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CAXXAS. teur nous a démontré que cet instrument va probablement facile d'éviter. C'est avec ce bien en ce qui concerne la coupe; mais quant désir et cette intention que nous le signalons au ressort, il nous a paru présenter un grand à l'inventeur. Nous apprenons à l'instant que inconvénient : c'est de tomber toutes les fois l'inventeur a déjà apporté les modifications qu'on ouvre complètement l'outil. C'est là, jugées nécessaires. sans doute, un inconvénient qu'il sera très- |

(Rédaction.)

CANNAS Le genre Canna (Cannachorus vel Can- | souvent remarquable par le nombre, la dinacorus, Tournefort) fut créé par Linné mension et l'intensité du coloris des fleurs. qui le plaça dans la première classe (mo- Les Canna exigent un sol riche, meuble nandrie), premier ordre (monogynie) de et frais ; d'abondants arrosages pendant la son système sexuel, d'où il passa dans la végétation, qu'il faut encore activer par famille des Cannacées (Willdenow écrit l'emploi d'engrais facilement solubles. Cannées) de l'illustre botaniste de Jussieu Comme ils épuisent promptement le sol, on (classe 4, Monocotylédonées ; ordre 2e, doit, si l'intention est de les laisser plu20e famille).

sieurs années dans le même endroit, reconsFaisant 'allusion à la ressemblance des tituer le sol par d'abondantes fumures, tiges avec certaine sorte de roseau, les éty mieux le changer en partie. mologistes font dériver le mot Canna du La conservation des Canna est facile et grec Kárva ou du celtique Cann, tandis consiste à arracher les rhizomes à l'automne, qu'ils prétendent que son nom français, Ba- | et comme pour les Dahlia, à les tenir penlisier, signifie Faux-Sucrier.

dant l'hiver dans un local sain et où la gelée Pour la première fois, en 1576, Charles ne puisse les atteindre. de l'Ecluse signale le Canna indica (1) | Suivant les espèces et variétés, l'étendue (Clusius), Linné, comme une plante cultivée des jardins et l'aménagement des plantaalors en Espagne, et introduite de l'Inde où tions, les Canna sont plantés, soit isolément elle avait été importée d'Amérique.

ou en groupe pour orner les gazons, le bord L'histoire du Canna nous démontre que, des bassins ou les plates-bandes, soit en au XVIIe siècle, il n'existait que les Canna bordures ou à l'intérieur (pour garnir les indiensis, Linné, et Canna angustifolia, parties dénudées ou former le fond) dans Linné; le XVIIIe siècle a enrichi nos collec les massifs d'arbres et d'arbustes ; on en tions des Canna glauca, Roscoe; Canna compose également des massifs entiers. Les speciosa, Roscoe; Canna coccinea, Aiton; variétés les plus employées dans ce dernier Canna flaccida, Salisbury, et quelques va | cas par M. Barillet, dans les squares dela ville riétés de ces espèces; enfin que, depuis le de Paris, étaient Canna hybrida nigricans, commencement du XIXe, siècle, nous avons Année, 1862, qui s'élevant à 2 mètres de reçu 15 à 18 espèces de Canna, parmi les- | hauteur (quelquefois 2m 50), était placé au quelles le Canna discolor, Lindley (remar centre et formait opposition par son feuilquable par la teinte pourpre de son feuil- | lage fortement lavé pourpre noirâtre, avec . lage); Canna edulis, Ruiz et Pavon (à rhi le Canna hybrida Annea, Année, 1848, zomes comestibles); Canna aurantiaca, | dont le feuillage est vert glaucescent et qui Roscoe; Canna limbata, Roscoe; Canna atteint seulement 1m 50 de hauteur. On plaNepaulensis, Wallich; Canna musafolia, çait en troisième rangée ou bordure le Année; Canna Warscewiczea, Warscewicz; Canna hybrida zebrina, Lierval, 1838, qui Canna liliiflora, Warscewicz; Canna irri ne s'élève qu'à 60 centimètres ou 1 mètre diflora, Ruiz et Pavon, qui ont, par féconda au plus de hauteur, et dont les feuilles sont, tion naturelle ou artificielle, donné naissance comme l'indique son nom, rayées ou zéaux nombreux hybrides obtenus par M. An brées de pourpre. née (qui le premier a cultivé à Paris les Can Pour l'année prochaine (1870), nous rena en plein air), MM. Chaté fils, Barillet, commandons de composer des corbeilles ou Lierval, Rantonnet, Chrétien, Sisley, etc. massifs avec : 1° au centre Kanna hybrida

Vulgarisé par les soins de M. Barillet, atro-nigricans, Barillet, 1864; tiges rouge jardinier en chef de la ville de Paris, le noirâtre, de 1m 30 à 1m 50 de hauteur ; genre Canna est aujourd'hui l'un des plus feuilles grandes, brun noir, à reflets métalrecherchés pour la décoration des jardins liques; fleurs rouge teinté orange; 2u en pendant l'été.

deuxième rangée, Canna hybrida Pie IX, En effet, à sa rusticité, à son port pitto- | Rantonnet, 1863; tiges vertes de 1 mètre å resque et majestueux, à son feuillage ample 1m 10 de hauteur; feuilles dressées, vert et de nuances différentes suivant les espèces glaucescent; fleurs très-nombreuses, jaune ou variétés, le Canna joint une floraison clair teinté d'orange foncé; 3o en troisième

(1) Écrire Canna indiensis (provenant de l'Inde). | rang ou en bordure, kanna hybrida Bihoet traduire Balisier indien ou de l'Inde.

| rellea, Chretien, 1866; tiges rouge pourpre

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de 80 centimètres à 1 mètre de hauteur; 1 – Canna hybrida député Hénon, Sisley, feuilles moyennes, vert nuancé brun noi-'| 1866, 80 centimètres à 1 mètre. Feuillage râtre; fleurs très-abondantes rouge foncé vertglauque.- Canna hybrida spectabilis, brillant. Si la corbeille était très-grande, 7 Barillet, 1864, 60 centimètres. Feuillage vert on pourrait, laissant en pols la dernière tendre. — Canna hybrida Warcewizioides, rangée, afin d'empêcher les sujets de s'éle- Année, 1860, 1 mètre. Feuillage vert lavé ver, planter plusieurs rangs de chaque va. de pourpre. — Canna hybrida Jean Vanriété et terminer la plantation par une bor- | daël, Sisley, 1867, 1m 10. Feuillage vert dure de Gnaphalium orientale, Linné; glauque. – Canna hybrida sénateur CheCentaurea cineraria, Linné (Centaurea vreau, Chretien, 1869. 1m 20. Feuillage candidissima, Hort.); Cineraria mari- vert foncé; fleurs orange lavé rouge vineux. tima, Linné. !

- Canna hybrida Barilletea (1), Chaté, *Outre les Canna ci-dessus désignés, nous 1866, 2m 50. Feuillage très-grand, vert relevons comme variétés méritant une place foncé lavé rouge intense; fleurs rouge dans les jardins d'amateur :

orangė. – Canna hybrida Amelia, Meno. · Canna hybrida prémices de Nice, An reau, 1865, 1m 50. Feuillage vert glaucesnée, 1866, 1 mètre à 1m 30. Feuilles vert cent; fleurs assez grandes, jaune clair, pictées glaucescent; fleurs grandes, assez nom- | de rouge carmin légèrement teinté orange. breuses, jaune lave saumon, quelquefois En terminant, disons que le Canna est pointillées de saumon foncé.. – Canna hy nommé, par les Français, Balisier; par les brida Portea (1), Barillet, 1863, 1m 10. Anglais, Indian shot ; par les Allemands, Feuillage rougeâtre; fleurs rouge. — Canna Das blumen rhor; par les Hollandais, hybrida Van Houttea (1), Lierval, 1861, Bloemriet ; par les Espagnols, Cana; par 1m' 50. Feuillage vert foncé, à nervures les Italiens, Canna ; par les Brésiliens, noires et strié de brun foncé. - Canna hy Racua canga; enfin, qu'au Malabar, il est brida zebring nana, Année, 1861,50 centi connu sous le nom de Katu bala. mètres. Feuillage vert strié pourpre noirâtre.

RAFARIN.

HEBECLINIUM UROLEPIS Plante atteignant 60 à 80 centimètres de rieures plus courtes, tubulées, à style hauteur, ramifiée dès sa base, à ramifica- saillant, terminé par un stigmate bifide, tions rapprochées, opposées, décussées, lon- jaune d'or, lors de l'anthèse, par suite du gues et se relevant vers leurs extrémités, pollen qui le recouvre. de manière à former un cône écrasé, c'est Cette espèce a été introduite du Brésil par à-dire très-large comparativement à sa hau | feu Lasseaux, de bien regrettable mémoire. teur, velue de toutes parts par des poils té- | C'est une plante très-jolie, qui nous paraît nus, inégaux, droits ou courbés, très-doux au devoir occuper une des premières places toucher. Tige et rameaux cylindriques, ro dans l'ornementation. bustes. Feuilles opposées, décussées, sur Il est à peu près hors de doute que, traun pétiole de 6-10 centimètres, cylindrique vaillé comme savent le faire les horticulou à peine légèrement canaliculé, à limbe teurs, l'Hebeclinium Urolepis, DC., ne, cordiforme, hasté, souvent arqué, long de tardera pas à figurer en première ligne dans 8-10 centimètres, larges de 10-12, molles, nos plates-bandes, qu'il ornera parfaitement chatoyantes, à cause des nombreux poils qui pendant plusieurs mois d'automne. Nous ne en garnissent la surface, à contour assez ré serions même pas surpris que, dans quelque gulier, mais largement denté, à dents arron- | temps, il figure sur les marchés aux fleurs. dies, très-finement ciliées. Fleurs très-nom Coupées et mises dans l'eau, les fleurs de breuses, disposées en sortes de thyrse, et cette espèce se conservent longtemps. formant parfois des inflorescences un peu Culture. L'Hebeclinium Urolepis devra scorpioïdes, qui atteignent jusqu'à 25-30 cen se cultiver de deux manières : comme plante timètres de diamètre, d'un très-beau rose estivale et comme plante automnale ; dans lilacé ; les extérieures plus longues, plu- | le premier cas on sèmera les graines en meuses et comme fimbriées, d'abord dres- août-septembre ; les plants seront repiqués sées, puis réfléchies, divariquées; les inté- en pots ou en pépinière, sous des châssis,

(1) Les quelques articles écrits par notre collègue d'arriver à la vérité, tout en faisant progresser la et collaborateur M. Rasarin, au sujet de l'ortho- | science, nous mettons la liberté de discussion augraphe latine, de même que les modifications que dessus des sentiments d'amour-propre; aussi avonsdans certains cas il a cru devoir apporter aux noms nous cru devoir admettre les idées émises par admis, sont le fait de l'auteur, et par conséquent M. Rafarin, de même que les diverses critiques dont sous sa responsabilité. La rédaction de la Revue y || elles ont été l'objet. Nous suivrons toujours cette est complètement étrangère. Mais, d'une autre part, ligne de conduite, tant que les choses ne nous paconsidérant qu'il n'y a rien d'absolu et que dans les raitront pas de nature å blesser les personnes, soit sciences surtout la tolérance, en permettant aux directement, soit indirectement, à l'aide d'allusion diverses opinions de se produire, est le seul moyen | malveillante.

(Rédaction.)

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EXPOSITION INTERNATIONALE D'HORTICULTURE DE HAMBOURG.

31 ainsi qu'on le fait pour beaucoup d'autres piqués, comme cela se pratique pour les plantes, notamment les Schizanthus, Vis- | Balsamines, Reines-Marguerites, QEillets caria, Ipomopsis, etc.; dans le deuxième d'Inde, etc. On peut aussi le multiplier de cas, on sèmera de bonne heure, au prin- boutures qu'on étoufle sous des cloches dans temps, le long d'un mur, au midi, ou sous la serre à multiplication. des chassis, et les plants seront ensuite re- |

E.-A. CARRIÈRE.

EXPOSITION INTERNATIONALE D’HORTICULTURE

. DE HAMBOURG --- Suite et fin (1)

Les légumes, dont nous ne voyons plus cées, etc. Les Pois, les Haricots en cosse et pour ainsi dire que quelques rares spéci sur plantes, les Cucurbitacées potagères mens à nos Expositions, abondaient à Ham étaient aussi dignement représentées. Terbourg. Placés, selon leur nature, sur des minons cette énumération par la citation de tablettes à l'air libre ou sous des hangars, produits qui, bien qu'appartenant à une ils n'occupaient pas moins de 300 mètres de autre catégorie horticole, peuvent néanmoins longueur sur 2 de profondeur! Les collec trouver place ici ; nous voulons parler de tions nombreuses que le jury avait à exami l'Ananas et du Melon, dont les variétés les ner étaient formées, ainsi que l'indiquait le plus répandues pour leur qualité offraient programme, tantôt d'une réunion de variétés la plus belle apparence. appartenant à un même type, tantôt d'un La partie fruitière était, comme nous ensemble d'espèces ou variétés représentant l'avons dit, reléguée dans un terrain anassez exactement tout ce que la saison pou- nexe, là même où, pour cause d'emplacewait offrir de plus remarquable. Ces collec- ment insuffisant, on avait déposé les objets tions n'étaient pas disposées, comme on le d'art et d'industrie horticoles. Avant de pévoit généralement, sans ordre apparent; au | nétrer sous les hangars qui servaient d'asile contraire, on avait cherché autant que pos- | aux fruits cueillis, les visiteurs intéressés sible à les grouper, non seulement d'après s'arrêtaient volontiers devant un terrain de leur affinité botanique ou horticole, mais forme carrée et divisé en plates-bandes réencore d'après leur apparence extérieure. gulières dans lesquelles se trouvaient plantés, Ainsi tous les légumes de petite ou de depuis peu, une foule d'arbres tant foresgrande culture, à racines plus ou moins tiers ou d'alignement que fruitiers. Ce charnues, renflées ou succulentes, étaient | jardin-école offrait un grand intérêt, surtout présentées séparément ou plutôt formaient la partie relative aux arbres fruitiers; il autant de groupes spéciaux ; il en était de donnait des exemples instructifs de compamême pour les plantes légumières, cultivées raison entre la manière dont les arbres sont pour leurs tiges, leurs feuilles, leurs fleurs, traités en Allemagne et en France. Par lui leurs fruits et leurs graines; enfin les plantes , on pouvait aisément se former une juste utilisées comme condiments complétaient ce idée des opérations pratiques dont ces arbres genre d'Exposition. Tous ces produits, à sont l'objet depuis le moment où, sortis des quelque catégorie horticole qu'ils appartins mains du multiplicateur, ils sont livrés aux sent, étaient en général représentés par jardiniers ou aux amateurs, jusqu'à celui des individus bien venus, et, au dire de ou, par l'emploi de la taille, ceux-ci en out personnes autorisées, de détermination gé- | fait, sous des formes variées, des arbres néralement très-exacte. Le légume le plus productifs. abondant était sans contredit le Chou et les Ce qui frappait tout d'abord, en pénétrant diverses races auxquelles il a donné nais sous les hangars aflectés à la fructiculture, sance; en effet, et nous ne comprenons ici c'était la quantité et la grande variété des que les expositions spéciales de cette Cruci- fruits qui s'y trouvaient réunis. Nos lecteurs fère, ces produits n'occupaient pas moins de se feront une idée de leur importance en 80 mètres de surface. Le lot de M. F.-A. apprenant que ces fruits occupaient une Haage (d'Erfurt)notamment, ceux de M. Chr. | surface de 680 mètres. Outre d'importantes Wilhelm Just, ainsi que beaucoup d'autres, collections de Poires, de Pommes, de Pruavaient une grande valeur; on y remar nes, de Pèches et de Raisins, dues en quait entre autres un individu de la variété grande partie à des exposants francais et de Chou Schweinfurter, sorte de Chou | allemands, et notamment, pour ne rappeler quintal håtif, qui mesurait plus de 40 centi- i que nos compatriotes, à MM. Croux, Demètres de diamètre. Les légumes à racines mouilles, Jamain et Durand, on remarquait tubériformes brillaient aussi par le nombre la belle réunion de Pèches de M. Lepère (de et la variété ; ainsi les Raphanus, les Pom Montreuil), et surtout d'incomparables Raimes de terre, les Betteraves, quelques Lilia sins, tels que, seul, croyons-nous, M. J. Mé(1) Voir Revue horticole, 1869, p. 452; et 1870,

rédith (de Liverpool) sait en produire dans ses cultures sous verre. Tout le monde,

P. 12.

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