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EXPOSITION INTERNATIONALE D'HORTICULTURE DE HAMBOURG. plante curieuse ; Eranthemum Cooperi, | bordé de jaune ; Dioscorea prismatica, de dans un splendide état de floraison ; Vallota Rio-Negro, ayant de l'analogie pour son purpurea (9 inflorescences); Curcuma feuillage avec la Piperacée introduite primiRoscæana (4 inflorescences); Hoya bella, tivement sous le nom de Cissus porphyrosuperbe exemplaire; Allamanda neriifo phyllus ; un Miconia et un Heliconia lia, id.; Pentas kermesina, à fleurs très nouveaux, du Pérou ; Calamus lanatus, au petites et plus foncées que dans le P. car feuillage élégant; Philodendron Parinea ; Acalypha tricolor, d'environ 1m 20 de mense, de Sierra de Parima ; enfin un hauteur, sur un mètre de diamètre; Cle Rapatea (?) pandanoïdes, du Para, mono, matis Jackmanni, parfaitement fleuri; cotylédone singulière, à feuilles lanceolées, Clerodendron Kaempferi, à fleurs couleur i munies d'une grande gaîne spinescente feu et disposées en vaste panicule; Lilium au dos. auratum, 24 fleurs sur 4 tiges, l'une Parmi les lots d'Orchidées, celui de d'entre elles en portait 8; Coleus Bau M. Linden se faisait, comme de coutume, sei, etc. Çitons dans le même ordre de faits : remarquer par le choix, la beauté et la santé le monstrueux Coléus de MM. Carter, Dun des espèces qui le composaient. Toutes net et Beale, de Londres, sur les rameaux devraient ètre, au même titre, consignées duquel on avait greffé 28 sortes distinctes de ici; mais les limites de ce compte-rendu ne Coléus hybrides récemment obtenus en nous le permettant pas, nous n'en signalerons Angleterre ; deux potées de Lilium lanci que quelques-unes, et entre autres les folium, présentant de 12 à 15 tiges dont Trichostosia ferox, gigantesque plante dont quelques-unes ne portaient pas moins de les 3 ou 4 tiges robustes, hautes d'environ 12 fleurs ; deux remarquables pieds d’Agave | 2 mètres, feuillées et couvertes, comme leurs filifera ; une caisse munie d'un treillage larges feuilles elles-mêmes, de longs poils élevé, admirablement tapissée par le Cissus rubescents, portaient chacune de 4 à 6 inflodiscolor ; deux potées extra-fortes de rescences axillaires et rameuses, composées Maranta Lindeni"; un bel individu de de fleurs dont le coloris rappelle à peu près Botryodendron macrophyllum ; un Balan- | celui des poils qui recouvrent la plante ; tium antarcticum, de M. J. Verschaffelt, Mesospinidium sanguineum, aux feuilles dont le tronc volumineux ne présentait pas étroites et aux inflorescences grèles, allonmoins de 2m 80 de hauteur ; la collection de gées, constituées par des fleurs petites, rose 12 Cycadées de M. Linden; enfin, comme vineux ; Anguloa Clowesii, avec ses énorplantes pouvant ètre encore classées sous ce mes fleurs jaunes ; Cælogyne pandurata, chef, nous rappellerons un pied de Cineraria aux périanthes verdâtres ; Lælia elegans, (Senecio) maritima, dAucuba japonica, aux très - grandes fleurs roses, à labelle d'Adenandra speciosa, de Pelargonium pourpre cerise ; Catasetum cristatum, à inquinans et de Verbena Melindres, type fleurs livides; enfin le Miltonia virginalis dont la tige, grèle et souple, mesurait, dans dont le labelle pourpre satiné tranche éléså partie dénudée, entre 1 mètre et 1m 70 de gamment sur la teinte blanche des autres hauteur. Mais ce que nous ne devons pas divisions de la fleur. Dans les plantes de la omettre de mentionner ici et qui valut à son même famille que présentait M. Kramer, présentateur, M. Linden, un des grands on trouvait aussi des espèces dignes à tous prix qu'il remporta å celte Exposition, c'est égard d'être citées ; de ce nombre étaient le une collection de 12 plantes de serre chaude Disa grandiflora, splendide Orchidée ternouvelles remarquables par la beauté de restre de l'Afrique australe, que l'irréguleurs feuilles ou de leurs fleurs, ainsi que larité des grandes fleurs roses plus ou moins par le développement de l'individu qui | purpurines, et leur dispositionen grappe spicirepresentait chacune d'elles. Ces plantes forme ferait croire, de loin, appartenir à étaient: Cissus Lindeni, Ed. Andr., de la quelques Iridées, aux Glaieuls, par exemColombie, plante à tige robuste, à feuilles ple; le Cypripedium Pearci, curieux par longuement pétiolées, ovales-cordiformes, I l'étroitesse de ses feuilles et la petitesse larges de 12-14 centimètres, sur 14-16 cen- | de ses fleurs peu richement colorées; timètres de longueur, vertes, largement l'Odontoglossum Phalenopsis, à fleurs bordées de blanc satiné; Stadmannia Bon- grandes, étalées, blanches, moins le labelle, neti, de Sainte-Catherine; Maranta erubes- qui est lavé de rose; le Phajus cupreus, etc. cens, primitivement désigné par le présen- On devait en outre à M. Kramer une briltateur sous le nom de M. Bismarkeanalante série de ces petites Orchidées exoliques rutilans, fort belle plante d'origine péru croissant, à l'instar de notre Goodyera vienne; Maranta membranacea, de Rio repens, dans les détritus de feuilles, ou Branca, espèce curieuse par la base forte | dans la mousse fraiche, à l'ombre des forêts, ment engainante du feuillage ; Peperomia plantes toujours rares dans les jardins et velutina, de la Nouvelle-Grenade ; Colo- qu'il est plus rare encore, à cause des difficasia albo viridis, de la Nouvelle-Grenade : cultés que présente leur culture, de renconle petiole, dans sa partie engaînante, est trer dans un bel état de végétation. Parmi 15

EXPOSITION INTERNATIONALE D'HORTICULTURE DE HAMBOURG. ces plantes, toutes présentées dans une rien d'amplifié; l'Acanthorrhiza Warspetite serre portative, on remarquait, outre cewiczii; un Bactris sans nom spécifique ; 6 espèces d'Anvectochilus qui étaient le Cocos elegantissima ; le Corypha Mardouées d'une vigueur très-satisfaisante, les tiana, le Desmoncus grandis ; les GeoPogonia discolor, Physurus argenteus, noma Seemanni, Welfia regia, DictyoMicrostylis lugubris à très-petites fleurs caryon Wallisii, Orbignya dubia , noirâtres ; Goodyera Veitchiana superba, Phytelephas Pæppigeana, et enfin une Liparis corruscans, Macodes marmorata, nouvelle sorte de Zalacca. Dans les seconds Nephelophyllum pulchrum et sa var. pal les plantes suivantes, parmi tant d'autres, lidum, deux charmantes miniatures, dont attiraient l'attention générale : Cyanola santé étaient non moins florissante que l phyllum spectandum, Lind., du Perou, celle des Anactochilus précités.

Mélastomacée des plus remarquables par Dans la serre chaude, ou l'on avait réuni | la beauté et la grandeur de son feuillage ; les nouveautés, on admirait la splendide | Maranta Chimboracensis, de l'Equateur; collection de Nepenthes de M. Veitch ; ce Aristolochia Duchartrei, Ed. Andr., de qui faisait le mérite de cette collection était l'Amazone; Maranta setosa, Lind., des moins le nombre, respectable pourtant, des mêmes régions ; Ficus dealbata, Lind., formes qui la composaient, que la beauté et splendide espèce à feuilles coriaces, ovalessurtout la vigueur de chacune d'elles. Toutes | acuminées et abondamment couvertes, en les feuilles portaient, chose rare et pour dessous, d'un duvet court, blanc et satiné; ainsi dire inconnue dans les cultures fran- | Dieffenbachia Wallisii, du Pérou, à feuilles çaises, leur curieuses ascidies. Les espèces largement maculées de blanc; Tillandsia étaient: N. dominica, à grandes ascidies | Lindeni, Morr., des mêmes pays; Maranta renflées ; hybrida, à longues urnes cylindri- | princeps et virginalis major, autres ques; rubra, å très-petites ascidies; hybrida plantes péruviennes d'un joli effet; Passimaculata ; Sedeni (hybr.), voisin du rubra; flora sp. nov., de la Colombie, curieuse Chelsoni (hybr.), à urne très-renflée ; espèce dont le feuillage marbré de blanc sur Hookeri et enfin Raflesiana. Un fait des fond vert a quelque ressemblance, pour la plus curieux et qui nous a vivement frappé forme, à celui du Lourea vespertilionis ; dans ces plantes, c'est la grande différence Dioscorea Eldorado, Lind., de Minasqui existe pour la forme, la couleur et les Geraes, belle plante volubile dont les feuilles, dimensions des ascidies, entre les feuilles | même âgées, offrent la riche coloration des inférieures et les feuilles supérieures du jeunes feuilles du Piper porphyrophyllum ; Nepenthes Raflesiana; ainsi, tandis que les Anthurium trilobum, Lind., du Pérou ; premières ont de courtes ascidies renflées et Dracena lentiginosa, Verschafl., de la purpurines, rappelant celles de l'espèce | Nouvelle-Zélande, des mieux caractérisés Hookeri, les suivantes, au contraire, les par ses feuilles étroites et rubescentes ; Caront d'une longueur qui atteint parfois 30 cen ludovica imperialis, Lind., du Pérou, etc. timètres et de coloration verte à la base, | Rappelons dans le même ordre de faits les un peu purpurine au sommet.

belles Fougères nouvelles de M. Van Geert, C'est surtout à l'occasion des plantes de de Gand, et citons, parmi elles, les Pteris serre chaude ou temperée qui ont été pré serrulata, var. polydactyla ; Trichiocarpa sentées comme nouvelles, que nous éprou Moorei, de la Nouvelle-Calédonie, plante des vons le regret de ne pouvoir entrer dans de plus curieuses par ses frondes rappelant grands détails et leur donner toute l'atten celles de l'Adiantum trifoliatum et dont tion qu'elles méritent. Ces plantes étaient les gros sporanges globuleux naissent sur nombreuses et représentées en général par les bords mêmes de la fronde; enfin le Todoa des individus assez développés, de manière (Leptopteris) superba, Moor., ravissante å pouvoir en faire apprécier toute la valeur, espèce néo-zélandaise, dont chaque pinnule ce qui d'ailleurs ne surprendra personne, en des frondes a l'apparence, des rameaux apprenant que les plus intéressantes prove submergés de l'Hippuris vulgaris ; les naient des plus habiles horticulteurs belges, Fougères non encore mises au commerce ainsi que de la maison Veitch, de Londres; de M. A. Stelzner: Adiantum decorum, quelques horticulteurs allemands, ainsi que Moor.; Gymmogramma hybrida, Stelzn., M. Wendland, l'illustre palmologue de et G. aurea pendula cristata, Stelzn.; Hanovre, avaient aussi, par des envois moins puis les Lomaria ciliata et zamiæfolia, importants, contribué à augmenter le nom-Gymmogramma Laucheana, var. giganbre des lots présentés sous ce chef. L'Expo- tea et Parsoni ; les Adiantum concinnum, sition devait à M. Linden plusieurs col- | var. lvetum et incisum, var. multifidum lections formées d'espèces nouvelles ou du même. Rappelons enfin les Maranta nouvellement introduites, soit en Palmiers, de M. Laurentius; les Aralia Sieboldi soit en plantes diverses. Nous rappellerons foliis aureo reticulatis, du Japon; Fourdans les premiers le Glaziova elegantissima, croya gigantea, Jacobi, de la Colombie, å Mart., du Brésil, espèce dont l'épithète n'a | feuilles très-épineuses largement bordées AMPELOPSIS TUBEROSA ET AMPELOPSIS NAPIFORMIS. de jaune, et l'Oreopanac laciniatum , | feuilles étroites bordées de jaune vif; Lind., de l'Amérique centrale, trois plantes Euphorbia Monterei, curieux par son tronc de serre froide que M. Linden présentait en cycadoïde que termine un faisceau de feuilles fort exemplaire; les Heliconia erythros glauques et ovales-lancéolées ; Araucaria tachys, Cyphomandra heteromorpha et elegans (très-joli individu); plusieurs CroÆchmea Mariæ-Regince, dont M. Wend- tons, entre autres l'undulatum, à feuilles land était à la fois le parrain et le présenta longuement étroites, rouge sombre maculé teur; du même on remarquait en outre le de rouge feu, le maximum à larges feuilles Bactris ovata, Wendl., Palmier nouveau, vertes maculées de jaune, et le Hookeri, à et non encore au commerce; un groupe de feuilles pareillement larges et à maculatures 12 aroïdées, dont 3 Conophallus : les l plus orangées ; un grand nombre de Dracé C. gigas, Miq., bulbifer et giganteus, nas, et parmi eux les D. Moorei, Maclegi Schott; puis enfin, les 6 Cycadées remarqua et Guilfoglei, en individus très-développés; bles pour leur rareté et dont voici les noms: le magnifica, épithète que justifient ses Lepidozamia Perofskiana, Rgl.; Cycas grandes feuilles rouges, et le Regino qui, squarrosa, Lodd.; Microcycas calocoma, comme le précédent, appartient au groupe DC.; Zamia Lindleyana , Warscew.; du D. brasiliensis : adultes, ses feuilles 2. Skinneri, var. angustifolia, et un autre sont panachées de jaune clair; jeunes, elles innommé. Terminons cette énumération sont presque entièrement décolorées. Signaforcément très-incomplète, mais que nous lons enfin deux sortes vraiment curieuses sommes obligé de limiter, par celle de quel d'Amarantes : les A. salicifolius et Hutques-unes des espèces présentées par tonii, toutes deux à feuillage purpurin foncé MM. Veitch et fils; ce sont les Veitchia étroitement linéaire, ondulé dans la preJohannis, Marattia Cooperi, Cattleya mière, plus large et ovale-lanceolé dans la Dowiana' (en fleurs), Aralia Veitchii (en seconde.

B. VERLOT. fort exemplaire), Phormium Colensoi, à l (La fin au prochain numéro.)

AMPELOPSIS TUBEROSA ET AMPELOPSIS NAPIFORMIS

Les deux plantes dont il va être question, et neiformes, largement et inégalement denque représentent les figures 2 et 3, sont-elles tées, sessiles, atténuées à la base, à rachis des espèces ? Nous ne savons, et nous avons très-largement élargi, coriaces, glabres, liscela de commun avec tous les botanistes, au ses et luisantes, a:teignant jusqu'à 20 centicun d'eux ne pouvant définir rigoureusement mètres de longueur. Racines tubéreuses, l'espèce, par cette excellente raison, du reste, charnues, courtement renflées, subsphérique l'espèce étant une création de notre es ques, souvent réunies près du collet en une prit, chacun de nous les juge à son point masse considérable irrégulièrement sphéride vue; aussi, sur ce fait, voit-on les opi que; racines secondaires, les unes ténues et nions les plus diverses émises par des hom ramifiées, les autres çà et là renflées; épimes également considérés comme des célébri derme roux foncé ou brunâtre. Tissu cellutés. En effet, il nous serait facile de démontrer laire des racines très-abondant, d'un blanc que telle plante regardée comme espèce par de lait, légèrement amylacé, présentant vers l'un est une variété pour un autre, qu’un son centre nne zone plus foncée, le tout conautre même la regarde comme une hy tenant un mucilage visqueux, semblable à bride, etc. D'autres botanistes varient cons celui qui se trouve dans les racines du Diostamment d'opinion sur ces choses, regardant corea batatas. aujourd'hui comme espèces ce qu'ils regar- Ampelopsis napiformis (fig. 3). Plante daient hier comme des variétés ou des hy- plus vigoureuse que la précédente, avec labrides, et vice versâ. D'autres encore ne quelle elle a beaucoup de rapports quant au paraissent avoir rien d'arrêté; ce sont les faciès. Tiges volubiles très-ramifiées, à ramicirconstances ou leur disposition d'esprit qui fications grèles. Feuilles caduques, à peu décident. Passons.

| près semblables à celles de la figure 1. Fleurs Sans nous préoccuper de cette question, petites, verdâtres. Fruits bacciformes, blancs qui après tout est bien secondaire, et, comme ou blanchâtres à la maturité, légèrement dé. les géomètres ne confondant pas les formes, primés, renfermant des graines blanches mais appelant ce qui est rond autrement que | luisantes. Racines napiformes ou fusiformes, ce qui est long, nous allons décrire séparé- | disposées en fascicules, charnues, cassantes, ment les deux plantes dont le nom est écrit atteignant 30 centimètres et plus de lonen tête de cette note.

| gueur, sur 5-8 centimètres de diamètre, reAmpelopsis tuberosa (fig. 2). Plante peu couvertes d'un épiderme rugueux, brunâtre. vigoureuse, à rameaux articulés, ténus. | Tissu d'un blanc mat, légèrement féculent, Feuilles caduques, pétiolées, imparipennées, et comme la précédente abondamment pourà 5, très-rarement 3-7 folioles allongées cu- / vu, à l'état frais, d'un mucilage analogue LES ÉCHANGES. à celui que renferme le Dioscorea ba- | l'analogue de ce qu'on nomme le corps de la tatas.

racine dans les végétaux ligneux: une sorte Des racines principales s'en développent | de coeur. Ajoutons aussi que, à l'état frais, d'autres qui, à leur tour, s'allongent, se ren ces racines contiennent un principe amer. flent et sont alors de même nature que | Ce principe disparaîtrait-il par un lavage, et celles qui leur ont donné naissance. En vieil la racine alors deviendrait-elle comestible? lissant, ces racines durcissent et se solidi- | Nous ne savons. Ce que nous pouvons affirfient; la matière féculente se transforme, et mer, c'est que nous en avons fait cuire sous l'on voit alors une zone centrale qui semble les cendres, et que ce principe s'est conservé.

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Pourra-t-on tirer parti de ces racines? Nous cloche, à froid, dans le courant de l'été, mais n'osons l'assurer, mais ce qu'ici encore toujours assez de bonne heure pour que ces nous pouvons affirmer c'est que, considérées boutures puissent s'enracineret pousser avant comme plantes grimpantes d'ornement, les que leurs feuilles tombent. Si on les a fait deux sortes d'Ampelopsis qui font le sujet en pleine terre ou par potées, on attendra de cette note ne sont pas dépourvues d'in- pour les séparer qu'elles soient sur le point térêt.

d'entrer en végétation. La terre de bruyère Les Ampelopsis tuberosa et napiformis convient aux jeunes plantes ; plus tard elles sont originaires de la Chine et partant com- s'accommodent parfaitement d'une bonne plètement rustiques sous notre climat. On terre de jardins, plutôt légère que forte tou. les multiplie par boutures que l'on fait sous l tefois.

E.-A. CARRIÈRE.

LES ÉCHANGES

« Les échanges enrichissent les nations et avec celui de tous; aussi l'intérêt mercantile les particuliers, » m'écrivait, il y a quelques a-t-il créé en horticulture l'abus des échanannées, M. Léonce de Lambertye.

ges, qui est devenu tellement criant, que Aujourd'hui tous ceux qui réfléchissent, je crois devoir le signaler à l'attention du et qui ne sont pas avenglés par l'intérêt per- public horticole. sonnel, sont partisans du libre échange et de Entre amateurs il ne peut exister d'abus toutes les libertés. Seulement, ce qui est sous ce rapport, car il n'y a là aucun intéexcellent en théorie ne l'est pas toujours rêt à tromper, l'échange ne s'évaluant pas dans la pratique, et les abus se glissent dans par des chiffres. Quand j'envoie à M. Léonce les meilleures choses; parce que dans notre de Lambertye des Cannas nouveaux, qui société l'intérêt individuel n'est pas d'accord dans le commerce se vendraient de six à 18 MOYEN DE CONSERVER LA PANACHURE AU CYPERUS ALTERNIFOLIUS VARIEGATIS. quinze francs pièce, et qu'en échange je, d'échanges. — C'est un palliatif au mal; reçois de lui un peu de graine de Fraisiers mais où trouver le véritable remède ? quatre saisons, de sa propre sélection, je Nommer un jury pour juger les plantes me crois encore son obligé, car je ne pour nouvelles ? - L'exécution n'en est pas facile. rais à aucun prix trouver pareille graine La Société d'horticulture du Rhône a dans le commerce.

adopté une excellente mesure. Nul ne peut Quand M. Auguste Boisselot m'envoie des présenter aux concours de ses expositions greffons de ses fruits nouveaux, et que je une plante nouvelle sans avoir préalablelui donne des plantes, je me considère tou | ment donné avis de son intention au comité jours son débileur. Aussi entre amateurs ne de floriculture, qui alors délègue un ou pluse croit-on jamais quitte, et le besoin, la sieurs de ses membres pour aller voir la satisfaction de donner ajoute à l'attrait du plante, qui n'est admise au concours qu'après culte de Flore et de Pomone, dont on ré- cet examen. pand et stimule le goût.

Toutes les sociétés d'horticulture devraient Sous tous les rapports les échanges dans suivre cet exemple, et les horticulteurs s'ence cas sont une excellente chose, car tout en tendre entre eux pour n'acheter les plantes servant à la vulgarisation de ce qui est beau soi-disant nouvelles que lorsqu'elles auet bon, ils établissent la fraternité horticole, raient subi un contrôle sérieux. et font que dans le culte des fleurs il n'y a En Angleterre et en Belgique, où les point d'aristocratie, le plus "humble tra- sociétés horticoles sont presque toutes fédévailleur y étant l'égal, le frère, l'ami de rées, les tromperies sont beaucoup moins celui dont le nom date des croisades ou dont faciles. la fortune se compte par millions.

Pour le moment, je ne crois pas devoir Mais dans le commerce horticole il n'en citer aucune plante fabriquée en vue des est pas ainsi. Là, Mercure, le Dieu des échanges. — Mais à bon entendeur salut. marchands et des voleurs, est venu exercer

JEAN SISLEY. son empire, et si l'on n'y prend garde, il finira par y régner en maître.

Le mal que signale notre collaborateur L'usage d'échanger entre horticulteurs est grand sans doute, mais il n'aura pas, nous est devenu presque général. Qu'en est-il l'espérons, les tristes conséquences qu'il résulté ? — Que ceux qui de bonne foi met semble craindre. Déjà, en le dénonçant à tent au commerce une plante réellement l'opinion publique, M. Sisley apporte un nouvelle, bonne et belle, sont les dupes de remède au mal, puisqu'en découvrant et en gens plus adroits, moins honnêtes, qui, pour | faisant ressortir le mal, il se met en garde ne pas débourser de l'argent au réglement contre. Toutefois, nous ne sommes pas de des comptes, fabriquent des nouveautés à ceux qui croient qu'un mal quelconque plaisir.

puisse mettre la société en danger. Dans le Le désir de se procurer chaque année, | cas qui nous occupe, le remède se fait déjà pour satisfaire sa clientèle, les nouveautés sentir : beaucoup d'horticulteurs se déqui paraissent sur les catalogues, fait que fient de ces nouveautés douteuses qui, l'honnête horticulteur accepte l'échange, et comme le dit avec raison M. Sisley, peusouvent il a pour résultat l'ennui des repro- | vent être comparées à de « la fausse monches après la floraison, car la plupart du naie, » et les laissent pour compte à ceux temps il livre les plantes soi-disant nou | qui les ont fabriquées, qui alors sont pris à velles avant d'avoir pu les juger.

leur propre piége. La mauvaise foi des uns A mon avis, ceux qui font le trafic de a pour conséquence d'exciter la défiance des donner en échange une plante médiocre ou autres (souvent un peu tard, c'est vrai), et mauvaise, contre une autre qu'ils savent de faire mettre en pratique ce dicton : « La avoir du mérite, ne font pas autre chose que prudence est la mère de la sûreté. » La pruceux qui paient sciemment avec de la fausse dence ici, c'est de n'acheter ces nouveautés monnaie. N'est-il pas temps que ce scan qu'après les avoir vues, ce qui refroidira le dale ait un terme ?

zèle de ces fabricants de mauvais aloi, å J'ai entendu plus d'un horticulteur en | l'avantage des honnètes commerçants qui, exprimer son indignation, et quelques-uns | quoi qu'on en puisse dire, sont toujours de ont déjà pris le parti de ne plus accepter | beaucoup les plus nombreux. (Rédaction.)

MOYEN DE CONSERVER LA PANACHURE

AU CYPERUS ALTERNIFOLIUS VARIEGATIS Cette belle Cyperacée tente souvent l'ama- | tout de lui voir perdre la belle panachure teur lorsqu'il rencontre des sujets robustes qui fait toute sa beauté et de la voir revenir et vigoureux; seulement il hésite à l'acheter, au type, au Cyperus alternifolius. craignant de ne pouvoir la cultiver, et sur- Il m'a été souvent demandé comment je

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