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la maladie des Pélargoniumszonales, M. Boucharlat aîné, horticulteur à Cuire-lès-Lyon (Croix-Rousse) (Rhône), nous informe que, selon lui, cette maladie est causée par une affection des tissus, déterminée par un excès d'humidité aux racines, qui fait que l'assimilation se fait mal, par suite d'une élaboration insuffisante de la sève. Voici comment il opère pour guérir les plantes malades:

« Au commencement de mars, je couvre littéralement mes plantes avec de la fleur de soufre bien sèche, que je projette à l'aide d'un souflet, comme on le fait pour la Vigne; puis pendant un mois j'arrose, mais seulement au pied des plantes, afin de ne pas mouiller les feuilles. Au bout de ce temps, je seringue fortement les plantes pour les débarrasser de la fleur de soufre, puis, en les visitant, j'enlève avec soin toutes les parties (ramilles et feuilles) qui sont attaquées, et les plantes ne tardent pas à reprendre leur état normal et à devenir vertes. Si plus tard je m'aperçois qu'il y a encore des feuilles malades, je les enlève de suite, ce Champignon, de même que la plupart des espèces de ce groupe, se propageant rapidement de proche en proche. »

— Le catalogue prix-courant que viennent de publier MM. Ch. Huber et Ci0, horticulteurs à Hyères (Var), est terminé par une liste de graines « reçues directement des lieux de production. » Nous la reproduisons à cause de l'intérêt qu'elle nous paraît présenter pour nos lecteurs:

< Clianthus Dampieri.

« Eucalyptus species i. Adélaïde. — Notre correspondant d'Australie nous donne sur cette nouvelle espèce les renseignements suivants:

c Espèce inédite, plutôt arbustive, plus propre qu'aucune autre de ce genre à la décoration des serres froides du nord et des parterres du midi de l'Europe, à cause des très-petites dimensions qu'elle conserve, et surtout à cause de ses grandes feuilles et de ses grandes fleurs, qui en feront une plante tout à fait ornementale.

« Eucalyptus species. South Australia.

« Hibiscus species. Champion Bay.

« Mespilus Japonica, livrable en mai. »

— Il paraît que la variole, cette cruelle maladie plus généralement connue sous le nom de petite vérole, qui depuis quelque temps exerce de si cruels ravages, ne résiste pas à l'action d'une espèce de Sarracenia, qui, pouÉLçette raison, a reçu le qualificatif de varwblaris. Réduite en poudre et prise en infusion ou préparée en une sorte de sirop, sa racine, assure-t-on, est un remède infaillible contre la variole. C'est ce qui ressort d'expériences faites par un pharmacien-chimiste (de Bourges), rapportées

par M. Ch. Baltet, dans le Journal d'agriculture pratique, 1870, p. 701. D'après M. Mille, les Indiens connaissent bien les vertus anti-varioliques de cette plante dont ils font usage depuis les temps les plus reculés. Vu l'importance et l'opportunité du sujet, nous croyons devoir extraire de l'article précité certains passages qui sont de nature à intéresser nos lecteurs. C'est M. Mille qui parle:

Je n'ai à vous faire connaître pour l'emploi de la Sarracenia que deux préparations pharmaceutiques, la tisane dont la préparation se fait par décoction et le sirop de la même plante. Voici le procédé que j'emploie pour faire la tisane et son mode d'emploi : on prend huit grammes.de racines finement concassées; on les fait bouillir dans un litre d'eau pendant une demi-heure, de manière à obtenir une réduction d'un quart environ; on passe à travers un linge fin. Aussitôt que le médecin a constaté les premiers symptômes de la maladie, cette décoction est administrée tiède, sucrée ou non sucrée, suivant le goût du malade, à la dose d'un demiverre toutes les quatre heures, de manière à en faire prendre six demi-verres pendant vingtquatre heures. L'éruption variolique se fait rarement attendre plus de vingt-quatre à quarantehuit heures; on continue l'usage de la décoction de la Sarracenia pendant cinq à six jours; durant ce temps la maladie parcourt toutes ses périodes; rarement elle persiste plus longtemps. Un préjugé populaire qu'il est très-important de combattre, c'est celui de croire que lorsque l'éruption est faite et que les boutons sont en pleine supuration, le variolique n'a plus rien a craindre; cette erreur peut devenir des plus funestes, attendu qu'à cette période de la maladie, l'infection purulente peut avoir lieu et mettre la vie du malade en danger.

La seule influence fonctionnelle que semble avoir l'usage de cette tisane consiste à exciter un flux d'urine qui, de rouge et trés-chargée qu'elle était dès les premiers symptômes, devient bientôt limpide en même temps qu'abondante, ce qui peut être dû à l'élimination du poison ou à la modification du virus morbide.

> Le sirop de Sarracenia purpurea est préparé d'après les règles les plus scrupuleuses de l'art pharmaceutique; il contient la matière active de i gramme 50 centigrammes de Sarracenia par 20 grammes de sirop (une cuillerée ordinaire). Ce saccharole liquide convient surtout aux personnes qui prennent difficilement les tisanes; il est particulièrement plus commode dans son emploi pour les enfants qui se refusent souvent à l'usage des tisanes; on l'administre aux grandes personnes à la dose d'une cuiller ordinaire toutes les quatre heures; c'est donc six cuillers à prendre en vingt-quatre heures. Les enfants de six à douze ans en prendront six cuillers à dessert en vingt-quatre heures, une toutes les quatre heures. Les enfants de un an à six en prendront une cuiller à café également toutes les quatre heures, jusqu'à six cuillers à café, toujours dans les vingt-quatre heures.

Le médecin pourra modifier les doses suivant l'expérience acquise dans l'emploi de cette plante.

Pour compléter les indications que, sur l'invitalion de la Société de thérapeutique de France, j'ai cru devoir fournir, j'ai pensé qu'il ne serait pas hors de propos de faire connatire que la Sarracenia ou les sarracénias pourront être appelées dans la suite à rendre de grands services et à fitre fréquemment employées dans toutes les maladies éruptives, comme la rougeole, la scarlatine, la zona, l'urticaire sous ses différentes formes; je ne crois pas devoir entrer à cet égard dans dès détails plus multipliés. Mille,

Pharmacien-chimiste à Bourges*

— Un fait des plus intéressants qu'on voit en ce moment au Muséum, c'est la floraison d'un Palmier encore rare dans les cultures : du Wallichia carxjotoides. L'inflorescence qui, au moment de sortir des spathes qui 1 entourent, se manifestait sous une forme ovoïde-elliptique, très-atténuée aux deux boutsy surtout au sommet, constituait une masse qui présentait une longueur de '20 centimètres sur 15 à 18 centimètres de diamètre au milieu. Nous reviendrons prochainement sur cette espèce.

— Un horticulteur lyonnais, dont nous avons déjà parlé, M. Nardy aîné, dont l'établissement est situé chemin de CombeBlanche, à Monplaisir-Lyon (Rhône), vient de publier un catalogue de Plantes florales et d'ornement pour le printemps et l'été 1870. Particulièrement spécial aux plantes qui servent à la décoration annuelle des jardins, tels que : Pelargoniums zonale, Lantanas, Fuchsias, Pétunias, Verveines, Véroniques, Héliotropes,Ageratum, Coleus, Cannas, Vigandias, Œillets, etc., ce catalogue paraît donc juste à point, c'est-à-dire au moment où, précisément, on garnit les plates-bandes pour l'année florale. Toutes tes plantes dont nous venons de parler sont d'autant plus propres à cette adaptation, qu'une fois mises en place, elles fleurissent sans interruption jusqu'au moment où les froids viennent les détruire.

— La commission qui devra représenter la France à l'Exposition internationale d'horticulture, à Londres, en 1871, est ainsi composée : MM. Drouyn de Lhuys, sénateur, président de la Société des agriculteurs de France; Decaisne, membre de l'Institut; Hardy, jardinier en f.hef du potager impérial, à Versailles; Pissot, conservateur du bois de Boulogne; de Sainte-Marie, directeur de l'agriculture au ministère de l'Agriculture et du Commerce; Tisserant, directeur des fermes impériales du gouvernement;

A. Leroy, pépiniériste à Angers; H. Vilmorin (de Paris); Rivière, jardinier en chef au palais du Luxembourg.

— Le dernier numéro de la Belgique horticole, qui vient de paraître, contient les figures coloriées des plantes dont les noms suivent : Tillandsia (Wallisia) Hama

leana, Ed. Morren. Jolie espèce de l'Amérique méridionale. Ses fleurs, larges, sont d'un bleu violacé à fond blanc; Verbe»a tenella, Spreng., var. Maonetti, remarquable par la diversité de couleur que présentent ses inflorescences; Giroflée panachée, à fleurs pleines. A l'occasion de cette dernière, M. Ed. Morren entre dans des considérations relatives à la théorie qu'il soutient: que la panachure des feuilles exclut la duplicature des fleurs, fait qui peut être vrai d'une manière générale, mais qui cependant présente des exceptions. Exemple, celle qu'il figure, ainsi que d'autres que nous pourrions citer.

— La troisième livraison de VIllustration horticole pour l'année 1870, qui vient de paraître, contient en gravures coloriés: Ceratostema speciosum, Ed. André, magnifique Ericacée voisine des Macleania et des Thibaudia, originaire de la province de Loxa (Ecuador). Ou doit la cultiver en serre froide; Camellia Terezita Cansio Garibaldi ; Dieffenbackia Wallicii, Lind., espèce du Pérou oriental, réclamant une serre chaude humide; Houllelia odoratissima, Lind., var. Anlioquensis, originaire de la province d'Antioquia (États-Unis de Colombie); cette belle plante se cultive en serre tempérée.

Dans la chronique de cette même livraison, nous remarquons, entre autres faits intéressants, celui qui a rapport à la coloration d'une grappe de Raisin qui avait été complètement privée de lumière depuis sa formation jusqu'à sa parfaite maturité. Ce fait, qui est plusparticulièrement du ressort de la physiologie, ne prouve guère qu'une chose : qu'il y a des colorations de nature diverses qui se comportent différemment les unes des autres, ce que l'on sait déjà. Ainsi tout le monde aujourd'hui sait que ces beaux Lilas d'un blanc de neige, qu'on vend à Paris pendant tout l'hiver, sont produits par des Lilas à fleurs très-foncées qui, placés dans des conditions spéciales de chaleur et d'obscurité, ou de chaleur et de vive lumière, donnent des fleurs parfaitement blanches. A côté de cela, on remarque que le Lilas Sauge à fleurs rose foncé conserve sa couleur, quelles que soient les conditions dans lesquelles on le place. Pourquoi? Quant au Raisin qui se colore à l'obscurité, le fait nous parait moins surprenant, puisque, ainsi que le fait remarquer avec raison notre collègue, M. Ed. André, on voit les Raisins noirs ou rouges revêtir les intensités de couleur, quelles que soient les conditions d'obscurité dans lesquelles ils sont placés sur les ceps.

— En présence de la sécheresse continue et presque générale qui menace de devenir

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une véritable calamité publique au point de! vue des produits agricoles fourragers, nous croyons devoir recommander la lecture d'une! petite notice que viennent de publier MM. Vil-; morin et C'e, au sujet des fourrages qu'on peut encore semer avec, quelque profit à cette époque très-avancée de l'année. On la trouvera à leur maison de commerce, quai de la Mégisserie, 4.

— Dans notre précédente chronique, en i parlant des Chamirrops exeelsa qui sont plantés au Muséum, nous avons fait savoir que trois individus se disposaient à fleurir, dont un avait fructifié l'an dernier; quant aux deux autres, le sexe n'était pas connu. Aujourd'hui nous pouvons compléter nos renseignements, et dire que dans les deux qui n'ont pas fleuri se trouve un mâle. Ajoutons que notre grand exemplaire qui a fructiûé l'an dernier a tout récemment développé trois régimes, d'où il résulte que parmi les quatre plus forts individus plantés dans les pépinières, il y a trois femelles et un mâle. Ce dernier qui est le moins élevé

. des quatre, a cinq régimes qui sont plus larges, plus gros et plus épais que les régimes femelles. Est-ce un caractère propre à ce sexe, ou est-ce simplement un fait de végétation dû à la vigueur de l'individu? Ajoutons encore qu'un autre pied de Chamœrops exeelsa existant en pleine terre au Muséum, et planté dans les attributions de notre collègue M. Helye, au lieu dit le carré de la pièce d'eau, vient aussi de fleurir. Cet individu, dont la tige est haute d'environ 2 mètres sur 35 centimètres au moins de diamètre, porte trois régimes. Il est femelle. — Voilà donc cinq pieds de Chanxœrops exeelsa, dont un mâle, qui en 1870 ont fleuri en pleine terre au Muséum.

— Où allons-nous? qu'allons-nous devenir par suite des nouvelles maladies qui apparaissent constamment sur les végétaux? Sans parler de la maladie des Pommes de terre, celle des Fraisiers, des Reines-Marguerites, des deux maladies (Oïdium, Phylloxéra) qui frappent la Vigne, de la maladie des vers à soie, etc. A peine une maladie est-elle signalée qu'on en voit apparaître une autre. Ainsi, hier c'était la maladie qui frappe les Pélargoniums; aujourd'hui nous en signalons une qui vient de s'abattre sur les Aucubas. La rapidité avec laquelle elle s'est montrée et à progressé au Muséum a quelque chose d'affrayant ; quelques heures ont suffi pour que des centaines d'Aucubas aient pris un aspect non seulement triste, mais presque repoussant. Nous avions d'abord attribué le fait, soit à des arrosages sur les feuilles faits par le soleil, soit à la position particulière qu'occupaient les plantes. Ces hypothèses n'ont pu tenir devant

l'examen, puisque d'autres plantes placées à des expositions différentes, et qui n'avaient été arrosées qu'au pied, furent également attaquées.

L'altération se manifeste çà et là par des taches d'un noir très-foncé, qui envahissent le limbe des feuilles, qui alors ne tarde pas à se décomposer. Parfois, il suffit de quelques instants pour que toutes les feuilles soient envahies; parfois les taches qui se montrent rà et là ne s'élargissent qu'assez lentement. A quoi cette affection est-elle due? Est-ce aux chaleurs caniculaires qui se sont manifestées si rapidement pendant quelques jours qu'il faut l'attribuer? Nous avons constaté que ce qu'il y a de mieux à faire, c'est d'enlever les feuilles attaquées. Ces feuilles prennent une teinte noire comme de l'encre et ne tardent pas à se décomposer.

— Depuis longtemps déjà nous avions connaissance qu'une souscription avait été ouverte par le Journal de l'agriculture en I faveur de M. Jacquemin. jardinier à Villersi Cotterets (Aisne), pour la découverte d'un i procédé de destruction des vers blancs, et ! si nous avons tant tardé à en parler, c'est I que nous voulions le faire en connaissance I de cause, ce que nous pouvons faire, le pro! cédé venant d'ôlre publié dans le Journal de l'agriculture, 1870, p. 395. Ayant lu l'article écrit à ce sujet, nous avouons qu'il ] n'y a rien de neuf dans les moyens indiqués 1 par M. Jacquemin, et que, si ce n'était la i bonne foi de l'auteur, on pourrait le prendra pour une mystification. En effet, que recommande M. Jacquemin « pour extirper les vers blancs du sol ? » De donner des façons, des binages pendant trois année», et si l'on n'a pas réussi complètement, « recommencer pendant trois autres années. »

Ceux qui douteraient de nos dires pourront se convaincre de la véracité en lisant le mémoire de M. Jacquemin ; ils verront alors, que non seulement ce mémoire ne contient rien de neuf, mais même que, dans les faits cités relatifs à la vitalité des vers blancs, il en est de tout à fait contraires à la vérité. En voici un exemple:

Aucun cultivateur n'ignore que, retirés de

terre et mis au contact de l'atmosphère, les vers blancs meurent en quelques instants, à moins que le sol, nouvellement remué et très-meuble, ne leur permette de se soustraire à ce contact...

L'observation nous a toujours montré le contraire de ce qu'a affirmé M. Jacquemin; nous n'hésitons même pas à dire que, à notre connaissance, il est peu d'insectes qui aient la vie aussi tenace que les vers blancs, fait mis hors de doute par des expériences que nous avons faites et que nous ferons connaître prochainement. Les vers blancs du département de l'Aisne auraientils un tempérament plus robuste que celui des vers blancs des départements dans lesquels nous avons fait des observations?

— Ceux qui ont parcouru les campagnes — même celles des environs de Paris — auront, comme nous, été frappés d'un bien triste spectacle, dans beaucoup d'endroits du moins. En effet, un grand nombre d'arbres ravagés par les chenilles, et même très-souvent à la porte de Paris — à Vincennes, Montreuil, etc., — des arbres fruitiers dont toutes les feuilles étaient mangées, de sorte qu'on ne voyait guère que des fruits et des chenilles... Pourquoi cette incurie? Estce parce que le temps prescrit pour l'échenillage est passé? Nous croyons qu'il n'y a pas de temps particulier pour s'opposer au mal, qu'on doit le combattre en tout temps là où il se présente. Les chenilles pouvant être considérées comme un fléau, non seulement on doit leur faire une guerre continuelle, mais tout homme devrait avoir le droit de signaler en tout temps celui qui négligerait

de les enlever, comme fait attentatoire à la sécurité publique. Le bien général est sous la surveillance de tous; personne ne peut en décliner la responsabilité. L'échenillage ne devrait pas se faire seulement de décembre en avril; il devrait se faire pendant toute l'année, lorsque le besoin l'exige. Déclarer qu'on devra forcément faire la guerre aux chenilles pendant quatre mois, et après s'en abstenir (4), c'est comme si l'on disait: De telle époque à telle autre, on devra s'opposer à tel fléau; mais en dehors de cette époque chacun sera libre. Il en est de la liberté comme de tout. Il en faut, mais pas trop, car alors elle change de nom.

— Les journaux de Paris nous annoncent qu'un incendie considérable a éclaté dans la forêt de Fontainebleau, dans la partie pittoresque si connue des touristes, où se trouvent les gorges d'Apremont. Cinquante hectares de pins ont été détruits.

E.-A. Carrière.

EXPOSITION D'HORTICULTURE A MUNICH

L'Exposition horticole faite annuellement par la Société d'horticulture de Munich a eu lieu cette année, du 1er au 8 mai, dans le Palais de Cristal de cette ville. Un magnifique jardin de 50,000 mètres carrés, réunissant les styles français et anglais, y avait été tracé par M. Heffner, l'habile jardinier en chef et inspecteur des jardins royaux de Bavière. Au centre de ce jardin était une élégante fontaine entourée d'une corbeille de fleurs; à droite la partie anglaise, et à gauche les parterres français, présentant le dessin le plus gracieux, le tout entouré par d'épais massifs de Pins sylvestres, au nombre d'environ cinq cents.

Des lots étaient dispersés çà et là, soit sous forme de corbeilles de fleurs, de massifs ou de plantes isolées, tous servant à l'ornementation du jardin.

Comme plantes de décoration, nous avons remarqué un lot d'Azalées de l'Inde, de M. Steindl, horticulteur à Munich, parmi lesquelles ressortaient par leur grosseur et leur abondante floraison YAzalea formosa, Vénus et le Président Van den Hecke; puis un lot de Rhododendrum arboreum et hybridum. — De M. Scheidecker, à Munich, également un beau lot d'Azalées, dont deux forts sujets isolés sur une pelouse faisaient l'admiration des visiteurs; c'étaient le Roi des blancs et le Roi des roses. — Trois autres lots exposés par M. Donhauser. à Munich, l'un composé de Ficus elastica et de Dracœna rubra; l'autre de Deutzia gracilis ; le troisième était formé de petites plantes : Lantana, Gnaphalium, Coleus et Pelargonium. — Les Camellias étaient en

petit nombre et n'étaient représentés que par un lot de M. Klein, jardinier en chef du palais de Nymphenburg. — MM. Grimm et Donhauser avaient exposé chacun un lot de Rosiers ; dans le premier, on remarquait Maria de Burges et Triomphe de l'Exposition, tous deux avec des fleurs d'un diamètre considérable, et la Rose Regnard. — Des Orangers et des Camellias exposés par M. Weisz (de Munich), et un lot de plantes diverses, de M. Freiburger, jardinier du duc Maximilien, à Bongenhausen, terminaient cette section affectée aux plantes de décoration.

Les plantes d'appartements n'étaient guère représentées que par le lot de M. Scheidecker; c'étaient des Palmiers tels que : Latania, Corypha, Phcenix, etc. Quant à ce qui concerne les parterres, bon nombre d'horticulteurs avaient prêté leur concours à cette section, outre la plupart des horticulteurs déjà cités : MM. Hœrmann et Buchner. — Autour de la fontaine, comme place d'honneur, on voyait les apports des jardins royaux de Wintergarten, Schleissheim; du premier, on avait apporté des Tulipes et des Amaryllis; du second, des Pensées anglaises; puis MM. Freiburger et Scheidecker avaient exposé chacun un lot de Cinéraires très-fleuries ; MM. Thierry et Donhauser complétaient ce parterre, l'un par un beau lot varié d'Irisine, Pelargonium et Gnaphalium, l'autre par un lot de Cinéraires.

Le jardin botanique était représenté par

(1) On {regarde 'généralement comme permis tout ce qui n'est pas défendu.

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trois lots :l'un composé de plantes du Brésil, l'autre de plantes du Japon et de la Chine; le dernier était formé de plantes officinales. — Dans le premier lot, nous avons remarqué de nombreuses et jolies Mélastomées, Aroïdées, Marantacées, Fougères, Orchidées, etc. Parmi ces dernières, on remarquait en fleurs les Cymbidium aloïfolium, Epidendrum crassifolium, PUajus Wallichii, Oncidium leopardinum, etc. — Le second lot renfermait des Lonicérées, Légumineuses, Méliacées, Tiliacées, etc. — Le troisième lot se composait ainsi : PlanTes OFFICINALES; PLANTES ALIMENTAIRES:

Sabal Pcdmetto, Areca rubra, etc. ; PlanTes Farineuses : Oryza sativa, Dioscorea saliva, ConvolvulusBatatas, etc.; Plantes A Racines Utiles : Marantaindica, Canna discolor, Corypha umbraculifera, etc.; Plantes A Fruits Utiles : Cocos flexuosu, Ceratonia siliqua, Malpighia ylabra, etc.; Plantes Fournissant L'huile : OleaEuro

pea, elc; Plantes Servant Au Tissage: (jossypium Iterbaceum, Musa textilis, etc.; Plantes Servant A La Fabrication Du Papier : Cypcrus papyrus, Aralia pupyrifera, Broussonetia papyrifera, etc. Plantes A épices : Piper bétel,!', nigrum, Vanilla aromatica, Myrica acris, etc. Ensuite venaient les plantes tinctoriales, celles employées pour la parfumerie, les plantes particulièrement propres aux constructions, les plantes médicinales, vénéneuses ou toxiques, etc.

Les plantes potagères ne présentaient rien que de très-ordinaire. L'attention était particulièrement attirée par un beau régime de Bananes du Musa Cavendishii, comptant au moins quarante fruits; il provenait du jardin royal de Nymphenburg. (Juant aux instruments horticoles, un très-petit espace leur avait été accordé; il n'y avait, du reste, que très-peu d'exposants.

F. Barillet.

ALLOPLECTUS YITTAÏUS

Une des plus intéressantes nouveautés exposées par M. Linden en 1867, au Champde-Mars, est la

Ïliante qui fait e sujet de cette note et que représente la gravure 41. Elle est originaire du Pérou, d'où elle fut envoyée à Bruxelles sous le nom tl'Alloplectus bicolor. Mais ce nom appartenait déjà à une autre espèce (A. dichrous, DC, ou Besleria bicolor, Schott;/L6îcolor, Don), à fleurs axillaires, à bractées €t sépales violets, et d'un aspect tout à fait différent. Elle se rapprochait davantage des A. capitatus, Hook. , et A. speciosus, Pœpp.etEndl.

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Fig. 41. —Alloplectus vittatus.

mais, de ces deux plantes, la première offre des tiges rouges nu sommet, des feuilles vert

uniforme, la gorge de la corolle peu ouverte, des sépales cramoisis, et la seconde diffère de la nôtre par des tiges courtes, rampantes , des feuilles sans bandelette argentée, des sépales pubescents, deux glandes linéaires sur l'anneau hypogynique de l'ovaire, un stigmate bilobé, etc.

Notre plante était donc nouvelle et innommée, puisque le qualificatif sous lequel elle avait été mise au commerce s'appliquait à une ancienne espèce dont elle est trèsdistincte.

Nous lui avons donné le nom d'/4. vittatus, à raison delà bandelette argentée qui traverse longitudinalement ses feuilles. Son port est sous-frutescent, et ses tiges

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