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clamer la valeur en espèces. Il ne sera pas décerné de prix ex aequo.

Le jury, composé autant que possible d'amateurs et d'horticulteurs étrangers à la ville de Gand, se réunira le 9 avril.

Les personnes qui désirent exposer devront, sous peine d'exclusion des concours, faire parvenir au secrétariat, rue Digue de Brabant, 10, la liste des objets qu'elles se proposent d'envoyer à l'Exposition.

— M. Collette, arboriculteur et professeur d'arboriculture, 2 bis, rue Grammont, à Rouen, mettra au commerce, aux époques indiquées ci-après, sept nouvelles variétés de Poires dont il est l'obtenteur.

Voici une description sommaire des caractères de chacune de ces variétés:

Bon-Chrétien Prévost. — Semis du Doyenné d'hiver. —1830. —Première fructification 1 864. — Dégustée dans les séances de la Société et de la commission de pomologie, qui l'a classée de toute première qualité. Maturité de fin décembre en février. Arbre d'une très-belle végétation, trèsrigoureux, très-rustique et très-fertile (toutes formes). Sera livrée au commerce, automne 4869.

Barillet Deschamps. — Semis du SoldatLaboureur. — 1850. — Première fructification 186-4.— Dégustée en séance du Comité de pomologic, le 17 février 1865. Jugée de

Première qualité. — Les 9 février et 6 avril 866, jugée de première qualité. Maturité de février en ami. Arbre de vigueur moyenne, très-fertile (pyramide espalier). A livrer au commerce, automne 1870.

Poire Collette.—Semis du Doyenné d'hiver. — 1850. — Première fructification 1863. — Dégustée en séance du 3 janvier 1864. — Jugée de bonne qualité, séance du 20 janvier 1865. — Jugée très-bonne, en février 1866 excellente. Maturité de lin décembre en février. Arbre peu vigoureux, sur franc ou variété intermédiaire, d'une fertilité extraordinaire (pyramide espalier). A livrer au commerce, automne 1870.

Bergamolle de Rouen. — Semis du Bési tardif. — 1850. — Première fructification 1864. — Dégustée en séance de la Société et au comité de pomologic en plusieurs séances, qui l'a jugée de bonne qualité. Maturité de avril en juin. Arbre assez vigoureux , très-fertile (toutes formes). A livrer au commerce, automne 1870.

Bon-Chrétien F. Prevel. — Semis du Colmar d'hiver.—1850.— Dédiée à M. François Prevel, propriétaire amateur à SaintVaast-du-Val. — Première fructification 1867. — Dégustée en séance du 19 janvier, reconnue de bonne qualité. Séance du Comité de pomologic, 7 février, jugée trèsbonne, et séance du 15 excellente ; 19 avril, maintenue excellente. Maturité de janvier en

avril. Arbre de vigueur moyenne, fertiel (pyramide espalier). Sera livrée au commerce, automne 1870.

Président d'Esteintot. — Semis du Soldat-Laboureur. — 1850. — Première fructification 1864. Dégustée en séance de la Société et du comité de pomologie, qui l'ont toujours trouvée de première qualité. Maturité de août en octobre. Arbre de vigueur moyenne, d'une fertilité extraordinaire (toutes formes). A livrer au commerce, automne 1870.

Bergamotte tardive Collette. — Semis du Doyenné d'Alençon. — 1850. — Première fructification. — Dégustée en séance de la Société et du comité de pomologie, en plusieurs séances, qui l'a classée de bonne qualité. Maturité de avril à lin juin. Arbre de vigueur moyenne, rustique, fertilité soutenue (toutes formes). A livrer au commerce, automne 1870.

— M. Justin Vaudrey-Evrard, horticulteur pépiniériste à Mirecourt (Vosges), rient de publier un catalogue pour l'année 1869-70. Les pépinières sont la partie essentielle de cet établissement qui est très-bien assorti en arbres, arbrisseaux et arbustes fruitiers, forestiers et d'agrément. Il va sans dire que les Rosiers, les Conifères, les plantes dites de terre de bruyère, font partie des collections. Indépendamment des collections de végétaux ligneux, on trouve chez M. Vaudrey des Oignons à fleurs, tels que Glaïeuls, Jacinthes, Lis, Tulipes, etc., ainsi que des collections nombreuses et variées de plantes vivaces.

— Il y abientotuh an, daas ce journal (1), nous donnions une gravure du Thermomètre avertisseur, accompagnée d'un article fait par notre collègue M. Verlot.

Après avoir décrit l'instrument et indiqué la manière de s'en servir, notre collègue terminait en disant:

Point n'est besoin de dire que le Thermomètre avertisseur, que les auteurs cherchent à rendre plus, simple encore, résultat auquel ils arriveront indubitablement, peut rendre d'eminents services aux arts et à l'industrie; mais en ne le considérant seulement qu'au point de vue purement horticole, nous le déclarons l'instrument par excellence que, tôt ou tard, devront posséder tous les horticulteurs qui se livrent à la culture sous châssis et sous verre.

Les prévisions de notre collègue se sont réalisées en ce qui concerne la perfection. Sous ce rapport, les modifications apportées par les inventeurs, MM. Lemaire et Fpurnier, 22, rue Oberkampf, à Paris, sont telles, que l'instrument est très-pratique. Quant à sa précision, on peut dire qu'elle est mathématique, ainsi que le démontrera

(1) V. Revue hort., 1869, p. 50.

CES IARDIXS ARABES DE LA BASSE EGYPTE.

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dans un prochain article notre collègue M. Ermens, jardinier principal au Fleuriste de la ville de Paris, où depuis longtemps des appareils sont établis.

— Il parait aujourd'hui à peu près certain que l'Exposition universelle de Lyon aura heu au jardin du parc, de la ïète-d'Or, ainsi que nous l'avions dit dans la chronique de notre dernier numéro. Voici à ce sujet ce que nous lisons dans une feuille lyonnaise:

Dans la séance du 17 décembre au soir, le conseil municipal de Lyon a pris une décision relativement au projet de l'Exposition de 1871.

Il a autorisé M. le sénateur préfet à concéder gratuitement et temporairement à une Société anonyme qui s'est formée en vue d'organiser à ses périls et risques une Exposition internationale à Lyon:

La partie du parc comprise entre le quai de la Tète-d'Or et le chemin de ceinture qui longe le lac, à la condition de respecter toutes les plantations et de remettre en état les massifs de gazon qui pourraient être endommagés;

2° L'emplacement du quai de la Tête-d'Or, avec engagement de remplacer tous les arbres platanes qui pourraient être enlevés:

3° Enfin, l'espace submersible qui est en contre-bas dudit quai.

Toutefois, ces concessions temporaires ne se* ront accordées que lorsque cette Société anonyme se sera légalement constituée, et, dans ce cas, il sera passe un traité qui stipulera en détail dans quelles conditions cette autorisation aura été accordée, et ce traité sera soumis à l'approbation du conseil municipal.

Dans ces conditions, nous croyons qu'on peut considérer comme certaine l'exécution du projet dont il s'agit.

Si nous paraissons nous préoccuper tout particulièrement de l'Exposition do Lyon, et à tenir nos lecteurs au courant de tout ce qui la concerne, c'est d'abord parce que c'est une œuvre nationale, ensuite parce qu'il n'est pas douteux que l'horticulturey sera largement représentée.

E.-A. Carrikke.

LES JARDLXS ARABES DE LA BASSE EGYPTE(i)

Le Figuier des pagodes, Ficus Bengalensis, croit à merveille sur le sol égyptien. On en trouve çà et là dans les jardins arabes des spécimens vraiment remarquables, et d'un âge très-avancé; son développement en hauteur ne dépasse guère 30 mètres pour les sujets les plus vieux et les plus vigoureux que nous ayons rencontrés dans les jardins du Delta et de la moyenne Egypte; mais la circonférence de sa cime atteint parfois 4 et 5 fois sa hauteur. De même-que le Figuier de Pharaon {Ficus Sycomorus, Lin.; F. antiquorum, Gaspara), on le voit rarement élevé sur une tige droite ; il se bifurque un grand nombre de fois en commençant à une faible distance du sol et porte vers ses parties supérieures une épaisse couverture de feuilles coriaces, raides, luisantes et d'un très-beau vert. De ses nombreuses branches charpentières, depuis la base jusqu'au sommet de l'arbre, sortent des racines aériennes ou adventives qui descendent peu à peu dans le sol pour s'y fixer et y chercher leur nourriture. Il existe des spécimens de ce bel arbre dans les jardins du khédive, à Alexandrie, et dans les jardins de l'île de Rhoda ou vieux Caire, créés par S. A. Ibrahim-Pacha, père du vice-roi actuel, qui méritent vraiment d'être cités. Sous la tète de ces arbres, on voit des galeries formées par les racines aériennes de cet arbre, et dans lesquelles on peut circuler librement. Le tronc substitué serait à peine capable d'alimenter la dixième partie de l'arbre ; mais on voit à peu de distance des racines adventives en grand nombre, dont plusieurs constituent déjà des petits troncs d'arbres qui portent une grande

(t) V. Revue horticole, 1869, p. 305, 393 et 4SI.

Eartie de leur nourriture directement aux ranches charpentières dont elles sont issues, ce qui aide considérablement à alimenter l'extrémité de l'arbre; le tronc dans ce cas pourrait être coupé et enlevé tout à fait, que l'arbre resterait superposé sur ses racines sans en souffrir le moins du monde. Le Figuier si remarquable dont nous parlons n'a guère que trente ans, puisque la création du jardin de Maniel, dans l'île de Rhoda, où il existe, ne remonte guère qu'à 18-iO.

Il est vraiment surprenant de voir la vigueur avec laquelle se développent les végétaux qui s'accommodent de la nature fertile du sol égyptien.

Le Ficus Bengalcnsis, qui est le plus souvent appelé Figuier des pagodes, parce que sous les immenses voûtes que forment ses racines, les Indiens y établissent leurs temples ou pagodes, se multiplie facilement de boutures faites avec du vieux bois; ses fruits sont insignifiants.

Le Figuier élastique, Ficus élastica, "Willd., est aussi passablement répandu dans les jardins, mais seulement aux environs des villes; nous ne l'avons jamais remarqué à la campagne. Il atteint aussi de grandes et belles dimensions (20 mètres de hauteur sur autant de diamètre dans sa partie feuillue). Le tronc est gros,lisse, droit, contrairement aux autres Ficus ; il se ramifie beaucoup vers les extrémités des branches charpentières, et porte une tète forte et épaisse couverte degrandes et belles feuilles luisantes. C'est un des plus beaux arbres d'ornement pour l'Egypte , surtout les variétés à petites feuilles, qui ont la propriété de former des tètes plus ramifiées, et qui laissent à peine pénétrer quelques rayons solaires. Nous avons adopté cet arbre pour les plantations d'alignement, et nous le propageons en grand dans la vallée du Nil. Peut-être aussi pourrat-on exploiter sa sève comme on le fait ailleurs pour la transformer en caoutchouc propre au commerce. On le multiplie facilement de boutures, de tronçons de branches qu'on enfonce dans le sol à coups de marteau de bois, jusqu'à leur extrémité; on plante ces boutures au printemps, sur les nords d'une rigole qui leur apporte l'eau des conduits d'irrigation, et bientôt l'œil supérieur se développe et produit un bourgeon qui, à l'automne, a atteint GO à 80 centimètres de hauteur.

Le Ficus populeaster, Desf., est aussi très-répandu dans les jardins, mais cette espèce a l'inconvénient de perdre ses feuilles qui rougissent au moment de tomber ; il est Tustique, vient bien même dans de mauvaises conditions et se développe rapidement.

Le Ficus cordifolia, Blum., est également des plus remarquables; il est vigoureux, propre à planter et à former de belles avenues, et s'élève facilement et sans difficulté. Il acquiert de grandes dimensions •{20 mètres de hauteur, et sa tête atteint à peu près le môme diamètre); sa tige et ses branches charpentières sont blanches, lisses et très-belles. A l'extrémité se développent des rameaux vigoureux portant de grandes et belles feuilles cordiformes, semblables à celles du Peuplier de la Caroline, suspendues par des pétioles de 45 à 20 centimètres de longueur, qui leur permettent de se balancer au gré du vent ; c'est aussi un des plus beaux arbres d'ornement et que nous avons adopté pour les plantations d'alignement.

Les Figuiers sont des arbres précieux pour l'Egypte, surtout pour les jardins, les plantations de routes, de boulevards, et partout leur mission est d'abriter du soleil torréfiant de l'été. Ces beaux arbres l'emporteront sur le Lebba, généralement employé, en ce qu'ils sont couverts d'un beau feuillage pendant toute l'année, c'est-à-dire que ce sont des arbres à feuilles persistantes, tandis que le Lebba (Mimosa Lebbek) perd ses feuilles précisément au moment où arrivent les grandes chaleurs. Les Platanes, les Robinia pseudo acacia, les Peupliers qu'on a vainement essayés ne peuvent réussir sous les 29° et 30° degrés de latitude; leur vie n'est que de courte durée, et encore sontils à peine couverts de feuilles pendant quatre mois de l'année.

Les Figuiers, qui jusqu'à présent sont très-peu répandus en Egypte dans les plantations de routes, etc., seront un jour, nous l'espérons, préférés comme abri aux anciennes espèces peu propres à ombrer les promenades. Ce sont surtout les quelques

espèces dont nous venons de parler auxquelles cet avenir est réservé.

Les Tamarix sont d'une vigueur prodigieuse en Egypte; on les plante, avec Y Acacia Nilotica, Delile, pour clore les jardins des bords du désert, afin de leur procurer un abri contre le Khamsin, qui entraine ces immenses tourbillons de sable si nuisibles à la végétation. Us atteignent jusqu'à 20 mètres de hauteur ; les troncs sont droits, portant d'énormes tètes recouvertes d'un feuillage épais et fin, qui sont un puissant abri contre les sables. Le bois en est très-estimé, et sert beaucoup comme bois combustible, de mèmeque Y Acacia Nilotica; c'est aussi un bel arbre d'ornement qu'on multiplie facilement de boutures.

L'Acacia d'Arabie, variété d'Egypte, Aca cia Arabica, "Willd., var. Nilotica, Delile, est un grand arbrisseau cultivé avec les Tamarix pour clôturer les jardins ; cet arbre est celui qu'on rencontre le plus communément dans toute l'Egypte; on le trouve dans tous les jardins, dans les campagnes, le long des canaux dérivant du Nil, et pour abriter les buffles et les dromadaires qui tournent les roues hydrauliques, etc. Son bois est employé aux arts et à l'industrie; il sert à faire des charpentes, les dents des norias, des sakies, etc., pour monter l'eau qui doit arroser les terres pendant l'étiage du Nil. Le tronc de cet arbre porte à son extrémité une jolie tète garnie d'un feuillage léger et gracieux, d'un beau vert. Pendant presque toute l'année, il est recouvert d'un grand nombre de jolies fleurs jaunes très-odorantes. On le multiplie avec une grande facilité de graines qu'il suffit de planter dans le sol, sans s'en occuper d'avantage.

Le Mûrier blanc, Morus alba, Lin., est assez répandu dans les jardins arabes; il en est de même du Mûrier de la Caroline ; celuici, développant ses feuilles le premier, sert à nourrir les vers à soie dans le jeune âge, tandis que celui-là (le Mûrier blanc) sert pour les nourrir dans l'âge adulte. Quoique sous un climat excessivement chaud, le Mûrier blanc vient parfaitement bien en Egypte, où il est vigoureux et atteint d'assez grandes proportions. Mehemet-Ali en avait fait faire des plantations considérables dans la moyenne et la basse Egypte au commences ment de ce siècle; mais, à part quelqueindividus, la plupart ont été détruits par les Arabes, qui ne respectent guère que l'arbre national, le Dattier. Aujourd'hui nous les multiplions en grand, et nous en comptons actuellement dans nos pépinières un nombre considérable de jeunes plants.

La culture des vers à soie réussit parfaitement en Egypte lorsqu'on a soin d'établir les magnaneries dans des constructions à double mur, qui atténuent ou détruisent l'action des vents chauds et brûlants du désert, qui soufflent précisément vers l'époque de l'éclosion. On pourrait même en faire deux cultures par an, l'une au printemps, l'autre à l'automne, au nomentde la crue du Nil, alors que les Mûriers, de môme que tous

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les arbres, rentrent dans une végétation nouvelle par suite des arrosemenls fertilisants du Nil, ce qui produit comme un second printemps pour la végétation.

Delchevalkrik.

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Nous trouvons dans le Botanieal Magazine les figures et les descriptions des plantes suivantes:

Allamanda nobilis, F. Moore, pi. 57Gi. Cette Apocynée, introduite du Rio-Branco sur la frontière entre le Brésil et Venezuela, par M. Bull, de Chelsea, constitue sans contredit un des plus beaux arbustes grimpants de serre chaude qu'on puisse cultiver. Selon M. Hooker, cette espèce serait très-voisine des Allamanda Schottii, grandi flora, Aubleliiei Hendersonii; mais elle leur est préférable au point de vue horticole par son ample feuillage, par les dimensions et le nombre de ses fleurs gigantesques. Toute la plante, sauf la face supérieure de la corolle, est couverte d'un duvet. Les tiges sont élancées; les feuilles presque sessiles sont opposées ou verticillées, au nombre de trois ou quatre, longues de 16 à 22 centimètres, oblongues ou oblongues-lancéolées, longuement acuminées au sommet. Les grandes fleurs jaunes disposées en grappes axillaires, au nombre de six à huit, courtement pédicellées, offrent un calice à sépales très-inégaux. La corolle dont le diamètre mesure jusqu'à 15 centimètres est d'un beau jaune doré; le tube est étroit et le limbe largement campanule.

Richardia melanoleuca, J. D. Hooker, pi. 5765. Cette Aroïdée appartient au groupe dont les plantes se distinguent surtout par les taches blanches des feuilles, et par des spathes d'un jaune de paille un peu verdàtre. Elle diffère de ses voisines par cette particularité que sa spalhe est ouverte dans toute sa longueur, et laisse voir à sa base une large tache d'un pourpre foncé. A part ces différences, la plante, qui atteint 60 à 70 centimètres de hauteur, a tout à fait l'aspect du Richardia albo mandata. Les feuilles d'un vert foncé offrent un grand nombre de taches oblongues blanches, demitransparentes, disposées dans la même direction que les nervures de la feuille. Le Richardia melanoleuca a été introduit de l'Afrique par M. Bull de Chelsea, chez qui il a fleuri à l'automne 1868. C'est une plante d'orangerie.

Dendrobium crassinode, Benson et Reichenb., pi. 5766..Cette espèce, l'une des plus remarquables qui aient été découvertes jusqu'ici, a été introduite par M. le colonel Benson, qui en a envoyé des échantillons vivants à M. Veitch et au jardin royal de

Kew, lesquels ont fleuri, en janvier dernier, dans ces deux établissements. Déjà, en 1859, cette espèce avait été trouvée dans la province Kiong-Koung; les échantillons envoyés par M. Benson proviennent des montagnes Arrakan, à une élévation de 2,500 pieds. Par son port, elle se rapproche du Dendrobium nodatum, et par ses (leurs, elle est voisine du Dendrobium Rrnsoniœ. Le Dendrobium crassinode,avec ses nœuds renflés, forme de larges touffes dépourvues de feuilles. Les tiges sont pendantes, et les renflements des nœuds forment des sphères comprimées. Les fleurs ont 5 à 7 centimètres de diamètre; elles sortent en assez grande quantité des nœuds supérieurs et se trouvent placées isolément ou par paires; les sépales et les pétales sont d'un blanc pur et d'un beau rose à leur extrémité. Le îabelle très-large, ovale-oblong, obtus, entier, est jaune à sa base, blanc au milieu et rose à son sommet,

Saccolabium bigibbum, Reichb., planche 5767. Cette curieuse Orchidée fut découverte par le colonel Benson à Rangoon ou Arrakan, et envoyée par lui à M. Veitch, chez qui elle fleurit en août 1868. Elle est très-voisine du Saccolabium denticulatum des montagnes Khasie, et du Saccolabium acutifolium, du Sikkim Himalaya.

C'est une espèce épiphyte à tige trèscourle. Les feuilles linéaires, oblongues. bifides à leur sommet, coriaces, longues de de 8 à 11 centimètres, sont d'un vert brillant ; les pédoncules 'recourbés, verts, portent une grappe composée de 12 à 15 fleurs d'un jaune pâle.

Palava flexuosa, Masters, pi. 5768. Très-belle Malvacée, assez rustique, découverte dans la vallée de San-Lorenzo, au Pérou, par M. Mac Léan, de Lima, qui en envoya, il y plus de trente ans, des graines à M. William Hooker. Cependant la plante disparut, et ce n'est que récemment que M. Pearce, collecteur de MM. Veitch, leur en envoya des graines qui ont produit les plantes dont les fleurs se montraient en juin 1868.

Cette espèce est annuelle, à rameaux élancés, ramifiés dès la base. Les tiges atteignent une hauteur de 20 à 28 centimètres; les feuilles, supportées par de longs pétioles, sont irrégulièrement pinnatifides, à segments obtus et arrondis ; les fleurs, d'une

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le ressort ordinaire par le ressort à boudin, soit fixe, soit mobile. Ce ressort remédie aux inconvénients précités, mais il suffit d'une ramille placée entre les spires pour en empêcher la fermeture, et par conséquent l'instrument de couper. Le sécateur qui fait Fobjet de cet article est muni d'un ressort ordinaire, simple, de bonne qualité, maintenu vers le tiers supérieur des branches par deux tenants, desquels on l'enlève à volonté pour le remplacer par un autre, dans le cas très-rare où il viendrait à se casser. Une entaille de l'épaisseur du ressort sur la longueur du tiers supérieur des branches permet au ressort de venir se loger dans celles-ci en formant l'arceau, et ne peut nullement gêner la main du travailleur, puisqu'il n'est même pas visible, ainsi qu'on le voit figure 5. Quant à la

fermeture, elle consiste dans un petit crochet qui, au lieu de se trouver à l'extrémité des branches, où il serait exposé à se casser, et aussi d'empêcher souvent la fermeture ou de pincer la main du travailleur, se trouve à l'extrémité supérieure des branches, c'està-dire près des lames, ce qui évite tous ces inconvénients. L'extrémité inférieure des branches est relevée et empêche l'instrument de glisser de la main.

Contrairement à ce qui arrive souvent pour les instruments nouveaux, le prix en est peu élevé; il se vend 5 fr. 50 c. la pièce, chez le fabricant et chez M. Brunache, coutelier à Dijon, rue Guillaurrie.

J.-B. Weber.

L'essai que nous avons fait avec ce séca

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