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NOTES POMOLOGIQUES.

157 fleurs de Pêchers présente le très-grand avantage | fournies l'Amérique, la Belgique et surtout de permellre, en employant la forme des fleurs l'Angleterre, nous tâcherons de démontrer comme caractère fondamental, de recourir en- | que l'exclusion dont est encore l'objet cet suite aux dimensions comme caractères secon- |

| excellent fruit de nos jardins n'a rien de daires, qui peuvent alors s'appliquer à telle ou

fondé. telle variété et la faire reconnaîtie; car, à part les formes, il est, dans l'une comme dans l'autre

(Il est bien entendu que, dans les dessection, des variétés dont les fleurs sont plus ou criptions suivantes, lorsque nous ne spécimoins grandes.

fierons pas l'adhérence de la chair au noyau,

il sera sous-entendu que ce dernier est libre Voici maintenant les principaux passages

et que, lorsque nous n'indiquerons pas la de l'ouvrage de M. de Mortillet, où, répon

couleur de la chair, il sera compris qu'elle dant aux objections de ses interlocuteurs, il

est blanche ou blanchâtre). cherche à faire prévaloir sa subdivision des

Pêche de Chazotte. - L'Etablissement a fleurs en trois catégories, c'est-à-dire en

reçu ce Pêcher de la maison Jacquemetfleurs grandes, correspondant aux rosacées

Bonnefont, d'Annonay. Nous le trouvons de M. Carrière, et en fleurs moyennes et

déjà annoncé et décrit dans le catalogue de fleurs petites, ces deux dernières réunies

ceite maison, publié en 1851, p. 8. A part en une seule par M. Carrière sous le nom

cette mention, nous n'en avons découvert de campanulacées :

aucune trace dans les nombreux catalogues Je prétends que les fleurs moyennes se spéci- l ou traités pomologiques qui sont à notre disfient des fleurs petites aussi bien par leur coloris

position. et surtout par la forme de leurs pétales que par

Variété analogue, par la forme du fruit et leurs dimensions respectives.

son époque de maturité, au Téton de Vénus, Et entrant, sur ces trois points, dans des , anquel elle sera préférée, si la fertilité de considérations qui dénotent de la part de cet | l'arbre, que nous avons trouvée supérieure auteur un admirable esprit d'observation et à celle de ce dernier, se maintient. Bien de patientes recherches, il se résume en ces qu'elle n'ait donné sa première récolte ici termes, après avoir donné de chacun de ses I qu'en 1869, nous n'hésitons pas à la classer types une excellente figure : 1° fleurs à lar parmi les variétés tardives de premier ordre ges pétales étalés, dites grandes ; 20 fleurs pour notre climat. Les fruits sont très-gros à pétales allongés, étroits et pliés en cornet, et très-jolis, et égalent au moins en qualité dites moyennes ; 30 fleurs à pétales arron- ' ceux des variétés qui mûrissent comme eux dis, repliés au sommet en cueilleron, dites vers la fin de septembre. Les bonnes Pèches petites.

ne sont pas à dédaigner à cette époque, et Nous avons été un certain temps séduit, le nombre des variétés de choix de cette sainous devons en convenir, par les avantages son est encore assez restreint. incontestables que présente cette classifica Par ses fleurs rosacées et ses glandes rétion ; et le seul reproche que nous puissions niformes, elle appartient à la parenté des lui adresser consiste dans la complication POURPRÉES de M. de Mortillet, et prend qui en résulte, et qui amènera inévitable- place, sur l'ARBRE GÉNÉALOGIQUE, dans la ment des confusions, ce qui ne peut avoir ! première section du membre CC, sur la prelieu dans celle que nous avons adoptée. mière ramification de la branche no 5.

Croyant avoir suffisamment éclairé le lec- Pèche Favorite de Bollwiller. -- On teur novice dans la question, pour qu'il lui trouvera la description exacte et détaillée de soit facile de ranger chacune des variétés cette variété, au n° 15, p. 33, du tome VII que nous allons décrire, sinon toujours dans du Verger. Nous nous bornerons donc à la les PARENTÉS de M. de Mortillet, du moins recommander comme l'une des plus précosur les ramifications de l'ARBRE GÉNÉALO- ! ces, si ce n'est la plus précoce des Pèches à GIQUE, auquel nous le prions de se reporter, gros fruit. Son seul défaut, — qui ou quoi nous allons reprendre le cours de notre petit n'en a pas ? — consiste dans le manque de travail, en commençant par les PÈCHES coloris de la peau du fruit, dont voici, du proprement dites, et dont, ainsi que nous / reste, les principaux caractères : l'avons dit plus haut, nous passerons sous Fruit assez gros, de forme irrégulière, à silence les variétés bien connues et généra- peau jaunâtre légèrement nuancée de rouge lement cultivées. Il n'en sera pas de même | du côté du soleil, à chair entièrement blanpour les NECTARINES qui, injustement relé | che, même autour du noyau, auquel quelguées au second rang en France, précise | ques fragments adhérent parfois, fondante, ment parce que leurs qualités sont mécon- | très-juteuse, vineuse. Maturité dans la prenues, seront, de notre part, l'objet d'une mière quinzaine d'aoûl. revue générale dans laquelle, mettant en Arbre de vigueur moyenne, à placer à une présence, d'un côté, les quelques variétés exposition chaude, dans le but de jouir de anciennement connues et d'un mérite secon- | toute la précocité du fruit. daire, et de l'autre, le riche contingent de Par ses fleurs rosacées et ses glandes rébelles et excellentes variétés que nous ont | niformes, cette variété, de même que la 158

NOTES POMOLOGIQUES. précédente, appartient à la parenté des de son fruit, et par la fertilité de son arbre. POURPREES de M. de Mortillet, et se range å On la trouvera parfaitement décrite au n° 20, la même place qu'elle sur l'ARBRE GÉNÉA- | p. 43, du tome VII du Verger, mais elle est LOGIQUE.

encore fort peu connue en France. Lorsqu'elle Pêche Sanguine de Jouy. Cultivée et sera plus répandue, elle ne devra manquer propagée par semis, depuis un temps immé dans aucune pécherie. morial, dans les vignobles du village de Fruit gros, irrégulièrement ovoïde, fond Jouy-aux-Arches (Moselle), cette variété, blanc verdâtre lave et marbré d'un superbe dont il existe inévitablement un grand nom coloris pourpre vif; à chair bien fine, bien bre de formes, n'acquerrait, s'il faut en fondante et juteuse, sucrée et bien parfucroire les habitants du pays, toutes les qua mée; de toute première qualité; murit vers lités qui la distinguent que dans ce vignoble la mi-septembre. seulement. Nous n'avons pu encore vérifier | Arbre de vigueur moyenne, très-fertile, cette assertion avec assez de suite, pour nous préférant l'exposition de l'est à celle du prononcer sur ce qu'il peut y avoir de vrai midi. dans leur dire; mais M. Mas, auquel nous Par ses fleurs rosacées et ses glandes réavions communiqué celle de toutes ces for niformes, elle prend place sur l'ARBRE GÉmes qui nous a paru la meilleure, et que | NÉALOGIQUE dans la 1re section du membre nous cultivons, l'a décrite dans son Verger | CC, sur la première ramification de la (t. VII, no 46, p. 95), en lui attribuant des branche n° 5 (1). qualités qui nous font supposer que cette 1 Pêche de Malte. — Nous avons cru dePèche sera bonne partout. Il la donne en voir signaler cette très-ancienne, mais exeffet comme la meilleure des Sanguines. quise variété, à l'attention des amateurs qui,

Dans nos environs, elle est connue sous ne voulant pas seulement de belles Pèches, le nom de Pêche de Vigne ou Pèche de mais aussi de réellementbonnes, désireraient Jouy. Ses produits sont apportés en grande comprendre dans leur plantation la meilquantité sur le marché de Metz, où ils sont leure de toutes les Pêches. très-estimés et recherchés. On est tellement Nous nous sommes souvent aperçui que habitué à la voir réussir et prospérer en plein généralement on sacrifiait trop, dans les poêvent que, dans la plupart de nos localités cheries d'amateur, le goût à la vue, et que, fruitières, où les progrès de l'arboriculture se basant sur ce que toutes les Pêches sont se sont encore fait peu sentir, on est con | bonnes, on ne demande presque jamais, vaincu, d'une part, qu'elle est de toutes lorsqu'il s'agit d'une Pèche, si elle est bonne, les variétés du Pécher la seule et uni- mais tout d'abord si elle est belle. Aussi la que qui s'accommode de cette culture, et de variété qui nous occupe est-elle souvent rel'autre, qu'elle n'est pas digne de figurer au | léguée au second rang, ce qu'il faut attrimur, ce qui est une erreur, comme on va le buer au volume seulement moyen de son voir par la description suivante, faite sur des fruit, dont le coloris laisse aussi un peu à fruits récoltés ici en espalier :

Fruit assez gros, de forme ordinairement A ceux qui ne connaitraient pas cette péovale, recouvert d’un duvet tellement abon che, disons qu'elle rachète, par la régularité dant, qu'il laisse à peine entrevoir les taches | et l'élégance de sa forme sphérique Jépriet stries rouges dont la peau est marbrée ; à mée, l'absence de ce coloris tentateur, mais chair nuancée de rouge, et non complète souvent trompeur, et que sa chair, entièrement rouge comme dans la plupart des au ment blanche, très-fine, bien fondante, sucrée tres Sanguines, très-line, bien fondante et et très-agréablement parfumée, fait bien vite juteuse, sucrée, rafraichissante ; de pre | oublier que l'on vient de déguster une Pêche mière qualité; sa maturité a lieu vers la fin moyenne. Ajoutons que sa maturité a lieu å de septembre.

une époque où la grande abondance des Arbre de vigueur moyenne, mais bien | Pèches est passée, c'est-à-dire dans le courustique et très-fertile ; l'un des plus pro rant de septembre. pres au plein vent, mais pouvant être admis L'arbre, parfois un peu délicat, n'est ceà l'espalier, en ayant soin de ne pas lui don- | pendant pas exigeant sur l'exposition ni sur ner une exposition trop chaude.

le terrain. Il paraîtrait même qu'en NorPar ses fleurs campanulacées, petites, et mandie, pays certainement assez peu favoses glandes reniformes, elle appartient à la rable au Pécher, il réussit parfaitement en parenté des CHARTREUSES de M. de Mor- plein vent. Cela tiendrait-il à ce qu'on l'y tillet, et se place sur l'ARBRE GÉNÉALOGIQUE propage de noyau ? Nous n'avons pas encore dans la première section du membre CC, réussi à l'obtenir en plein vent sous notre sur la première ramification de la branche climat. no 8.

Peche de Bonlez. – Variété mi-tardive, (1) Lorsque les variétés que nous décrivons aud'origine belge, bien distincte et d'un graná / ront été classées par les deux auteurs que nous

avons pris pour guides, nous nous dispenserons de mérite par la beauté et la qualité hors ligne le faire.

désirer.

NOTES POMOLOGIQUES.

159 Ses fleurs sont rosacées, d'un rose pâle, ! La Pêche Early Silver se recommande et ses glandes sont nulles, caractères qui surtout, à notre avis, par sa beauté, sa jolie placent cette variété dans le groupe des Ma- | forme et son coloris particulier, la délicadeleines de certains auteurs, mais qui la font tesse de sa chair, la rusticité et la fertilité de rentrer dans le membre CC del'ARBRE GÉNÉA- | son arbre. Le seul défaut que lui trouve son LOGIQUE, où elle prend place sur la deuxième obtenteur, de contracter trop d'acidité sous ramification de la branche no 16.

un climat froid, nous paraît nul pour nos Pêche Early Silver. – Voici une véri contrées. table nouveauté, dans toute l'acception du Le fruit s'est montré ici assez gros, sphémot, et nous sommes heureux de pouvoir rique, régulier, blanc jaunâtre légèrement en offrir la primeur aux lecteurs de la Re-| teinté de rose; à chair entièrement blanche, vue horticole. Elle a été obtenue par le pé- | fine, bien fondante et juteuse, relevée d'une piniériste-pomologue anglais Rivers, qui l'a saveur vineuse ; de première qualité; sa sivrée au commerce en 1865. L'Etablisse maturité a lieu dans la seconde quinzaine ment l'a reçue au printemps de 1867, et d'août. dès l'été de 1868, l'arbre, planté en cordon! Par ses fleurs rosacées, très-grandes et vertical, produisait quelques fruits, qui, par excessivement abondantes, et ses glandes réleur précocité, leur beauté, leur excellente niformes, elle appartient à la parenté des qualité, nous firent déjà pressentir la valeur | POURPRÉES de M. de Mortillet, et prend de cette acquisition. La récolte de 1869 est place, sur l'ARBRE GÉNÉALOGIQUE, dans la venue confirmer pleinement notre supposi- première section du membre CC, sur la pretion, et nous prouver de plus qu'aux qualités mière ramification de la branche n° 5. hors ligne du truit se joignent une fertilité Pêche Ananiel. – L'Etablissement est et une rusticité remarquables de l'arbre. On | redevable de cette excellente Pêche tardive sait, en effet, combien cette année a été dé- à M. de la Croix d'Ogimont, amateur distinfavorable à la récolte des Pèches.

gué de pomologie, au château d'Ogimont, En la livrant au commerce, l'obtenteur, | près Tournai (Belgique), lequel lui en endans un catalogue descriptif, a fail accom voyait des greffons au mois d'août 1861, en pagner sa description de détails sur son ori la signalant comme la meilleure des Pèches gine, que nous avons jugés assez intéressants | mûrissant fin de septembre. Elle est probapour mériter de trouver place ici :

blement d'origine belge, mais pourtant nous Très-remarquable variété, que j'ai obtenue ne possédons aucun renseignement sur elle. d'un noyau de la Nectarine blanche (New White Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'elle Nectarine); la couleur du fruit, d'un blanc d’ar

nous parait encore complètement inconnue gent (silver) teinté de rose, en fait la plus belle

en France, et même ailleurs, car nous n'en Pêche connue. Sa chair possède la saveur spiritueuse (racy) de la Vectarine blanche, mais elle

trouvons aucune mention dans les cataloexige un climat chaud, sans quoi elle est sujette

gues, ni dans les ouvrages pomologiques qui à devenir acide. Aucune Pêche n'est plus propre sont en notre possession. au forçage, parce qu'elle ne perd jamais sa déli C'est un beau et gros fruit, dont la chair, cieuse saveur piquante (piquancy); l'arbre est bien fondante et sucrée, ne le cède en rien robuste et très-fertile.

aux Pèches du mois d'août; sa maturité En décrivant cette variété, la première d'un

moyenne, dans nos contrées, est la seconde nouveau type de Pèches, je suis tenté de faire

quinzaine de septembre. une légère digression au sentier baltu d'un catalogue de fruits, et de faire connaitre ma théorie

Par ses fleurs campanulacées, d'un rose sur l'origine de quelques-unes de nos anciennes

très-vil, et ses glandes globuleuses, elle se variétés de Pêches. Je crois que l'ancienne Nec range, sur l'ARBRE GÉNÉALOGIQUE, dans la tarine blanche (Old White Nectarine) a été l'une deuxième section du membre Cc, sur la des premières introductions de l'est de l'Europe, première ramification de la branche no 12. et, dans mon opinion, c'est à elle que nous de Pêche Crimson Galande. — Encore un vons ces Pêches à coloris påle, Noblesse, de Malle

gain très-distinct et bien méritant du pépiet Madeleine blanche, si remarquables par leur

niériste anglais Rivers, qui le livrait au comsaveur relevée. J'ai été amené à penser ainsi par les résultats que j'ai obtenus en semant les

merce en 1866, et que l'Etablissement innoyaux de la Nectarine blanche nouvelle (New

! troduisait sur le continent la même année. White Nectarine), la seule qui soit cultivée de Le nom qui lui a été imposé (Galande puis quelques années en Angleterre. La première | cramoisie) indique d'avance les rapports génération produisit la Pêche Early Silver, une que celle remarquable nouveauté offre avec ou deux auires Pêches a coloris påle, et diverses notre Galande. Mais ce que nous avons Nectarines blanches. La deuxième et la troisième

trouvé de plus saillant dans elle, c'es: la rogénération me donnèrent une ou deux Pêches

busticité et la fertilité extraordinaires de son très-précoces, aussi grosses que Noblesse, mûrissant quinze jours plus tôt que l'Avant-Pêche

arbre, et le coloris distingué de son fruit. Le rouge (Red Nutmeg), et deux ou trois grosses

sujet reçu, planté au printemps de 1867 en Pêches tardives; toutes possédaient la saveur

cordon vertical, nous donna d'abord en 1868 spiritueuse (racy) particulière de la Pêche No- | quelques fruits qui nous le firent juger de blesse, et elles seront probablement méritantes. | premier mérite; et en 1869, une abondante 160

PLANTE NOUVELLE. récolte vint confirmer cette opinion, et nous | réservée aux variétés de Pêches qui l'exigent, liser sur la rusticité exceptionnelle de l'arbre. et le plus grand nombre est dans ce cas.

Le fruit, assez gros, est d'une forme un 1 Ceite Pêche, l'une des plus belles que peu irrégulière; sa peau est presque entière- nous connaissions, laisse parfois un peu à ment recouverte d'un pourpre cramoisi très- / désirer sous le rapport de la qualité. Aussi foncé, qui lui donne un aspect tout particu | ne conseillerions-nous pas à l'amateur qui lier; la chair, bien fondante et juteuse, est ne plante qu'un petit nombre de Pêchers de de première qualité; la maturité a lieu ici la comprendre dans ce nombre. Mais elle ne vers la fin d'aout.

doit manquer dans aucun jardin où la pêNous crovons celte variété appelée à rem- | cherie est un peu importante, et nous somplacer avantageusement la Gulande, sur mes convaincu qu'elle réussirait parfaitetout dans les situations où l'arbre de cette ment en plein vent. dernière n'est pas suffisamment robuste, et Le fruit est gros ou très-gros, subsphériest sujet à la cloque et au blanc.

que régulier, jaunâtre, légèrement marbré Les caractères foliaires et floraux étant et pointillé de rouge; à chair fondante et juidentiquement les mêmes que ceux de la teuse, sucrée et parfumée; il mûrit vers la Gulande, elle se range, avec elle, å la inème | mi-septembre. place que la précédente variété, sur l'ARBRE Par tous ses caractères, cette variété se GÉNÉALOGIQUE.

groupe avec les Mignonnes ; le pointillé et Pêche Léopold Jer. — Bien que cette belle la forme du fruit, ses fleurs rosacées trèsPèche, d'origine belge, ne soit pas une in | grandes, et ses glandes globuleuses sont les connue en France, grâce à la recommandation plus saillants. qu'en a faite le Congrès pomologique, nous Pêche Pucelle de Molines. – On trouavons cru devoir la mentionner ici. Ce qui vera une excellente description de cette jolie nous a d'autant plus engagé à le faire, c'est et exquise Pèche, du groupe des Madeleines, qu'elle nous a paru avoir été mal jugée dans au no 15, p. 107, du tome ser des meilleurs les travaux récents de nos pomologistes; les | fruits. Nous la signalons ici parce que étant, uns ne la mentionnent que très-brièvement, comme la précédente, d'origine belge, nous les autres pas du tout.

ne la croyons pas répandue en France comme Par la vigueur, la fertilité et la rusticité elle le mériterait, car elle ne doit manquer de l'arbre, le volume et la belle apparence dans aucune pêcherie. de son fruit, l'un des moins sujets à se taller, Son fruit moyen, à peau très-mince, à cette variété, à notre avis, constitue l'une chair des plus fines et bien fondante, párdes plus avantageuses pour la culture de spé fumée, constitue une véritable Pêche d'amaculation. Nous avons remarqué que, pour s teur; il murit dans la première quinzaine de obtenir le fruit dans toute sa beauté, il est , septembre. préférable d'établir l'arbre en grandes for- ! Ses fleurs sont rosacées, et, comme chez mes, et que, pour lui donner toute la qua | toutes les variétés du groupe des Madeleilité désirable, l'exposition de l'est ou du sud- nes, ses glandes sont nulles. est lui était plus favorable que celle du midi, ce qui est plutòt un avantage qu’un incon

0. Thomas,

Allaché aux Pépinières de MM. Simon-Louis frères, vénient, cette dernière exposition devant ètre |

à Plantières-lès-Metz (Moselle).

PLANTE NOUVELLE Juglans nigra laciniata. Encore une de 1 le savant qui prétend contrôler par l'expéces curieuses formes végétales faites pour rience les faits que la nature nous montre donner à réfléchir aux naturalistes-physio- fait-il fausse route en affichant son ignologistes. Pourquoi, au lieu de folioles lon- rance! Mais laissons là les pourquoi et gues, ovales-aigués, dentées, cette plante les comment, pour nous occuper du fait qui présente-t-elle des folioles presque dépour- est très-remarquable, et qui est à peu près vues de parenchyme, réduites aux nervures, au Noyer noir (Juglans nigra) ce que le pour ainsi dire ? Pourquoi, depuis si long- Noyer à feuilles laciniées est au Noyer comtemps que l'on sème des Noix du Juglans mun (J. regia). nigru, n'a-t-on jamais obtenu rien de sem Le Juglans nigra laciniata a été obblable à celle dont nous allons parler? Pour- tenu par M. Billiard, horticulteur à Fontequoi, pourquoi? D'abord parce que, dans la nay-aux-Roses; constituera-t-il une race et nature, il n'y a pas de forme absolue, et se reproduira-t-il par graines, ainsi que le que, ne s'étant astreinte à aucune forme, fait, au Muséum, le J. regia laciniata? la nature peut les revêtir toutes sans violer C'est ce que l'avenir dira. les prétendues règles qui sont notre ouvrage et dont nous la chargeons toujours. En se

E.-A. CARRIÈRE. cond lieu, parce que la nature ne se répète jamais, ses ressources étant infinies. Aussi,

Orléans, imp. de G. JACOB, cloitre Saint-Etienne, 4.

CHRONIQUE HORTICOLE (DEUXIÈME QUINZAINE D'AVRIL)

Concours d'appareils de chauffage des serres, institué par la Société centrale d'horticulture de France.

Programme de ce Concours. - Exclusion de l'horticulture du programme de l’Exposition universelle de Lyon. — Catalogue de M. Émile Cappe. – Anomalies présentées par des Poires. — Lettre de M. de Boutteville, - Exposition de la Société d'horticulture de la Gironde. - Le Choysia ternata. Classification de cette espèce. - Catalogue de M. Boucharlat aine, de Lyon. — Exposition horticole de Mulhouse. - Fraisiers, Glaïeuls et plantes d'ornement de M. Duvivier. - Appareil Leau pour le chauffage des serres. — Lettre de M. Crinon. - Catalogue de M. Crousse, de Nancy. — D'où vient le Begonia Laura? – Etablissement horticole de M. Sénéclauze. - Catalogue de Conifères. — Cedrus Libani decidua Larix Europea sempervirens. – Congrès pomologique et Exposition d'horticulture de Marseille. — Extrait des programmes de cette Exposition. — Ajournement de l'Exposition d'horticulture de Dijon.

Le concours de chauffages spécialement de diamètre intérieur; ceux-ci auront 20 mètres destinés à l'usage des serres, décidé en prin- | de longueur. cipe par la Société impériale et centrale

Pour les petits chaussages :

Les réservoirs auront une capacité de 1,000 lid'horticulture de France dans une de ses

| tres, les tuyaux d'aller et retour 8 centimètres séances du mois d'août 1869, vient enfin

de diamètre intérieur; ceux-ci auront 10 mètres d'être définitivement fixé. Les raisons qui

de longueur. jusqu'ici nous avaient fait garder le silence Dans les deux cas, les tuyaux seront en fonte sur ce concours n'existant plus, nous allons i et de même provenance; leur disposition, dépublier le programme qui, en faisant con terminée par la Commission d'organisation, sera naître l'époque où ce concours doit avoir la même pour tous les appareils de la même calieu, en détermine les conditions. Le voici :

tégorie.

Art. 5. – Chaque constructeur sera libre CONCOURS OUVERT POUR APPAREILS DE

I d'établir sa chaudière et sa cheminée comme il CHAUFFAGE.

l'entendra.

Art. 6. – Pour faciliter les expériences et La Société impériale et centrale d'horticulture

| égaliser autant que possible les conditions de de France ouvre un concours public pour l'expérimentation des appareils de chauffage à l'usage

transmission et de déperdition de la chaleur des

réservoirs, ceux-ci seront disposés à l'air libre, des grandes serres et des petites serres. Les

avec toutes les précautions jugées nécessaires conditions en sont réglées ainsi qu'il suit :

par la commission d'organisation, pour donner, Art. 1er, - Les appareils au système thermo

autant que faire se pourra, une situation égale siphon seront seuls admis à ce concours (1).

aux concurrents de la même catégorie. Art. 2. - Tous les constructeurs français et

Chaque concurrent supportera, en outre des étrangers sont appelés à prendre part au con

frais particuliers de son réservoir et des tuyaux, cours,

sa part dans les frais communs de terrassements Art. 3. – Ce concours aura pour objet de

et d'abris, s'il y a lieu, jugés nécessaires par la rechercher, par des expériences aussi concluan

commission d'organisation. les que possible, quel est l'appareil qui chauffera

Art. 7. -- Toute liberté est laissée aux conle plus économiquement, le plus régulièrement,

currents pour le choix du combustible, à condile plus longtemps et le plus rapidement, une

tion d'égalité de prix coûtant. La quantité, le quantité d'eau déterminée.

prix et la provenance seront fixés d'un commun Art. 4. - Les expériences porteront sur

accord avec la commission d'organisation. deux catégories d'appareils : la première, des

Art. 8. - Une fois les réservoirs remplis tinée au chauffage des grands établissements;

d'une égale quantité d'eau, à la même tempérala seconde, destinée au chauffage des serres de

ture, on allumera les feux au même moment, et petites dimensions.

on mesurera de demi-heure en demi-heure, au Dans les deux cas, les concurrents seront pour

même point et avec des thermomètres comparés vus à leurs frais d'un réservoir couvert en métal

entre eux, la température de chaque réservoir. uniforme et d'une même capacité pour chaque

On continuera les expériences jusqu'à ce que le ordre d'expériences; ces réservoirs seront mis

combustible alloué à chaque concurrent soit enen communication avec les chaudières par des

tièrement consumé et que l'eau de chaque rétuyaux d'égal diamètre et d'égale longueur.

servoir soit revenue à une température uniforme Pour les grands chauffages :

pour tous. Les réservoirs auront une capacité de 5,000 li

Il sera lenu comple par le jury, dans l'apprétres, les tuyaux d'aller et retour 10 centimètres

ciation aussi exacte que possible du degré de

chaleur obtenu, des conditions d'économie, de (1) La commission n'entend nullement se pro- régularité, de durée et de rapidité dans les. noncer sur le mérite relatif des autres systèmes quelles, conformément au programme du conde chauffage, tels que ceux à la vapeur, à l'air

cours, la chaleur aura été produite. chaud, etc.; mais la nécessité d'établir le concours dans des conditions aussi analogues que possible

Art. 9. - Les prix à décerner seroni, pour Ja déterminée à le limiter au thermosiphon qui est

chaque catégorie d'appareils : le plus généralement adopté aujourd'hui et celui

1 médaille d'or de.... 300 fr. dont les horticulteurs déclarent ètre le plus satis

- - de. . . . . 200 fr.

1 1 - - de.. . . . 100 fr. 1er MAI 1870.

faits.

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