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u M de nos meilleurs fruits; mais elles étaient plus fermes, et par conséquent se conservaient plus longtemps.

Parmi ces fruits je n'ai remarqué que des caprons, et surtout la fraise des Alpes d'été, dite fraise des quatre-saisons.

Cette afflueoce de fraises à bas prix, circonstance qui a singulièrement étendu le rayon d'approvisionnement des marchés de Paris, ne saurait être attribuée qu'à la rapidité de communications que nous devons au réseau des chemins de fer. Pépin.

Application du magnétisme à l'horticulture.

Un médecin de Saint-Quentin, M. Picard, a envoyé sous ce titre, a la Démocratie pacifique, le récit de quelques expériences. Nous les enregistrons purement et simplement comme un Puff spirituel.

« Frappé de l'unité du principe vital chez tous les êtres organisés auxquels revenaient sans cesse mes somnambules passées a l'état d'extase, je résolus de faire l'application du magnétisme animal sur les végétaux et d'étudier ses effets.

« Quoique ayant peu de confiance, je me décidai a expérimenter sur des greffes; voici ce qui advint:

« Le 5 avril, je greffai en fente six rosiers sur six beaux et six vigoureux églantiers. Je les avais choisis au même point de végétation, ce qui m'était facile, en ayant planté quinze cents en octobre.

« J'en abandonnai cinq a leur marche naturelle, et je magnétisai le sixième (un rosier de la reine) matin et soir, pendant environ cinq minutes seulement; le 4u, le magnétisé, que je désignerai sous le n° 4, avait déja développé deux jets de 0m,0l de long, et le 20, les cinq autres entraient à peine en végétation.

« Au 40 mai, le n° I avait deux beaux jets de 0m,40 de haut, surmontés de dix boutons; les autres avaient de 0m,05 à 0TM,40, et les boutons étaient loin de paraître. En tin, le premier fleurit le 20 mai, et donna successivement dix belles roses!... Ses feuilles avaient euviron le double d'étendue de celles des autres rosiers.

«Voici leur mesure: 0mJ8 de longueur a partir de la tige à l'extrémité de la foliole terminale qui avait 0m,08 de longueur sur 0m,06 de largeur.

Je le rabattis aussitôt la fleur passée, et en juillet il avait acquis 0m,i2, et me donnait, le 25, huit nouvelles roses. Je le rabattis de nouveau à 0m,l5, et aujourd'hui, 26 août, il forme une belle tête par douze rameaux flerifères de 0m,64 de haut.

« Ainsi cette greffe faite le 5 avril ayant donné en deux floraisons dix-huit belles roses, est sur le point de fleurir pour la troisième fois, et j'ai tiré des rameaux que j'ai rabattus trente-huit écussons, dont plusieurs ont déjà donné des fleurs depuis trois semaines, tandis que les cinq autres n'ont fleuri qu'à la fin de juin, et leurs rameaux n'avaient acquis que 0TM,i 5 à 0m,20; un seul en avait acquis 0m,20 !...

« Encouragé par ces essais faits dans le doute, et voulant expérimenter d'une manière plus précise et plus concluante, je posai, le 4 4 mai, trois écussons de la rose Devoniensis.

« Je les désignerai par les n°• 1, 2 et 5. Le n° 4 fut tout de suite magnétisé, et j'abandonnai les deux autres à la nature.

« Le 4 0 juin, le n° 4 avait un seul rameau de 0m,55 et trois boutons, le n° 2 avait 0m,02, le n° 5 en avait 0m,05.

« Je changeai alors de méthode, et magnétisai les n*• t et 5 pour les arrêter, le n° 2 pour le faire partir.

« Au 20 juillet, le n° I était resté à 0m.55; deux boutons avaient avorté, et le troisième avait donné une chétive rose presque simple. Le n° 2 avait deux beaux jets de 0m,66, surmontés de trente-deux boutons. Le n° 5 avait seulement 0m,04, et ses feuilles avaient à peine 0m,05 de longueur de la tige a l'extrémité de la foliole terminale; celte dernière n'avait que 0m,04.

« Le n° 2 avait, le 25 juillet, une belle rose de 0m,42 de diamètre bien double, bien pleine; les pétales étaient presque aussi épais que ceux d'un camellia. Tous ceux qui l'ont vue l'ont admirée; le 14 août, il y avait quinze roses ouvertes, la plus petite avait 0m,08 de diamètre. Les trentedeux boutons avaient parfaitement fleurit

« Outre ceux désignés, j'ai magnétisé assez bon nombre de sujets sans y mettre beaucoup de suite, et tous sont bien supérieurs aux autres par leur belle végétation et leur floraison.

« Enfin je voulus pousser à l'extrême et savoir si je pourrais agir seulement sur une partie d'un végétal.

« A cet effet, sur un beau pêcher de grosse mignonne en espalier, je choisis un rameau du centre sur lequel il y avait trois pêches; je le magnétisai tous les jours pendant environ cinq minutes, et au bout de quelques jours seulement ces trois pêches se faisaient déja remarquer par leur volume! Je commuai, et le 24 août je cueillis ces trois pêches en parfait état de maturité; elles avaient Gm,24, 0o,,22 et 0m,21 de circonférence, grosseur que presque jamais celte espèce de pêche n'atteint dans notre pays froid et retardataire. Les feuilles de ce rameau étaient sensiblement plus épaisses que les autres, et leurs nervures avaient le double de grosseur; le reste du fruit de ce pêcher est d'une belle venue, il est au même point de maturité que celui des autres jardins du pays, c'est-à dire qu'elles ont toutes environ 0"YI4 à 0m, l5 de circonférence, et que très probablement on n'en cueillera pas avant le 20 ou le 25 septembre, ce qui fait près d'un mois d'avance sur le même arbre et sur tous ceux des environs.

« Je vous abandonne tous ces faits sans aucun commentaire; plus habile que moi décidera du mode d'action, etc.

« Mon but est seulement, en faisant connaître ces observations, de faire naître à d'autres magnétiseurs l'envie de les renouveler. » Dr Picard.

Chauffage des serres par le calorifère à air chaud
chargé d'humidité.

M. Delacretaz, propriétaire a Vaugirard, vient de faire construire une serre qui nous a semblé ne rien laisser à désirer.

Cette serre est divisée en trois parties; elle a «ne longueur totale de 55 mètres, non compris le vestibule qui sert à faire les rempotages; la largeur est de 4m,80; la hauteur sur le devant est de 2 mètres, et sur le derrière de 4m,50.

Le vitrage extérieur, ainsi que celui des cloisons intérieures, est formé de verre double blanc de Choisy le-Roi; chaque feuille de verre est assujettie entre deux mastics ayant seulement 0m,002 de recouvrement; ce recouvrement est lui-même contremastiqué intérieurement. Dans le haut du mur du fond sont établis des trous ronds fermant avec un volet pour qu'on puisse opérer la ventilation à volonté; service qui consiste à tirer une corde retombant dans l'allée de la partie antérieure de la serre. Je n'avais pas vu encore une ventilation aussi simple et aussi commode que celle-là.

La serre chaude a 42 mètres de long; presque toutes les plantes y sont en pleine terre; dans cette serre s'élève un rocher magnifique, au pied duquel se dessine une petite pièce d'eau de forme anglaise.

La serre aux peiargoniums a \ 0 mètres de long; au milieu règne une rangée de gradins en bois. La serre aux camellias, etc., de la longueur de U mètres, est presque totalement plantée en pleine terre.

Sur le devant de ces trois serres sont des bâches formées avec des dalles de 0m,06 à 0m,07 d'épaisseur. Celte serre a été construite avec du picli-pin,(pmusn'</ida) pin très résineux qui vient de la Virginie ; son bois est très lourd; c'est celui de tous, m'a dit M. Delacretaz, qui absorbe le moins «l'eau il résiste même mieux que le chêne à l'action destructive de l'air et de l'humidité. M. Delacretaz le considère comme le bois le plus convenable pour ce genre de construction lorsqu'il n'y a pas beaucoup d'assemblages à faire, comme, par exemple, pour les serres chaudes, dont la partie supérieure n'a pas besoin de châssis mobiles.

Ces serres sont chauffées au moyen d'un calorifère à courant d'air chaud, pareil a celui qui existe dans les serres du jardin botanique d'Orléans, dirigées par M. Delaire; ces calorifères ont été fournis par M. Jumenlier fils, chaudronnier-fumiste a Orléans.

Ce mode de chauffage est un des meilleurs que l'on connaisse pour la santé des plantes. Le calorifère est établi dans la cave au-dessous de la serre; l'air à échauffer est pris dans cette cave et parcourt l'intérieur du calorifère ; il pénètre dans la serre par des bouches de chaleur ménagées de distance en distance; ces bouches sont garnies de petits pivots qu'on ouvre plus ou moins, selon les besoins. L'on peut ainsi avoir 20° dans la serre chaude, lorsque les autres serres sont a A" ou a 10°. Dès que le feu est allumé, l'air chaud entre dans les serres ; en moins de dix minutes, la température peut s'élever de 5 à Aa dans la serre chaude la plus voisine du calorifère; dans la serre plus éloignée, ou peut faire monter le thermomètre de 4 à 2° dans le même espace de temps.

L'air chaud arrive dans les serres avec assez de force pour faire frémir le feuillage comme s'il était agité par une légère brise d'été; celte chaleur est sèche, mais on peut la reudre humide à volonté, ce qui est un des plus précieux avantages d'un mode de chauffage artificiel. Une autre condition non moins digne d'être appréciée dans le système de calorifère dont je parle est l'économie de combustible.

Il est important, avec un calorifère à air chaud, d'avoir un très bon tirage, sans cela on serait exposé à avoir de la fumée dans les serres. M. Delacretaz, pour tirer parti de la chaleur de la fumée, a fait établir un petit conduit souterrain de 0m,50 de hauteur et 0m,40 de largeur, recouvert d'une plaque de fonte dans son parcours dans la serre; il a si bien réussi qu'à peine si la dernière plaque de recouvrement est tiède après qu'on a fait longtemps du feu; ce conduit souterrain se rend dans une cheminée de 55 mètres d'élévation et très éloignée des serres. Cette cheminée se trouve au milieu d'une fabrique et reçoit aussi toutes les fumées des ateliers. Le registre qui règle le tirage du fourneau du calorifère n'a pas 0m,05 d'ouverture. A cheval sur l'orifice du foyer est un vase en cuivre maintenu plein d'eau au moyen d'un autre vase en dehors du calorifère, qui indique le niveau du vase intérieur qui doit toujours être plein. Cette eau se dépense très vite; elle est absorbée par l'air chaud qui la transporte dans la serre.

Les tuyaux en tôle assez mince, employés dans ce calorifère, sont susceptibles de s'oxyder et d'être détruits assez vite par l'effet de l'air moite intérieur qui les parcourt et de l'humidité dont est saturée l'atmosphère de la serre qui les entoure à l'extérieur; chacun sait aussi qu'une surface métallique se refroidit promptement. Pour parer à ces deux graves inconvénients, M. Delacretaz enveloppe ces tuyaux de morceaux de briques liés par du plâtre coulé, c'est-à-dire que le tuyau se trouve entre deux dalles et que le vide est comblé avec du plâtre et des morceaux de briques; le tout est recouvert d'une plaque de plomb à rebord, afin d'y pouvoir mettre du sable, sur lequel on pose des pots; de cette manière, M. Delacretaz évite l'humidité sur les tuyaux. C'est ainsi que sont disposés les conduits de chaleur de la serre chaude; les conduits des autres serres sont enterrés dans le sol au milieu d'une voûte circulaire en briques ; au-dessus sont les bâches isolées de l'air cliaud. Avec ces précautions, les tuyaux en tôle peuvent se détruire sans que le cylindre qui les entoure, et dont l'épaisseur est de 0m,4 2 et plus, soit altéré; ces conduits ne sont pas sujets à un refroidissement prompt. Cette amélioration est due à M. Delacretaz. Le feu de cet appareil étant allumé à cinq heures du soir, et eonlinué jusqu'à dix heures le matin, à sept heures l'air -qui parcourt les conduits est encore chaud. Voulant avoir des bâches sur le devant de ses serres pour

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