Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

Minimum
absolu

Moyenne

UNE VISITE AUX ENVIRONS D'ALGER.

13 tout d'une pièce sont suivis d'étés excessi-établie, a cependant reçu un grave échec, on vement chauds.

oserait presque dire un démenti brutal, du A l'appui de la loi de M. Renou, on peut caractère vraiment extraordinaire de l'anciter nombre d'années remarquables par les née 1865. Cette année-là le mois de février caractères météorologiques que nous venons a été froid dans toute la France; à Paris sa de signaler; nous nous bornons aux sui- moyenne n'a été que de 10,87, perdant ainsi vantes :

20,12 sur la moyenne normale (30,99); de 10 Années dont les étés ont été froids : plus le minimum s'est abaissé à — 80,5. On

Moyenne

devait donc s'attendre à un été très-froid ;

au lieu de cela nous avons une année d'une de février. de juin. de juillet. d'août. de l'été.

chaleur incomparable sous la latitude de 1816... -100,7 149,8 150,6 150,6 150.30 1820... - 60,2 150,6

Paris. Le mois d'avril s'est signalé par une

180,3 180,7 170,53 1830... - 150,6 160,1 180,9 1702 170,4

température presque estivale : 15',7, supé1845... - 120,2 170,3 160,6 150,5 169,46

rieure, suivant M. Renou lui-même, à sa 1860... -- 70,8 130,7 160,7 160,3 160, 23 moyenne normale (10o,1) de 54,6. La

moyenne des trois mois d'été a dépassé 20', 20 Années très-chaudes :

et le mois de septembre lui-même est arrivé

à cette température exceptionnelle (20o,01). Minimum de février, de juin. de juillet. d'aoùl. de l'été.

En réalité l'été a duré cinq mois à Paris, et 1822... -30,8 210,2 180,9 180,9 190,66 la moyenne générale de l'année, malgré les 1842... - 40,4 190,9 189,8 220,0 200 13 froids de février, a dépassé de près de 2o la 1859... -20,2 180, 1 220,7 200,3 289,37 | moyenne normale. C'est comme si Paris

s'était avancé de quatre degrés de latitude Dans ces deux séries d'années, le rapport vers le sud. qui existe entre les minima de février et la Est-ce à dire pour cela que la loi de température moyenne des mois d'été est M. Renou soit sans fondement ? Je ne le pense frappant. On y voit aussi à quelles oscilla- | pas. L'exception de 1805 est isolée, tandis tions est sujet le climat du nord de la France, qu'il y a un grand nombre d'années en faoù l'été prend parfois un caractère méridio- | veur de la loi. La probabilité est donc plus nal (200 et plus), tandis que d'autres fuis, grande de ce côté que de l'autre. Or, l'anpar exemple en 1816, 1845, 1860, il n'est née dans laquelle nous sommes entrés se pas plus chaud, ou à peine plus chaud qu’un présente, sinon comme devant donner le été ordinaire de Christiania ou de Stockholm. critérium définitif de la loi, du moins comme Et ces revirements du climat estival ne sont devant apporter pour elle ou contre elle un pas nécessairement séparés par de longues argument d'une valeur considérable. Le périodes d'années, il peuvent, d'une année à mois de février a été très-froid à Paris; son l'autre, présenter les deux excès opposés. mininum est descendu à -- 11°, et de plus C'est ce qu'on a vu pour les deux années il y a eu depuis, et y compris le mois d'octoconsécutives 1859 et 1860, dont la première bre, plusieurs périodes de froid, séparées nous offre un été quasi-tropical de 20°,37, par des intervalles assez prolongés de temps et la seconde un été septentrional de 16", 23, doux. Tout cela, suivant M. Renou, est l'ininférieur à l'autre de 40,14. Ce même été de dice d’un fâcheux été. Je ne dirai pas : 1859 comparé à celui de 1816 donne une Puisse-t-il en être ainsi ! mais j'avoue que différence plus grande encore : 50,07! I je ne regretterais guère de voir la loi confirCette loi de M. Renou, qui parait si bien mée.

NAUDIN.

UNE VISITE AUX ENVIRONS D'ALGER

Avant eu, en janvier dernier, la bonne | rustiques y avaient été sinon tués, du moins fortune de visiter Alger et ses environs, je fortement endommagés par la gelée. J'ai vivais essayer d'appeler l'attention des lecteurs sité successivement, dans une seule semaine, de la Revue horticole sur les faits relatifs à les environs de la Maison-Carrée, Blidah et, l'liorticulture qui ont plus spécialement al non loin de là, les gorges de la Chiffa, qui tiré mon attention. Je me hâte de dire que sont, dit-on, l'endroit le plus pittoresque de l'époque à laquelle je fis ce voyage n'était l'Algérie. guère favorable à justifier les idées que | Si la route d'Alger à la Maison-Carrée est je m'élais formées sur la végétation sponta peut-être l'une des mieux entretenues des née ou exotique dans cette partie de l'Afri environs, elle en est sans doute aussi, à que septentrionale. Cette époque était d'au cause de sa situation, l'une des plus fréquentant plus mal choisie que l'Algérie avait été ! tées. Elle longe, à gauche, la mer sur un visitée, dans la dernière semaine de décem- | parcours d'environ 10 kilomètres; à droite, bre, par des froids inusités, et que beaucoup une colline peu élevée qui, à cause de sa d'arbres ou d'arbustes jusque-là réputés | bonne situation, a été rapidement occupée 138

UNE VISITE AUX ENVIRONS D'ALGER. par des maisons de plaisance et des cultures nous occupe; et enfin, 4• l’Orme, qui en est, variées. Là les cultures maraîchères sont croyons-nous, l'essence la plus recommanplus spécialement établies dans les sols si- dable, mais dont on n'a pas assez généralisé lico-ferrugineux et lumeux, situés entre la l’emploi. Pourquoi, dans cette question qui mer et la route. Les plantes maraichères | intéressait à la fois et l'ornementation si utile dominantes à cette époque étaient des Fèves des routes, et surtout le boisement et le reen pleine floraison, des Choux variés, dont boisement des parties basses et encore inquelques-uns montraient déjà leurs fleurs, cultes de l'Algérie, n'a-t-on pas fait appel, des salades en deux ou trois variétés, des depuis un si grand nombre d'années déjà, Pois prêts à fleurir, des Artichauts en plein soit aux Platanes d'orient et d'occident, qui rapport, etc. Chacune de ces cultures, qui constituent presque à eux seuls l'ornemenpouvaient rivaliser entre elles pour l'entre tation si remarquable des promenades putien et la bonne tenue, sont séparées par des bliques et privées dans les régions du sudhaies de compositions diverses, et formées est et du midi de la France, et dont il existe tantôt par l'Agave americana, tantôt par de si beaux exemplaires dans le jardin du deux ou trois espèces d'Opuntia, tantôt par Hamma, soit à quelques espèces néo-hollantrois gigantesques Graminées : les Arundo daises ou autres appartenant à des genres. Donax, A. mauritanica et Phragmites divers et qui, cultivées dans ce jardin-école, gigantea. A droite de la route, et jusqu'à la auraient dû bientôt, par suite de la manière base, parfois même, dans certains endroits favorable dont elles n'ont cessé de s'y complus accessibles, jusqu'au sommet de la col- porter, en sortir à la satisfaction générale line, le sol riche et fécond, et presque par- | pour être répandues et propagées sur une tout travaillé, était occupé par des plantes de très-grande échelle ? Ce sont là des quesgrande culture, surtout par le Blé, ainsi que tions que doivent s'adresser les personnes par des arbres fruitiers, au nombre desquels qui ont l'occasion de visiter ce pays, dans il faut citer en première ligne l’Olivier, puis lequel il y a tant à faire encore pour tout ce quelques autres espèces introduites, telles qui concerne la culture ou le jardinage d'uque Cerisiers, Pommiers, Amandiers, ces tilité. derniers déjà en pleine floraison.

Il ne reste plus, à l'exception d'un petit S'il a fallu travailler pour amener ces lo- nombre de coteaux offrant encore les témoins calités primitivement incultes à leur état de d'une végétation spontanée assez peu brilculture actuel, il reste beaucoup à faire en- | Jante, de terres incultes aux environs de la core pour leur donner tont ce qu'elles se- Maison-Carrée. Il paraît même que, d'ici à raient aptes à produire. Il ne nous a pas un petit nombre d'années, la pioche aura paru, en effet, d'après les résultats acquis, converti ces stations presque imprati que l'attention se soit assez portée sur cette en cultures diverses et productives. Je ne question intéressante avant tout. Ces remar puis résister, bien qu'elle n'ait pour le lecques sur la production du sol dans cette teur qu'un intérêt secondaire, à l'envie de partie, la plus civilisée de l'Algérie, peuvent donner ici la liste du petit nombre d'espèces de même et surtout s'appliquer aux planta spontanées qu'offrait la saison. C'élaient, tions d'espèces ligneuses, dont il n'existe dans les terres cultivées ou aux bords des encore, la déclaration est triste à faire, aucun chemins : l'élégant Linaria reflexa et sa exemple dont on soit en droit de s'enor- | variété albiflore, le Bellis sylvestris, le Belgueillir. C'est en vain, par exemple, qu'on | lis annua, le Fumaria speciosa, Jord.; le chercherait parmi les arbres qui bordent la Ferula communis, gigantesque Ombellifère route précitée la trace d'une tentative pour employée dans les jardins pittoresques, et remplacer, par une espèce exotique conve dont le feuillage sombre et finement découpé nable, celles en petit nombre qui, emprun commençait à paraitre; lAlyssum marititées à la flore locale ou nouvellement intro mum, déjà assez avancé en floraison; l'Ariduites, en font office en ce moment, et qui sarum vulgare remplace, aux bords des sont : 1° le Caroubier (Ceratonia siliqua), chemins un peu frais, notre Gouet vulgaire, qu'on rencontre le plus fréquemment, mais et le Ficaria callhæfolia notre Ficaire nous avons affaire ici à un arbre dont l'édu- | fausse Renoncule. Dans les buissons, les cation est lente et le port peu remarquable, au | Pistacia Lentiscus, Genista tricuspidata, moins tant qu'il n'est pas devenu séculaire, | Calycotome spinosa, Phylliræa angustia et encore est-il, dans ce cas, à cause de son folia et media, Olea europea, Myrtus port touffu, plutôt un arbre d'ornement que communis et le Chamcrops humilis, d'un d'alignement; 20 le Phytolacca (Picurnia) | défrichement si difficultueux, m'ont paru dioica, vulgairement désigné sous le nom former le fond de la végétation; mais il faut d'Alhambra, arbre de 3e ou de 4e grandeur, citer, comme grimpant autour d'eux, les et par cela même complètement inapte à Smilax mauritanica, Clematis cirrhosa, remplir le but qu'on se propose ; 3° le Mù- en pleine floraison; on ne peut se faire une rier blanc qui, ne se comportant pas mieux idée de l'élégance de cet arbrisseau sarmenqu'en France, ne peut servir au but qui l teux; Convolvulus althæoides, Lonicera

UNE VISITE AUX ENVIRONS D'ALGER.

139 implexa, Rosa sempervirens ou scan- | assez gros, colorés en rouge orangé, mais dens, etc. Souvent, dans leur voisinage, là stériles, est vraiment remarquable et frappe surtout où le sol est moins couvert, on ren d'étonnement qui les voit pour la première contre les Osyris alba, Asphodelus cerasi. fois. Entre chacun de ces Dattiers, et alternant ferus, Asparagus aculifolius et albus, avec eux; se trouvent des Livistona ChiPasserina tomentosa bien feuri, Daphne nensis vėjà assez élevés, ainsi que des DraGnidium, et, dans les endroits plus décou cana Draco. Ces derniers, après leur preverts encore, l'Iris unguicularis aux gran- | mière floraison qui s'est effectuée alors que des fleurs bleues, l’Anemone palmata, le tronc mesurait environ un mètre de haulIcia Bulbocodium, l'Allium Chamamoly, teur, ont produit à la base de chaque infloet surtout le splendide Orchis Robertiana, ! rescence, comme cela arrive, mais avec moins dont plusieurs inflorescences ne mesuraient de régularité, dans les Yuccas, un certain pas moins de 20 à 30 centimètres de lon- vombre de rameaux dont la plupart étaient gueur.

également chargés de fruits. On comprend Le jardin du Hamma, qui est situé à ! comment, en se multipliant ainsi après la mi-chemin entre Alger et la Maison-Car- floraison, ces rameaux arrivent à former ces rée, et que la plupart des lecteurs con arbres si étranges, dont Orotawa possédait naissent déjà, au moins de réputation, est naguère encore un exemplaire si curieux. digne d'attirer l'attention, surtout au point | L'allée dite des Platanes mérite aussi d'ètre de vue du nombre des espèces arbores. signalée ; elle est la preuve la plus convaincentes ou sous-ligneuses qui y ont été cante que l'arbre auquel elle doit son nom réunies. On voit là, en effet, végétant en mérite à tous égards une large propagation pleine terre et sans abri, un ensemble de manière à en généraliser l'emploi. Une aussi complet que possible d'espèces appar autre avenue composée du Ficus à feuillage tenant soit aux régions tempérées ou tem- persistant, qui est généralement désignée pérées-chaudes de l'Amérique du sud et dans le commerce sous le nom de F. de l'Asie, soit à l'Europe méridionale, soit Ro.cburghii, montre combien la multiplicaenfin et surtout aux terres australes, et par- tion de cette espèce serait éminemment utile ticulièrement à la Nouvelle-Hollande et à la dans cette partie de l'Afrique septentrionale; Nouvelle-Zélande. Le cap de Bonne-Espé on peut dire qu'elle dépasse l'effet, si remarrance ou d'autres régions de l'Afrique aus quable cependant, que produit dans les lotrale y sont aussi représentés par quelques calités le plus privilégiées de l'ouest de la unes de leurs plantes frutescentes ou her France le Magnolia grandiflora, dont il bacées des plus curieuses.

existe aussi au Hamma une belle avenue. Qu'on ne s'attende pas à trouver dans cette Je signalerai enfin, dans le même ordre de note l'énumération, mème partielle, des vé fails, une allée que bordent plus de 80 Latagétaux qui seraient à plusieurs points de vue niers d'une force peu commune; celle des dignes de fixer l'attention; ce serait là, on Chamaerops excelsa ou Fortunei, et surle concoit, une tâche qu'un séjour de quel- | tout l'avenue de Bambous (Bambusa arunques heures seulement ne pourrait auto- dinacea), dont les robustes liges rameuses riser à entreprendre. Je ne puis cependant et touflues dépassent 12 yètres de hauteur, passer sous silence quelques-uns d'entre eux et à leur base plus de 10 centimètres de qui, à tort ou à raison, sont, sous le climat ! diamètre. Une comparaison grossière, mais de Paris, cultivés en serres chaudes ou tem- juste, fera ressortir tout l'effet que propérées-chaudes.

duit là celle Graminée ligneuse : les plus Le jardin du Hamma, dont l'étendue de beaux individus de Bambous de mème passe 70 hectares, se compose de deux par- | espèce qui soient cultivés dans nos serres ties séparées par la route d'Alger à Aumale, ne sont, au point de vue du développement à l'une au nord, plane et longeant la mer; i ceux qui nous occupent, que ce que pourl'autre au sud, montagneuse et bordant, à l raient être des Canna indicu à un exemdroite, la route précitée. Ce qui frappe tout plaire adulte de Bananier commun. . d'abord en pénétrant dans ce jardin primi- Ces avenues principales, les unes longitutivement institué pour la propagation en dinales, les autres transversales, délimitent, grand des végétaux aptes à pouvoir être uti surtout dans la partie inférieure du Hamma, lisés en Algérie, c'est, dans la première des i un certain nombre de carrés ou de pépiparties qui la constituent, une splendide nières plus ou moins réguliers que séparent avenue de Phønix dactylifera, dont les des abris composés de plantes diverses, et stipes, nus sur une hauteur variable, selon dans lesquels on a réuni, selon leur nature, les individus, de 5 à 12 et mème 15 mètres leur affinité botanique ou leur mode d'emde hauteur, sur plus de 2 mètres de circon- ploi, les espèces les plus dignes d’ètre proférence, sont terminés par un bouquet de pagées. ces feuilles si élégantes que tout le monde Mais c'est dans la partie située au-dessus connait. L'aspect de ces arbres, dont la plus de l'allée transversale des Bambous qu'on grande partie portait des régimes de fruits | rencontre les collections les plus remarqua

140

PLANTES NOUVELLES, RARES OU PAS ASSEZ CONNUES. bles et les plus instructives. C'est là, en comme aussi des détails biologiques comeffet, qu'on a établi, à droite, une école ou plets sur ceux qui, à un titre quelconque, plutôt un Arboretum dans lequel les espèces pourraient rendre service, dans des condiligneuses les plus rares sont représentéestions analogues de sol et de climat, au jardipar un individu ; et à gauche, où l'exposition nage d'utilité ou d'agrément? On trouve lá, est plus chaude, ainsi que dans la partie étalant un luxe surprenant de végétation, aroisinant une pièce d'eau peuplée d'espèces un grand nombre de Palmiers à feuillage aquatiques les plus élégantes, désignée sous penné ou flabelliforme dont on aurait dû, le nom d'école d'acclimatation, des massifs depuis plusieurs années déjà de résultats plus ou moins vastes et qui ont reçu, selon connus, tenter l'introduction dans les envileur étendue, ou les espèces d'un mème rons; des réunions remarquables et comme genre, ou celles d'une même famille, ou nombre et comme beauté de Ficus, l'un des celles encore de familles diverses ayant entre | genres les plus vastes du règne végétal, et elles quelques traits communs de ressem l'un de ceux aussi dont les formes spécifiblance. Les plantes dont se compose l'Arbo ques offrent le plus de dissemblances entre retum proprement dit seraient dignes, à elles ; puis de nombreuses suites d'Araliacause de leur développement, d'ètre citées, cées, de Bombacées, de Cycadées, de Yuccas car toutes rivalisent de force et de vigueur; dont une espèce, le Y. canaliculata, est et si, commeil nous l'a fait espérer, M. Ri- | représentée par un individu atteignant plus de vière voulait entreprendre ce travail en fa- | 5 mètres de hauteur, tandis qu'à sa base la veur des lecteurs de la Revue horticole, je lige ne mesure pas moins de 1m 80 de cirlui en serais pour mon compte bien recon conférence. La collection des Musacées est naissant.

aussi complète que possible, et le genre Ce que je viens de dire pourrait égale Strelitzia surtout est représenté par des ment et surtout s'appliquer aux végétaux spécimens d'un développement inaccoutumé formant chacun des massiss dont se compose et qui portaient presque tous encore, malgré l'école d'acclimatation, qui est située en face la saison peu favorable, leurs curieuses et de l'Arboretum. Combien ne serait-il pas élégantes inflorescences. intéressant, en effet, d'avoir pour chacun

B. VERLOT. d'eux une détermination botanique précise, l (La fin au prochain numéro.)

PLANTES NOUVELLES, RARES OU PAS ASSEZ CONNUES

Cerasus serrulata, Lindl. Variété très- 1 Rhyncosperirum jasminoides. Bien jolie, à peine connue dans les cultures, si ce convaincu qu'on ne peut jamais trop recomn'est, et encore peut-être, dans deux ou mander les bonnes plantes, nous revenons trois établissements, ce qui est regrettable. sur celle-ci dont nous avons déjà parlé dans Le Cerasus serrulata est un arbrisseau tout ce recueil. Cette espèce, en effet, est préaussi floribond et rustique que les Cerisiers cieuse et peut servir à différents usages, soit et Merisiers à fleurs pleines. Les feuilles comme plante grimpante à l'intérieur des ovales-arrondies, obtuses au sommet, sont serres, soit comme arbuste là où elle peut glabres, très-lisses, luisantes, et comme croitre en pleine terre. Chaque printemps, vernies en dessus, très-finement et régu en avril-mai, elle se couvre d'une quantité lièrement dentées sur les bords, portant sur considérable de fleurs blanches qui ont le pétiole, près du limbe, deux glandes glo- quelque ressemblance avec celles des Jasbuleuses, rouges, très-saillantes. Les fleurs, mins, et qui répandent une odeur des plus qui sont pleines, à pétales rose carné, bisides agréables qui rappelle celles de Jasmin et au sommet, un peu contournés, sont entou- de Girosle. Elle est assez rustique pour pasrées d'un calyce qui, après la floraison, per- ser parfois l'hiver en pleine terre à Paris, siste et devient d'un rouge sang. En s'adres mais alors la plante souffre et ne fleurit pas; sant à M. Decaisne, professeur-administra mais en pleine terre, dans une serre, elle teur au Muséum, on pourra obtenir des ra- est vigoureuse, s'allonge beaucoup (grimpe, meaux de cette espèce pour greller en fente comme l'on dit), et alors rien n'est plus immédiatement ou pour greffer en écusson, beau ni plus agréable. A Angers, le R. jasà partir du mois de juillet prochain.

minoïdes pousse et fleurit très-bien en - A ceux qui sont amateurs de très-belles pleine terre. C'est une espèce que tout amaplantes de serre chaude, nous pouvons re- | teur de bonnes plantes devra se procurer. On commander l'Ixcoru Javanica floribunda, i devra la tailler après la floraison, assez fleurs nombreuses, réunies en fortes grappes court même, si l'on veut, puisque les fleurs spiciformes, d'un rouge cocciné brillant. se montrent à l'extrémité des bourgeons. Elle est presque toute l'année en fleurs. Dire

CLÉMENCEAU. que c'est l'une des plus jolies espèces du genre, c'est faire son éloge.

Orléans, imp. de G. JACOB, cloitre Saint-Etienne, 4.

CHRONIQUE HORTICOLE (PREMIÈRE QUINZAINE D'AVRIL)

Concours d'appareils de chauffage organisé par la Société centrale d'horticulture, - Exposition de la

Société d'horticulture de Versailles, - Exposition horticole annexée au Concours régional de Chambéry. - Nouvelles livraisons de la Flore des serres et des jardins de l'Europe. -- Cours publics d'arboriculture et de viticulture de M. du Breuil. — Décoration prussienne accordée à M. Lepère fils. — Dernière livraison de la Belgique horticole. - Exposition d'horticulture à Bourges. -- Appareil de M. Pellain pour la destruction des hannetons. - La Vigne en Californie. - Note publiée par le Gardener's Chronicle. - Brochure sur la contagion de la panachure, publiée par M. E. Morren. – Exposition horticole å Toulouse. — Nouvelles variétés de Rosiers, de M. Verdier. -- Emploi des cendres pour détruire les vers blancs. — Le Prunier Capollin. — Catalogue de M. llenry Jacotot, de Dijon. — Les charlatans de l'horticulture, - Faits signalés par M. le commandant Quentin. – Enumération de quelques plantes mises en vente par des charlatans, à Cambrai.

Dans une de ses séances du mois d'août 1 Prix spéciaur. - Prix de Mme Furtado, dernier, la Société impériale et centrale présidente du comité des Dames patronesd'horticulture de France a décidé qu'un ses, pour Héliotrope, médaille d'or. -- Prix concours public pour l'expérimentation des de Mme Lusson, danie patronesse, pour appareils de chauffage aurait lieu en 1870, Résėda, grande médaille d'argent. à Paris. Nous n'avons encore rien dit de ce Tous ces prix sont indépendants de ceux concours qui, il faut le reconnaitre, pré- | accordés pour les concours indiqués au prosente de grandes difficultés dans l'installa gramme général de l'Exposition. tion, mais surtout dans l'appréciation des En outre de toutes ces récompenses, il appareils exposés, difficultés qui ont fait sera accordé des prix spéciaux : 1° pour des ajourner le concours à la deuxième quin | cultures remarquables ou des procédés parzaine de juin.

ticuliers qui peuvent offrir de l'intérêt pour

la pratique, et les améliorations importantes - Les 22, 23 et 24 mai 1870, la Société dans les diverses parties de l'horticulture; d'horticulture de Seine-et-Oise fera, à Ver- | 20 aux jardiniers de maisons bourgeoises ou sailles, une exposition d'horticulture et des même aux ouvriers travaillant dans des étaarts et industries qui s'y rattachent. Tous blissements d'horticulture. les horticulteurs et amateurs francais et Les personnes qui voudront prendre part étrangers sont invités à y prendre part à cette Exposition devront en faire la de108 concours sont ouverts, pour lesquels se- mande à M. le secrétaire général de la Soront accordées des médailles d'or, de ver- ciété d'horticulture de Seine-et-Oise, à Vermeil, d'argent, etc. Indépendamment de ces sailles. récompenses, et fidèle à son passé, la Société Comme les années précédentes, l'Exposimet à la disposition du jury un certain nom- tion aura lieu dans le parc de Versailles bre de prix exceptionnels dont voici la liste : (salle des Marronniers, quinconce du nord).

Plusieurs médailles données par S.M.l’Em-1 - Le jury devra se réunir le samedi 21 mai, pereur, ainsi que celle de S. A. I. Mme la à dix heures très-précises du matin. princesse Mathilde.

Pric d'honneur fondé par S. M. l'Impé - A l'occasion du concours régional d'aratrice, médaille d'or.

griculture qui aura lieu à Chambéry, du 21 Premier prix des Dames patronesses, au 29 mai 1870, il y aura une Exposition médaille d'or. - Premier prix de S. Exc. d'horticulture à laquelle sont invités tous les M. le ministre de l'agriculture et du com horticulteurs et amateurs français et étranmerce, médaille d'or. - Deuxième prix de gers. 14 concours se rapportant à l'horticulS. Exc. M. le ministre de l'agriculture et du ture ou aux arts et industries qui s'y ratcommerce, médaille d'or. — Prix de la ville tachent sont ouverts. -- Les récompenses de Versailles, médaille d'or. -- Deuxième consisteront en médailles d'or, de vermeil, prix des Dames patronesses, médaille d'or. / d'argent, de bronze, mentions honorables, - Premier prix de la Compagnie des che- et en prix pécuniaires. mins de fer de l'Ouest, médaille d'or. Deuxième prix de la Compagnie des chemins - Un fascicule, comprenant les 70, 8e et de fer de l'Ouest, médaille d'or. — Prix de ge livraisons du tome XVIII de la Flore des M. de Romilly, membre de la Société, mé serres et des jardins de l'Europe, vient de daille d'or. – Troisième prix des Dames paraitre. Au lieu d'en faire l'éloge, ce qui, patronesses, médaille de vermeil. — Qua du reste, serait complètement inutile, nous trième prix des Dames patronesses, mé nous bornerons à faire l'énuinération des daille de vermeil.

plantes que contient ce fascicule. Voici : 16 AVRIL 1870.

« ZurückWeiter »