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amateur ou curieux, restait véritablement là un avantage précieux pour quiconque en extase, non seulement devant le dévelop- veut s'instruire ou plutôt beaucoup apprenpement pour ainsi dire prodigieux des dre en peu de temps. Humble spectateur grains, ainsi que du volume énorme des de l'Exposition internationale de Hambourg, grappes qu'ils constituaient, mais encore, qu'il me soit permis ici de relater en peu chose surprenante à cause de la longueur de mots les impressions que m'a laissées du voyage que ces Raisins avaient dû sup cette fête horticole. porter, de leur apparence de fraicheur, ré Envisagée seulement à un point de vue sultat d'une conservation parfaite.

général, et cela d'après les exemples que Les collections de fruits divers présentées | fournissait l'Exposition même, on peut par M. Courtin, jardinier-chef du roi de į dire que les plantes qui sont le plus utiliWurtemberg, méritent une mention spé- | sées en Allemagne pour la décoration auciale, surtout pour la détermination rigou tomnale des jardins répètent à peu près reuse des variétés qui les constituaient. celles qui peuplent nos squares pendant la Plusieurs autres réunions fruitières devraient belle saison. Toutefois, cette similitude était être mentionnées aussi dans ce compte plus frappante encore pour les espèces exorendu. Ainsi celles formées d'arbres divers : tiques, qui se recommandent par l'élégance Poiriers, Pommiers, Vignes, etc., élevés en du port ou par la beauté et l'ampleur du pots et cultivés, au moins temporairement, feuillage, que pour celles fleurissantes de sous un abri vitré. Quelques-unes de ces plein air ; il n'y avait pour les premières, collections, composées qu'elles étaient d'ar- | å part quelques spécimens d'nn développebres chargés de fruits, et d'une santé par ment inaccoutumé, résultat que, du reste, faite, bien que cultivés en vases de faibles il serait facile de retrouver en France, audimensions, n'ont cessé d'attirer l'attention cune supériorité évidente sur nos produits générale.

de même nature. Mais l'un des points sur Tel est sommairement l'état des richesses lesquels l'infériorité de l'horticulture franvégétales qui ont été accumulées dans cette caise se traduit par des faits, est celui relatif Exposition internationale, dont le pro 1 à la création des tapis fleuris; ces ornegramme comprenait, on s'en souvient, plus ments, qu'on obtient avec le concours de de 400 concours, et dans lesquels il a été quelques plantes naines à feuillage blanprésenté plus de 2,700 lots.

châtre ou coloré, sont, du reste, employés Si maintenant nous recherchons' quels en Allemagne comme en Angleterre avec sont les pays qui ont le plus contribué à ce un égal succès. Par contre, la France l'em. brillant résultat, nous trouverons que pour porte pour les résultats brillants qu'elle a l'importance des envois, l'Allemagne occu obtenus dans la culture de quelques-unes pait le premier rang; puis venaient succes de nos plantes d'ornement par excellence: sivement la Belgique, la France et l'An- Glaieuls, Phlox, Zinnias doubles, etc. ; gleterre. L'horticulture allemande était mais l'Allemagne a montré des plantes anvéritablement représentée par ses produits nuelles qui, bien qu'élevées en pots et dans les plus variés, à quelque classe qu'ils ap une saison des moins favorables, soutenaient partiennent; la Belgique, elle, l'était surtout cependant la réputation qu'elle a acquise par des collections remarquables de plantes dans ce genre de culture. Ses Rosiers, nous de serre chaude, et notamment d'espèces l'avons dit, pouvaient presque rivaliser avec nouvelles ou non encore au commerce, et ceux de nos rosiéristes les plus éminents; dont elle a, depuis longtemps déjà, le mo- ses Dahlias lilliputs étaient beaux et variés ; nopole ; à la France, l'Exposition était re mais les variétés grandiflores de cette plante devable de grandes collections de fruits n'auraient, sans doute, pu lutter avec celles cueillis, qui soutenaient dignement la répu- d'origine française. Ce que nous avons dit tation qu'elle s'est acquise dans cette cul- | en commençant, sur les plantes qui ornent ture; enfin, avec un très-petit nombre de nos jardins l'été, pourrait s'appliquer aux lots, l'Angleterre a prouvé une fois de plus | espèces de serre chaude ou tempérée. A qu'elle savait conserver la place distinguée en juger par le nombre considérable qu'on qu'elle a su depuis longtemps conquérir en avait présenté sous le chef de lots d'endans le monde horticole, soit pour ses plantes semble, on pouvait se donner une idée de nouvelles de serre et surtout de plein air, | l'importance du commerce auquel ces plantes soit pour la beauté incomparable de ses donnent lieu, ce qui ne peut étonner dans Raisins élevés sous verre.

un pays où les amateurs ne font pas, comme Les solennités de ce genre sont un utile en France, à peu près complètement défaut. enseignement; aussi la Société impériale et Quelques collections de plantes fleurissantes centrale d'horticulture de France a-t-elle le de serre tempérée, une entre autres formée droit de s'ennorgueillir d'en avoir eu l'ini- l d'individus remarquablement développés, tiative. En effet, ces expositions facilitent attestaient une science consommée de cette les études de comparaison entre les produits culture. Nulle part, en France, et cela sans divers des pays qui y prennent part. C'est doute pour la raison que nous avons donnée

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CULTURE DU MUGUET. plus haut, on ne pourrait composer une telle tions de celles nouvellement mises au comexhibition. On peut en dire autant pour les merce; l'Angleterre seule peut latter avec plantes de haute serre chaude à feuillage | elle dans cet ordre de faits. Aux légumes, décoratif. Toutefois, si nos produits de même | qui étaient si nombreux à Hambourg, et catégorie n'avaient pu soutenir la concur- , qui provenaient en grande partie des culrence, il faut reconnaitre, dans beaucoup lures allemandes, nous n'avons pas reconnu, de cas, la supériorité de ceux qu'avaient malgré leur beauté, une supériorité sur les envoyés la Belgique. C'est aussi à cette der- légumes français. Quant aux fruits, c'est à nière que revenaient et reviendront long- la France qu'il faut certainement accorder temps encore les honneurs qui se rattachent le premier rang. à l'introduction des plantes ou aux exposi

B. VERLOT.

CULTURE DU MUGUET

Dans notre précédente Chronique, en par- 1 On se procure du plant de Muguet, soit lant de l'importance qu'a prise la culture du dans les bois, où il pousse naturellement, Muguet, nous annoncions que, prochaine soit en prenant dans les cultures les bourment, nous ferions connaître celle-ci. Nous | geons trop faibles qui ont été enlevés lors de allons aujourd'hui mettre à exécution cette l'arrachage des plants destinés à forcer. sorte d'engagement que nous avons pris. Une fois plantés, on arrose, si l'on a de

Pas n'est besoin d'entrer dans aucun dé- | l'eau à sa disposition, puis on laisse les tail sur les caractères du Muguet (Conval choses aller ainsi jusqu'à trois mois après laria majalis) des botanistes, car tout le | la plantation. Pendant tout ce temps les monde les connait, sinon au point de vue | soins consistent à donner des sarclages et scientifique, mais vulgairement, populaire binages au besoin, afin de tenir les plants ment, pourrait-on dire. C'est tout ce qu'il exempls de mauvaises herbes. Si l'on fait faut ici. Disons toutefois que, bien qu'à l'état cette culture là où l'eau est abondante, et spontané le Muguet vienne dans les bois, où que l'on puisse arroser un peu, les choses il semble même rechercher les parties om n'en iront que mieux, bien que cela ne soit bragées, il ne redoute pas le grand air ni le pas indispensable. Faisons toutefois observer soleil, ce qui, au point de vue de la spécula que la végétation du Muguet étant printation, est un grand avantage, parce qu'onnière, c'est principalement au printemps ou peut le cultiver en grand, ce que l'on fait dans le commencement de l'été, lorsqu'il aujourd'hui sur plusieurs points de l'Alle- | développe sa tige et ses turions, qu'on doit magne. C'est, en effet, par millions, qu'on l'arroser. le vend, et il est tellement recherché quel Quant au plant, rien n'est plus facile que déjà , et depuis longtemps, tout ce qui de s'en procurer; il suffit d'aller dans les était arrivé à point pour être forcé est vendu, bois, où l'on sait que le Muguet croît spontaet qu'il serait à peu près impossible en ce nément, et d'en arracher. On plante chaque moment de s'en procurer. Ceci dit, nous al turion isolément et près à près, ainsi que lons aborder la culture du Muguet au point nous l'avons dit ci-dessus. Les personnes qui de vue de la spéculation.

se trouveraient placées dans des localités où Terrain. Un sol siliceux, surtout s'il est le Muguet n'existe pas à l'état sauvage pourhumide, est celui qui convient au Muguet; sa ront s'adresser à des cultivateurs, qui leur position topographique, de même que son en enverront. Ainsi, M. C.-F. Choné, hororientation, ne nous ont paru avoir qu'une ticulteur, Frank-Furter-Chaussée, n° 8, à importance secondaire; en effet, nous avons | Berlin, en offre des plants à 15 fr. le mille, vu la plante croître également bien dans des 140 fr. les dix mille. Faisons aussi remarconditions très-diverses, pourvu que le sol quer, d'après cet horticulteur, qui est des soit siliceux. Toutefois, lorsqu'on aura le plus compétents sur le sujet qui nous occhoix, on devra préférer un sol un peu pro- cupe, puisqu'il est l'un de ceux qui cultifond, dont la surface est horizontale, car les vent une plus grande quantité de Muguet, que travaux sont toujours plus faciles. Le ter- | l'on trouve des sortes qui donnent plus de rain choisi, on donne un bon labour et on feuilles que d'autres, et qui, pour cette raidresse la surface; ensuite on trace des rangs son, sont moins propres à être forcées, du à environ 30 centimètres l'un de l'autre, et moins pour la première saison. D'après cet l'on repique les plants très-près sur les horticulteur, ce sont surtout les plants qu'on rangs (presque à touche-touche). La plan- | tire de la Hollande qui sont dans ce cas; au tation peut se faire à l'automne (novembre) contraire, dit-il, ceux qui proviennent des ou au printemps (mars). Nous ne sommes environs de Berlin sont plus avantageux, en pas éloigné de croire qu'il y aurait avantage ce qu'ils feuillent moins et que la fleur est å planter vers la fin de l'été, en septembre, tout aussi belle. Est-ce le fait d'une insluence par exemple.

| locale ? La chose est très-probable.

Forcage du Muguet. Faisons d'abord ob- | trouve, les ressources dont il dispose, etc.; server que c'est seulement la troisième an- comme dit le proverbe : « Qui peut plus, née de culture que le Muguet est propre peut moins. » à être forcé; la deuxième année il n'est Pour réussir dans le forçage du Muguet, pas tout à fait assez fort; la quatrième il est une serre basse dont on puisse facilement trop vieux, fleurit mal, parfois moins, et les élever la température à l'aide d'un thermofleurs sont souvent plus petites.

siphon est nécessaire. Dans l'une des deux Préparation et empotage des plants. Les bâches sont placés les tuyaux d'eau chaude, plants étant arrivés à leur troisième année, recouverts par un plancher qui laisse passer on les arrache en plein, et après avoir choisi la chaleur, et sur lequel on place les pots tous les pieds de force à fleurir, on en en- | près à prés, et on les recouvre d'un lit de lève avec la main les drageons pour ne con- mousse d'environ 3 centimètres; on arrose server que le bourgeon principal auquel on fortement, et l'on a soin que la terre soit supprime toutes les feuilles, de manière à le toujours très-humide. L'atmosphère de la mettre complètement à nu. Comme ces serre doit être maintenue à 30 degrés enyifeuilles sont engainantes, que leur base en ron, ne pas s'abaisser au-dessous de 25 ni veloppe la tige, on les tire de haut en bas, s'élever au-dessus de 35 degrés. Elle devra afin de dégager celle-ci; ensuite on empote être maintenue humide à l'aide de fréquents en terre de bruyère ou dans un compost bassinages. Lorsque les bourgeons sont dédans lequel l'élément siliceux domine. Sui- veloppés, qu'ils ont traversé la mousse, vant la grandeur des pots, on met jusqu'à on retire les pots qu’on place sur des gradins 10-12 griffes ou bourgeons dans un pot, de ou des tablettes dans la même serre, à enmanière à former de belles potées. Ces viron 40 centimètres du verre, et l'on en met bourgeons n'ayant besoin pour fleurir que | de nouveau d'autres dans la bâche, que l'on de très-peu de nourriture, pourvu qu'on traite de même. Il faut surtout que la terre leur donne de l'eau et de la chaleur, on peut | ne sèche pas, et veiller à ce que l'arrosage donc les mettre dans des pots relativement et le seringage se fassent très-régulièretrès-petits; c'est même une condition pour ment. en faciliter la vente; des pots-godets sont Traités ainsi qu'il vient d'être dit, les Mudonc ce qui convient.

guets sont bons à vendre au bout de trois n'est besoin non plus de les tant soi- | semaines de forçage. gner, ces plantes devant être jetées après | - On peut commencer à forcer à partir du qu'elles ont fleuri. On prend dans une main 15 novembre. En commençant à cette épole nombre de griffes ou turions qu'on des- que, les plantes seront en fleurs dans la tine pour chaque potée; on les met tous en deuxième semaine de décembre. Il va de soi semble dans le pot, qu'on remplit de terre, que si l'on voulait avoir des Muguets en et alors c'est en appuyant avec le pouce fleurs à une époque déterminée, par exementre les turions qu'on les écarte en met ple pour la Sainte-Catherine, pour Noël ou tant chacun à sa place.

bien pour le 1er janvier, on devrait comEpoque du forçage. Elle varie, ainsi mencer à forcer trois semaines avant ces qu'on doit le comprendre, suivant le but époques, en tenant compte toutefois de l'état qu'on se propose. On peut commencer dès atmosphérique et surtout lumineux du dele 15 novembre, mème plus tôt, si l'on vou hors. On comprend, en effet, que si l'on lait. Les serres basses sont beaucoup préfé- | opérait en février, où le soleil fait déjà sentir rables. Nous allons indiquer comment on son influence, les plantes pourraient être en doit opérer pour avoir une réussite certaine, fleurs quelques jours plus tôt qu'en novemlaissant chacun libre de modifier un peu, bre-décembre, époque où le ciel est pressuivant les conditions dans lesquelles il se l que toujours brumeux. E.-A. CARRIÈRE.

PETITES INVENTIONS HORTICOLES

Voici des découvertes qui ne mèneront à demeure et qui y passent toute leur vie, pas leurs auteurs à la postérité, mais qui, les pots servent encore à recevoir des semis toutes modestes qu'elles sont, auront, ou et å loger, pendant leur premier âge, des mêrne ont déjà, leur utilité dans la pratique plantes destinées à la pleine terre. Entre horticole. Si tout ce qui reluit n'est pas or, autres avantages qu'on y trouve, il faut il y a, par compensation, de bonnes choses compter celui de pouvoir transplanter en qui ne reluisent pas ; c'est ce qu'il est bon motte, sans qu'une racine soit endommagée de ne pas oublier.

ou seulement dérangée de la place qu'elle Quiconque s'est tant soit peu occupé de | occupait, et cela en toute saison et par tous jardinage connaît les nombreux et inappré- les temps. Plus les pots sont petits et maciables services que rendent les pots. Sans niables, plus l'opération est facile et sûre; rappeler la quantité de plantes qu'on y élève | mais lorsqu'ils dépassent un certain volume, PETITES INVENTIONS HORTICOLES. le dépotage devient difficile, et il n'est pas divisent du même coup les cloisons qui sérare alors qu'en retournant la motte pour la parent les cellules, et le pol est fait. Il n'y a faire sortir du pot, elle s'écroule et laisse plus qu'à le retirer du cadre pour le faire les racines à nu. On obvie à la difficulté et sécher au soleil. Muni de cette machine, un aux accidents en remplaçant les pots par des ouvrier peut aisément livrer 1,000 à 1,200 paniers dont on ne retire point les plantes et pots par jour, tout prêts à servir. qui sont mis en terre avec elles. Ils y pour- Quand ces récipients d'un nouveau genre rissent, et les racines se font aisément jour ont été desséchés, ils ont acquis assez de à travers les mailles d'un tissu qui n'offre solidité pour qu'on puisse les manier sans plus de résistance.

trop de crainte de les briser; on doit cepenLes paniers, déjà si usités pour la culture dant y mettre quelques précautions. Ils sont de la Vigne et de quantité d'arbustes, et si légers, un peu flexibles et perméables de commodes pour les faire voyager, peuvent tous les côtés à l'eau des arrosages. On conêtre beaucoup simplifiés, lorsqu'il s'agit seu- çoit d'avance qu'une plante qu'on y a mise lement de changer les plantes de place, dans ne doit plus en sortir. Quand le moment de un jardin, ou de les expédier à de courtes la transplantation est arrivé, on la met en distances. Il suffit alors d'une cage gros- | place avec son pot, qui ne tarde pas à se désière, faite de baguettes flexibles de Saule composer dans la terre et à se changer en ou de Coudrier, et garnie d’un peu de paille, un excellent engrais que les racines de la de foin ou de mousse au fond et sur les plante traversent dans tous les sens. On côtés, pour retenir la terre. La Revue hor- donne plus de solidité à ces pots en gâchant ticole (année 1850, p. 376) a déjà fait con- la bouse de vache avec un tiers ou un quart naître ce moyen de suppléer aux pots de de son poids de sable siliceux. Il est vraiterre, moyen qui, à l'occasion, peut rendre semblable qu'une addition de foin haché, de de bons services entre les mains d'un culti- veille bourre, d'étoupe, de coton ou de laine, vateur industrieux.

ou de toute autre matière filamenteuse semMais en voici un autre, plus nouveau et blable, augmenterait beaucoup encore la teplus original, que les lecteurs de la Revue nacité de la pâte. ne seront sans doute pas fåchés de connaître. | L'ernballage des plantes qui doivent voyaIl consiste à fabriquer soi-même les pots de ger est à peu près aussi perfectionné qu'il jardin avec une matière qui, jusqu'ici, a été peut l'ètre, et tout le monde sait avec quel employée à de bien autres usages, la bouse | art nos jardiniers confectionnent les bourride rache, dont les propriétés agglutinantes ches de paille, solides et presque élégantes. ont été heureusement mises à profit par un Cette couverture de paille n'est d'ailleurs que M. Mac Ivor, directeur du jardin botanique la couverture extérieure du ballot, chacune de l'ile Maurice. A cette distance de l'Eu | des plantes que ce dernier contient ayant sa rope, la pénurie de pots se fait souvent sen motte de terre soigneusement entourée de tir dans les jardins, et le prix de ces fragiles | mousse que retiennent les tours multipliés ustensiles est notablement accru par le fret. d'une ficelle. L'opération est un peu minuDe lå la difficulté de certaines opérations, tieuse, et elle exige peut-être plus de dexcomme, par exemple, la multiplication sur térité qu'on n'en trouve dans le commun des une grande échelle de Caféyers et de Quin- | employés d'un jardin. D'un autre côté, on quinas, qu'il faut livrer par dizaines de mil n'a pas toujours de la mousse sous la main, liers aux plantations. La multiplication par se- car si cette matière abonde en certains enmis n'est pas moins exigeante, et le manque droits, elle est rare ailleurs, principalement de pols en a plus d'une fois compromis les dans le Midi. Voici un moyen d'y suppléer, résultats. En présence de ces difficultés, | moyen déjà usité là où on n'en a pas d'autre, M. Mac Ivor a eu la lumineuse idée de pés et qui n'est pas encore dans la pratique gétrir et de façonner en pots et godets de toutes nérale : c'est d’employer à l'emballage de tailles la vulgaire et onctueuse denrée qu'il chaque motte en particulier les grandes avait sous la main. L'essai réussit, et bien- | feuilles de l'épi du Maïs. Ces feuilles, larges, tôt, à cette première invention, il ajouta | souples et nerveuses, sont la plupart assez celle d'une machine à fabriquer les pots, longues pour faire plus que le tour entier machine des plus primitives, et par cela ! d'une motte de la grosseur du poing, ou d'autant plus simple et meilleure. C'est une même des deux poings. Trois ou quatre table en bois sur laquelle on pose un cadre feuilles en croix, passées sous la motte, avec ou sorte de coffre fait de quatre planches, leurs extrémités relevées et solidement attaqu'on remplit de bouse de vache; un second | chées au collet de la plante, suffisent d'orcadre, qui porte des moules cylindriques en dinaire pour envelopper complètement la relief, est appliqué avec force sur la matière motte et l'empêcher de se désagréger. Si les plastique. Chaque moule, en s'y enfonçant, mottes étaient un peu trop grosses et que les creuse une cellule, qui n'est autre que la ca- extrémités d'une mème feuille ne pussent vité mème d'un pot. Des lames tranchantes, se joindre au-dessus, rien n'empêcherait de convenablement placées entre les moules, I coudre les feuilles deux à deux, par leurs bases, et d'obtenir par là des enveloppes du rer, et il est permis de croire qu'il se troudouble plus longues. Au surplus, cette in- vera, un jour ou l'autre, un jardinier assez vention, aussi bien que celle des pots en ingénieux pour les perfectionner toutes les house de vache, est susceptible de s'amélio- | deux.

NAUDIN.

ENCORE LE PINCEMENT COURT APPLIQUÉ AUX PÈCHERS

Lorsqu'il y a une douzaine d'années, nous treillage coûteux qu'exigeait l'ancien mode avons commencé à appeler l'attention du, de taille ; enfin, les branches de charpente public horticole sur le pincement court du pouvant être moitié plus rapprochées, on Pêcher, imaginé par M. Grin aîné (de doublait le produit sur la même surface de Chartres), cette méthode, toute récente, pré | mur. sentait déjà de grands avantages, puisque, en | Mais ces avantages, considérables sans faisant naître les boutons à fleurs à la base doute, étaient accompagnés d'inconvénients des rameaux à fruit, ceux-ci, maintenus très- tels, qu'il en résulta des insuccès qui jecourts, n'avaient plus bessoin d'être soumis tèrent sur cette méthode un certain discréau palissage d'hiver. Les bourgeons étaient dit. Toutefois, ce procédé, d'abord imparfait, également soustraits à cette opération pen- a été successivement amélioré, soit par dant l'été, de sorte qu'on évitait l'emploi du | M. Grin, soit par d'autres arboriculteurs.

Fig. 6. — Pincement des feuilles stipulaires du Pêcher (méthode Grin).

Ainsi, le développement des bourgeons anti- , longement. Cette mutilation empêche à peu cipés sur les bourgeons de prolongement de près toujours ces deux petites feuilles d'être la charpente, productions si funestes au Pè entraînées au-delà de leur premier point cher, a été singulièrement diminué par par l'allongement du bourgeon anticipé, et le soin qu'on a pris de faire naître des bour- l'on trouvera ainsi, lors de la taille d'hiver, geons de prolongement multiples, destinés à des yeux à la base du rameau anticipé. se partager la séve qui aurait agi avec trop | La note que nous publions aujourd'hui a d'intensité sur un seul; puis, pour consti- pour but d'indiquer deux nouvelles opératuer d'une manière convenable les quelques tions imaginées par M. Grin et destinées à bourgeons anticipés qui peuvent encore ap- | améliorer encore sa méthode : paraître, on a coupé la moitié de la longueur 10 En même temps que l'on coupe la moides deux jeunes feuilles stipulaires (fig. 6), tié de la longueur des feuilles stipulaires, qui se montrent d'abord à l'aisselle des pour les empêcher d'être entraînées par feuilles principales des bourgeons de pro- l s'allongement de l'axe du bourgeon anticipé,

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