Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

114

NOTES POMOLOGIQUES. avantageuses pour la vente, pendant que sa rouge sang foncé, renferme un jus trèsqualité hors ligne satisfait l'amateur le plus coloré, qui est fortement acidulé ; la matuexigeant. L'arbre ayant une tendance à se rité s'opère ici dans la première quinzaine former en boule, il sera plus propre au haut | de juillet. L'arbre ressemble beaucoup par vent qu'à la pyramide; il ne devient pas son port, son aspect, sa vigueur et sa fertigrand.

lité, à celui de la Griotte du Nord. Le seul Cerise Jeffrey's Duke.- Fruit assez gros, défaut que l'on puisse reprocher à la Griotte arrondi, rouge brun; à chair tendre, juleuse, | impériale, lorsqu'on la compare à cette sucrée, de première qualité ; mûrit dans dernière, consiste dans l'époque de sa matula seconde quinzaine de juin. Petit arbre à rité, qui n'offre pas les mêmes avantages branches courtes, formant un buisson com- pour la culture en espalier au nord. Mais ce pact. Variété curieuse et très-distincte, d'ori. | défaut passera inaperçu aux personnes qui gine anglaise, et fort peu connue sur le conti- la cultiveront pour sa véritable destination : nent; elle fait partie de la section des Cerises les conserves à l'eau-de-vie, ratafia, marasDuke ou Anglaises, et nous parait digne quin, etc. Bien que sa place soit, comme pour d'ètre répandue. L'arbre, par son peu de | sa, rivale, l'espalier au nord, on peut aussi vigueur et son port nain et ramassé, sera la cultiver avantageusement en plein vent. très-convenable pour les petites formés et C'est la Double marmotte de l'auteur des les petits jardins.

Fruits à cultiver ; il a tort, suivant nous, Le fruit possède un caractère que nous de l'assimiler aux véritables Montmorency. n'avons, jusqu'ici, observé dans aucune autre | Cerise Archduke. — Celte variété, de la variété, et qui consiste dans une pointe ou section des Cerises anglaises, ou Duke, est mucron que l'on trouve à l'extrémité de l'une des plus recommandables; mais, malpresque tous les fruits, et qui n'est autre heureusement, elle est comme tant d'autres chose que le style de la fleur, desséché et victime de la confusion inextricable qui règne devenu ligneux.

dans ce genre. Et si nous en jugeons par la Cerise Hâtive de Louvain. - A en juger description qu'en donne le seul ouvrage franpar une première récolte qu'a donnée ici çais dans lequel nous la trouvons signalée : ce Cerisier en 1869, cette variété nouvelle, | Les fruits à cultiver, nous sommes porté à que nous supposons d'origine belge, nous croire que la véritable Cerise de ce nom n'a paraît très-recommandable comme précoce existé jusqu'aujourd'hui qu'en Angleterre. parmi les Cerises aigres. En effet, ses fruits | En effet, d'après l'auteur, elle se distinguemoyens, de forme sphérique déprimée, d'un rail des autres variétés de sa section par la beau rouge brun, à chair aqueuse et aci- | vigueur de l'arbre et l'ampleur de son dulée, ont mûri du 15 au 25 juin, quinze feuillage ; mais c'est présisément le contraire jours avant la Cerise de Montmorency. que nous avons observé, et l'arbre que nous

Cerise Griotte impériale. — Quoique cultivons nous a toujours paru plutôt plus déjà assez ancienne, et cultivée en grand, faible dans son bois et dans son feuillage dit-on, dans le Lyonnais, cette remarquable que celui de la May Duke. Notre Archduke variété est encore fort peu répandue. Sans possède, du reste, un caractère tout partiêtre tout à fait de l'avis de M. Mas (1), qui culier, et qui n'aurait pas été passé sous la donne comme pouvant être consommée silence par l'auteur que nous venons de citer: crue, nous lui accordons plus de faveur que ce caractère consiste dans la profondeur du M. de Mortillet (2), qui l'exclut de sa série sillon du fruit, qui souvent est tellement de choix, après y avoir admis la Griotte du accentué, que ce dernier paraît partagé en Nord. Cette dernière, en effet, nous parait deux; c'est la seule, parmi toutes les Cerises lui être plutôt inférieure que supérieure, que nous connaissons, chez laquelle nous non pas comme qualité toutefois, car sous ayons remarqué ce caractère. ce rapport elles se valent, mais comme vo Le fruit est gros, plus gros que celui de lume du fruit. Car si l'une ou l'autre de ces la May Duke, d'un beau rouge brun; sa Cerises peut plaire parfois, quand, étant pres. | chair, tendre, juteuse, sucrée et finement que desséchés, on vient à goûter de leurs acidulée, plaît plus encore que celle de cette fruits, lorsque depuis longtemps on n'a pas dernière, à laquelle elle succède dans sa mangé de Cerises, ou que l'on est altéré, maturité. L'arbre, d'un meilleur port, est elles ne peuvent réellement, ni l'une ni également très-fertile, et se prête mieux à la l'autre, être classées parmi les Cerises de forme pyramidale, pour laquelle il sera l'un de table.

des plus avantageux. Il se comporte parfaiLe fruit, gros ou très-gros, se distingue tement en haut vent, et, comme chez toutes parmi les véritables Griottes, par sa forme les Cerises dites anglaises, l'espalier au ovale légèrement tronquée et son pédon nord augmente la durée de la maturation cule très-court; il est, à la maturité, d'un de ses fruits; cette dernière forme sera, en pourpre foncé presque noir; sa chair, d'un outre, plus particulièrement favorable à cette (1) Le l'erger, t. VIII, no 14, p. 31.

variété, dont le fruit acquerra un beau vo(2) Les meilleurs fruils, t. 11, p. 190.

lume.

[blocks in formation]

Cerise Nouvelle royale. — Voici certai- | terre, mais que nous regrettons de voir se nement la reine des Cerises par sa beauté; propager si lentement chez nous. A part nous ne craignons pas de la citer comme une M. de Mortillet, qui l'a parfaitement dérivale de la Reine Hortense. Et cependant, crite (1), nous ne la trouvons mentionnée quoique d'origine toute française ( nous dans aucun de nos ouvrages pomologiques, croyons qu'elle a été obtenue par Sageret), 1 et quelques pépiniéristes seulement comelle est à peine connue, et, à coup sûr, fort mencent à la signaler dans leurs catalogues. peu répandue, en France du moins. Les Nous ne croyons pas, comme M. de MorAnglais ont su l'apprécier mieux que nous, i tillet, qu'elle soit d'origine française. C'est, car ils la recommandent depuis longtemps, à notre avis, la plus belle et l'une des meilet la donnent comme un hybride de la Cerise leures parmi les Cerises très-précoces, et si de Montmorency et de la May Duke, cel elle n'est pas de toutes la plus précoce, peu que nous ne contestons pas, mais dont nous s'en faut. L'arbre est malheureusement un ne voyons aucune preuve, vi dans les carac- peu délicat, et doit, dans le grand verger, tères de l'arbre, ni dans ceux du fruit. céder la place aux variétés plus robustes et

Fruit très-gros, de forme irrégulière et plus fertiles; il pousse peu en bois, et forme caractéristique, souvent anguleux et comme une petite couronne å branches horizontales, carré, d'un beau rouge changeant et nuancé; portant de longues feuilles pendantes et pliså chair rosée, plus acidulée que celle des sées. Il est, par contre, très-avantageux pour Cerises anglaises, et moins que celle des " le petit verger d'amateur, ou pour former Cerises aigies; de première qualité ; sa ma- des mi-vent de jardin. Planté en espalier, å turité a lieu vers la mi-juillet. Arbre à l'exposition du midi, il dédommagera largebranches remarquablement courtes, nom | ment, par la beauté et la précocité de ses breuses et érigées, formant une tèle com produits, l'amateur qui, pouvant disposer de pacte, au feuillage abondant et. luisant, grands espaces de murs, lui aura réservé analogue à celui de la Griotte commune, et, cette place privilégiée. comme celui-ci, laissant un peu à désirer Cerise Adam's Crown. -- Cette variété sous le rapport de la fertilité; ce qui, joint de Guigne, qui probablement est d'origine à la particularité de son port, le fera pré anglaise, constitue un grand arbre, vigouférer pour la culture en pyramide, à laquelle reux, produisant de longues branches dresil nous parait spécialement destiné. Cepen- sées qui se couvrent littéralement de fruits dant l'espalier lui conviendra mieux, peut moyens, cordiformes-obtus, d'un rouge pâle, étre, qu'à aucune autre variété de Cerise, dont la chair, tendre et sucrée, est remareu égard au volume de son fruit, et, d'une quablement bonne. Il doit faire partie de autre part, l'amateur ne risquera rien, non | toute collection in peu étendue. Sa rusticité plus, en lui consacrant une petite place en | et sa prodigieuse fertilité lui assignent une haut vent, car il ne prendra jamais une grande | place dans le grand verger; ses fruits seront extension.

d'une vente facile, à cause de leur jolie apCerise Transparent. - Variété nouvelle, parence et de leur maturité précoce, qui venue d'Angleterre, mais dont nous ignorons s'effectue dans la première quinzaine de l'origine certaine. Nous avons tout lieu de juin. Son beau port et l'aspect agréable prosupposer qu'elle a été obtenue dans ce pays, | duit par l'ensemble de sa fructification encar nous ne la trouvons mentionnée dans gageront aussi l'amateur à lui réserver une aucun catalogue français. Elle est donnée ! place, soit au verger en haut vent, soit au comme un hybride de la May Duke et de la jardin fruitier, où il fera une jolie pyraReine Hortense ; elle se rapproche, en effet, mide. beaucoup de cette dernière par tous ses ca Cerise Choque. — Il existe, dans la partie ractères. Bien que nous n'en ayons encore nord-ouest du département de la Moselle, pu juger que quelques fruits, nous n'hési- | entre Metz et Thionville, une contrée où le tons pas à la recommander comme la plus | Cerisier prospère tellement bien, que les fine de toutes les Cerises tardives que nous habitants se sont livrés presque exclusiveconnaissons.

vement à sa culture, et en ont tiré de bons Le fruit, un peu moins volumineux que profits. C'est cette contrée qui alimente, pour celui de la Reine Hortense, est gros, ar- | ainsi dire à elle seule, le marché de Metz, et rondi-déprimé, d'un joli coloris rose cerise c'est par voilures que ce fruit v arrive penvif pointillé tout particulièrement; à peau dant les mois de juin et de juillet. Aussi, dans remarquablement mince, à chair assez ferme, les années où la production est un peu abonjuteuse, sucrée-acidulée, de toute première dante, le prix s'abaisse-t-il à ce point, à cerqualité; sa maturité a lieu vers la mi-juillet. tains moments, que la vente ne suffit plus Cette excellente et distincte variété devien pour payer la cueillette, bien que celle opédra, par excellence, croyons-nous, la Cerise ralion, s'effectuant à une époque où les trades amateurs de bons fruits.

vaux de la campagne sont ralentis, se fasse Cerise-Guigne pourpre hâtive. — Va- | à très-bon compte. riété bien connue et très estimée en Angle- ! (1) Les meilleurs fruits, t. II, no 3, p. 57.

116

NÉCROLOGIE. – L'ABBÉ BROU. C'est sur le territoire d'une commune de | dance du principe sucré que contient sa cette contrée, au village de Rombas, qu'est chair, qualité qui la rend éminemment pronée la variété qui nous occupe. Il y a lå un pre à la confection des confitures, parce petit coteau qui a nom la côle des Choques. | qu'elle exige moins de sucre que les autres. Lorsque nous voulûmes rechercher l'origine Elle est tellement appréciée à Metz pour cet exacte de cette précieuse variété, nous nous usage, que l'énorme quantité qui y est ameadressâmes aux anciens habitants du pays, née trouve toujours des acheteurs, les méqui ne purent nous dire l'époque où elle fut | nagères ayant bien soin d'attendre et de saisir remarquée pour la première fois, l'ayant le moment d'abondance pour faire leurs toujours vue répandue en très-grande quan- | conserves, qui sont d'excellente qualité. tité. Les uns prétendaient que la Cerise avait Le fruit est assez gros, d’un beau rouge pris le nom de la côte ; les autres, au con- | brun; la chair, d'un blanc rosé, est assez iraire, que c'était à la Cerise que la côte de- | ferme sans être croquante, juteuse et trèsvait son nom; toutes choses qui nous prou- | sucrée; la maturité a lieu vers la fin de juin. vèrent que cette variété était très-ancienne. L'arbre, qui appartient à la section des GuiIl ne nous a pas non plus été possible de gniers, est vigoureux et devient très-grand; découvrir l'étymologie de ce nom assez bi- il a un beau port pyramidal; sa fertilité est zarre. Quoi qu'il en soit, c'est une variété | abondante et bien soutenue. hors ligne pour le marché, et il serait bien å désirer qu'elle se répandit davantage. '

0. THOMAS,

Altaché aux Pépinières de MM. Simon-Louis frères, Son principal mérite consiste dans l'abon- !

à Plantières-lès-Metz (Moselle).

NÉCROLOGIE. - L'ABBÉ BROU

Pierre Brou naquit à Berchères-sur-Ves- | aucune peine ne lui coûtait pour étudier gre, en 1794. Il s'éteignit à Oulins, à l'âge toutes les espèces de la flore des environs. de soixante-seize ans, le 27 décembre 1869, Il explorait dans ce but les forêts de Dreux, après avoir, pendant quarante-sept ans, des- | de Normandie, de Mantes et de Ramservi cette paroisse.

bouillet, dans lesquelles il connaissait le Il eut ainsi la consolation refusée à tant recoin reculé, le vallon caché où se troud'autres de passer sa vie et de mourir près vait la plante rare qu'il avait longtemps de son berceau.

cherchée. Tout jeune encore, il se sentait attiré par Il commença aussi une collection ornitholes petites fleurs des campagnes, et à l'école logique, qu'il accrut successivement. primaire de son village natal, il les collec Sa modestie l'avait, jusqu'en ces dernières tionnait déjà et s'exerçait à les mettre en années, empêché d'écrire. Enfin, surmon-' herbier.

tant sa timidité, il fournit à la Revue hortiAprès ses études au séminaire de Ver cole quelques articles qui furent avantageusailles, il fut appelé à Anet, comme vicaire, sement remarqués. et nommé, au bout de quelques années, curé Nul plus que lui n'aimait les formes ord'Oulins. Il put alors, dans les loisirs de son nementales et les couleurs éclatantes des ministère, se livrer à ses goûts. Un peu plus | plantes exotiques, mais il regrettait aussi tard, il fut assez heureux pour être en quel- ' l'oubli dans lequel sont injustement tombées que sorte associé aux travaux d'un savant un assez grand nombre de nos plantes indibotaniste, l'abbé Daenen, alors curé d'Anet. gènes. Il avait entrepris la réhabilitation de Celui-ci se fit un plaisir de mettre à la dis ces dernières, et avait su, pour son propre position de son jeune collègue le fruit de ses compte, en tirer un excellent parti dans la investigations et de ses nombreux voyages. distribution des plates-bandes et des massifs De ce moment data la longue amitié qui ne de son jardin, où l'art se dissimulait, pour cessa de les unir depuis.

ainsi dire, sous l’exubérance de la végétaIl connut aussi, vers ce temps, l'illustre tion et l'envahissement des plantes grimLoiseleur-Deslonchamps, dont le souvenir pantes. était toujours vivant dans sa pensée. On Son humble presbytère, caché par le l'entendait quelquefois raconter que l'émi Lierre, était ainsi devenu un ermitage apnent auteur de la Flora Gallica, usé au dé proprié à ses goûts, une retraite ombreuse, clin de ses jours par les chagrins plus encore où il cultivait, avec les fleurs des parterres, que par l'âge, oubliait ses douleurs en re- | les plus belles plantes sauvages qu'il voulait venant aux chères occupations de sa jeu avoir chaque printemps sous les yeux. Là, nesse, et demandait souvent à son disciple le le Vernis du Japon, l'Arbre de Judée, l'Anom de certaines plantes échappé de sa mé- | cacia et le Noyer élevé se mariaient aux armoire infidèle.

bustes de nos haies. C'était alors le bon temps de la vie de Les lecteurs de la Revue horticole et du l'abbé Brou. Infatigable, dévoué à la science, | Bulletin de la Société d'horticulture n'ont

GREFFE DES POMMES DE TERRE. sans doute pas oublié les articles que, sous / vie et l'harmonie universelle de la créal'inspiration des mêmes idées, il a publiés | tion! dans ces deux recueils.

Sa charité, comme sa bienveillance, était La passion du naturaliste a été esquissée extrême. Il était vénéré de tous ceux qui dans des ouvrages d'ailleurs estimables, | l'avaient une fois approché, ainsi que des comme exclusive et fermant le cour à toute habitants des villages voisins, où son savoir autre affection. Nous n'avons ici ni à dé- | et son caractère étaient connus. fendre, ni à réfuter cette opinion. En tout. Mais, hélas ! la nature se lasse ! Du moins cas, si elle a été vraie quelquefois, elle ne : les infirmités de la vieillesse ne firent qu'efsaurait être appliquée à l'abbé Brou. Tous fleurer l'abbé Brou, et rien ne pouvait faire ceux qui l'ont connu ont pu apprécier l'a- prévoir à ses nombreux amis une fin si proménité et la modestie excessive de son ca- | chaine. ractère, la finesse de son esprit, l'exquise Il passa sur la terre en faisant le bien, délicatesse de son âme tendre et aimante. / selon les préceptes du Christ. Les relations

Il était enthousiaste des beautés de la na étendues qu'il devait à ses connaissances ture : les murmures du ruisseau, le chant | suffisaient à son ambition. Sa vie s'écoula des oiseaux, le bruissement des insectes le calme, paisible, sereine, exempte de traravissaient. Combien de fois, assis sous les verses, uniquement vouée aux intérêts des Saules de la prairie, le long des moissons autres et à ceux de la science. Sa mort fut ou au fond des bois, ne nous fit-il pas re- celle du sage : Rien ne troubla sa fin, ce marquer la grâce des feuillages, les charmes | fut le soir d'un beau jour. GABRIEL, du paysage, les manifestations infinies de la

Maitre adjoint à l'école normale de Chartres.

GREFFE DES. POMMES DE TERRE

Une question agitée depuis très-longtemps | vement toutefois. Les faits à l'appui sont en horticulture, et qui ne sera jamais réso- que des Pommes de terre d'une sorte dont lue d'une manière absolue, est celle qui se on avait enlevé les yeux, et qu'on avait remrapporte à l'influence du sujet sur la greffe. ' placés par d'autres, ayant été plantées, ont Jusqu'ici, en effet, on trouve sur ce sujet les produit des tubercules dont les caractères opinions les plus contraires, soutenues par étaient intermédiaires entre ceux des deux des hommes pratiques d'une grande valeur. | sortes (sujets et greffons) qui avaient été Loin de nous étonner, ce fait nous parait soumises à l'expérience. N'ayant vu aucune entièrement conforme à cette théorie que de ces expériences, nous nous bornons à les nous avons émise bien des fois, et que nous signaler, engageant tous ceux qui s'intéressoutiendrons toujours: ( que dans la nature sent à ces questions si importantes de vouil n'y a pas, et qu'il ne peut y avoir deux loir bien répéter les expériences et de nous faits absolument identiques. » Il y a plus, i en faire connaitre les résultats, Toutefois, et envisagée d'une manière absolue, la nous croyons devoir appeler tout particuquestion de l'influence du sujet sur la greffe lièrement l'attention sur une expérience aurait ce résultat, de contraindre le même analogue à celles dont nous venons de parler, homme à se déjuger sans cesse, de lui faire et que nous trouvons consignée dans le Gardire non sur ce qu'il avait dit oui, et vice dener's Chronicle, 1870. En voici l'extrait : versa. Le fait est tellement clair et évident, (..... L'année dernière, vers cette époque, que nous ne croyons pas devoir nous y arrê- un jardinier vint à l'établissement de Luter, autrement que pour le rappeler une combe, Pince et Cie, ayant à sa main une fois de plus,

belle Pomme de terre, à laquelle il attachait Depuis quelques années, l'attention de une grande importance comme nouveauté ; nos voisins les Anglais et les Allemands c'était une longue Kidney, appelée le Roi des parait s'ètre portée principalement sur les | géants, ayant des yeux dispersés sur toute greffes de Pommes de terre (1), en vue de sa surface. Je le priai de me couper un de savoir si, comme l'ont avancé certaines per ces yeux, ce qu'il fit. Mais craignant qu'il sonnes, le mélange des deux séves (du sujet n'y eut pas assez du tubercule adhérent à et du greffon) produit une sorte d'hybri- | l'eil pour le faire développer, je le greffai dation analogue à celle qui résulte de la fé- sur un beau tubercule de la Paterson Viccondation des fleurs de deux plantes. Sanstoria, en opérant ainsi : après en avoir enexaminer si cette théorie — qui au fond levé soigneusement l'oil, j'attachai les deux est très-rationnelle, à tort ou à raison -- sou | parties ensemble, au moyen d'épingles. Je lève de grandes objections, nous dirons que fis celte opération en présence de M. Pince. certains faits rapportés par des hommes, Je la plantai alors dans de bonnes conditions, qu'à bon droit on considère comme sérieux, et elle poussa vigoureusement. — Je buttai semblent démontrer l'affirmative — relati- les bourgeons au fur et à mesure qu'ils pous

(1) Nous reviendrons prochainement sur ce sujet. / saient. Lors de la maturité, j'arrachai le

118

SUBSTITUTION DES ARBRES FRUITIERS AUX ARBRES D'ORNEMENT. produit, qui était d'un boisseau et demi de fait, qui est des plus singuliers, en appelant Pommes de terre, de 2 à 9 pouces de lon sur lui toute l'attention qu'il nous parait gueur, d'apparence semblable:Kidney lisse, | mériter. Sans en tirer, pour le moment du mais avec des yeux à l'un des bouts seule moins, des considérations particulières, nous ment. Ce dernier fait est des plus remar croyons pourtant devoir faire remarquer quables ; il l'est d'autant plus que les deux qu'il paraît entouré de toutes les garanties variétés dont je me suis servi ont des yeux sur possibles, que l'auteur n'avait aucun intoute leur surface. J'en fis cuire quelques ! térêt à obtenir tel résultat plutôt que tel tubercules, et les trouvai farineux et d'excel autre, en un mot que ce fait s'est passé en lent goût, et je me propose cette année de présence d'un homme, M. Pince, qui å juste planter tout ce qui m'en reste, et c'est avec titre jouit de l'estime générale, et avec non plaisir que je vous ferai connaître les résul- | moins de raison passe pour un horticulteur tats que j'aurai obtenus. »

des plus éclairés de l'Angleterre. Nous nous empressons de rapporter ce !

E.-A. CARRIÈRE. SUBSTITUTION DES ARBRES FRUITIERS AUX ARBRES D'ORNEMENT DANS LA PLANTATION DES JARDINS Dans la chronique horticole de la deuxième \ 1er décembre), M. Carrière adresse des féquinzaine de novenībre (Revue horticole, I licitations à M. Oudin, pour la substitution

[graphic][subsumed][ocr errors][ocr errors][ocr errors][subsumed][ocr errors][subsumed][ocr errors][subsumed][merged small]

d'arbres fruitiers aux arbres d'ornement, I cions d'autant plus volontiers à M. Carrière, pour former des massifs. Nous nous asso- l que nous-même, dans quelques jardins que

« ZurückWeiter »