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CULTURE DES ANANAS. à préparer est relative au nombre de plantes ' 1" Ananas commun. — Cette variété, inqu'on a à nettoyer; il n'est pas nécessaire de troduite de la Martinique, laisse à désirer laisser les plantes dans le bain pendant long sous le rapport de la grosseur et par la facitemps; dix minutes environ suffisent. L'o | lité de produire des villetons; mais les repération terminée, le liquide peut être ren marquables qualités de son fruit, quiest aussi fermé dans des bouteilles et se conserver parfumé que sucré, le font rechercher tout jusqu'à ce qu'on en ait de nouveau besoin particulièrement des consiseurs. La maturité pour le même usage. Le plus souvent on de son fruit se fait en six mois, à partir du s'en sert contre les pucerons des Pêchers, jour où il marque. Pruniers, etc., mais alors il faut y ajouter 2° A. Comte de Paris'.Celui-ci, dont de l'eau dans la proportion de 50 litres pour les qualités sont tout aussi grandes et nomun litre de nicotine.

breuses que celles du précédent, l'emporte Bien que nous ayons dit ci-dessus qu'on par la grosseur de son fruit et la beauté de peut laisser les cilletons dans le bain pen la plante, qui donne moins d'ailletons. Le dant environ dix minutes, ce temps n'est pas fruit mûrit au bout de cinq ou six mois, du de rigueur; si les plantes n'ont que très jour où il marque. peu d'insectes, on pourra les tremper et les 3 A. du Mont-Serrat". — Cette variété retirer presque aussitôt. Lorsqu'on les reti - a le même port que le n° 1, mais sa végétarera, on les mettra sur des claies, de manière tion est plus forte, quoiqu'il donne beaucoup qu'elles ressuient, puis on procédera à la d'ailletons. Le fruit est énorme, pyramidal, plantation, qui se tera sur couche, ainsi qu'il tardif et de première qualité. — Mùrit en a été dit précédemment lorsqu'il a été ques- | cinq ou six mois. tion de la plantation,

40 A. de la Providence*. - Cette variété Il va sans dire aussi que, autant que pos est l'une des plus belles par son feuillage, sible, on devra isoler les plantes qui pour qui est raide et très-élevé, contourné en raient porter des insectes de celles qui en forme de gouttière. Son fruit est aussi l'un sont exemptes, afin de ne pas les exposer à des plus gros; il est turbiné, quelquefois être envahies à leur tour.

pyramidal. Malheureusement il n'est que En opérant ainsi qu'il vient d'être dit pen- de deuxième qualité. — Mûrit en cinq mois. dant deux ou trois ans sur les plantes de 1 5° A. Cayenne à feuilles lisses*. — Cette multiplication, on arrivera facilement å se plante a les feuilles lisses, ce qui la rend débarrasser complètement du C. Brome- | précieuse au point de vue de la culture.

Malheureusement elle donne peu d'æilleIndépendamment du Chermes Brome tons. Son fruit énorme est très-recommanlice dont il vient d'être question, il arrive dable par sa beauté et ses qualités. La plante parfois que certaines variétés, surtout, par elle-même est très-ornementale. - Mûrit exemple, le Jamaïque violet, sont attaquées en cinq ou six mois. par la cochenille : on s'en débarrasse à 1 60 A. Charlotte Rothschild". - Obtenue l'aide du liquide dont il vient d'être parlé d'un semis de l'Ananas Cayenne épineux. qu'on lance sur les plantes sous forme de | Cette belle variété devrait exister dans toutes bassinage.

les collections, car indépendamment qu'elle Choix des variétés à cultiver. -- S'il est est précieuse par ses fruits, soit à l'état orindispensable au jardinier de savoir cultivernemental et utile, la plante est très-ornel'Ananas, il n'est pas moins nécessaire qu'il mentale ; ses feuilles épineuses atteignent sache choisir et distinguer les bonnes varié quelquefois 1m 50 de longueur, en formant tés, afin de n'admettre dans ses cultures que un faisceau admirable. Fruit parfois monscelles dont les qualités sont bien reconnues. | trueux et de forme pyramidale, pesant jusCes qualités sont la beauté, la grosseur et qu'à 4 kilog. -- Mûrit en six mois. surtout la bonté des fruits, la vigueur et la 70 A. Jamaïque violet. - Cette plante, rusticité des plantes. Les variétés délicates dont les feuilles de couleur violacée peuvent ou celles qui ne présentent qu'un intérêt de atteindre jusqu'à 2 mètres de longueur, est curiosité doivent être rejetées impitoyable-| très-ornementale. Le fruit, de moyenne ment, si on cultive les Ananas au point de | grosseur, est teinté de rouge lie de vin, le vue du produit.

plus souvent de forme cylindrique pyramiL'étude toute particulière que nous avons dale. faite d'une grande quantité de variétés nous Complètement mûr et mangé à point, il a convaincu que l'amateur ou le cultivateur est exquis, surtout accompagné de vin de qui s'en tiendra à un petit nombre de varié- | Champagne. --- Mûrit en cinq ou six mois. tés réalisera la plus grande somme de jouis- 8o A. Cayenne épineux. — Plante d'un sance et de profit. L'expérience nous a dé- | beau port, å feuillage épineux. Fruit trèsmontré qu'une dizaine de variétés tout au gros, cylindrique, de bonne qualité, pesant plus suffisent largement : ce sont celles dont parfois de 2 à 4 kilog. - Mûrit en six mois. nous allons indiquer les noms et les princi 90 A. Enville Mme Gontier. – Variété paux caractères :

de l'Enville. Plante d'un port agréable, à

lice.

feuillage épineux. Les fruits de cette variété, I ment continu, pourrait être détaché de la qui sont parfois monstrueux, laissent à dé- tige. 5° Envelopper toute la plante avec de sirer comme qualité; nous en avons eu un la paille de seigle (2 centimètres environ qui pesait 5 kilog. 200 grammes. — Mûrit d'épaisseur), et que l'on maintient avec six en cinq mois.

liens, soit d'osier ou de ficelle. 1° A. Princesse de Russie. – Cette Dans les temps de gelées, il sera prudent plante, qu'on appelle parfois Reine de Mos- | de doubler la paille et d'envelopper le fruit cou, est d'un beau port, surtout avec ses d'une feuille de ouate plus ou moins épaisse, feuilles cannelées; elle est très-rustique et en raison de l'intensité du froid. Toutefois, produit énormément d'ailletons. Son fruit si celui-ci était trop considérable, il vaudrait turbiné, de grosseur moyenne, est de pre mieux, si la chose est possible, retarder un mière qualité. — Mûrit en quatre mois. peu l'envoi.

Nous pourrions ajouter à cette liste une Usage. – La grande quantité de principe trentaine d'autres variétés; mais à quoi bon, sucré que contient l'Ananas le rend d'un puisqu'ils seraient inférieurs à celles que très-grand usage pour la confection des desnous avons indiquées, et que dix variétés, à serts, dont il est en quelque sorte le roi ; il notre avis, sont même déjà de trop? En effet, couronne les compotiers de Poires, d'Orandans une petite serre cinq variétés suffiraient ges, et s'il est seul on le place toujours au largement. Aussi, pour cette raison, pour centre de la table. guider le jardinier dans le choix qu'il pour | Les nombreux usages que l'on fait des rait faire, nous avons marqué d'une asté- Ananas, les diverses préparations qu'on rique les variétés que nous avons reconnues | peut leur faire subir, rentrent dans le doles meilleures.

maine du confiseur; les différents procédés Emballage. — Cette question, qui peut sont décrits dans destraités spéciaux auxquels paraître secondaire, a néanmoins une im- | nous renvoyons. Toutefois, et pour terminer portance qu'on ne saurait méconnaître, car le petit travail que nous avons entrepris sur après avoir fait tous les frais de culture né- la culture des Ananas, nous croyons devoir cessaires pour avoir de beaux Ananas, il dire quelques mots sur la manière dont on faut pouvoir en tirer parti lorsqu'on est les accommode à l'état frais, lorsqu'ils sorobligé de les expédier. C'est pour cette rai tent pour ainsi dire de la serre du jardinier. son que nous allons consacrer quelques li- ! On sert l'Ananas de différentes façons, d'agnes à cette opération qui, en raison de la bord à l'état frais, et dans ce cas on l'accomnature des plantes, demande des soins par mode de la manière suivante : à l'aide d'un ticuliers.

couteau bien affilé, ou pèle le fruit et l'on fait Pour faciliter le transport des Ananas, il disparaître toutes les aspérités qui l'entoufaut remplir les cinq conditions générales | rent. Epluché, il est coupé par rondelles de suivantes : 1° cueillir les Ananas qui doi quelques millimètres d'épaisseur, et que vent voyager au loin, un peu avant leur l'on dispose autour d'un compotier au fond parfaite maturité, qui s'achèvera pendant duquel on a placé du sucre en poudre. Chale trajet. Si ce trajet est un peu long, les | que rondelle est placée par ordre et recouAnanas seront plus fermes et moins ex- | verte aussi de 2 à 3 millimètres de sucre. posés à se décomposer. 20 Envelopper Tant qu'il y a des fruits, les tranches s'ajouchaque fruit avec une double feuille de pa- tent les unes sur les autres, et lorsqu'il n'y pier Joseph et les isoler les uns des au- ' a plus de fruits à couper, on recouvre le tres avec du regain de foin très-sec et ten- | tout d'un couvercle en verre, afin de conserdre, afin qu'ils ne puissent se meurtrir. | ver au fruit tout son parfum. La préparation 30 Employer pour les fruits détachés des doit se faire quelque temps avant de le plantes des caisses en bois les plus légères servir. possibles, offrant une surface de 60 à 70 | Quelquefois on remplace le sucre par du centimètres carrés, sur une hauteur de 15 vin de Champagne, on dispose les tranches à 18 centimètres, selon la grosseur des de la même façon dans le compotier, et l'on fruits. On mettra au fond de la caisse une ajoute assez de vin pour que toutes les roncouche de regain, puis on mettra un rang delles soient baignées. de fruits qu'on isolera, ainsi qu'il vient Quelquefois aussi on mange l'Ananas au d'ètre dit, et on les recouvrira d'une couche naturel. On le coupe alors par tranches, de regain assez épaisse, pour que le cou- | ainsi qu'il a été dit ci-dessus; on les mange vercle de la caisse presse dessus, de ma- alors en rejetant la pellicule externe, ainsi nière que les fruits ne puissent bouger. | qu'on le fait lorsqu'il s'agit d'une Orange. Il 40 Si l'on envoie la plante avec le fruit, il va sans dire que si l'on veut on peut les faut d'abord réunir les feuilles autour de ce saupoudrer de sucre. dernier, lorsqu'il aura été enveloppé de papier Joseph, et placer un tuteur depuis le

E. LAMBIN, pied de la plante jusqu'à son sommet, afin

Elève du potager impérial de Versailles, jardinier,

professeur de la Société d'horticulture de Soissons. de maintenir le tout, qui, par l'ébranle

CERISIERS DU SUD-OUEST. - QUERCUS PYRAMI.

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CERISIERS DU SUD-OUEST

Au milieu de l'abondance des fruits rouges genre des fruits des Cerisiers anglais Mayà noyaux qui mûrissent en ce moment (1), duk, etc. Première maturité fin mai et il serait peut-être utile de faire connaitre et juin. apprécier quatre à cinq variétés de Cerises 3. Cerise doucette, du genre des Albanes. précoces plus ou moins nouvelles, presque Arbre de première grandeur, très-fertile. toutes originaires des départements des Py- | J'ai trouvé, dans le vieux jardin fruitier de rénées centrales; elles méritent de fixer l'at- l'abbaye de Calers (Haute-Garonne), cette tention des cultivateurs. L'éloge qu'en font ancienne variété, que je crois indigène, et dans leurs catalogues MM. Barthére et Bo- que l'on rencontre souvent aussi dans les namy, pépiniéristes à Toulouse, les qualités vieux vergers de la Haute-Garonne et de qu'elles m'ont présentées depuis que je les l'Ariége. Fruit moyen, à chair blanche; cultive, leur précocité, leur fertilité leur peau légèrement colorée en rose tendre; eau assurent une bonne place dans le jardin douce, sucrée, assez agréable. Mûrit en fruitier ou dans le verger. Ne les trouvant juin. pas d'ailleurs mentionnées dans les catalo 4. Cerise précoce de Sabarat (Ariége). gues si complets et si détaillés de MM. Le- | Dans la vallée de l'Ariége, on cultive deux roy, d'Angers, et Baltet, de Troyes, j'en ou trois variétés de ces Cerises très-précoconclus qu'elles sont peu connues, et c'est ces; leurs fruits mûrissent fin mai et juin. afin de les vulgariser que je vais essayer de Elles se succèdent et devancent de près de les décrire :

quinze jours les Cerises anglaises. Leur ré1. Cerise Mme Courtois (Bonamy, 1860), colte se prolonge pendant un mois et demi. trouvée par ce pépiniériste sur une ferme Arbre fertile et qu'on peut se procurer chez dépendant du château de Lamothe, près Puy- | les pépiniéristes de Sabarat. laurens (Tarn). Arbre fertile. Fruit de pre 5. Gros Guindoul hâtif. Fruit de première grosseur et de qualité supérieure. | mière grosseur, de qualité supérieure pour Peau rose vif. Chair légèrement rosée, su être conservé dans l'eau-de-vie, gros, rouge crée, fort agréable. Mûrit en juin-juillet. sombre; eau abondante, acidulée. Mûrit en

2. Gros Bigarreau hâtif. Arbre d'une juin-juillet. Arbre propre aux grands vergrande vigueur, très-fertile. Fruit à chair gers, où il acquiert de belles proportions, à croquante, charnue; eau suffisante, légère- | feuilles grandes, dentées en scie, d'un vert ment acidulée; à maturité successive, dans le foncé.

L. D'OUNOUS.

QUERCUS PYRAMI (2)

D'après Kotschy : Grand arbre à écorce est garnie de poils courts. Les sépales, lanfendillée, de couleur foncée, à rameaux peu céolés, glabres à l'extérieur, sont courtement étendus, portant au sommet un bouquet de ciliés sur les bords; les étamines sont plus nombreuses feuilles. Feuilles ne tombant | courtes que les sépales ; les anthères, ovalesqu'à la pousse de la deuxième année, co- elliptiques ou suboblongues-elliptiques, sont riaces, brièvement pétiolées, presque glabres, munies de poils courts, dressés. Les deux un peu luisantes et d'un vert foncé en dessus, | inflorescences femelles, réunies-opposées, d'un gris brun, tomenteuses en dessous. | sont fortement tomenteuses. Les écailles in

Les jeunes feuilles (celles du printemps) férieures de la cupule sont ovées-lancéolées, sont ovales, sous-orbiculées à la base ou plus larges et confluant graduellement sur cordiformes tronquées, très-obtuses au som les supérieures lancéolées. Le gland, qui met, portant sur les bords 7-8 dents iné est lancéolé, atténué vers le sommet, dépasgales, peu profondes, à dents plus ou moins sant trois fois la cupule, est complètement pointues. Les feuilles adultes (celles de l'ar- , glabre et luisant, excepté au sommet, où il rière-saison) sont beaucoup plus variées; est concave, pulvérulent, tomenteux. La cielles sont oblongues-lancéolées-acuminées, | catrice est unie, tout à fait plane. ou oblongues-elliptiques, plus ou moins Cette espèce a des rapports avec le 0. profondément dentées, ou bien lyrées (au | conferta, Kit., et avec le Q. sessiliflora, milieu), aiguës ou obtuses et arrondies des Smith. Elle est commune dans les forêts deux côtés.

montagneuses de la Transylvanie et de la L'inflorescence mâle, courtement pé- | frontière militaire valaque illyrique; sa culdonculée, se développant horizontalement, ture prospère dans toute l'Europe moyenne. (1) Cet article a été écrit au mois de juin.

Son bois n'est pas très-solide, et le tronc

(Rédaction). présente moins de résistance que celui du (2) V. Revue horticole, 1870, pp. 58, 279 et 300. 1 Q. sessiliflora, Smith.

Ainsi qu'on peut le voir par la descrip- | mûrir la deuxième année, si l'on en juge tion qui précède, faite par M. Kotschi, le sur la figure qui a été donnée de cette Q. pyrami, Kotschy, a beaucoup de rap- espèce. En effet, ces glands semblent plaports avec certaines formes ou variétés du cés sur le bois qui prend sa deuxième année; Q. sessiliflora. Nous ajoutons même, d'a- mais l'auteur ne le disant pas, on ne peut près l'examen que nous avons fait de la fi- | qu'émettre des doutes sur ce caractère, cela gure qu'en a donnée Kotschy, que l'on peut surtout lorsqu'on n'a pour juger qu'un destrouver, dans nos bois, des formes qui res- sin sur lequel il est toujours difficile de se semblent assez exactement au Q. pyrami. | prononcer, quelque bien fait qu'il soit. Les glands, qui sont sessiles, paraissent

E.-A. CARRIÈRE.

LUCUMA DELICIOSA

Cette espèce, qui appartient à la famille 6 divisions. Fruit sphérique, atteignant des Sapotées, a été découverte en 1844 par | 45 centimètres de diamètre, à peau rugueuse, M. Linden, de Bruxelles, sur le territoire d'un gris verdâtre; chair pulpeuse, jaune, des Indiens Auruacas, dans la Sierra-Nevada | parfois légèrement rosée, fondante, sucrée, de Santa Martha (Nouvelle-Grenade), où elle rappelant un peu la saveur des fruits du croit à une élévation suprà-marine de 8,000 | Mangoustan; graine solitaire dans une caà 9,000 pieds. Mais ce n'est toutefois qu'en vité centrale. 1852 que M. Schlim, voyageur botaniste, à On ne peut guère douter, ainsi que je l'ai qui l'horticulture et la botanique doivent dit ci-dessus, que le L. deliciosa ne soit tant, l'envoya à M. Linden, de Bruxelles, comme arbre fruitier une ressource pour qui la mit au commerce.

beaucoup de contrées méridionales, et ce Le Lucuma deliciosa, Planchon et Lin qui est aussi à peu près certain, c'est que den, peut être considéré comme une bonne dans les pays moins' favorisés par le climat, fortune pour l'Europe méridionale (Italie, on pourra le cultiver en serre comme arbre Espagne, Portugal, etc., et peut-être même fruitier exotique, et cela d'autant mieux qu'il pour certaines parties de la France), où il est originaire de localités sinon froides, du sera cultivé comme arbre fruitier. Il va de moins relativement tempérées, et que d'une soi que dans notre colonie algérienne il autre part la plante n'atteint que de faibles pourra rendre de grands services comme | dimensions et fructifie assez jeune. A l'appui arbre fruitier. A Saint-Michel, aux Açores, de mon dire, je puis citer l'individu qui frucM. Do Canto, un des plus grands amateurs tifie chez M. Do Canto et qui, planté depuis horticoles de l'Europe, cultive cette espèce 6 ans seulement, et haut d'environ 3 mètres, en pleine terre où elle fructifie chaque an- | fructifie depuis quelques années déjà. née. C'est grâce à M. Auguste Faveresse, D'après M. Auguste Faveresse, jardinier jardinier de M. Do Canto, que nous devons de M. Do Canto, et à qui j'emprunte une de pouvoir publier des détails intéressants et partie de ces détails, il existe aux Açores exacts sur cette plante.

une variété de L. deliciosa dont les feuilles Le L. deliciosa, Planch. et Lind., forme complètement glabres sont sensiblement un arbrisseau qui atteint 8-10 mètres de acuminées. hauteur, peu ramifié, à feuilles alternes per En France on devra cultiver le L. delisistantes, entières, ovales-obtuses, coriaces, ciosa dans une serre tempérée, en ayant longues de 20 à 24 centimètres, larges de soin de le placer dans des endroits bien éclai10 à 12 centimètres, à nervures saillantes, rés et insolés s'il est possible. Dans ces concouvertes d'un tomentum roux. Fleur blanc ditions on pourra espérer de le voir fructiverdâtre à corolle monopétale urcéolée, à | fier.

HOULLET.

A PROPOS D'UNE ANOMALIE
PRÉSENTÉE PAR DES CEPS DE RAISIN (1)

Ayant promis aux lecteurs de la Revue | nons aujourd'hui remplir notre engagement. horticole de leur rendre compte des résul- Voici comment nous avons procédé : tats d'expériences que nous nous proposions Au mois de mai dernier, lorsque les bourde faire sur une opération particulière pra res des sarments taillés à long bois ont tiquée en vue de faire fructifier les pampres commencé à bourgeonner, nous n'avons condu bas de certains cépages qui ne rappor servé sur chacun d'eux que les deux bourtent que sur les pampres du haut, nous ve res les plus inférieures; cette suppression a

considérablement favorisé le développement (1) V. Revue hort., 1869, p. 230.

des bourgeons réservés, mais malgré cela

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BUDDLEIA CURVIFLORA. ces bourgeons sont néanmoins restés pres- | (gourmands, sarments aplatis, etc.), aura que tous infertiles. D'où nous avons conclu ainsi disposé les ceps à l'infertilité. que le fait que nous avons signalé l'année Les beaux et nombreux fruits que nous dernière était dû à une cause déterminée voyons, annuellement, récolter dans un par une végétation particulière.

champ voisin de notre lieu d'expérimentaToutefois, malgré l'insuccès relatif de notre tion, sur quelques rangées de Vignes du céessai, nous n'abandonnons pas le sujet, au page qui fait l'objet de cette note, de la Macontraire; aussi sommes-nous disposé à faire deleine blanche, taillées à court bois, pade nouvelles recherches. Il nous parait dif- | raissent confirmer notre dire; aussi nous ficile d'admettre que la nature ait voulu faire proposons-nous, à l'automne prochain, de une exception pour le mode de fructification créer, avec des boutures types de ces vachez quelques sortes de Raisins; il nous riétés de Raisins, une plantation dont nous semble que la faute ne peut être attribuée nous ferons un devoir de publier les résul- . qu'au planteur qui, s'étant servi, pour la tats dans la Revue horticole. reproduction, de boutures mal constituées

M. FAUDRIN.

BUDDLEIA CURVIFLORA

Cette espèce, bien qu'introduite depuis | gitudinalement déhiscents, gros, ovales-ellipquelque temps déjà dans les cultures, y est tiques, à graines nombreuses très-ténues. encore très-rare et à peine connue. On pour- Les fleurs, souvent un peu divariquées, sont, rait même admettre qu'il en est de même en les unes d'un lilas cendré gris de lin, les botanique, si l'on en juge par le peu qui en autres d'un violet foncé, très-légèrement a été dit. Voici l'énumération des caractères arquées vers la base. que présente le B. curviflora (fig. 51): Le B. curviflora, Hook. et Arntt., est oriArbrisseau très

ginaire des Indes rameux, à bran

orientales. Buisches fortement

sonneux, il mequadrangulaires

sure 2-4 mètres par des expan

de hauteur ; il est sions foliacées,

très - rustique et membraneuses,

peut être employé très-développées.

avec avantage Feuilles oppo

pour l'ornemensées, caduques,

tation. Les vieux très - longuement

pieds commenlancéolées, entiè

cent à fleurir dès res ou le plus sou

le mois de juin ; vent présentant å

les jeunes (plants de grandes distan

d'un an) fleurisces, mais très

sent plus tard, et irrégulièrement,

la floraison se prode courtes denti

longe plus longcules, atteignant

temps, surtout si jusqu'à 25 centi

l'on a soin de les mètres de lon

tenir à l'eau, dont, gueur sur 8 de

à cause de sa largeur, portées

grande vigueur, sur un court pé

la plante est trèstiolesemblant par

avide. tir d'une saillie qui

On multiplie le forme une sorte

B. curviflora par de bourrelet au

bouture et par tour de la tige. Fig. 51. — Begonia curviflora.

graine ; les bouFleurs très-nom

tures se font pen. breuses, réunies par 2-3 sur un gros et dant l'été en prenant des jeunes bourgeons court pédoncule, constituant des épis ter- qu'on prépare, qu'on plante en terrede bruyèminaux très-longuement tubulés, à 4 di- re et que l'on étouffe ensuite sous des cloches. visions largement arrondies, étalées, lé- Quant aux graines on les sème au printemps; gèrement arquées à la base, gris-cendré comme elles sont très - ténues, on ne les lilacé et comme pulvérulente en dehors, plus recouvre pas ou on les recouvre à peine. N foncé en dedans, c'est-à-dire sur les parties va sans dire qu'il faut bassiner très-fréquemétalées des divisions. Fruits capsulaires lon- | ment ces graines, afin de les tenir toujours

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