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le pétiole est long de 0m,40 a 0m,f2 ; les feuilles très découpées, presque laciniées; le pétiole à sa base n'est pas renflé, il est aussi presque amplexicaule; les fleurs, au nombre de trois sur chaque rameau, sont portées sur un pédoucule long de 0m,08 à 0m,09. Les bractées qui accompagnent sont au nombre de 5, dont 5 plus grandes, très étalées, arrondies aux extrémités, longues de près de 0m,02 et larges de0m,04. Cette plante donne des fleurs très simples et d'un beau lilas. Nous ne la signalons ici que comme une plante botanique, ainsi qu'une autre espèce que M. Brongniart a nommée dahlia pubescens. Ce dernier porte aussi des fleurs lilas; il a des rapports avec les dahlia ordinaires, mais il en diffère par la quantité de poils qui recouvrent la surface des feuilles. Ces deux plantes nous ont été envoyées du Mexique par M. Ghiesbreght, en 4 844. On les cultive de la même manière que les autres espèces connues.

Nbomamn.

Note sur un semis de dahlia fait en 4845.

M. Guénot, grainier à Paris, a fait cette année dans son jardin, situé à Ivry-sur-Seine, un semis de dahlia dont les résultats ont été des plus satisfaisants. Sur 5.000 plants, 1,750 ont fleuri, et sur ce nombre mille dahlia environ étaient à fleurs pleines. J'ai fait partie d'une commission chargée d'aller visiter ce beau semis, et les commissaires ont pu choisir 50 plantes magnifiques, parmi lesquelles il s'en est trouvé plusieurs a fleurs panachées ou ponctuées de diverses couleurs. Nous avons félicité, surun semis aussi heureux, cet horticulteur qui se propose de ne les livrer an commerce qu'à la fin de l'année 4 846, après avoir suivi et observé la seconde floraison.

PÉPIN.

Note sur la culture du Pourpier à grandes fleurs, Portulacca grandiflora, et du Pourpier Thellusson, Porlulacca Thellussoni.

Le pourpier à grandes fleurs est originaire du Brésil et vivace dansson pays natal. Ses tiges, rougeâtres, faibles, tombentà terreetformentune rosette assez élégante; ses feuilles, d'un vert clair, sont subulées (en forme d'alêne) et charnues. A l'extrémité des rameaux naissent des fleurs larges d'environ 0m,06, a cinq pétales pourpre violacé, à reflets salines, avec un large onglet blanc; le pistil formant une petite houppe dorée, et les étamines nombreuses Je la même couleur se détachant admirablement sur le fond blanc de la fleur. Le Porlulacca Thellussoni, qui ne paraît «ître qu'une variété du P. grandiflora, a les fleurs d'une belle couleur rouge cocciné avec le fond jaune soufré. Ce» deux plantes sont charmantes et produisent un très bel effet, soit qu'on les plante en pleine terre ou qu'on les tienne en pots, car, quoique leurs fleurs ne durent qu'un jour, elles se succèdent sans interruption pendant plusieurs mois.

Ces pourpiers, si on les traitait comme vivaces, exigeraient l'abri d'une serre pendant l'hiver et seraient même probablement assez difficiles à conserver; mais, en les cultivant comme plantes annuelles, nous en obtenons de très bons résultats. Nous semons en avril, en pots en terre bien meuble. La graine est très fine et demande à être très peu recouverte. Les pots sont placés sur couche, sous châssis pour le mieux, mais cela n'est pas nécessaire, et nous ne donnons à ce semis d'autres soins que ceux de bassinages modérés, de manière à ce que l'eau n'entraîne pas la graine, ce qui arriverait si l'on arrosait sans précaution ; ce soin, du reste, est recommandé pour tous les semis de graines fiues. On donne de l'ombre, au besoin, pour qu'un soleil trop vif ne détruise pas les jeunes plants. Vers le mois de mai, ceux-ci sont hauts d'environ 0m,40 a 0m,45, et peuvent être plantés en pleine terre ou dans des pots. La terre ordinaire du jardin suffit presque toujours; mais il convient de choisir une place exposée au soleil, car les fleurs ne s'ouvrent pasa l'ombre. On peut planter par pieds isolés; on obtiendra cependant plus d'effet en réunissant les plantes par groupes ou petits massifs, et en mariant les deux variétés dont les couleurs contrastent bien entre elles.

On cultive aussi et de la même manière le Porlulacca Giliesii, originaire du Chili; il est voisin du grandiflora par la couleur de sa fleur, mais celle-ci est plus petite, et ses pétales, plus étroits, restent toujours un peu chiffonnés.

Louis Vilmorin.

Cereus militaris.

Tous les voyageurs naturalistes qui ont parcouru le Mexique y ont appris l'existence d'une espèce de cereus, portant une coiffure élevée, en forme de colback de grenadier. Cependant aucun de ces voyageurs n'a pu découvrir jusqu'à ce jour ce végétal remarquable. M. Joseph Vandyck, d'Anvers, voyageant depuis quelques années dans ce pays immense, a eu le singulier bonheur de trouver ce fameux cacius, et l'a envoyé dernièrement a M. de Jongbe, de Bruxelles, chez lequel je viens d'admirer celte plante bizarre.

Ce genre de cactus a reçu le nom de cereus, à cause de sa ressemblance avec ses congénères, et demilitaris, à cause de sa coiffure qui ne se forme que lorsque la plante a acquis 8 à 10 ans. Le nombre de ses côtes diminue à mesure que le colback se développe. « Dans le pays ot sur les lieux où il croît, dit M. Vandyck, il a d'abord 13 a 16 côtes; mais au moment où le colback se forme et se dresse, on n'en voit plus que 6, 7 et 8. Parvenu à sa grandeur ordinaire, le candélabre se dresse et se développe; il produit, dans cet état, un effet magnifique, dont les indigènes comme les étrangers sont fortement impressionnés. C'est alors aussi que le colback se couvre de fleurs au sommet et tout autour. Ces fleurs, assez grandes, sont d'un beau jaune et répandent une agréable odeur de vanille. De plus, elles durent longtemps et récompensent ainsi l'attente assez longue de l'amateur qui cultive ce cactus. »

M. de Jongbe sera bientôt en mesure d'en livrer aux amateurs de ce genre de plantes.

ÀUDOT.

Nous avons lieu de croire que le cereus qui vient d'être décrit est le Pilocereus nigcr envoyé au Jardin des Plantes par M. Ocampo, et que nous avons décrit dans notre dernière livraison, p. 289.

Futcrœa gigantea, Vent., Dec. Agave fcetida, !..— Agave comme linii, Salm-dyck.

Cette plante est en fleur depuis le 7 novembre dans les serres du Muséum; le tronc ou tige a 0m,55 de hauteur sur 0"\I2 de diamètre, surmonté d'une touffe de feuilles d'un vert gai, garnies de quelques épines a la base, et terminées en pointe; du centre de ces feuilles s'élève une hampe de 6 mètres environ, garnie de bractées disposées en spirale jusqu'aux deux tiers de la hampe, ensuite garnie de branches florifères au nombre de 28 a 50. Les fleurs qui y son! attachées sont d'un blanc verdùtre, pendantes, odorantes; la pousse de cette hampe a commencé vers le 2 septembre, à l'air libre ; on l'a rentrée tout de suite en serre chaude, où aujourd'hui, 18 novembre, elle a cessé de s'allonger. Cette rapidité de végétation peut être comparée à celle du bambou, mais cependant le bambou aurait atteint une hauteur double dans le même temps; il est vrai que lo Furcrœa est une tige a fleurs, tandis que le bambou ne produit que des feuilles; ensuite le premier est cultivé en caisse, tandis que le second vient en pleine terre. Ce n'est pas la première fois que cette plante fleurit au Muséum, mais les époques de floraison sont si éloignées, que l'on peut se permettre de l'annoncer, car il y a beaucoup d'amateurs qui n'ont jamais su que celte plante fleurissait dans les serres du Muséum.

La fleur de cette plante, aulieude donner des graines, se transforme en un bulbille feuillé que l'on plante sur-lechamp. L'individu que nous venons de décrire provient ; d'un bulbille récolté et planté il y a trente ans.

Neumann.

De l'impossibilité de la naturalisation des végétaux.

J'ai entendu souvent parler de la naturalisation des végétaux comme d'une chose naturelle, facile a obtenir; on citait même des plantes originaires des pays chauds qui, disait-on, s'étaient naturalisées chez nous, et j'ai osé une fois m'élever contre celte assertion. Aujourd'hui je viens, appuyé de faits et d'expériences, démontrer l'impossibilité de la naturalisation des végétaux, afin de désabuser ceux qui espèrent encore, d'après cette théorie mal fondée, pouvoir enrichir notre sol d'arbres exotiques que la nature a fait naître dans des climats favorisés d'une plus haute température moyenne que la nôtre.

Je ne suis pas le premier qui repousse la possibilité de naturaliser les végétaux : dès 4850, mon ami M. Poiteau en expliquait l'impossibilité aux élèves de l'institut horticole de Fromont; plus tard, en 1857 et 1842, il a lu, à la Société royale d'horticulture, deux mémoires remarquables pour prouver l'illusion de cette théorie ; je suis heureux de me trouver d'accord avec lui.

Je commence par prévenir que les mots naturalisation et acclimatation appliqués aux végétaux ont a peu près la même signification pour moi, et qu'en combattant la naturalisation je combats également l'acclimatation. Un homme dont la mémoire sera toujours honorée, André Thouin, ue (ut peut-être pas le premier qui crut que les végétaux pouvaient se naturaliser, mais il fut le premier qui érigea cette idée en axiome, il y a plus d'un demi-siècle, et, tint qu'il a vécu, il n'a cessé de l'enseigner, espérant qu'il en résulterait quelque avantage pour ses concitoyens; caria pensée dominante de ce digne professeur a toujours été l'accroissement du bien-être général. Malheureusement les lois de la nature ne sont pas toujours d'accord avec les calculs, les espérances des hommes les mieux intentionnés, et depuis qu'André Thouin a établi des règles pour naturaliser les végétaux, c'est-a dire pour les accoutumer, eux ou leurs descendants, à supporter une température plus froide que celle du climat où la nature les a fait naître, nous n'avons encore vu aucun de ces végétaux devenir plus robuste et supporter mieux la rigueur de notre climat.

Voici la règle indiquée par André Thouin pour amener les générations d'une plante tropicale à se naturaliser chez nous, c'est-a-dire à y vivre en plein air et supporter, sans souffrir, la rigueur de nos hivers.

Cette règle consiste à cultiver une plante des zones chaudes en serre chaude jusqu'à ce qu'elle y produise des graines, on sème ces graines, on ressème les graines des plantes qui en proviennent, et, en semant toujours les plus nouvelles graines pendant trois, quatre, dix générations, on obtient, à la fin, des plantes naturalisées, c'està-dire des plantes qui supportent nos hivers en pleine terre.

Je le demande, quelqu'un a-t-il jamais vu une pareille naturalisation? On semait beaucoup de plantes de cette manière avant André Thouin, on en sème encore tous les jours, et jamais ou n'a obtenu une plante plus capable de supporter nos hivers en pleine terre que celle qui en a fourni la graine.

Thouin nous dit que c'est de cette manière qu'on a naturalisé la Belle de nuit chez nous; mais celte plante n'est nullement naturalisée : elle est vivace dans l'Inde, son pays natal, et, depuis bientôt trois cents ans qu'on la sème chaque année en France, sa racine gèle tous les hivers en pleine terre.

Partant de cette erreur, Thouin ajoute que c'est ainsi que le Cyclamen d'Asie, le Sainfoin manne des Israélites, la Luzerne de Mèdie et beaucoup d'autres plantes étran

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