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LES JARDINS ARABES DE LA BASSE ÉGYPTE. 2 mètres de hauteur dans le jardin de Bordeaux, | intérieurement, incolore, Nanqué d'une grosso glabrescente, Feuilles longuement pétiolées; pé- glande contiguë faisant saillie en dehors, d'un tiole commun presque triquetre, glabre, marqué vert intense et très-visqueuse. Gousses 2-4, rareen dessous de trois côtes dont l'une fait carène, ment plus, enroulées circulairement sur la nerprofondément et rectangulairement canaliculé vure dorsale, décrivant un tour et demi ou un en dessus, avec un sillon médian étroit et pro- peu moins par épuisement, disposées en forme fond ; folioles grandes, plissées sur les nervures, de lunettes sur un même plan, à peine compriles inférieures très-inéquilatérales, l'impaire mées, glabres, fauves, légèrement lavées de presque triangulaire, toutes nettement tronquées rouge à la maturité. Graines 8-10, succédant à à la base, entières, mucronées, glabres, faible des ovules presque en nombre double, moyennes, ment ciliées; stipules ovales-lancéolées, multi oblongues-cylindroïdes ou diversement défornerviées, prolongées d'environ 2 millimetres au- mées, fauves ou rousses, avec une ligne de dessous de leur ligne d'insertion; stipelles points rougeâtres plus ou moins confluents, dismembraneuses, largement ovales, veinées, les posée de chaque côté de l'ombilic, celui-ci occuinférieures rapprochées des folioles latérales, les pant le tiers de la longueur de la graine, blanc, supérieures éloignées d'environ 4 millimètres de épais et circonscrit par une membrane brune.

Cette curieuse espèce présente au plus haut degré les caractères génériques du Dolichos ; mais elle se sépare nettement de toutes les espèces décrites par sa gousse régulièrement circulaire, forme dont il n'existe pas d'autre exemple dans le genre. Trois autres caractères : les rugosités du calyce, les stipelles foliacées, non sétacées ou linéaires-subulées, la grosse glande verte contiguë au stigmate, semblent aussi lui être particuliers, ou du moins plus marqués chez elle que chez les espèces qu'il m'a été donné de voir vivantes.

La grandeur et la beauté des fleurs mériteraient aussi d'attirer l'attention sur cette plante, si ces fleurs étaient plus durables. Mais leur état d'épanouissement ne dure que peu d'heures : elles s'ouvrent au point du jour, et, vers neuf heures du matin, un peu plus tôt ou un peu plas tard selon l'état de l'atmosphère, les deux lobes de l'étendard se rabattent sur les ailes et la carène pour ne plus se relever, enveloppant dès lors toute la fleur d'un manteau jaune fauve et sale.

Je n'ai reçu aucun renseignement particulier au sujet de ce Dolichos. Il est probable qu'il est cultivé au Japon comme légume. J'ai expérimenté ses graines; elles peuvent être tenues

comme bonnes, sans pourtant être préférables Fig. 39. - Dolichos bicontortus.

ou même égales en qualité à celles de nos meil

leures variétés de Haricots. Toutefois, elles sont l'impaire, dont le petiolule s'articule à leur ni

bien supérieures à celles du Dolichos Lablab veau: ceux-ci très-courts, longs au plus de 4 à 5 (Lablab vulgaris, Savi), abondamment cultivé millimètres, très-hispides, surtout en dessus.

dans les régions tropicales des deux hémisphères. Pédoncules d'abord irès-longs et dépassant les Ayant cultivé cette plante en 1869, nous feuilles, puis se raccourcissant successivement à | pouvons ajouter que le Dolichos bicontormesure que la tige s'élève, variant ainsi en lon

tus, DR, est une plante qui a besoin d'une gueur de 33 à 5 centimètres, un peu anguleux,

forte chaleur très-longtemps soutenue pour rougeâtres, ordinairement munis à leur base de deux ou trois bourgeons qui jamais ne paraissent

croître et mûrir ses fruits. En effet, bien prendre de développement. Fleurs peu nom

que nous ayons semé les graines en serre, breuses, presque sessiles sur de courtes et que nous ayons élevé les plants en pots dans épaisses ramifications terminales du pédoncule ces mêmes conditions, et que nous les ayons commun, relativement grandes, mélangées de plantés en pleine terre à bonne exposition, violet, de jaune et de blanc; calyce campanulé, c'est-à-dire le long d'un mur, au midi, fortement rugueux transversalement, à cinq dents

nous n'avons récolté que quelques fruits qui presque égales, lancéolées, aiguës, finement ciliées. Pétales, étamines et ovaire n'offrant rien

étaient à peine mûrs lors de l'arrivée des de particulier dans le genre. Style très-velu ex

premières gelées, à la fin du mois d'octobre. térieurement, terminé par un stigmate dilaté

E.-A. CARRIÈRE.

[graphic]

LES JARDINS ARABES DE LA BASSE ÉGYPTE (1) Le Filao à feuilles de Prêle, Casuarina | equisetifolia, Forsk., constitue ici un grand (1) V. Revue horticole, 1869, p. 305, 393 et 436; | arbre pyramidal, à ramules grèles et pres1870, p. 25, 55 et 109.

| que filiformes, tétragones, légèrement striės;

POIRE PRÉSIDENT MAS.

209 ses fleurs monoïques apparaissent fin de très-grandes, opposées et très-larges, ou Péte; les strobiles ovales, à écailles inermes presque elliptiques, acuminées, pétiolées, et glabres, mûrissent parfaitement en Egypte, scabres, sont brillantes en dessus et tomenoù elles servent à la reproduction par le se teuses blanchâtres en dessous; les fleurs, mis. Les Filaos sont des arbres d'ornement blanches, petites, nombreuses, presque pour les jardins, et qui réussissent aussi toutes stériles, disposées en longues panitrès-bien dans les sables du désert. Nous cules blanchâtres, tomenteuses, terminales en avons ici plusieurs espèces de l'île Mau- et pyramidales. Le fruit, ou sorte de drupe rice, plantées dans les sables du désert et spongieux, laineux, est de la grosseur d'une arrosées avec l'eau du Nil, qui mesurent Cerise. déjà neuf mètres de hauteur et n'ont que Le Tek est un des plus beaux arbres d'orcinq ans de semis.

nement que je connaisse, et qui s'accomCet arbre, dont le bois est très-résistant, mode très-bien du climat égyptien; il acquiert présente, par son délicieux feuillage, un ex- | une grande vigueur et des proportions coloscellent abri contre les vents chargés de sa- sales ; il conviendrait beaucoup pour les ble; il conviendrait pour border la lisière du | plantations des routes et des avenues dans désert, dans la vallée du Nil.

toute la vallée du Nil. Au Malabar, cet arLe Médicinier, Jatropha curcas, Linné, bre porte le nom de Thek, ou Chène de vulgairement Ricin d'Amérique, est un ar- | l'Inde ; son bois, qui est presque in lestrucbrisseau de 6 à 7 mètres de hauteur, à tige | tible, est très-recherché pour les construcet rameaux arrondis, grisâtres; les feuilles tions navales et civiles. Cet arbre produit sont longuement pétiolées et alternes, divi chaque année des graines en abondance, en sées en cinq lobes aigus et entiers, cordifor- Egypte, et qui mûrissent vers la fin de l'himes ou tronquées à la base; les fleurs, jaune ver. En les semant dans de bonnes conditerne, sont disposées en cyme corymbiforme; tions, une partie germe, mais la plupart, les femelles sont axillaires, et les mâles sont malheureusement, sont stériles. terminales; il fleurit et fructifie abondam Le Bali-Fruit, Ægle marmelos, Corr., ment en Egypte, où il est répandu dans est un joli petit arbre å tige droite, arrondie. presque tous les jardins. On se sert de ses terminée par une tête volumineuse, s'élève graines comme purgatif, et on en obtient, en jusqu'à 6 et 7 mètres de hauteur, à rameaux Amérique, une huile bonne à brûler. On le toujours verts et garnis d'épines simples; les multiplie facilement de graines et de boutures. feuilles ont trois folioles denticulées, avec la

Le Pin de Jérusalem, Pinus Halepensis, moyenne pétiolulée; les fleurs, rouges, sont Mill., l'un des plus beaux Conifères de l'E- très-odorantes. Le fruit, très-gros, à peu gypte, et qui se développe vigoureusement prés comme les deux poings réunis, ressemdans les jardins, où il atteint 12-15 mètres hle un peu à celui du Limonier; il est nude hauteur, a une tête garnie de branches tritif, astringent, et contient une quantité de et de rameaux minces, à feuilles courtes; l gluten très-tenace et transparent. Avec l'éses cônes, petits, sont solitaires. Les plus corce du Bali-Fruit on prépare, à Ceylan, beaux Pins d'Alep, de l'Egypte, se trouvent une sorte de parfum. Les feuilles servent dans l'ancien jardin de Maniel et dans celui aussi dans la médecine, et le bois est d'un de S. A. Achmet-Pacha, au vieux Caire. bon usage. Se multiplie de graines qu'on

Le Badamier du Malabar, Terminalia sème et traite comme toutes celles de la facatappa, Lin., forme un arbre de 7-8 mė | mille des Orangers. tres, à tige droite et å rameaux disposés par Le Sebextenier officinal, Cordia myxa, étages, dans le genre des Araucaria; les Lin., forme un arbre à tige droite, portant feuilles, obovales atténuées à la base, molle une tête touffue, à rameaux cylindriques, ment pubescentes en dessous, où elles pré glabres, garnis de grandes et belles feuilles sentent des glandes à la base de la nervure pétiolées, ovales, dentées ou crénelées dans médiane, sont grandes et très-ornementales; les jeunes individus, puis entières, lisses en les fleurs sont blanches et disposées en épis i dessus, et scabres en dessous. axillaires. Très-bel arbre d'ornement pour Les fleurs sont blanches et disposées en isoler dans les jardins, et dont le feuillage panicules terminales; drupe ovoïde mucroné, est, dit-on, excellent pour les vers à soie. jaunâtre, à pulpe visqueuse. Cet arbre pro

Le Bois de Tek, Tectona grandis, Linné duit une glu qui sert à différents usages, et fils, forme un arbre s'élevant à 12-15 mè- | entre autres à prendre les oiseaux; on le tres, à tige droite terminée par une tête vo- | multiplie facilement de boutures an prinlumineuse garnie de rameaux blanchâtres, temps.

DELCHEVALERIE. tomenteux et quadrangulaires; les feuilles, | (La suite prochainement.)

POIRE PRÉSIDENT MAS Le pied-mère de la variété de Poirier Pré- haute tige pyramidale, haute d'environ huit sident Mas forme dans la pépinière une mètres, de la plus grande beauté ; à deux MO

NOTES POMOLOGIQUES. nètres environ du sol naissent sur le trorc , ment recouverte de points et de petites mardos branches latérales nombreuses, fortes, brures brunes, très-nombreux surtout vers serrées, obliques-ascendantes, de couleur l'æil ou la base du fruit. Le pédoncule, long gris ferrugineux; elles sont munies sur toute de 20 à 50 millimètres, est mince, ligneux, leur longueur d'épines longues, de lam- | flexible, arqué, bien foncé; il est implanté bourdes ou de boutons à fruits.

dans une cavité étroite, assez profonde. Les rameaux, gros, assez longs, droits, L'oil est moyen, ouvert, å divisions longues un peu flexueux, renflés à leur extrémité, et caduques, enfoncé profondément dans une sont d'un vert grisâtre à leur base, vert clair | cavité évasée. ou vert olive au sommet; ils sont parsemés La chair est blanche, odorante, fine, téde lenticelles grises proéminentes, d'autant nue et bien fondante. L'eau est très-abonplus nombreuses que l'on approche de la dante, douce, très-sucrée, bien parfumée. base des rameaux. Les boutons à bois, assez Les loges, grandes, longues, à parois trèsgros, bien pleins, coniques-aigus, brun minces, renferment un ou deux pépins marron nuancé de gris, écartés à la base moyeus, de couleur acajou. du rameau, appliqués au sommet, repo La maturité de ce beau fruit arrive ordisent sur de forts coussinets.

nairement vers la fin de novembre et peut · Les boutons à fruits sont moyens, ovales se prolonger jusqu'en janvier, car il mûrit acuminés, ventrus ; les écailles sont noirâ très-lentement au fruitier. tres, très-peu cendrées au sommet.

Quel que soit le sujet que l'on impose à Mérithalles courts, assez égaux.

cette variété (franc ou Cognassier), greffée Les feuilles, grandes, ovales-lancéolées, sur ces sujets, elle forme assez vivement épaisses, vert foncé, presque planes et très d'assez belles pyramides à larges bases bien peu dentées, sont supportées par des pé éloffées, et se mettant promptement à fruit. woles courts, pleins et assez gros.

On pourra donc planter cet arbre dans tout Les fleurs sont moyennes ou petites, peu terrain et à toute exposition du jardin fruicolorées avant l'épanouissement; à l'épa tier, sous les formes, soit de pyramide, de nouissement, s'ouvrant imparfaitement, elles fuseau, d'espalier et même de haut vent, si offrent des pétales moyens, concaves, d'un | l'on n'a pas à craindre les grands vents d'aublanc terne, des étamines violacées et des tomne, qui pourraient faire tomber ses gros pédicelles courts, presque glabres, d'un vert fruits, lesquels résistent bien, du reste, blanchâtre.

comme je l'ai vu plusieurs fois. Le fruit est gros ou très-gros, en forme Cette variété provient d'un semis de de cylindre peu régulier, obtus à ses extré Beurré d'Aremberg ou Beurré d'Hardenmités, ventru, toujours plus haut que large, pont, effectué en 1852. Son premier rapport parfois il est très-atténué à sa partie supé- date de 1865; je l'ai dédié en 1867 à M. A. rieure, près du pédoncule, qui semble faire Mas, président de la Société d'horticulture de corps avec lui. La peau, lisse et unie, d'un | Bourg (Ain) et directeur du journal Le vert clair ou vert herbacé, passant au jaune Verger, et je l'ai mise cette même année dair à la maturité, est assez régulière- | dans le commerce.

BOISBUNEL.

NOTES POMOLOGIQUES (1).

Pêche Blanche d'Amérique. — C'est à soin à l'office, et qu'il est consommé avant tort, suivant nous, que cette variété, qui, en qu'elle soit devenue pâteuse. Amérique, d'où elle est originaire, est nom- Nous avons préféré la dénomination de mée White Blossom (fleur blanche), est Blanche d'Amérique, qui résume en deux considérée par certaines personnes comme mots le caractère principal de la fleur, du n'étant que de second ordre. Car si parfois, fruit, et même de l'aspect général de l'arbre, lorsque le fruit n'a été ni cueilli ni dégusté | et en même temps sa provenance, à celle à point, elle laisse à désirer sous le rapport de Pêcher à fleurs blanches, qui a le tort de la qualité (elle a, du reste, cela de com- || de laisser supposer que cet organe seul est mun avec presque toutes les Pêches), la bi- blanc, et à celle de Pêcher à fleurs et à zarrerie de ses caractères généraux, et sur | fruits blancs, qui est trop longue. Ajoutons tout sa fertilité doivent lui faire trouver que ces dénominations deviendraient insufplace dans toute plantation un peu étendue, fisantes, et donneraient même lieu à des et où sont admises les petites formes, d'au- confusions si, comme il faut s'y attendre, tant plus que sa chair est réellement bonne | il survenait d'autres variétés à fleurs et à lorsque, ayant été cueilli un peu avant sa fruits blancs; tandis que celle que nous complète maturité, le fruit est déposé avec avons adoptée pourra toujours être conser

vée. (1) Voir Revue horticole, 1870, pp. 70, 113, 127,

Le fruit est moyen, généralement de forme | ovoïde, å peau entièrement d'un blanc jau

156.

NOTES POMOLOGIQUES.

!211 nåtre uniforme, c'est-à-dire ne se colorant de l'admettre à l'espalier, où elle n'est certes pour ainsi dire jamais, même du côté du pas déplacée. soleil ; chair complètement blanche, ne pré. . Son fruit, gros, est bien constant dans sa sentant jamais la moindre trace de rouge forme ovoïde, atténuée fortement et d'une près du noyau, bien juteuse, de première manière caractéristique à la base; sa peau qualité lorsque le fruit a été soigné, et qu'il jaunâtre est largement lavée de pourpre est venu à une exposition abritée et bien brun; sa chair, d'un pourpre vif et intense insolée, dans un terrain chaud. La maturité | près du noyau, duquel elle est isolée par un a lieu dans la seconde quinzaine d'août. espace souvent assez considérable, est fon

L'arbre étant de bonne vigueur, très-fer- dante, juteuse, sucrée, vineuse, parfumée, tile et bien rustique, il réussit parfaitement et serait toujours de première qualité, si, en plein vent, et cette culture serait même dans les années humides, son eau ne contracla plus avantageuse pour cette variété, si le lait pas une légère âpreté. La maturité a fruit n'était pas si délicat et si sujet à se lieu ici vers la mi-septembre. taller, inconvénient qui, non seulement lui L'arbre, que l'on dit bien vigoureux lorsôte beaucoup de sa valeur comme fruit de qu'il provient de noyau, laisse à désirer sous marché, mais le rend impropre à cet usage. ce rapport étant greffe ; mais il est toujours

Ses fleurs sont rosacées, d'un blanc pur très-fertile et bien rustique. (c'est la seule de toutes les variétés fruitières Ses fleurs sont campanulacées, très-petites, du Pécher que nous connaissons jusqu'à pré- et ses glandes sont réniformes. sent qui possède ce dernier caractère) (1); Pêche de Chany-Haï. — Si nous signases glandes sont réniformes.

lons ici cette variété, ce n'est certes pas Pêche de Syrie. – Tout ayant été dit et dans le but de la voir se répandre dans répété par les divers organes de la presse tous les jardins, car, hatons-nous de le dire, horticole et pomologique sur l'origine, sur elle fait partie de la division des Pavies, ou les qualités exceptionnelles et sur les carac Pêches à chair adhérente au noyau ; et lères spéciaux de cette variété, nous n'en- tout le monde est d'accord sur ce point trerons pas ici dans de grands détails sur il est bien convenu que, pour nos contrées ces particularités, qui sont cependant assez surtout, les variétés de cette division doivent intéressantes pour que nous les résumions être impitoyablement reléguées au second brièvement.

rang au moins, quelles qu'en soient, du Elle a été obtenue en France de noyaux reste, les autres qualités. rapportés de Syrie en 1805, par un officier Cependant, nous avons pensé que la vade l'armée d'Egypte, et depuis cette époque riété qui nous occupe méritait d'être recomelle était cultivée exclusivement dans la mandée à l'attention des collectionneurs, Jocalité où les premiers sujets avaient pris d'autant plus que nous ne sommes pas tout le jour, lorsque le Congri's pomologique à fait d'accord, sur certains points, avec les l'ayant adoptée et recommandée, elle se ré- | seuls ouvrages pomologiques dans lesquels pandit rapidement, grâce à la facilité de sa nous l'avons trouvée décrite : le Jardin reproduction par noyaux. Elle est mainte- fruitier du Muséum (62e livraison), et nant cultivée en pleiv vent dans le Midi et l'Arbre généalogique du groupe Pêcher le Centre, mais nous ignorons si elle réussi- (p. 42). En effet, d'après eux, l'arbre serait rait également bien sous notre climat, assez peu vigoureux, et le contraire a lieu ici, où peu propice à cette culture. En attendant il s'est toujours fait remarquer par sa belle que les expériences auxquelles nous nous végétation ; et si la chair du fruit est un peu livrons depuis quelques années aient donné fibreuse, ce qui est inévitable dans les Pades résultats appréciables, nous conseillons vies, elle est loin, à notre avis, d'ètre gros

(1) Cet article avant été composé avant la Morai ornamental Tree, no 118, p. 41), sous le nom de son des Péchers, nous sommes obligé de déclarer Snow Peach (Pêche neige), une variété qui ne que ce fait, que nous avancions hier, n'est plus vrai peut être autre chose que celle qui nous occupe, et aujourd'hui. En effet, l'établissement a recu, à l'au qu'il donne comme une obtention américaine. Voici tomne de 1868, sous le nom de Pêche de neige, un ce qu'en dit ce catalogue : « Fruit gros, blanc ; à Pécher qui nous a donné, ce printemps, trois fleurs chair fondante; de première qualité; maturité comseulement, mais suffisamment bien constituées pour mencement de septembre. Très-beau fruit, diffénous donner l'assurance que la Pêche Blunche rent de White blossom, » Si nous comparons cette d'Amérique va enfin avoir une compagne, car les i description à celle que ce même catalogue attribue fleurs de cette nouvelle variété, sur laquelle nous à cette dernière, et dans laquelle il la donne comme reviendrons, sont du blanc le plus pur; et, ce qui 1 « fruit moyen, de deuxième qualité, » nous pouen augmente l'intérêt, ces fleurs sont campanula | vons espérer trouver dans cette introduction, non cées ! En attendant la fructification de cette remar seulement une variété très-curieuse, mais encore quable acquisition, nous croyons devoir en dire ce une Peche de premier ordre. N'est-il pas extraorque nous en savons et ce que nous en pensons. dinaire que, malgré les nombreuses relations po

Bien qu'elle nous soit venue d'un de nos collè mologiques qui depuis un certain temps se sont gues compatriotes et sous un nom français, nous établies entre l'Europe et l'Amérique, cette préavons tout lieu de croire qu'elle est, comme sa sceur, cieuse variété n'ait été introduite que tout récemoriginaire d'Amérique, car nous trouvons dans le ment, et qu'elle soit méme (à notre connaissance catalogue d'un pépiniériste de ce pays, publié en du moins) encore inconnue aux Anglais, qui sont 1844 (Prince's descriptive Catalogue of fruits and ) en communication permanente avec l'Amérique ?

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NOTES POMOLOGIQUES. sière comme ils la qualifient. Son eau, par- | caractéristique ; à chair entièrement blanfois, il est vrai, un peu âcre, est tellement che, fondante, acidulée-sucrée ; sa maturité abondante, et son âcreté est si souvent tem a lieu vers les premiers jours de septembre. pérée par une saveur rafraîchissante assez Par ses fleurs campanulacées, petites, et agréable, qu'il nous a paru que M. Carrière, ses glandes réniformes, elle appartient à la qui est l'auteur de la description qu'on trouve parenté des CHARTREUSES de M. de Mortillet, dans ces deux ouvrages, avait un peu exagéré et se place, sur l'ARBRE GÉNÉALOGIQUE, dans la médiocrité de cette Pêche, en disant que son la 1re section du membre CC, sur la preastringence très-prononcée prenait fortement mière ramification de la branche n° 4. à la gorge. Nous prouverons que nous ne Pêche Laurent de Bavay. - Variété bien sommes pas du tout de cet avis, en disant i distincte, et possédant des qualités suffisanque nous aurions bien certainement donné tes pour lui permettre l'entrée de toute colcette Pêche comme de bonne qualité, si elle | lection un peu étendue. Elle est d'origine avait été à chair libre. Si nous ajoutons que, belge; et comme à peu près toutes ses compar son volume considérable, sa forme et patriotes du genre Pécher, la Pêche Lauson coloris, elle constitue l'une des plus rent de Bavay nous paraît encore peu belles Pèches que nous connaissions, et que connue en France, car le seul ouvrage qui l'arbre est très-remarquable par les dimen- la signale est l'Arbre généalogique du · sions extraordinaires qu'atteignent ses feuil- l groupe Pêcher, et M. Carrière a soin d'ajoules, par sa rusticité et sa fertilité, on convien ter que le Muséum l'a reçue assez récemdra que cette variété, dont le nom semble ment de M. Bivort de Fleurus. L'Établisseindiquer une origine chinoise, mérite de ment la cultive depuis 1857, époque où il la trouver une place dans toute collection un recevait des pépinières royales de Vilvorde. peu étendue (1).

Elle est mentionnée dans le catalogue pour Par ses fleurs rosacées, excessivement 1855 de ces pépinières, à la page 14. Elle grandes, et ses glandes réniformes, elle aurait été obtenue par M. Loisel, et dédiée à appartient à la parenté des POURPRÉES de feu Laurent de Bavay, qui, à cette époque, M. de Mortillet.

était directeur de ces pépinières. Pêche de Vérone. – L'Établissement est Le fruit est gros, subsphérique ou un peu en possession de cette remarquable va | allongé, jaunâtre légèrement lavé de rose; riété depuis 1856, époque où il la recevait à chair presque entièrement blanche, fine, de M. Prudent Besson, horticulteur à Turin. bien fondante et juteuse, sucrée et relevée; Son nom indique-t-il le lieu de son origine de première qualité. Nous le pensons, et nous sommes d'autant Le seul reproche que l'on puisse faire à plus porté à croire qu'elle est née sur le sol | cette excellente Pêche consiste dans la påitalien, que l'arbre nous a toujours paru leur du coloris de son fruit, qui lui donne plus sensible aux gelées du printemps que une apparence peu flatteuse; mais à l'époceux de la plupart de ses congénères ; aussi que avancée où il mûrit (la seconde quinzaine ne nous a-t-il donné que peu de fruits, et de septembre), on n'a plus le droit d'être malgré la date assez reculée de son intro aussi exigeant sur ce point. Et d'ailleurs, le duction, ne pouvons-nous, jusqu'à plus am véritable amateur ne s'arrêtera pas à cette ple information, recommander cette Pêche considération, qui n'a guère de valeur qu'au que pour sa beauté exceptionnelle. Håtons- point de vue de la spéculation; l'excellence nous cependant de dire que, par une cir- de la chair lui fera bien vite oublier le déconstance regrettable, notre premier pied faut d'apparence. mère avait été placé dans des conditions Par ses fleurs rosacées et ses glandes gloassez peu favorables, et que le nouveau est buleuses, elle appartient à la parenté des encore trop jeune pour permettre de juger MIGNONNES de M. de Mortillet. en dernier ressort. Quoi qu'il en soit, nous Pêche Madeleine blanche de Loisel. n'hésitons pas à recommander aux collec Si l'on en juge par la seconde partie de son tionneurs cette superbe variété, dont voici, nom, cette variété aurait exactement la même au reste, les principaux caractères :

origine que la précédente, avec laquelle elle Fruit très-gros, de forme irrégulière, sou a un caractère commun: la pâleur du fruit. vent bosselė, blanc jaunâtre lavé d'un beau Nous ne pouvons rien affirmer de bien posirouge cerise, d'une teinte particulière et tif à cet égard ; tout ce que nous pouvons

(1) L'auteur, et non les auteurs de la description collègue de cette Pêche ne nous étonne nullement de la Pêche de Chang-Hai, que l'on trouve dans et nous fait plaisir : il ne nous étonne pas, parce les deux ouvrages qui viennent d'être cités, et qui qu'il constate un fait que bien des fois déjà nous n'est autre que le rédacteur en chef de la Revue avons rappelé : qu'une même variété peut présenter horticole, maintient complètement son dire, tant des qualités très-différentes lorsque les conditions pour l'origine, qui est bien chinoise, que pour ce ne sont pas les mêmes; nous en sommes content, qu'il a dit des particularités et des qualités du fruit. | puisque cette Pêche, de mauvaise qualité au Muin ajoute que, en Allemagne et en Angleterre, d'où séum, mais qui est très-grosse et très-belle, pourra elle a été envoyée au Muséum, elle est souvent être bonne ailleurs. Nous ajoutons que, au Muséum, appelée Pêche Lindley. Ce que vient de dire notre | sa fertilité est très-grande. (Rédaction.)

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