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ENCORE LE PINCEMENT COURT APPLIQUÉ AUX PÊCHERS.

37 ainsi que nous venons de l'expliquer, il sera pincement court de priver l'arbre d'une utile de supprimer aussi la moitié de la lon- trop grande quantité de feuilles et de comgueur de la feuille principale, à l'aisselle de promettre ainsi son existence. M. Grin a laquelle naît ce bourgeon anticipé, vers le récemment modifié son procédé, de façon à point B (même fig. 6); car il arrive parfois | faire disparaître cet inconvénient. Il opère que, sous l'influence d'une action intense de la manière suivante : de la séve, la mutilation des feuilles stipu- Pincer tous les bourgeons proprement laires est insuffisante pour les empêcher dits au-dessus de deux feuilles bien constide suivre l'allongement du bourgeon anti tuées (A, fig. 7). Faire ce pincement aussicipé. La section de la moitié de la feuille tôt et à mesure que ces bourgeons arrivent å principale diminue la quantité de séve appe- | la longueur d'environ 7 centimètres. Au lée vers ce point et donne ainsi un résultat moment où l'on procède à ce pincement, plus complet.

couper la moitié de la longueur de celle des 20 On a reproché avec raison au mode deux feuilles conservées qui est au sommet, primitivement employé pour pratiquer le l ainsi que le montre cette même figure; et

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cela en vue de diminuer la vigueur du / étendue à l'action directe du soleil. Cette bourgeon anticipé qui naitra à ce point. Dès dernière opération devra être exécutée d'une que les bourgeons anticipés apparaissent à manière successive, en commençant par les l'aisselle de ces deux feuilles, soumettre bourgeons les plus vigoureux. celui de la feuille supérieure à deux ou trois Chacun des bourgeons proprement dits, pincements successifs, en coupant chaque traités comme nous venons de l'indiquer, fois au-dessus de deux feuilles, et aussitôt donneront pour la taille d'hiver suivante le que chacun des nouveaux bourgeons a atteint résultat indiqué par la figure 8. une longueur d'environ 4 centimètres. Lais-i Alors on taillera le rameau A en B, ser le bourgeon anticipé de la feuille infé- (fig. 8). Le groupe de petits rameaux C, rieure s'allonger librement. Du milieu à la courts, charnus, couverts de boutons à fleurs fin de juillet, appliquer à ce bourgeon anti- et résultant des pincements réitérés, est cipé une taille en vert, de manière à lui con- destiné à la fructification. Pendant l'été suiserver une longueur d'environ 15 centimè- vant, on choisit le bourgeon qui naîtra du tres. Cette taille en vert est seulement bouton à bois D, et on le soumettra à la série destinée à empêcher ces bourgeons antici- d'opérations décrites pour le bourgeon pripés de produire dans l'arbre trop de confu- mitif, de manière à obtenir le même résultat sion et de soustraire ainsi une partie de son pour la seconde taille d'hiver, moment où 38

CULTURE DES ANANAS. l'on retranche en E ce qui a fructifié pen- | l'autre, celui de la base, s'allonge librement dant l'été précédent, et ainsi de suite chaque | et fournira un rameau dont la partie inféannée.

rieure servira de point de départ à une nouIl résultera de ce mode de procéder, que velle fructification. En opérant ainsi, on l'on aura chaque année au mèrne point deux laissera le Pécher pourvu d'un nombre suffibourgeons anticipés résultant du pincement sant de bourgeons nécessaires à l'entretien

fait à deux feuilles ; l'un, le plus élevé, est de son existence, ce qui n'avait pas lieu lors· soumis aux pincements réitérés pour pré- que tous les bourgeons étaient soumis au parer la fructification de l'année suivante; pincement réitéré.

DU BREUIL.

CULTURE DES ANANAS

Depuis quelques années la culture des i pinçait courts va les tailler courts et les Ananas a pris beaucoup d'extension, et leurs pincer longs; les plantes qui étaient cultifruits deviennent de plus en plus de rigueur vées dans de trop petits pots vont passer pour accompagner les desserts des tables dars de trop grands, et enfin le matériel, somptueuses, qui seraient en quelque sorte soit serres ou châssis, desquels on n'avait déshonorées, sila parcimonie du propriétaire, pas l'habitude, doit être transformé, etc. Et lorsqu'il traite ses amis, l'avait empêché de le propriétaire n'a plus qu'à payer, payer délier les cordons de sa bourse.

encore, payer toujours, jusqu'au jour où il Malgré l'extension de la culture des Ana va reprendre un nouveau jardinier. Ce qui nas et surtout la consommation plus consi- | se passe ensuite, tout le monde le sait. Et dérable de ce bon et délicieux fruit, que de pour les jardiniers qui ont fait beaucoup de déceptions encore partout ! Combien voit-on places? Il leur devient de plus en plus diffide propriétaires se plaignant du peų, de sa cile de se replacer avantageusement; le proveur et surtout du peu de grosseur de leurs priétaire prend des renseignements à droite produits, et tout particulièrement des frais et à gauche; enfin il épluche les antécéconsidérables qu'entraîne cette culture! Et | dents, et il est alors très-rare que tout arrive que de jardiniers s'apitoient sur leur mau à l'avantage du jardinier. Lorsqu'il se prévaise terre de bruyère, le peu de fumier mis sente de nouveau, on lui répond qu'on a à leur disposition, un chauffage chauffant réfléchi ou bien qu'on lui écrira bientôt. trop ou pas assez, enfin une serre impos C'est une façon très-polie de l'évincer, et, sible! Dans ces conditions, propriétaires et | en rentrant chez lui, il trouve dans une lettre jardiniers ne sont pas contents; suspicion le refus qu'on n'avait pas voulu lui donner d'un côté, découragements de l'autre, voilà ouvertement. ce qu'amène très-souvent un mauvais outil Après cette digression ou sorte d'avantlage et parfois aussi l'ignorance."

propos, nous allons aborder notre sujet, qui Nous ne saurions trop engager les pro- est la culture des Ananas. priétaires qui veulent tenter cette culture Notre but est d'indiquer sommairement, de donner à leur jardinier tout le matériel | depuis le premier ailletonnage jusqu'à la nécessaire pour la mener à bien; dans le cas maturité des fruits, les principales opérations contraire, nous ne saurions non plus trop en que réclame la culture des Ananas, de la gager ceux-ci à refuser tout net la proposition simplifier 'autant que possible, afin de la d'un maitre désireux d'avoir des Ananas, et mettre à la portée de tout le monde et de qui ne laisserait à leur disposition que des réduire un peu les objections, en faisant moyens insuffisants. Trop souvent, soit par disparaître les prétendues difficultés que soumission ou tout autre motif, on n'ose pas certaines personnes disent éprouver en cherrefuser; les essais que l'on tente alors res- chant à cultiver ces plantes qu'on a dit si tent infructueux, la réputation d'habile jar- | longtemps délicates et difficiles, tandis que dinier est compromise, les mécomptes leur | c'est peut-être de toutes les plantes de serre sont attribués; en outre, on les accuse chaude les plus 'robustes et les plus vivaces. d'ignorance, souvent même de négligence, La preuve de ce que j'avance, c'est que si et comme récompense, la plupart du temps, les Ananas avaient été des plantes réellement on les congédie.

délicates, il y a bien longtemps qu'ils auJe l'ai déjà écrit quelque part, et on ne raient disparu par suite des mauvais traitesaurait trop le répéter, qu'il y avait rare ments qu'on leur a fait subir lors de leur ment avantage à se séparer. Dans ce cas, en apparition. effet, propriétaires et jardiniers y perdent : En maison bourgeoise, des châssis et une le premier est obligé de s'habituer à une serre sont indispensables et suffisent ordinouvelle figure, au caractère, enfin aux ha- nairement pour obtenir de bons résultats ; bitudes de son nouveau jardinier; les arbres, les horticulteurs y ajoutent quelquefois des les plantes, doivent le plus souvent en faire bâches; chez eux, du reste, l'utile passe autant; la main qui les taillait longs ou les avant l'agréable, tandis qu'un propriétaire

CULTURE DES ANANAS.

39 cherche à réunir les deux choses. Aussi, , nient des semis, c'est que les plantes sont n'est-il pas dans notre pensée d'indiquer ici très et même trop longtemps à fructifier; quelles formes et quelles dimensions doivent | l'ailletonnage est préférable sous tous les rapavoir ces différents objets. Qui veut la fin ports. Les couronnes ne sont pas non plus à doit, dit-on, vouloir les moyens; aussi, le dédaigner ; malheureusement encore, c'est commercant et l'amateur feront-ils bien de moins pratique que les cilletonnages, et s'adresser dans les établissements où ces nous donnons la préférence aux willetons. cultures sont faites d'une manière spéciale, Ceux-ci peuvent se faire toute l'année, si l'on afin de choisir suivant leurs goûts et leurs a, bien entendu, des ailletons ou des coubesoins les plans de ces båches ou de ces | ronnes à sa disposition, et qu'ils sortent de serres. Le marchand trouvera très-avanta plantes rares ou précieuses. Quant à l'épogeusement des exemples chez MMlles Crémont que, la meilleure est, sans contredit, la fin de Sarcelles, Mme Froment à Montrouge; au de septembre ou les premiers jours d'octopotager impérial de Versailles, etc.; les ama- bre. Ceci admis, vovons comment il faut teurs trouveront également tous les avan- procéder sans tàtonnements, et pour être astages réunis : économie, luxe et durée, ainsi suré d'une réussite complète. que tous les renseignements nécessaires qui Vers la fin d'aouit ou dans la première * sont toujours donnés très-gracieusement par quinzaine de septembre, il faudra monter le savant directeur ou leurs chefs de culture, une couche de bon fumier de cheval ou de qui s'en font, du reste, un véritable plaisir; | mouton, mélangé d'un tiers de fumier vieux enfin, au domaine de Vallery (Yonne), chez ou de feuilles, s'il est possible de s'en proMme la marquise de Larochejaquelein, ou au curer; cette couche aura line hauteur de château de Roquencourt, chez Mme Furtado. | 55 centimètres sur le devant, et 60 centimè.

Les Ananas appartiennent à la famille des tres sur le derrière ; la largeur est suborBroméliacées. Ce sont des plantes à racines donnée à celle des coffres, en ajoulant 1m 20 fibreuses, à feuilles radicales, raides, con- en plus pour accoter les réchauds. Quant à caves, arquées au sommet, couvertes d'une la longueur, elle est indéterminée ; c'est la poudre glauque, du centre desquelles s'élève quantité de châssis à employer qui la déterordinairement à la deuxième ou troisième 'mine. La couche est établie sur un plan uniannée, suivant les variétés , une tige desti- forme, légèrement incliné vers le sud, abrinée à fleurir, grosse, droite, simple, qui at- tée par les murs du jardin et surtout des teint de 25 à 30 centimètres de hauteur, ter courants d'air. En la construisant, le fumier minée par un faisceau de petites feuilles aura été foulé, bien mélangé et réglé à la appelées couronne, et au-dessous desquelles fourche; s'il est sec, et lorsque la couche se développent des fleurs bleuâtres; les | sera construite, il sera mouillé de telle faovaires, après la floraison), deviennent char çon que la couche puisse s'échaufler sur nus, se soudent ensemble, et forment un toute sa superficie. Ceci fait, on pose, en les seul fruit subsphérique , cylindrique ou alignant, des coffres dont la largeur et la pyramidal, suivant les variétés, d'une cou- longueur seront de tous points semblables leur jaunâtre ou violette, d’une odeur aux châssis, et la hauteur de 48 centimètres suave, à chair fondante, sucrée, acidulée, sur le derrière, et 32 centimètres sur le derappelant la Fraise, la Framboise et la vant, et à l'intérieur on met 18 centimètres Pêche, et tout particulièrement la Pomme de tannée ou de sciure de bois. On a soin de Reinette un peu avancée. On leur assigne garnir de mousse le haut et le bas des coffres, comme patrie l'Amérique méridionale (ce ainsi que les barres sur lesquelles doivent qui n'est pas bien prouvé); cependant, il reposer les châssis; on maintient cette mousse sont cultivés dans toutes les régions équi- à l'aide de pointes de 4 centimètres et pla. noxiales des deux mondes, là où la multi- | cées à 40 centimètres les unes des autres, de plication naturelle se fait à peu près comme façon à ce qu'elles correspondent à celles qui celle des Artichauts : la tige, qui a fleuri, | sont fixées sur les barres. On enveloppe la périt en donnant des æilletons qui en ont de partie supérieure de ces pointes avec du fil même plus tard, et cela indéfiniment. C'est de fer noir ou galvanisé no 7; le fil tendu, surtout dans les lieux chauds et humides, à il ne reste plus qu'à placer de la mousse l'abri des grands vents, au pied des col- ! épluchée entre le bois et ce fil. On enfonce lines, qu'on les rencontre, très-rarement et ensuite les pointes jusqu'à ce que la partie exceptionnellement sur les hauteurs.

supérieure rencontre le bois. On recouvre la Dans nos cultures, la multiplication des couche de châssis qui auront été préalableAnanas se fait au moyen d'œilletons, de cou ment lavés, pour que les ailletons aient le ronnes ou de semis. Malheureusement ce plus de clarté posible, et on garnit le tour dernier mode laisse beaucoup à désirer : les des coffres avec du fumier chaud. La nuit, variétés ne se reproduisent pas identique- on recouvre d'une rangée de paillassons, et ment; elles dégénèrent la plupart du temps; si, dans le jour, le soleil etait trop ardent, il aussi ne s'en sert-on que pour obtenir de faudrait ombrer cette couche, afin que la nouvelles variétés. Le plus grand inconvé- | fermentation ne devienne pas trop rapide; si 40

CULTURE DES ANANAS. – PLANTE NOUVELLE. l'on n'avait pas ce soin, le coup de feu passé, , on le faisait autrefois et comme je le vois la chaleur tomberait très-vite, et, dans le faire encore par certains jardiniers. Agir milieu de l'hiver, on aurait une couche dont | ainsi, c'est s'exposer à déterminer la désorla température ne serait pas assez élevée | ganisation des protubérances citées plus haut, pour convenir aux Ananas. Pour plus de sûc et même à occasionner la mort des plantes. reté, on enfonce un thermomètre-piquet å Ceci terminé, on emplit de terre de bruyère, l'intérieur de la couche, de façon à suivre plutôt siliceuse que tourbeuse, des pots de les progrès de la fermentation, et lorsque la 10 à 12 centimètres de diamètre. Cette chaleur sera descendue à 35 degrés centi terre ne doit être ni trop sèche ni trop hugrades, il faudra procéder à la plantation. I mide; si l'on avait de très-forts æilletons, on

Si déjà on est propriétaire de vieux Ana prendrait quelques pots d'un diamètre plus nas, on aura tout naturellement des plants grand. A l'aide des doigts on fait un trou au sous la main; dans le cas contraire, il faudra milieu de cette terre, presque jusqu'au fond s'en procurer soit pour de l'argent, soit en du pot; ensuite on saisit l'œilleton et on le s'adressant à des confrères qui vous en pro fait descendre jusqu'à ce que la base rencureront. En admettant la première hypo contre la terre laissée au fond du vase; on thèse, il faut alors procéder à l'æilletonnage, presse celle-ci afin de consolider l'æilleton opération qui consiste en ceci : enlever au et qu'en le soulevant par les feuilles il puisse pied de chaque plante les villetons qui s'y entraîner avec lui son pot et la terre qu'il Trouvent, et cela à l'aide d'un long ciseau contient. Il faut en outre laisser 2 centimèemmanché, en le faisant glisser le long de la tres de vide à la partie supérieure du pot, tige et coupant auprès de celle-ci les ceille pour recevoir l'eau des arrosements. Ceci tons les plus courts et les plus trapus. terminé, on enterre les pots jusqu'au cordon Quant aux inférieurs, ils sont arrachés dans la couche, et en choisissant les plantes avec des tenailles ayant la forme de mâ les plus élevées pour commencer le premier choires. Une fois l'oeilleton pris, on toorne en rang dans le haut du châssis; on continue tirant un peu, jusqu'à ce que celui-ci quitte ainsi jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la souche, et si, en le retirant, on n'aperce 16 centimètres de vide dans le bas du coffre, vait pas une portion de la tige, il faudrait où le soleil arrive rarement et où l'humidité ressaisir le moignon et recommencer; quel est toujours surabondante. On mouille avec quefois aussi il arrive que certains cilletons un arrosoir à goulot, en ayant soin de ne sont pris dans les racines; il faut, dans ce pas (laisser tomber d'eau dans le coeur des cas, dégager le pied de la terre qui les en plantes, ce qui pourrait les faire pourrir vironne et les éclater à la main, et le moins l'hiver. Ensuite on place un thermometre brutalement possible, afin de ne pas rompre ordinaire, que l'on fixe sur une petite plande racines, et, soit dit une fois pour toutes, il chette qui, elle-même, est attachée sur un faut prendre des précautions lorsqu'on touche piquet planté au milieu de la couche, puis aux Ananas, pour ne pas briser les feuilles, on replace les chassis que l'on recouvre la et qu'au contraire elles soient parfaitement nuit de deux rangées de paillassons neufs, intactes. Dès qu'on a le nombre d'ailletons et qu'il faut ôter tous les matins. dont on a besoin, il faut, à l'aide d'un gref | Il ne faut pas perdre de vue que, dans les foir, rafraîchir la coupe ou plaie faite par le premiers jours, on a affaire à de véritables ciseau, ôter les petites feuilles qui se trou boutures, et que si, dans la journée, le sovent à la base et qui recouvrent des protu- leil se montrait, il faudrait ombrer ses planbérances blanchâtres qui ne sont autre chose tes avec des claies ou des paillassons, afin que des racines et qu'il importe de conser- qu'elles ne soient pas brûlées. ver. Aussi, et pour cette raison, ne doit-on

E. LAMBIN. jamais laisser ressuyer les oeilletons, comme | (La suite prochainement.)

IBIN.

PLANTE NOUVELLE Philadelphus insignis. Arbrisseau très- 1 Cette plante, l'une des plus jolies du vigoureux, à rameaux longs et dressés. groupe, fleurit dans la deuxième quinzaine Feuilles entières ou à peine denticulées, de juin. Sa vigueur, sa floribondité, la beauté ovales-cordiformes, allongées et acuminées et la tenue de ses fleurs en font une plante en pointe au sommet, luisantes et d'un vert ornementale hors ligne. Ajoutez à cela que très-foncé en dessus, d’un vert gris cendré, ses ramilles florales, longues, droites, sont pubescentes en dessous. Ramilles florales très-propres à la confection des bouquets, et très nombreuses, dressées, longues de 25- cela d'autant mieux qu'elles sont sans odeur. 30 centimètres, couvertes de fleurs dans Obtenu par M. Billiard, dit la Graine, à presque toute leur longueur. Fleurs non Fontenay-aux-Roses., E.-A. CARRIÈRE. odorantes, blanches, assez grandes, trèsbien faites et régulières, réunies par trois L'un des propriétaires : MAURICE BIXIO. sur de courtes ramilles.

Orléans, imp. de G. JACOB, cloitre Saint-Etienne, 4.

CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE DE JANVIER)

Les Vignes au Japon. - Lettre de M. Coignet à M. Jean Sislev. - Gardenia Florida.- Fructification des

Bambous. - Mort de M. Dauvesse. — Exposition internationale de Fruits et Congrés jardinique en Crimée. - Fructification de l'Encephalartos Lehmanni chez M. Verschaffelt. - Les Pétunias au Concours de Nancy. — Lettre de M. Rendatler. — Catalogue de MM. Baltet frères. — Le libre-échange et les traités de commerce. - Publication du Cercle agricole du Pas-de-Calais. — Cours de taille des arbres fruitiers par M. Rivière. – Cours de taille des arbres fruitiers par M. Forney. - Puissance calorique du thermostat-thermosiphon. — Note de M. Sisley. - Catalogue de M. Ch. Huber, de Hyères. - Trafic de plantes phénoménales. – Renseignements donnés par M. Rantonnet. – La Violette Wilson. - Rusticité du Chamærops excelsa. — Réflexions à propos de cette plante. - Les Pêchers à fleurs doubles comme arbres d'ornement. — Étude sur la Trusle, par M. Chatin.

Nos lecteurs n'ont sans doute pas ou- | belle fleur. Même question que la précédente, blié les lettres très-intéressantes que, à ainsi que pour un bulbe sauvage fleurissant au : diverses reprises, nous avons publiées sur le

mois de septembre, et donnant une fleur craJapon; lettres dues à l'obligeance d'un ingé

moisi, très-belle.

J'ai demandé des graines de Bambous; on m'a nieur français, M. Coignet, et écrites par

répondu qu'il n'y en avait pas. lui à un de ses amis, M. Jean Sisley, de Lyon,

Comment faire ?..... qui nous les a communiquées. D'une nouvelle lettre qu'il vient d'adresser, et que nous

A différents points de vue, cette lettre est avons sous les yeux, nous extrayons les pas des plus intéressantes ; elle semble démonsages suivants qui nous paraissent dignes | trer :4° que les Vignes cultivées au Japon d'intéresser nos lecteurs :

v ont été introduites d'Europe ; que ces Vi

gnes sont cultivées pour la table, et que par IKONNO (Japon), le 23 octobre 1869.

conséquent le vin qu'on consomme au Japon ....... Il y a des Vignes ou plutôt des Treilles est également tiré de l'Europe ; 2° que le au Japon.

Gardenia Florida est relativement rustique Les Raisins de Yokohama et d'Osaka sont très

et qu'on aurait chance de pouvoir le cultibons ; les grains en sont très-gros et la peau

ver en plein air dans certaines parties de la très-épaisse. On n'en fait point de vin d'une manière régulière. Je fais cette restriction, parce

France, de la Bretagne par exemple, où le que les Japonais sont si curieux, qu'on ne m'é

climat paraît avoir beaucoup d'analogie avec tonnerait pas en me disant qu'ils ont essayé d'en celui du Japon, et que c'est surtout la variété faire d'après les renseignements que leur ont à fleurs doubles qui y est cultivée, puisque donnés les Européens.

(d'après les gens du pays la plante ne Dans les montagnes que j'habite maintenant

donne pas de graines. » Enfin, elle nous (pour le moment), il y a des Vignes sauvages

apprend encore que ce n'est non plus que qui peut-être sont indigènes; les grains en sont

très-rarement que les Bambous fructifient. petits et la chair très-rare; leur saveur est

Au nom de nos lecteurs et au nôtre, nous acide... Au sujet des Aucubas, je ne puis satisfaire vos

adressons des remerciments à M. Sisley, pour désirs, de les connaissant par moi-même, et la bienveillante communication qu'il a bien les Japonais qui m'entourent sont aussi igno voulu nous faire. rants que moi en fait de botanique et d'hosticulture.

- Encore une pierre détachée de l'édiJ'écrirai au docteur Sabatier, qui en a plusieurs fice horticole. Le propriétaire d'un des dans son jardin, à l'arsenal de Yokoska, près de plus grands établissements d'horticulture de Yokohama.

France, M. Dauvesse, vient de mourir à Je voudrais bien vous envoyer une bouture Orléans, à l'âge de soixante ans. D'une ind'un petit arbuste à feuilles persistantes, résis

telligence et d'une activité peu communes, tant à des froids de 6 à 8 degrés, et donnant au mois d'août des fleurs doubles, blanches, légè

joint à une très-grande honorabilité, M. Dau

vesse avait su donner à son commerce une rement jaunâtres, d'une odeur extrêmement suave, se rapprochant assez de celle d'une de extension et une importance considérables. nos belles Pêches bien mûres. Il y a deux mois C'est surtout à ce titre que nous devons en le docteur hollandais est venu me faire une parler, puisque c'est là seulement que semvisite ; il avait avec lui le botaniste japonais dont blaient dirigées toutes ses préoccupations. je vous ai parlé ; il nomme cette plante Garde En effet, il n'a jamais (que nous sachions nia Florida.

du moins) écrit quoi que ce soit qui put D'après les gens du pays, elle ne donne point

être utile à la science; ce n'était même que de graines. Faut-il vous en envoyer des boutures, et å quelle époque ? Comment les em

très-rarement, et comme par exception, qu'il baller ?

prenait part aux expositions. Toutefois, sa Je puis aussi me procurer des rhizomes d'une mort n'est pas moins une très-grande perte

1er FÉVRIER 1870.

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