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cionidées). Ce joli arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, envoyé depuis peu au Jardin du Roi, par M. le baron Hugel, de Vienne, a fleuri pour la première fois en France en mars 1845. Tige droite, rameuse; feuilles filiformes, longues de 4 à 5 centim., un peu velues, les inférieures opposées, les supérieures alternes; bractéoles petites et caduques à la base de l'ovaire; fleurs capitées, longuement pédonculées, garnies d'écailles à la base, comme celle des bleuets, d'un rose frais, plus vif au sommet des pétales; disque composé de fleurettes jaunes ; les fleurs ressemblent beaucoup à celles du Rhodanthe manglesii. Cet arbrisseau se cultive en terre de bruyère sableuse à mi-ombre pendant l'été, et doit être rentré en serre tempérée près des jours; on le multiplie de boutures

Un nouveau Lilas. (Extr. du Bot.-Reg.)

Lilas De L'himalaya. Syringa etnodi. Bot. Reg. Les rameaux de ce lilas portent des excroissances verruqueuses d'un vert pâle ; les feuilles sont très-pâles sur la face externe; les pétales de ses corolles blanches sont longs, acuminés, et crochus en dedans. Cet arbrisseau de plein air s'élève à la hauteur de 1 mètre à 1 mètre 60; les fleurs, qui se sont montrées en avril en Angleterre, loin d'avoir le parfum des autres lilas, exhalent, au contraire, une odeur désagréable. Néanmoins marié avec d'autres arbrisseaux, il peut servir à l'ornement des bosquets et des massifs.

Choix de Plantes nouvelles annoncées dans les journaux anglais.

Dipladenia crassinoda. A. Dec. (fam. des Apocynées). } Cette plante, originaire du Brésil, était connue en Angleterre sous le nom-d'Echites crassinoda ; M. Makoy de Liége la possédait aussi sous le nom d'E. corassa. "Mais lors qu'elle fleurit en Agleterre, en octobre 1844, on reconnut

Qu'elle appartenait au genre Dipladenia, distrait par Alp. lecandolle des Echites. On connaît de ce genre 20 espèces; celle dont il est ici question a beaucoup d'analogie avec VE. splendens, dont elle diffère cependant par ses fleurs moins grandes, mais d'un rose plus vif, par la forme des feuilles plus petites et non cordées à la base et par un

sous cloche.

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appendice charnu en forme de bague dente'e, qui entoure les tiges aux points d'insertion des feuilles. C'est une belle plante grimpante de serre chaude, d'une culture semblable à celle de l'jE. splendens.

Tetratheca hirsuta Lindley. Tremandra Hugelii Hort. (fam. des Trémandrées). Introduite en 1843, en Europe , par M. le baron Hugel, cette charmante plante de serre froide se recommande aux amateurs par ses jolies et nombreusrs fleurs rose foncé et son feuillage léger d'un vert gai. Culture en terre tourbeuse, calcaire, mêlée de sable par portions égales; arrosements fréquents et beaucoup d'air en été en l'abritant des rayons solaires; en hiver on la rentre en serre froide, où elle est traitée comme les plantes de la Nouvelle-Hollande.

Eria vestila, Lindley. Nous signalons cette orchidée nouvelle de l'archipel indien.non-seulement à cause dela singularité de ses fleurs à calice rouge orangé et à pétales blancs, mais aussi parce qu'elle est entièrement couverte de poils rouges, caractère remarquable en ce que c'est la première fois qu'il se présente aussi évident dans la famille des Orchidées.

Barbacenia squamata, Bentuam. Les espèces de ce genre, dont on mentionnait 12 jusqu'à présent, ne se rencontrent, au dire de Martius, que dans une limite très-étroite du Nouveau-Monde, entre les 14e et 23e degrés de latitude sud, à une élévation de 300 à 1800 mètres au- dessus de la mer, dans des situations montagneuses et sèches, parmi les roches schisteuses. La B. squamata, trouvée sur les montagnes des Orgues en 1841, semble différer, sous quelques rapports, de ses congénères. Par la couleur de ses fleurs et sa taille, elle ressemble aux B. tricolor et tomentosa; elle en diffère par la forme de son périanthe d'un rouge orangé très-joli, à tube cannelé, adné à l'ovaire et marqué de petits points ou glandes saillantes; elle est remarquable surtout par la nature de ses étamines, dont les filets sont, contre l'ordinaire, courts et larges , et à peine bifides. C'est un genre assez difficile à cultiver; cependant on cultive avec assez de succès, au Jardin du Roi à Paris, l'espèce connue sous le nom de Barbacenia pur pur ea.

Tropœolum Lobbianum. M. Bentham avait donné le nom de T. pellophorum à une espèce trouvée par Hartweg dans les champs de Loja; ses caractères spécifiques sont parfaitement applicables au T. Lobbianum, dont les graines ont été aussi envoyées de la Colombie, excepté pourtant que le premier était annoncé comme annuel, tandis que le second est vivace; depuis, il a été reconnu que tous deux sont vivaces. Or, il est probable que ces noms désignent la même plante. Le T. Lobbianum ressemble beaucoup au T. Moritzianum par le port, le feuillage et la couleur des fleurs, il s'en distingue par les lobes moins accusés de ses feuilles et par le velu de toutes ses parties; les pétales, bien que frangés, le sont d'une manière moins sentie que dans le T. Moritzianum. Les différentes et belles espèces du genre Tropœolum , connues aujourd'hui, laissent un vaste champ à l'hybridation. (Extrait du Parton's magazine.)

Sur les Gloxinia, Gesneria et Achimènes.

Gloxinia tubiflora. Bien qu'introduite en France depuis trois ans, cette belle plante est peu répandue encore dans les collections; c'est une charmante espèce à fleurs d'un beau blanc pur, d'une odeur très-agréable, les tubes sont longs de 6 à 7 centim.

A propos de cette plante, dont le Botanical Begister donne la figure, le docteur Lindley pose cette question : Qu'est-ce qui constitue le genre Gesneria? — Qu'estce qu'un Gloxinia? — Qu'est-ce qu'un Achimènes? Pour faciliter la connaissance de ces trois genres si rapprochés à ceux de nos lecteurs auxquels ils sont peu ou point connus, nous mettons sous leurs yeux la réponse du docteur Lindley, d'après Martius et Decandolle.

Gesneria. — Calice presque égal; corolle tubulée ayant cinq gibbosités, ou renflée également, à sa base; anthères soudées entre elles dans la jeunesse; 2 à 5 glandes autour de l'ovaire.

Gloxinia. — Calice égal; corolle campanulacée irrégulière, à base gibbeuse d'un seul côté j anthères soudées; 5 glandes autour de l'ovaire.

Achimènes.— Calice égal; corolle tenant de la forme des deux précédentes, à base gibbeuse d'un seul côté; anthères librei ; glandes entourant l'ovaire comme d'un anneau.

A ce sujet, je dirai que le Gloxinia zebrina, qui est connu partout sous ce nom , n'est autre qu'un Achimènes, ce dont on peut se convaincre en voyant les racines et en comparant les caractères botaniques. Neumann.

Prune de Bavay.

Plusieurs journaux ont parlé de cette prune que peu de personnes, en France, ont été à même de juger. « On l'a » déclarée belle et excellente, et devant prendre place à » côté de la reine-Claude sur laquelle elle l'emporterait par n le volume qui mesurerait jusqu'à 15 centimètres en cir•, conférence ». Quant à moi, qui n'ai pas eu le moyen de répéter des expériences de dégustation, je l'ai jugée moins savoureuse que la reine-Claude qui pourrait bien rester encore la reine du genre. Elle a été trouvée par M. Espérin , officier en retraite à Malines (Belgique), à qui on doit déjà les poires Joséphine de Malines et le soldat laboureur. M. Espérin a gagné, il y a trois ans, cette prune qu'il a dédiée à son ami, M. Éavay, directeur de la pépinière royale de Vilvorde. « Sa forme, selon la description faite par M. Camuzet dans les Annales de Flore, « est moins régulièrement sphérique que celle de la reine-Claude, surtout vers le sommet qui est souvent terminé en pointe très-obtuse. Elle est aussi un peu comprimée, de sorte qu'elle a, dans un sens, un diamètre plus étroit que dans l'autre. Du reste sa couleur est la même, elle est un peu moins piquetée, mais très-fortement marbrée de rouge. Elle mûrit plus tardivement que la reine-Claude, et donne jusqu'à la fin de septembre. L'arbre est vigoureux et fertile, et se cultive aussi bien en plein vent qu'en espalier. »

UN POM0LOG1STE.

Avantage des rosiers francs de pied.

Les rosiers francs de pied ont un grand avantage sur ceux qui sont greffés sur églantier, c'est que lorsque les remiers rameaux qui ont poussé au printemps sont déeuris, il sort souvent de la base des tiges ou des racines mêmes, de nouvelles pousses qui s'élèvent à un ou deux mètres de hauteur dans les terrains ordinaires, et même au double dans les plus fertiles, et se terminent dans certaines variétés par des bouquets chargés d'une plus ou moins grande quantité de fleurs. Mais pour obtenir ainsi une floraison perpétuelle pendant tous les mois d'été,

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