesse autour d'en former des parasols portatifs, des sortes de soi; on est isolé, surpris, étonné, inquiet, et de tenles-abris que l'on peut placer là où

cela parce qu'il manque quelque chose : des l'on veut, ce qui permet d'avoir instantané

nouvelles de Paris ! Le niera qui voudra: j'af

firme que sans Paris la France paraît viile. ment, même dans un endroit dépourvu de

Ce fut donc pour moi un vif plaisir que de retoule végétation, une sorte de couvert ou de

cevoir ces jours-ci, et pour la première fois deberceali vivant.

puis le mois de septembre deruier, deux numéLa plupart des visiteurs ont pu, à l'Expo ros de la Revue horticole. Il me sembla revivre, sition de Paris, en 1867, admirer un exemple et pour le moment j'oubliais nos milheurs. C'est de ce nouveau modèle de véranda. C'était qu'avec ces deux numéros je revis l'ouverture un Lierre planté dans un bac et élevé sur

de nos correspondances, l'échange de nos idées, une tige de 2 mètres de hauteur, terminée

plaisir dont je suis privé depuis longtemps.

Si nous avons été à l'abri de l'invasion, des par de nombreuses branches qui, disposées

réquisitions, enfin du fléau de la guerre, nous en rayonnant sur un treillage, formaient

avons été très-maltraités par le froid ; l'hiver a une sorte de parapluie. Les branches étaient

élé pour nous des plus rigoureux et des plus tellement nombreuses et bien garnies de malfaisants. Que de misères, mon Dieu ! n'afeuilles, que les rayons du soleil ne pou vons-nous pas vues par ces temps foids, neigeux, vaient pénélrer sous cette tente vivante, im.' qui ont sévi sur nous pendant plus de six seprovisée. Depuis celle époque la plante a

maines ! Et quand on songe que le travail mancontinné à s'accroître, et aujourd'hui c'est

quait à la plupart, que le pain, le vin, la viande, certainement un des végétaux les plus inté

les légumes devenaient chaque jour plus cher,

on se dit encore : Comment a-l-on pu faire? ressants qu'il soit possible de voir; ses di

Mais combien cet hiver néfaste a été fatal et mensions sont les suivantes : tige de 2 mė- 1 nuisible à notre horticullure, à l'agriculture et, tres de hanteur sur au moins 40 centimètres en général, au produit de nos champs ! Voici de circonférence, très-droite, lisse et unie; | une éunumération sommaire des plantes diverses le diamètre de la tête est de 4 mètres (2 mè- frappées mortellement ou partiellement par la tres de chaque côté de la tige); on pourrait gelée : même l'étendre davantage, puisque l'extré

Dans la famille des Conifères, les Cèdres Deomité des branches est repliée. Il va sans dire

dora jeunes et vieux, les Cyprès cominun ou

pyramidal, horizontal, funebris, Lambertiana, que les dimensions que nous venons d'indi

torulosa , fastigiata, l'Araucuria imbricata, le quer pourront être dépassées de beaucoup, | Pinus insignis, tous, depuis ceux qui avaient puisque la plante étant très-vigoureuse, on une hauteur de 3 à 4 mètres jusqu'au plus petit, pourra lui donner chaque année une exten- | ont gelé complètement. Ont gelé aussi, mais sion plus considérable. Le bac dans lequel | repartent du pied, les Sequoia sempervirens, ce Lierre est planté est très-portatif; il me

| hauts de plus de 6 mètres, ainsi que les jeunes sure 60 centimètres de diamètre.

plants cultivés en pépinière. Ce Lierre, qui provient d'une bouture

Les arbrisseaux suivants, à feuilles persis

tantes ou caduques, la plupart âgés d'une trenplantée en 1847, est donc àgé de vingt-quatre

taine d'années, ont été alteints par la gelée, ans; son propriétaire, M. Roussel, entre

mais repoussent du pied. Ce sont : l’Arbutus preneur de jardins, 16, avenue du Maine, | unedo, 'Bambusa falcata, B. nigra, Berberis Paris, consentirait à le vendre si on lui offrait | Darwinii, Budleia globosi, B. Lindleyana, CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE JUILLET).

425 Ceanothus azureus, Cerasus laurocerasus, C. | Gand. Plantes de serre chaude et tempérée Lusitanica, C. Caroliniuna, Coronilla glauca, l (liste générale). - Spécialités de serre C. rariegata, Elvagnus reflera, Escalonia flo

chaude et serre tempérée. — Amaryllidées, ribunda, Eronymus juponica, E. foliis argen- | Aroïdées. Béconiacées. Broméliacées, Cycateis, E. longifolius, Gyerium argenteum, Jasminum rerolutum, Laurus nobilis, Lgus

dées, Cyrtapdracées. Fougères de serre trim Japonicum, L. lucidum, L. oralifolium,

chaude et de serre froide. – Gesneriacées, Mahonia Lechenaultii, Osmanthus ilirifolius,

Iridées, Liliacées. — Orchidées, Palmiers, Phylliren latifolia, Plotinia glabra, Pillospo. Pandanées, Passiflorées, Sarracéniées, Scirum sinensis, Rhamnus alaternus, Viburnum taminées. Plantes de serre froide (liste tinus, Y. awa-yuschii, V. macrophyllum, La générale). Une série de plantes ornemengerstræmia indica, Poinciana Gilliesii, les Calli.

tales telles qu’Azalées, Fuchsias, Dahlias, carpa americana et japonica, les Cassia fal

Calcéolaires, Lantanas, etc., etc., termine ce cata et Marylandica, le Clerodendron Bungei,

catalogue. N'oublions pas une magnifique Nandina domestica, Næsea salic folia. Les froids rigoureux de l'hiver 1870-1871 ne

collection de Fougères de pleine terre. C'est se sont pas bornés à ces désastres. Ils ont dé avec raison que ces plantes sont recherchées truil complètement les arbrisseaux ci-après : des aniateurs. Fabianı imbricata, Raphiolenis indica, R. ru De MM. Freebel et Cie, horticulteurs à

. salirifol a, Ceanothus diraricatus, C. ri. Neunmünster (Zurich). Catalogue général gidus, Eriobotrya Japonica, Cistus ladaniferus,

comprenant : arbres et arbrisseaux de plein Teucrium fruticans.

air à feuilles caduques; idem à feuilles El si maintenant des jardins nous passons

persistantes. - Plantes diverses de terre dans les champs, nous trouverons tous nos Figuiers gelés jusqu'à la souche, les Pêchers

de bruyère : Rhododendrons. - Couifères, fortement endomniagés, et les Vignes jeunes et espèces ou variétés rustiques. — Arbres fruivieilles rudement éprouvées Une jeune Vigne tiers. - Plantes vivaces. - Plantes de serre, âgée de trois ans, que je possède près d'une pé- | froide et de serre tempérée (liste générale et pinière, a élé gelée entièremeni. Mais celle-ci spécialités diverses). - Plantes grimpanrepousse du pied, tandis que d'autres plus âgées tes, etc., etc. On trouve aussi dans ce catane donnent plus aucun signe de vie. Croiriez

logue une liste de plantes alpines, parmi vous que dans mes pépinières de Vignes, j'ai

lesquelles se rencontrent beaucoup d'espèces perdu celle année plus de 40,000 bai bas d'un an el de deux ans? Et comment expliquer que

rares que l'on chercherait vainement ailleurs. des - jeunes Vignes plantées avant la gelée en

De M. Linden, horticulteur à Bruxelles, barbas d'un an ont résisté au froid, tandis que

deux catalogues dont l'un, exclusivement les mêmes barbas restés en place ont été tous consacré aux Orchidées exotiques, comprend détruits ? Dans mes pépinières, les Pêchers d'un près de 1,200 espèces. C'est, sans aucun an de grelle, les boulures de Laurier-Tin, repi doute, ce qu'il y a anjourd'hui de plus comquées à l'automne, ont résisté à la peige et aux

plet en ce genre. Ce catalogne, dont nous fortes gelées, tandis que les mêmes, plus âgés,

recommandons la lecture, comprend, avant ont à peu près succombé jusqu'à la racine. Les

la liste générale, une revue sommaire des anciens sont unanimes pour reconnaître que depuis l'hiver de 1830 on n'avait vu pareil dégal.

genres et espèces les plus remarquables,

dans laquelle sont consignées des observa- Nous avons reçu différents catalogues tions très-intéressantes sur les caractères dont, par suite des circonstances, nous n'a- et les principaux avantages qu'ils présentent. vons pu parler plus tôt, et sur lesquels nous Enfin, et ce n'est pas le moins important, allons appeler l'attention de nos lecteurs. En après la liste générale des Orchidées se voici l'énumération par ordre de réception : | trouve une observation qui fera plaisir aux

De MM. Vilmorin et Cie, Catalogue - | nombreux amateurs d'Orchidées; c'est une néral de graines et de plantes, compre promesse ou plutôt un engagement que nant : 10 GRAINES POTAGÈRES; 2° GRAINES prend M. Linden de publier, à partir de DE PLANTES OFFICINALES ; 30 PLANTES CÉ cette année 1871, un Traité général ou RÉALES, FOURRAGÈRES ET ÉCONOMIQUES, — Monographie complète des Orchidées. Graines de prairies. — Graines de gazon. | Personne ne pouvait mieux faire ce travail - Plantes fourragères non graminées. — que M. Linden, car, indépendamment des Racines fourragères. - Plantes indus connaissances toutes spéciales qu'il a de ces trielles et économniques ; 40 GRAINES D'AR- I plantes, il possède tous les éléments nécesBRES. – Graines de plantes de serre et saires pour le mener à bonne fin. Il va sans d'orangerie; 5° GRAINES DE FLEURS. — dire qu'il sera fortement secondé dans cette Graines de fleurs en collection, etc., etc. publication par notre collègue, M. Edouard Dans le texte sont intercalées 114 gravures, | André, le rédacteur en chef de l'Illustration soit de fleurs, soit de légumes, qui peuvent horticole. renseigner l'acheteur sur les plantes qu'elles 1 L'autre catalogue que vient de publier représentent. Une liste indiquant les sortes | M. Linden est un catalogue général des ornementales d'oignons à fleurs terinine ce plantes cultivées dans ses deux établissecatalogue.

ments d'horticulture. Ce catalogue, dont nous De M. Louis Van Houtte, horticulteur à recommandons tout particulièrement la lec

ture, comprend plusieurs sections : la pre- , clauze n'était pas seulement un horticulteur mière, qui présente un intérèt tout particulier, des plus distingués; c'était aussi un penseur, est consacrée aux plantes nouvelles ou un écrivain, et comme l'on dit un piocheur, rares, de serre chaude, de serre froide et ce que démontrent non seulement les nomde plein air. Ce qui en augmente l'intérêt, breux et intéressants catalogues qu'il a fait c'est que chaque plante est suivie d'une des- / parailre, mais encore les brochures qu'il a cription ou d'une observation qui en fait publiées sur diverses parties de l'arboriculressortir les avantages ou les particularités. ture, notamment sur les Mûriers et sur le Nous y reviendrons.

reboisement, etc. Le dernier ouvrage publié De M. E.-H. Krelage, à Harlem (Hollande), par M. Sénéclauze est un travail sur les un catalogue de Tulipes. Nous n'avons rien Conifères, particulièrement propre aux à dire de la beauté tout exceptionnelle des espèces et variétés cultivées dans son étaTulipes; elle est assez connue de tous. Nous blissement. Cet ouvrage donne, avec l'indin'avons pas non plus à faire l'éloge — l'ar- cation des richesses que l'établissement ticle -- comme l'on dit, de l'établissement de possède en ce genre, une idée des connaisM.Krelage, quiàjuste titre se place au premier sances de son auteur. Il. devait paraître un rang dans tout ce qui a rapport à ces plantes, complément de ce travail fait au point de tant pour le nombre des variétés et leur choix vue exclusivement pratique, c'est-à-dire que pour l'exactitude des dénominations. / relatif à la culture et à la multiplication des

De MM. Ch. Huber et Cie, horticulteurs à Conifères, mais qui, nous le craignons du Hyères (Var), la liste des Ognons à fleurs, moins, ne paraîtra jamais. La mort, en bulbes et tubercules, ainsi que des Grami enlevant M. Sénéclauze à sa famille et à ses nées sèches pour bouquets. Il n'est pas un | amis, en privant la société d'un travail utile, de nos lecteurs qui ne sache l'excellent parti justifie encore une fois ce proverbe : que l'on peut tirer de ces Graminées, dont la « L'homme propose, Dieu dispose. » beauté et l'élégance dans la composition des bouquets est des plus remarquables.

- Le Fleuriste de la ville de Paris, dont

nous avons eu si souvent l'occasion de par- L'horticulture vient d'être fortement ler, et qu'à peu près tous nos lecteurs frappée dans la personne de M. A. Sénéclauze, connaissent, vient de subir des changements dont nous avons eu bien souvent l'occasion considérables dans son personnel. Si comme

le parler dans ce journal. Cet estimable fait administratif nous n'avons rien à voir à horticulteur, dont bien des fois nous avons cette mesure, il n'en est pas de mème au pu apprécier les connaissances, et dont nous point de vue scientifique, sur lequel nous nous honorons d'avoir été l'ami, est décédé reviendrons prochainement. Nous nous borà l'âge de soixante-neuf ans, dans l'établis- | nons à la citation des faits. Les voici: sement qu'il avait créé à Bourg-Argental d'après la nouvelle organisation, notre (Loire). Nous avons dans M. A. Séué- collègue M. Rafarin, jardinier aussi instruit clauze un exemple des plus remarquables qu'intelligent, et qui joint la pratique à la de ce que peut faire l'homme qui a l'amour théorie, c'est-à-dire l'exemple au précepte, des choses; ce qu'il a fait est prodigieux. est remplacé par M. Drouet, conducteur des Seul, dans des conditions défavorables, il a ponts et chaussées, faisant fonction d'ingésu créer un établissement considérable, | nieur. Quant aux squares de Paris, ils sont colossal, pourrait-on dire, si l'on tient compte réunis dans le service d'un conducteur, de la grande quantité d'espèces et de variétés M. Seilheimer, faisant fonction d'ingénieur. qu'il a réunies. Ce fait · s'explique par Sans mettre quoi que ce soit en doute les l'amour ou plutôt la passion qu'il avait des connaissances spéciales de ces Messieurs choses de l'horticulture, qui le portait à comme conducteurs des ponts et chaussées, accumuler toutes les plantes, même lors | n'est-on pas en droit d'agir différemment en qu'elles ne présentaient aucun intérêt com ce quiconcerne l'horticulture, et ne paraîl-on mercial, exemple bien rare de nos jours. | pas s'éloigner de ce sage dicton rempli de bon Disons toutefois qu'il a été fortement se sens qu'une « des premières conditions pour condé par M. Auguste Perrier, qui était faire un civet est d'avoir un lièvre? » la « cheville ouvrière, » comme l'on dit, et Il y avait dans l'établissement du Fleuriste qui à l'égal de son maitre aimait les plantes.de la ville de Paris un grand enseignement, Que va devenir cet établissement, M. Séné- | une école où, sous des chefs éclairés, les clauze n'ayant qu'un fils qui, après avoir jeunes gens pouvaient puiser des notions débuté dans la carrière horticole, l'a aban- scientifiques et pratiques dans l'art du jardonnée? La reprendra-t-il ? sinon l'établis- dinage, et pour le public un modèle de bon sement sera-t-il continué par celui qui l'a goût, un guide à suivre, en un mot un stimusi bien conduit pendant de longues années ? | Jant qui réagissait heureusement sur le Espérons-le, pour la science et pour l'horti- | commerce horticole. Ces avantages ne vontculture.

ils pas sinon disparaître, du moins s'affaiblir ? Ajoutons en terminant que M. A. Séné- | On a lieu de le craindre.

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